La coloc’ de Jean-Philippe Blondel

Jean-Philippe Blondel, c’est un  peu le grand frère de nos ados. Il a cette capacité incroyable à les comprendre, à leur parler juste et à retranscrire  avec authenticité leurs réactions, leurs envies, leurs inquiétudes, … Autant dire que Jean-Philippe Blondel connait les ados par coeur.

Unanimement et rapidement,  A l’ombre du grand arbre nous avons décidé de parler de son dernier roman La Coloc’.

Sophie, Pépita et Bouma se sont joint à moi (Alice) avec enthousiasme pour savourer cette tranche de vie.

coloc

Alice  :  La coloc’ de Jean-Philippe Blondel : je vous ai senti rapidement partante quand j’ai proposé de discuter ensemble de ce roman. Je me trompe ou pas ? Pourquoi cet engouement ?

Pépita : Tout simplement parce que tous les romans que j’ai lu de cet auteur, je les ai tous appréciés. J’aime sa façon d’amener le réel de nos vies avec infiniment de justesse et de délicatesse mêlées. Ses personnages sont toujours très bien vus et il a un don particulier pour entrer dans la tête des adolescents. Il décrit aussi très bien leurs relations avec les adultes. Il considère les adolescents pour ce qu’ils sont, avec leur force, leurs faiblesses, leur enthousiasme, leur noirceur, leurs doutes…sans en faire trop, ni pas assez. Je pense que c’est parce qu’il les respectent. De ses romans, j’en vois des films. Pourtant, je ne suis pas cinéphile, mais son écriture me met des images illico et je les vois à la lecture. Du coup, on entre toujours très facilement dans l’univers de chacun de ses livres, sans peine, et on s’y sent toujours bien même si les thèmes sont souvent graves. Bref, quand un Blondel sort, depuis que je l’ai découvert, j’ai envie de le lire et je sais que je ne serais pas déçue. La coloc’ fait partie de ceux-là donc.

Sophie : Un peu comme Pépita, Jean-Philippe Blondel est pour moi une valeur sûre et j’aime ses histoires ancrées dans la réalité et la vie des ados.

Bouma : Blondel, c’est mon auteur chouchou, celui dont je lis rapidement chaque nouveau roman (ce qui n’est pas peu dire) alors plus on en parle mieux c’est pour moi !

Pépita : J’ajouterais que la thématique de ce roman m’a tout particulièrement attirée et à double titre : maman de deux étudiants, la coloc, ça me parle ! Et puis habitant à la campagne, je me suis retrouvée dans ce choix qu’a voulu faire Romain car cela pourrait être le choix de mes enfants. En tous cas, je me suis revue collégienne et lycéenne dans les froides nuits d’hiver attendre mon bus…ou même carrément le louper.

Alice :  Une réponse vraiment complète Pépita qui traduit effectivement tout ce que l’on peut ressentir en lisant du Blondel, tant sur le fond que sur la forme. Si on en disait un peu plus sur ce titre (déjà explicite) : un petit résumé s’impose. Qui se lance ?

Bouma : Romain n’en peut plus de l’internat. Faire les longs trajets en car jusqu’à son lycée le fatigue tout autant. Alors quand sa grand-mère décède en laissant derrière elle un appartement près de son collège, il y voit la chance d’un nouveau départ, loin du cocon familial qui l’étouffe peu à peu…

Alice : Trois ados se retrouvent à partager une colocation pendant un an : un grand changement dans leur quotidien ! Ensemble, ils vont s’apprivoiser, se construire , évoluer … et découvrir une partie du passé de la grand-mère. C’est une histoire d’amitié, mais aussi une histoire de famille et surtout …. une histoire de mecs.

Pépita : J’ajouterais une histoire d’émancipation où parfois les adultes ne sont pas ceux qu’on croit et une histoire qui envoie balader les barrières invisibles qu’on se met souvent tout seul en travers de notre route en se plaignant de ne pas pouvoir avancer alors que si, il suffit de le vouloir : donc une histoire de détermination aussi.

