Ma maman et moi …

Présente ou … absente.

Aimante ou … insensible.

Protectrice ou … envieuse.

Quelle qu’elle soit, tout le monde a une maman.

Et la littérature jeunesse ne s’y trompe pas, la figure de la mère est souvent là.

Il y a quelques mois, nous nous intéressions à la figure maternelle dans l’album, aujourd’hui nous vous proposons une sélection thématique sur les relations mère-enfant.

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Ma maman et ... Bouma :

mamanestMaman est là d’Ichinnorov Ganbaatar , illustrations de Baasansuren Bolormaa. Syros, 2013.

Un conte venu tout droit de Mongolie qui nous raconte toutes les ruses d’une mère pour protéger son petit du terrible renard.

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Soleil d’hiver de Jorge Luja, illustré par Mandana Sadat et trsoleiladuit par Carl Norac. Didier jeunesse, 2005.

Un petit poème qui parle de l’attente de la mère et des retrouvailles avec des illustrations tout aussi poétiques de Mandana Sadat.

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ollivierPlus jamais sans elle de Mikaël Ollivier. Seuil, 2012.

Une écriture fluide et prenante dans ce roman pour ado qui raconte l’abandon du point de vue du fils et de sa mère.

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et celui d’Alice

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Ma maman et … Chlop :

chutChuuut ! de Minfong Ho Holly Meade. Père castor Flammarion, 2000.
Une maman berce tendrement son enfant. Mais dans la jungle environnante, les animaux n’ont de cesse de faire du bruit. Elle les apaise un à un avec sa berceuse pour permettre au bébé de s’endormir enfin. Mais a-t-il vraiment sommeil ce coquin ?

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genouxSur les genoux de maman de A.H. Scott G Coalson. L’Ecole des loisirs, 1993.
Michael et sa maman profitent d’un moment de complicité pour se balancer et se câliner. Ils en oublieraient presque la présence du bébé qui dort juste à coté.

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bigQuand Big Mama a créé le monde de Phyllis Roots, Hélène Oxenbur., Père castor Flammarion, 2002.
Elle n’a pas fait les choses à moitié Big Mama quand elle a créé le monde, pour son bébé juché sur sa hanche. La lumière, la terre, les arbres, elle n’a pas manqué d’idées. Et bébé était ravi.

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et celui de notre collectionneuse de papillon

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Ma maman et … Alice :

crabe

Ma mère le crabe et moi d’Anne Percin. Le Rouergue, 2015.

Une histoire de femmes, entre un mère et sa fille obligées de traverser ensemble la maladie. Une histoire dédramatisée où le franc parler et la complicité laisse place à un roman touchant et intelligent. Parfois drôle et souvent émouvant.

Retrouvez son avis complet,

celui de Pépita et celui de Sophie

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albertine2Mon tout petit d’Albertine et Germano Zullo. La joie de lire, 2015

Un livre comme une ronde de la vie.

Une histoire d’amour protecteur entre une mère et son fils. 

Un album délicat à savourer page après page.

Retrouvez son avis complet,

celui de Pepita et celui de Sophie

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vastDe maman en maman d’Emilie Vast. Editions MeMo, 2016

De génération en génération, ainsi va la vie de maman en maman …

Retrouvez son avis complet

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Ma maman et … Pépita :

lenainElle sera toujours là de Thierry Lenain et Manon Gauthier, éditions D’Eux, 2016.

Un album d’une sensibilité rare sur la relation mère/enfant qui exprime la permanence de ce lien à travers le temps et la reconnaissance de celui qui a reçu.

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abierComment je me suis débarrassé de ma mère de Gilles Abier. Actes sud junior, 2015.

Des portraits plus que caustiques entre mères et ados. On n’y croit pas parfois mais on y retourne !

Retrouvez son avis complet;

celui de Sophie et celui d’Alice

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janisJanis est folle d’Olivier Ka. Le Rouergue, 2015

Une relation fusionnelle entre une mère et son fils qu’on pourrait penser malsaine, mais un roman d’une rare profondeur sur les ressorts de la nature humaine.

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La lecture commune  à l’ombre du grand arbre

et l ‘interview de l’auteur

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Ma maman et ...la collectionneuse de papillons :

petronillePétronille et ses 120 petits de Claude Ponti, L’école des loisirs, 1990.
Une maman qui n’a pas froid aux yeux et qui accomplirait l’impossible pour protéger TOUS ses petits !

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sentCa sent bon la maman, Emile Jadoul, Claude K. Dubois, Ecole des loisirs, 2013.

Un tête à tête essentiel pour apprivoiser la nuit, celui d’une mère et son enfant. Un album d’une infinie tendresse.

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desicionLa décision d’ Isabelle Pandazopoulos, Gallimard, 2013.

Quand devenir mère est impossible. Quand refuser d’être mère est peut-être la plus grande responsabilité de parent que l’on puisse prendre… un roman troublant.

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celui d’Alice et celui de Pépita

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Ma maman et ..Céline de Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse :

ouestMa mère à l’ouest d’Eva Kavian. Mijade, 2012

Un récit de vie poignant qui tourne autour de cette question : comment devenir mère alors qu’on en a soi-même été privé?

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Maman et ...Sophie 

houdartMa mère de Stéphane Servant et Emmanuelle Houdart. Thierry Magnier, 2015.

Un album fort, poétique et poignant sur l’amour d’une mère sauvage. Ici, on perçoit cette mère pas toujours facile à comprendre mais si aimante pourtant. Ici, on parle de l’amour intemporel d’une mère pour son enfant.

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susieUne mère, comment ça aime ? de Susie Morgenstern et Jacques Azam. La Martinière jeunesse, 2014

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Dans ce documentaire moderne et dynamique, on met en avant toute la complexité du rapport mère/enfant à l’adolescence : les difficultés, les oppositions et pourtant l’amour, toujours.

Retrouvez son avis complet

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jupesDans les jupes de maman de Carole Fives et Dorothée de Monfreid. Sarbacane, 2012

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Symbole du besoin de protection des petits, ce petit garçon se créer tout un monde dans les jupes de sa maman. Mais ce qu’on voit aussi, c’est cette maman indépendante et moderne et qui allie parfaitement la maternité et la féminité.

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et celui d’Alice

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Ma maman et … Les lutines :

bramiMoi j’adore, maman aussi d’Elisabeth Brami et Lionel Le Néouanic. Seuil Jeunesse, 2004.

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Un petit album où l’on prend plaisir à se trouver des points communs et des différences avec sa maman.

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Ma maman et ..Céline du blog Le tiroir à histoires

rotaRita la poule veut un bébé de May Angeli. Editions des éléphants, 2016.

Ravissant album dans lequel le lien maman-enfant est appréhendé du point de vue d’une « mère-poule » aimante et inquiète. Un album solaire, dont les illustrations en gravure sur bois peintes enveloppent le récit d’un superbe écrin. A découvrir à tout prix !

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meduseMère Méduse de Kitty Crowther. L’école des loisirs, 2015.

Dans le secret d’une maison grotte au bord de la mer, par une nuit de pleine lune, « le grand travail de la vie commence »… La naissance de la petite Irisée va transformer la vie de Méduse, la projetant dans cette immense aventure qu’est celle de la maternité. Un envoûtement que cette histoire de mère et de mer, aux confins de la mythologie et de l’imaginaire. Une fable terrifiante et magnifique, qui ne manque pas de m’émouvoir à chaque lecture.

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renardMaman Renard d’Amandine Momenceau. L’Agrume, 2015

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Des paysages enneigée, une maman renard et ses petits. les renardeaux découvrent le monde et expérimentent la séparation au fil d’un jeu de cache-cache. Les découpages d’Amandine Momenceau animent brillamment le récit. Un magnifique album à découpes et rabats réalisé avec virtuosité. Un vrai coup de coeur. 