AliceSympas ces ados, non vous trouvez pas ? Moi j’aurais bien aimé les avoir comme « potes’. Pas vous ? Et puis, pour avoir des ados à la maison, je trouve que leur état d’esprit, leurs envies, leurs réactions correspondent complètement aux ados d’aujourd’hui. On y croit facilement à cette histoire alors qu’au début, une coloc’ à 15/16 ans, cela aurait pu déraper. Vous ne pensez pas ?

Pépita : Oui je les ai trouvé très complémentaires en fait. Oui cela aurait pu déraper mais Romain est si motivé qu’il a su de lui même établir les règles du jeu. En fait ce roman, c’est ça aussi : un roman sur la confiance. A 16-17 ans, on est grand ! Nos aïeux allaient bien travailler à 14 ans ! Faut pas trop les chouchouter non plus….faut leur laisser un espace de liberté consenti aussi. Ils en ont besoin. Nos enfants ne nous appartiennent pas !

SophieComplémentarité c’est en effet le mot qui correspond bien à ces trois garçons. Ensemble, ils pouvaient réussir ce pari de la coloc’ tout en restant des ados d’aujourd’hui avec les préoccupations actuelles.

Bouma : Moi ça m’a rappelé mes années étudiantes et toutes ces choses auxquelles il faut penser alors qu’on n’en a pas l’habitude : faire les courses, la lessive, le ménage… Et cette émulsion aussi de la vie à plusieurs, les tensions aussi, normales, sur lesquelles il faut savoir passer… La coloc, c’est un apprentissage. Un premier pas vers la vie adulte pour ses adolescents. Une reconnaissance aussi de la part des adultes.

AliceJe rebondirai bien sur le mot « complémentarité » et aussi sur le mot « adulte », que pensez-vous des adultes dans ce livre ? Peut-on parler aussi d’une certaine complémentarité avec leurs ados ?

Bouma : J’ai beaucoup aimé les adultes de ce roman, qui restent des personnages secondaires mais qui ont de l’importance dans la vie de ces ados. J’ai en particulier aimé le père de Romain. Cette colocation devait lui permettre de « se retrouver » avec sa femme, et finalement il apparaît comme un ado perdu qui ne sait pas quelle direction emprunter. J’ai aimé ce renversement de situation parce que « être adulte » ça ne veut pas dire tout savoir, ni tout bien faire, c’est aussi un apprentissage de la vie. Et les ados de ce roman vont aussi s’en rendre compte.

 Pépita : La maman de Romain aussi, elle est pas mal : elle met du temps à lâcher son fils mais elle accepte de lui faire confiance. Oui je te rejoins Bouma : le père de Romain est trés touchant dans ses confidences à son fils  » entre hommes ». L’auteur aborde par là le fait que c’est perturbant pour un couple de voir l’enfant grand s’émanciper à son tour. Cela peut révéler des failles qu’on ne voulait pas voir tant que l’enfant est là. Le couple doit réapprendre à vivre à nouveau à deux : et ça passe ou ça casse. Il faut beaucoup d’amour pour ça parce que cela renvoie à la vieillesse qui arrive peu à peu. En quelque sorte, il y a la coloc de Romain et celle de ses parents. Cela rapproche le père et le fils, il y a beaucoup de tact dans ce passage. Oui c’est aussi un roman d’apprentissage et à tous les âges de la vie. Rien n’est jamais acquis.

Alice : En effet il y a une certaine confiance entre les parents de Romain et leur fils et aussi une certaine confidence. Finalement,ne seraient-ce les bons ingrédients pour une entente assez harmonieuse parents/enfants ? Attention nous n’avons pas non plus affaire à des parents et des ados parfaits ! On voit que ça ne marche pas toujours. Si Jean-Philippe Blondel est plein de bienveillance pour ses personnages, il en montre aussi les faiblesses et les soucis : l’estime de soi, les difficultés scolaires, … Quel réalisme ! Mais au final, des ados bien dans leurs baskets, comme le suggère la couverture du livre, non  ?