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Quelques références bibliographiques…

et tant d’autres encore …

 

Lecture commune : J’aime pas les clowns de Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon

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J’aime pas les clowns de Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon. Gallimard, 2015

Bien avant de savoir que ce livre s’inscrivait dans une trilogie, j’ai été attirée par le titre et le duo d’auteurs. Une promesse alléchante avant de découvrir une histoire qui n’est pas forcément celle attendue. 

Avec  Pépita (Meli-Melo de livres) et Colette  (La collectionneuse de papillons), nous avons eu plaisir d’en parler autour d’une lecture commune, de se questionner et de vous en faire profiter !

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Alice :  « J’aime pas les clowns »  – A la découverte du titre, j’ai pensé à une histoire de cirque, mais à regarder de plus près la couverture, j’ai commencé à être interpellée. Sans avoir ouvert le livre, quelles sont vos premières impressions, vos premières suppositions, vos premiers questionnements ?

Pépita : J’avoue que des trois de la trilogie, c’est celui dans lequel j’ai eu curieusement le plus de mal à entrer. Les deux autres sont plus explicites. Ayant lu les deux autres, je m’attendais à un sens caché. Mais l’implicite est tel dans celui-ci que je l’ai relu plusieurs fois. Oui comme toi, une histoire de cirque à première vue. Mais dès les premières pages, on perçoit autre chose et on se demande bien ce qui va vous éclater à la figure à plusieurs reprises. Et cette fin qui n’en pas vraiment une…Je me suis d’ailleurs demandée comment les enfants percevaient cette histoire qui m’a serré le cœur, comme les deux autres d’ailleurs.

Colette : Quant à moi, qui n’aime pas les clowns non plus, j’ai trouvé cette couverture tout à fait angoissante ! Un clown dépité, le pantalon dégoulinant de je ne sais quel obscur liquide, un énorme seau sur la tête qui lui cache la moitié du corps avec cette ville en ruine en arrière-plan : comment dire à quel point j’ai trouvé l’image troublante, dérangeante. Heureusement il y avait ce couple mère-fille en arrière-plan pour me rassurer et instiller une goutte de poésie dans ce paysage macabre. En tout cas d’entrée de jeu, je me suis dit que cette histoire- là serait grave…

Alice : Une couverture que je n’ai pas vu au premier coup d’œil, j’étais plutôt emballée par le duo Cuvellier/Courgeon que j’adore. Mais pour moi, une couverture qui a pris tout son sens une fois le livre refermé. Je trouve qu’elle recompose la totalité de l’histoire.

D’ailleurs qui se lance pour un petit résumé (maintenant qu’on sait qu’on ne parlera pas de cirque !) ?

Pépita20160926_113038 : Une grand-mère emmène sa petite fille au cirque voir les clowns, dit-elle. Sur le chemin, la ville est en ruine. Sauf que la petite fille n’aime pas les clowns. Moi non plus, lui répond la grand-mère, mais j’ai changé d’avis. Puis on les retrouve sous le chapiteau pour le spectacle et les clowns arrivent. Malaise de la petite fille. A la fin du spectacle, la grand-mère l’emmène devant la roulotte face au grand clown.

Alice : Tiens cela fait deux fois que je me trouve face à des personnes qui disent qu’il s’agit d’une petite fille. Pour moi, c’est un petit garçon, la grand mère dit « mon grand ».