Sophie : Les parents de Romain ont une relation assez saine avec lui je trouve. Malgré les difficultés à le lâcher, ils lui font confiance et le laisse être acteur de sa vie. J’ai bien aimé aussi voir les « effets secondaires » de cette émancipation avec la relation des parents qui doit se reconstruire autrement maintenant qu’il n’y a plus d’enfant à la maison.

Alice : Nous avons parlé de l’auteur, de son écriture fluide, réaliste, agréable, juste. Nous avons parlé du thème du livre. Pas réellement une intrigue, plutôt une tranche de vie.

Que diriez vous de la fin. Cette fin entre trahison et sans rancune. Une fin ouverte tout de même …

Pépita : Je dirais que la fin résume ce que tu dis : une tranche de vie ! La vie est ainsi faite qu’on ne peut pas tout contrôler…mais j’avoue que j’aurais aimé un roman un tout petit peu plus long…histoire justement d’en savoir un peu plus.

Sophie : Comme le dit Pépita, la fin correspond bien à cette idée de « tranche de vie », il y a eu un avant cette histoire, il y aura un après et moi aussi j’en aurais bien voulu encore un peu !

Pépita : En fait, j’ai trouvé que c’était un peu une pirouette de fin mais il en faut bien une. J’aurais bien aimé une deuxième tranche de vie comme une deuxième année de coloc où Romain tombe amoureux et décide d’installer sa dulcinée au milieu des mâles…juste pour voir le résultat :) Peut-être pas très original mais sans doute très intéressant dans le jeu des relations entre jeunes mais aussi entre jeunes et adultes.

Alice : Alors les copinautes, on est bien d’accord, il y a un petit côté nostalgique de notre plus ou moins lointaine jeunesse à la lecture de ce roman. 
Mais du coup, seriez-vous prêtes à offrir cette expérience à vos enfants ?

Sophie : C’est un peu difficile de se projeter si loin surtout qu’on a la chance de ne pas être loin d’une grande ville et donc des lycées. Mais j’espère avoir assez confiance en mon fils à ce moment là et qu’il soit aussi responsable que Romain pour pouvoir l’envisager. On en reparle dans 15 ans !

Bouma : Je n’ai pas testé personnellement la colocation mais c’est une expérience que j’aurais aimé tenter. Alors oui, je pourrais l’offrir à mes enfants, avec pour seule condition qu’ils le veulent aussi.

Pépita : oui sans problème : j’ai deux garçons étudiants (colocation entre frères ! ) et si cette solution se présentait à eux, pas de souci pour nous leurs parents sous certaines « conditions » tout de même … je pense que la confiance est la clé et puis nos enfants ne nous appartiennent pas…

converse

Ces échanges vous ont donné envie ?

Pour aller un peu plus loin :

La chronique de Pépita, Méli-Mélo de livres

Celui de Sophie, Littérature jeunesse de Judith et Sophie

Celui d’Alice, A lire aux pays des merveilles

et celui de Bouma, qui avait aussi rédigé un super article A l’ombre du grand arbre sur son auteur chouchou. En bonus : un petit jeu de question réponse avec l’auteur !

 

 

 

Seriez-vous passé à côté ?

« Et si en réponse à « l’article le plus lu en 2015 », on faisait un article regroupant à l’inverse les articles les moins lus de nos blogs respectifs ? 
Cela pourrait redonner une chance à des livres que l’on veut (re)mettre en avant car on pense qu’ils en valent la peine ! « 

Voilà, … ça à commencé comme ça …une parole en l’air et finalement le plaisir de vous faire (re) découvrir des trésors livresques restés cachés !

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Au milieu du Meli-Melo de livres de Pépita :

pablo

Pablo et la chaise de Delphine Perret. Les fourmis rouges, 2015.

Chacun d’entre nous a un talent, encore faut-il le laisser s’exprimer au lieu de mettre à chacun une étiquette. Voici le message de cet album à l’approche très séduisante.

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mensonge

Le grand mensonge de la famille Pommerol de Valentine Goby et Lili Cortina. Editions Thierry Magnier. Collection « En voiture Simone », 2015.