Colette  : Ah oui, je confirme, c’est un petit garçon, à l’air renfrogné et aux cheveux en bataille, mais qui écoute d’une oreille attentive l’histoire de sa grand-mère. Pourquoi a-t-elle changé d’avis sur les clowns, sa grand-mère, elle qui comme lui ne les aimait pas petite ? Cette question nous plonge dans le passé, dans les souvenirs d’enfant de cette vieille dame à la robe fleurie et au parlé familier, à une époque où la seconde guerre mondiale venait de se terminer et où tout était à reconstruire, y compris l’histoire familiale…

Pépita : Ah ben ça c’est marrant parce que je n’ai plus le livre en main et au premier jet j’ai écrit petit garçon et j’ai eu un doute ! …Je l’ai lu trois fois ce livre, je n’arrive pas à le saisir…

Alice : Ah oui ? Qu’est qui reste insaisissable dans cet album  Pépita ? 
Une ville en ruine, un enfant que sa grand-mère traîne au cirque, l’occasion de voir resurgir  des souvenirs douloureux sur la seconde guerre mondiale…. on se trouve face à un récit enchâssé dans l’histoire en fait , on navigue entre le moment présent et le passé que raconte la grand-mère. Je suis d’accord avec Colette, le ton a toute son importance, il est aussi gai que l’histoire est triste.

C’est justement quelque chose que j’ai terriblement apprécié dans cet album, ce décalage entre le fond et la forme, pas vous ?

Pépita : Ben moi il me met mal à l’aise ce décalage, il y a trop à lire entre les lignes, à la première lecture, j’ai pressenti un drame plus grand que l’histoire elle-même. Cet album me fait peur, même adulte. Il me brûle. La première fois, je ne suis pas allée jusqu’à la fin. J’ai fermé à la page du chapiteau. C’est la force des images qui me font ça, plus que le texte que je ne trouve pas si gai non plus ! Cette insistance de la grand-mère, avec sa bonhomie apparente, elle rajoute du malaise non ? Et puis je l’ai rouvert, finalement, je voulais connaitre la fin…si fin il y a. Et puis cette question immédiate : comment les enfants vont-ils comprendre le « vrai » message ? Faut-il nécessairement qu’ils le saisissent d’ailleurs ? Je ne sais pas, je n’ai pas la réponse…mais ça me titille.

Alice : Très intéressant de voir comment nos avis divergent ! C’est ça la richesse de nos lectures communes !
Je suis d’accord, le texte n’est pas gai sur le fond, tout est dans l’intonation, le langage, l’interpellation … mais à ton inverse, je crois que cela apporte aussi la note d’espoir et je trouve que cela plombe moins le récit.
Je voulais aussi parler des illustrations, les couleurs utilisées : ces couleurs chaudes et particulièrement ce jaune qui nous suit de bout en bout et qui est un écho au texte ( robe jaune, fleur jaune…, cheveux blond, ..).
Mais aussi du décalage qui continue à être utilisé par les auteurs, de ces oppositions entre texte et image. Personnellement j’ai été interpellé par la page où le texte décrit la guerre alors qu’un dromadaire mâchouille un programme et que dans le ciel est écrit le « cirque Zoli ». C’est sûr ce décalage est là pour déranger et ça marche ! Mais il est vraiment pour moi tout l’optimisme et l’espérance qu’il faut garder par les temps difficiles.
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 Pépita : Ces éléments que tu décris, je ne les ai pas vus de suite. Leur charge symbolique est forte. Le jaune : le soleil, la lumière ? Le chameau et le cirque sur fond de ruines, le retour de l’insouciance dans un pays en reconstruction, en plus les vaincus, sans doute. J’ai été happée par le malheur d’abord et par le recul dont fait part l’enfant. Il ne veut pas y aller. Il est forcé. ça m’a gênée cet aspect-là. Beaucoup. Car on n’explique pas, sauf des pistes symboles dans les images. Puis les autres lectures m’ ont permis de décrypter.
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Alice : Rajouterais-tu quelque chose Colette ? 
Colette : Alors en ce qui me concerne j’avoue que je n’ai pas du tout adhéré au ton du personnage de la grand-mère, le registre familier qui caractérise son discours me semble non pas en décalage avec le contexte historique mais avec l’essence même du personnage : je ne peux croire qu’une femme née à Berlin dans les années 40 dans un milieu où l’on emmène ses enfants au cirque parle ainsi. La bonhomie apparente de cette grand-mère je n’y crois pas, soit elle est surjouée soit l’auteur est passé à côté. Par contre j’ai beaucoup aimé l’originalité du choix narratif, que l’on n’entende qu’elle et pas les réponses de son petit fils. C’est comme si tout ce qui se jouait ici se jouait surtout entre elle enfant et elle adulte.
20161006_210244Quant aux illustrations elles sont d’une infinie poésie et mêlent subtilement beauté et désastre. J’aime tout particulièrement cette page où la petite fille et sa maman font la queue pour entrer sous le chapiteau, on ne voit que leurs ombres, mais l’illustrateur a percé de points de lumière la robe à pois rouges de la narratrice enfant.
Alice : Et si nous revenions à cette fin, très ouverte finalement. A moi, elle m’a fait l’effet d’attendre une suite. Et comme cet album s’inscrit dans une trilogie, je me suis dit que ce n’était pas impossible … et vous, qu’en pensez vous ?
Pépita : Ah oui, la fin…elle m’interpelle beaucoup car on pourrait l’interpréter de différentes façons non ?
Colette :  Je n’ai pas encore lu L’Histoire de Clara, mais je ne perçois pas du tout les deux autres albums comme une suite, certes ils abordent la même période historique mais il n’y a aucun rappel ni de personnages ni d’intrigues, ni même d’illustrations de l’un à l’autre… Et sinon concernant la fin de J’aime pas les clowns elle me rappelle celle des nouvelles à chute que j’ai tant de plaisir à faire lire à mes élèves et j’apprécie vraiment qu’un auteur d’albums ait pris le pari d’utiliser ce procédé littéraire. C’est une fin ouverte mais qui finalement ne laisse pas tant d’interprétations possibles, mon Grand-Pilote de 7 ans a tout de suite formulé la même hypothèse que moi une fois l’album refermé.

Pépita : Je n’ai rien à ajouter par rapport à la trilogie si ce n’est qu’elle a une force certaine et qu’elle s’attache à montrer les humains, de quelque bord qu’ils soient, dans les souffrances de la guerre. Il y a la guerre en France à travers le destin de ce bébé juif, l’après-guerre en Allemagne et un focus sur une famille juive. Et à chaque fois une approche différente. On peut lire indépendamment ou alors voir le lien entre ces trois histoires.Et ça fait réfléchir. C’est autre chose que les livres d’histoire. On devrait les lire dans les écoles je trouve, n’est-ce pas Colette ?

Colette : En ce qui me concerne je lis beaucoup d’albums à mes élèves et avec un immense plaisir ! Pour aborder le thème de l’enfance dans la seconde guerre mondiale je leur lis depuis deux  ans Le bébé tombé du train de Jo Hoestlandt et André Prigent mais pourquoi ne pas leur lire les trois albums de notre échange !

Alice : Je veux bien que l’on reparle aussi de l’appropriation faite de cette histoire par les enfants. Un retour de ton grand pilote Colette ?

Colette : L’autre jour à l’heure des histoires, mon grand pilote apercevant cet album m’a demandé de lire ce livre là en particulier, « c’est quoi ce livre avec le violon ? » Quand j’ai compris de quoi il parlait, j’ai hésité, cogitant sur l’adéquation entre le récit et l’âge de mon Grand-Pilote mais rien n’y a fait c’est CE livre là qu’il voulait (et mon hésitation a augmenté sa curiosité pour cet album).

Quand j’ai demandé à mon Grand-Pilote pourquoi il a eu envie de lire cet album, il m’a répondu : « J’ai vu un violon et comme je joue du violon j’ai eu envie de lire cette histoire. Le clown avec un seau d’eau renversé sur la tête je me suis dit que finalement c’était quelque chose de triste et j’aime bien les histoires tristes, je sais, je suis spécial » !!!