Quand une famille s’enferme dans son mensonge de vacances en Chine…et que ça ne se passe pas vraiment comme prévu !
Un roman avec une belle réflexion sur nos choix et l’image qu’on veut donner aux autres.

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Dans un petit bout de bib(liothèque) chez Bouma :

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N_Y_PENSE_MEME_PAS.inddN’y pense même pas ! de Sarah Mlynowski. Albin Michel jeunesse. Collection Wiz, 2015.

Un roman original et bien mené derrière une couverture très girly. Alors n’oubliez pas l’adage : l’habit ne fait pas le moine !

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mangaHaikyû, les as du volley de Haruichi Furudate. Kaze Manga, 2014.

Un manga sur le volley mais pas pour les aficionados seulement, on apprend plein de choses durant cette lecture. Ayez l’esprit d’équipe et partez encourager une team pas comme les autres !

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Dans un petit coin du tiroir à histoires chez Céline :

Le_Gout_du_chloreLe goût du chlore de Bastien Vivés. Casterman, 2008.

Une belle rencontre entrecoupée de longueurs silencieuses. La limpidité du trait et la délicatesse du propos, qui ne fait qu’effleurer les êtres et les moments. Si vous êtes à l’heure des résolutions, plongez dans cette BD très sensorielle qui donne aux longueurs de piscine une saveur languissante.

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A l’intérieur du flacon de Céline :

insigneL’insigne d’argent de Korneï Tchoukovski. Ecole des loisirs, 2015.
Le récit autobiographique passionnant de Korneï Tchoukovski, un auteur très connu en Russie qui nous relate avec humour et poésie son combat pour s’en sortir malgré son éviction du collège en raison de son origine modeste. Un récit qui dans le ton sonne très contemporain alors qu’il a été publié pour la première fois en 1938 et que la dernière version de l’auteur date de 1961 et qui, dans le fond, rappelle combien le droit à l’instruction est fondamental !

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Sur une étagère de la bibliothèque de Chlop :

aquai

A quai, à flot d’Arnaud Nebbache. Ane bâté, 2015.

Un imagier marin d’une grande beauté, pour sentir l’air iodé et admirer des bateaux, qui chez nous séduit autant les enfants que les parents.

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Dans le pays d’Alice  :

caprices1

Caprices ? C’est fini ! de  Pierre Delye. Didier jeunesse, 2014.

Quand  le père d’une princesse au caractère bien trempé décide de lui trouver un mari pour s’en débarrasser… Un superbe premier roman adapté d’un conte traditionnel brésilien.

 

 

lettresLettres de mon hélicoptêtre de Clémentine Beauvais. Sarbacane, 2015.

On connait essentiellement Clémentine Beauvais pour ses romans, sachez qu’il serait dommage de passer à côté de cet album !

Un tour du monde savoureux et amusant en tout juste 35 pages!

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Et voilà, plus aucune raison de passer à côté !

Bonnes lectures à vous !

Jamais sans mon doudou

Entre votre enfant et son doudou, c’est du sérieux ! Pas question de l’oublier, pas question de le laver, pas question de le réparer, pas question de s’en séparer !

C’est une véritable histoire fusionnelle entre un enfant et un objet transitionnel, de quoi inspirer de nombreux titres de littérature jeunesse.

Lisez, plutôt !

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Les doux doudous de Pépita ______________________________________________

servantbeziatlali

 

Nos beaux doudous  de Stéphane Servant et Ilya Green, Didier jeunesse.                  «  »Un nid de tendresse que cet album sur les doudous qui sont magnifiés ».

Le mange-doudous de Julien Béziat Pastel.
« Oh là là ! et si un mange doudous sévit en notre absence ? Un album désopilant. »

Lali l’orpheline de Thierry Lenain et Olivier Balez, Oskar jeunesse, collection trimestre.
« Quand un doudou relie, comme un signe, une petite orpheline et une jeune fille en mission humanitaire. Le choc. »
dargaud

 Ana Ana : les champions du désordre Alexis Dormal et Dominique Roques Dargaud.

« Quelle poilade que cet après-midi jeux avec ses doudous alors que dehors il pleut ! Ana Ana a plus d’un tour dans son sac ! »

.ramadier

Le livre qui dort Ramadier & Bourgeau Loulou & Cie

« Quand le livre devient lui-même le doudou…pour s’endormir le soir. »
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Les doux doudous de Sophie______________________________________________

poussin

SingeMoi_ok

 

 

 

 

 

Doudou Poussin joue au pompier de Benjamin Leduc et Laurent Richard, La Martinière jeunesse.
« Grand succès chez nous pour ce doudou poussin qui joue les pompiers. En plus d’une histoire pleine de rebondissements, il y a cette douce couverture jaune poussin qui recouvre le livre pour en faire un vrai doudou ! »

Mon singe et moi d’ Emily Gravett, Kaléidoscope.
« Une petite fille s’amuse à imiter les animaux du zoo avec son doudou. Saurez-vous les reconnaitre ? »

Et aussi Guili lapin et  L’autre Guili lapin.

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Les doux doudous de Céline ______________________________________________

aventurier

Les aventuriers du soir d’Anne Brouillard, Les Editions des éléphants.
« Un jeune garçon s’aventure au bout de son jardin en compagnie de Lapinus, son lapin en peluche, et de Mimi, sa chatte.  Pour les trois amis, le bout du jardin c’est le bout du monde !  Une plongée dans le jeu, l’imaginaire de l’enfant qui peu à peu s’affranchit de ses peurs : la nuit, l’éloignement des parents.  Un album plein de poésie et de couleurs chatoyantes, celles du jour qui décline pour faire place à la nuit. »

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Les doux doudous de Chlop_______________________________________________

teddyGulli_lapinautre

 

N’aie pas peur Teddy, je te protégerai des bêtes sauvages de  M. Alexander, École des loisirs.
« Un bambin, seul le soir dans la foret, rassure son doudou: n’aies pas peur, je te protégerais… » Mais quand l’inquiétude augmente, la relation s’inverse. »

Guili Lapin de Mo Willems, Kaléidoscope.
« Trixie n’irait nulle part sans guili lapin, son doudou sans pareil. Pourtant, quand elle quite la laverie avec son père, argh, drame il a disparu ! »

L’autre Guili Lapin de Mo Willems, Kaléidoscope.
« Trixie a bien grandit, d’ailleurs elle va présenter son guili lapin, le doudou sans pareil, à tout ses camarades de classe. Mais, Guili lapin est il vraiment sans pareil ? »

Et aussi Les aventuriers du soir

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Les doux doudous de Colette_____________________________________________

carottePetit-doudou.

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Petit Doudou, bonne nuit ! de Pakita et Charlotte Ameling, Nathan.
« Dans ce livre là, c’est notre bébé lecteur qui accompagne doudou jusqu’au sommeil et c’est vraiment drôle et doux d’inverser les rôles ! »

Monsieur Carotte d’Edouard Manceau et Elise Ortiou Campion, Actes Sud.
« Un très bel album carré pour découvrir en photos la vie cachée d’un doudou au nez carotte. Un vrai poète, ce doudou là ! »

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Les doux doudous de Céline du Tiroir à histoires_______________________________

minotvirée bonniol

La nuit des Doudous d’Hélène Suzzoni et Lucie Vandevelde, Editions les Minots. « Envolez vous pour une balade nocturne accompagné d’un équipage de doudous. Un rêve éveillé illustré avec les pinceaux flamboyants de Lucie Vandevelde. »

Ana Ana : une virée à la mer d’Alexis Dormal et Dominique Roques. Dargaud.              « Les doudous d’Ana Ana, c’est une super bande de copains rigolos, têtus, boudeurs, etc… heureusement qu’Ana Ana est là pour mettre un peu d’ordre dans ce joyeux bazar. »