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Contre toute attente, mon grand pilote le plébiscite régulièrement depuis 15 jours, il apprécie tout particulièrement les « bizarreries », les « monstres » de l’album : le cheval boiteux, le funambule sans bras, l’éléphant efflanqué, cela l’interpelle visiblement et l’image joue ici un rôle vraiment clé, comme si elle racontait une autre histoire dans l’histoire. J’avoue que je ne peux m’empêcher de relier l’album au film Freaks de Tod Browning qui explore également cet univers du cirque et du monstrueux.
Quant à mon petit pilote il est très attentif lui aussi aux animaux qui paradent douloureusement dans cet album et il suit avec plaisir les personnages de la maman et de la petite fille à travers leur déambulation dans le cirque et ses coulisses. Je crois que contrairement à la narratrice, mes fils aiment bien les clowns…

Pépita : Les enfants sont étonnants et les tiens en particulier Colette !

Alice : J’aime bien cette anecdote et je la trouve très chouet’ pour conclure cette lecture commune ;  comme une petite cerise sur le gâteau.

Et voilà, à vous de vous faire votre propre avis …

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L’avis d’Alice sur son blog :

Par une métaphore remarquable, par des illustrations et un jeu de couleur parfaitement maîtrisé, Vincent Cuvelier et Rémi Courgeon réussissent un tour de maître épatant et nous offre un magnifique album exigeant et intelligent. 
Un album qui, sans trop en dire en offre beaucoup, à la fois touchant comme le clown blanc et souriant comme l’Auguste…

Nos coups de cœur de l’été

L’été est passé et nos piles de livres ont diminué.

Dans un avion, au bord de l’eau, en pause rando, au pied d’un arbre,
autour d’un barbecue…
qu’est ce qu’on a bouquiné !

Avant de crouler sous les titres de cette nouvelle rentrée, voici nos coups de cœurs, nos lectures préférées de cet été 2016.

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Pour Alice – Alireauxpaysdesmerveilles

La mer albertineest ronde de Sylvie Neeman et Albertine. La joie de lire, 2015.

Depuis qu’ils se sont croisés dans un port, Tina et Antonio s’aiment par de-là les flots.

Malgré la distance, malgré l’éloignement, un amour qui se savoure :  un amour aussi grand que les océans !

Retrouvez son avis.

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Pour Pépita – Méli-Mélo de livres

Jakob Wegelius - Sally Jones.

Sally Jones de Jakob Wégélius. Thierry Magnier, 2016

Existe aussi en version numérique

Un roman pavé mais ne vous fiez pas à son poids !

Un grand roman d’aventures et enquête policière comme vous n’en n’avez jamais lu, écrit à la première personne par une gorille, oui, oui, vous avez bien lu !

Ma lecture de l’été et de loin, tant le dépaysement et l’humanité sont au rendez-vous.

De plus, je viens de découvrir (Merci le Cabas de Za !) que le 5 octobre, sort le préquel du roman, de quoi poursuivre cet automne avec délice !

Retrouvez son avis.

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Philippe Brasseur - Eurêk'art ! - Le livre-jeu du regard.

Pour Colette – La collectionneuse de papillons

Eurêk’art, le livre-jeu du regard de Philippe Brasseur. Palette, 2016

Les visites de musée à Florence, Marseille, Vicq-sur-Breuilh ou Grasse  se sont transformées en chasse aux trésors grâce à l’intelligent, l’ingénieux, l’incomparable Eurêk’art, le livre-jeu du regard imaginé par Philippe Brasseur et publié par les formidabl’art éditions Palette…

Son petit avis c’est par !