C’est la nuit de Magali Bonniol, Ecole des Loisirs.
« Un doudou lapin qui rêve d’aventure, une escapade nocturne trépidante, et un gros calin sinon ce ne serait pas un vrai doudou. »

proprebouternest

Nous, pas propres ? de Didier Levy et Vanessa Hié. Tourbillon                                     « On a beau aimer son doudou, en prendre soin, se garder de le salir, il arrive toujours un moment ou le fidèle compagnon des nuits commence à avoir besoin d’un bon bain. Et là, c’est le drame… mais il y a toujours une solution »

Petit bout tout doux de Claude Lager et Claude K Dubois, Ecole des Loisirs.       « Douceur dans les illustrations et justesse dans le texte, les aventures impitoyables d’une toute petite fille et de son doudou dans la vie de tous les jours entre les passages à la machine à laver et les oublis de doudou sur un banc. Un très chouette album. »

Ernest et Célestine ont perdu Siméon de Gabrielle Vincent, Casterman.                      « Un grand classique du Tiroir, lu et relu avec des papooses aux yeux brillants… Le jour où Célestine perd Siméon, elle a tant de peine qu’elle en devient capricieuse. Son indispensable Ernest, si bienveillant, si rassurant, s’efforce de trouver une solution, qui fera bien des heureux ! Un trésor d’album ».

Et aussi Nos plus beaux doudous

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Les doux doudous de Bouma____________________________________________

bennyschmatpingouin

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Benny & Teddy comme des grands d’Emmanuelle Eeckhout, École des loisirs.
« On a beau faire comme les grands dans la journée, quand on est un enfant, on aime retrouver le soir la sécurité de son doudou. »

Mon pingouin de Patagonie de Sylvie Rouch et de Mélanie Allag, L’élan vert.
« Que fait le doudou quand son maître est à l’école, il s’imagine des aventures bien sûr ! »

Le Schmat doudou de Muriel Bloch et  Joëlle Jolivet, Syros.
« Abandonner son doudou car on grandit ? Difficile mais un grand-père couturier saura y remédier. »

 Et aussi Nos plus beaux doudous, Ana Ana, Le livre qui dort

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Le doux doudous de Solectrice___________________________________________

placeFais-moi une place de Suzanne Perez, Lito.

« Fais-moi une petite place » nous invite à partager le point de vue d’un vieux doudou et nous fait réfléchir sur la jalousie. Un classique que mes filles ont aimé lire et relire. »

 

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Le doux doudous d’Alice__________________________________________________

LaValise-1

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La valise rose de Susie Morgenstern et Serge Bloch. Casterman.

« Jamais il ne se séparera de sa  valise offerte à sa naissance ! Jamais ! Même à l’âge adulte. »

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Maintenant que vous savez tout sur les doudous, chuuuuuut, il est temps de se retirer pour nous…

Pour faire un gros dodo
Il me faut
Un oreiller
Rembourré,
Un matelas,
Raplapla,
Une bonne couette
Bien douillette,
Et par-dessus tout
Un doudou très doux.

Corinne Albaut

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Nos coups de coeur de l’été

Ici, ..ou ailleurs…

Même si nos blogs ont sommeillé, toujours à l’ombre du grand arbre, on a continué de bouquiner.

Maintenant que sonne la cloche de la rentrée, que les vacances sont tranquillement en train de s’achever, on repart du bon pied, riches des lectures de cet été.

Qu’avons nous pris dans nos valises ? Qu’avons nous dévoré, la tête ailleurs et la passion toujours débordante ?

Cet été, voilà ce que nous avons lu et aimé :

 

langueLa langue des bêtes de Stéphane Servant, aux Editions du Rouergue, 2015.

Un roman d’une puissance inouïe sur la vie, sur l’amour, sur la mort, qui se tisse au fil des pages, se dénoue, se renoue avec pour héroïne Petite, une gitane nourrie de légendes et qui vit dans un cirque menacé de destruction. Stéphane Servant offre un roman à la langue magique. A lire ! Pour ma part, je le relirais le moment venu pour y saisir ce que je n’ai pas encore été capable d’y percevoir tant ce roman est riche, dense et sensible.

Lu par Pépita

 Un roman sublime, la plume bouleversante de l’auteur nous invite au voyage de l’intime, du beau, de l’essentiel. Enorme coup de  :coeur:.

Lu aussi par Carole

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quaiA quai a flot d’Arnaud Nebbache, aux Editions Ane bâté, 2015.

Un magnifique imagier marin avec des images au pochoir absolument superbes.

Lu par Chlop

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papasLa Boîte des Papas n°1 d’Alain Le Saux, aux Editions l’Ecole des loisirs, 2009.

Un coffret à mettre entre toutes les mains des bébés lecteurs ! Ils y découvriront un papa exactement comme le leur, tendre, drôle, attentionné, et très très expressif ! Ce fut le coup de coeur de l’été de mon Petit-Pilote-de-Berceau en passe de devenir Petit-Pilote-de-Draisienne :)

Lu par Colette

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chapiteauChapiteau de Jean-Léonard de Meuron et Véronique Peccoud, aux Editions
Courtes et longues, 2012

Cet album sur le cirque est surtout une très belle surprise. Avec de jolies animations et une histoire qu’on n’attend pas, on découvre cet univers autrement et on plonge dans les superbes aquarelles de ce livre.

Lu par Sophie

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Deux coups de coeur sur un même thème à destination des tout-petits : le brossage de dents !

brossedents

Petit Ours se brosse les dents de Liu Tong, aux Editions Lito, 2015.

Brosse tes dents ! de Mélusine Allirol, aux EdL’élan Vert, 2015.

Lus par Kik

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houdartokAbris d’Emmanuelle Houdart, aux Editions Les fourmis rouges, 2015.

Parce que cet album parle autant aux enfants, qu’à leurs parents.
Parce qu’il subjugue autant qu’il intrigue.
Parce qu’on a toujours besoin d’un abri et qu’il y en a tant que l’on ne sait pas reconnaître.

Lu par Bouma

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danteAristote et Dante découvrent les secrets de l’univers de Benjamin Alire Saez, aux Editions Pocket, 2015.

Se poser des questions, réfléchir, avancer, renoncer, … voilà tout ce qui se passe dans la vie d’Aristote et Dante.

Un roman sur une amitié généreuse entre deux garçons très attachants.

Un roman singulier et étonnant.

Lu par Alice

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L’homme qui plantait les arbres de Jean Giono, Images de Joëlle Jolivet, aux Editions Gallimard Jeunesse, 2010.

Une fable qui réconcilie l’homme et la nature, sent bon le soleil et la Provence et donne une furieuse envie de partir, sac au dos, sur les traces de cet homme qui plantait des arbres ou, pourquoi pas – c’était le vœu de l’auteur – de planter à notre tour…

Lu par Céline du flacon

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 Bonne rentrée et bonnes lectures à tous !

 

 

 

Carte postale canadienne

Chère copinautes,

Me voilà en route à quelques milliers de kilomètres de chez nous.

Aéroport-avion-escale-aéroport-avion-atterissage > direction > nos cousins canadiens !

Croyez-vous que dans l’immensité de cette nature, je trouverai un aussi bel arbre que le notre pour bouquiner ?

En tout cas, l’occasion pour moi peut-être de ramener quelques merveilles d’outre atlantique.

corenblit

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Pourquoi ne pas se laisser tenter par d’autres ouvrages de  Rachel Corenblit, auteur née au Québec ?

barroux

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Ou bien continuer de succomber au charme des albums de Barroux, qui s’y est exilé quelques temps ?

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Et puis aussi remplir ma valise des dernières parutions  Des 400 coups , une petite maison d’édition canadienne reconnaissable à sa qualité et son audace.

Logo-400-coups

Ce que j’espère aussi, c’est me laisser surprendre à la découverte.

Voilà quelques albums qui m’ont fait de l’œil pendant que je préparais mon voyage et que vous retrouverez sûrement prochainement sur le blog.

caribouours1orignal

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Allez mes copinautes, on se voit tantôt et je vous fais de gros becs !

Alice