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la vie d'aventurier bossardPour Chlopitille – La bibliothéque de Chlop

La vie d’aventurier de Jean Bossard.  Pastel, 2016

Aujourd’hui Karl et Lütti font du baby-siting. Mais après une rencontre avec une chevrette (petite certes, mais cornue)  la promenade dérape et devient totalement loufoque.

Son avis est par .

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Pour Bouma – Un Petit Bout de Bib(liothèque)

Neska du Clan du Lierre T.1 de Louise Joor. Delcourt, 2016

Une bande-dessinée pleine de verdure qui nous entraîne avec le peuple escargot à la recherche d’un moyen de survie. Une belle fable où la nature n’a pas dit son dernier mot (d’autant que le tome 2 est en cours de réalisation).

Une belle découverte à proposer dès 10 ans.

Son avis est par .

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nos-grandes-vacances-sous-une-petite-tentePour Céline – Tiroir à histoires

Nos grandes vacances (sous une petite tente) de Philippe Waechter. Milan Jeunesse, 2016.

Pour prolonger un peu les vacances, on se replonge dans ce bel album malin et rigolo qui nous emmène au bord de la mer goûter aux joies du camping ! On adore le ton malicieux et les illustrations. Pour peu, on aurait envie de le bouquiner enroulé dans son sac de couchage à la lumière de la lampe torche.

L’avis ici.

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Pour Solectrice – Lectures Lutines

Mentine T.1 de Jo Witek. Flammarion, 2015

Dans le coffre de la voiture, on avait emporté beaucoup de livres pour occuper les heures les plus chaudes de nos journées ensoleillées. Et comme on est partis après le Summer Book Camp (gâtée par le swap et le troc de livres), on avait vraiment chargé les valises. Le plus dur, à notre retour, a été d’en choisir un pour cette sélection. Le titre que l’on a retenu, avalé d’un trait, comme une boisson rafraichissante au cœur de l’été :

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c’est Mentine de Jo Witek (mon petit doigt me dit qu’il sera bientôt question de cet auteur par ici…), chez Flammarion.

Ne vous fiez pas à la couverture, la jeune narratrice est bien plus subtile. Un personnage sincère et attachant que l’on retrouve avec plaisir dans les tomes suivants.

En plus, on a passé un petit moment de nos vacances sur les lieux de l’histoire, alors c’était vraiment le moment idéal pour le découvrir.

La chronique d’Adèle est à découvrir par ici.

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Pour Céline – Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse

Le jardin des ours de Fanny Ducassé. Thierry Magnier, 2015

Un été émotionnellement chargé, une lecture-mercurochrome offerte par l’une des copinautes de notre grand arbre et un coup de cœur assuré : Le jardin des ours de Fanny Ducassé chez Thierry Magnier.

Un album tendre à conseiller aux petits et grands pour franchir tout en douceur ce cap difficile qu’est la perte d’un être cher…

Son avis est par .

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Pour Sophie – La littérature jeunesse de Judith et Sophie

La piscine de JuHyeon Lee. Kaléidoscope, 2016

Quoi de mieux comme lecture d’été qu’un bel album qui nous plonge au cœur d’une piscine, porte grande ouverte sur l’imaginaire. Ici, peu importe la foule, les deux personnages l’on suit sous l’eau vont découvrir un monde enchanté que les personnes en surface ne soupçonne même pas.

Et tout ça sans un seul mot !

Son avis ici.

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Petit délire d’écriture collectif autour de nos lectures d’été…

La consigne est d’intégrer les titres lus au service d’une histoire…

Sally Jones a sauvé le bateau rouge d’Oscar. Le récif ! lui dit-elle. Pff ! Tu ne sais rien de l’amour ! lui répondit-il… « Quoi ! Moi ? Ne rien savoir de l’amour ? Figure toi que je connais parfaitement la pyramide des besoins humains et je sais combien l’amour y a une place importante. Une histoire d’amour c’est comme l’histoire d’un garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle, elle ne peut exister en dehors d’une quête… Ça va pas la tête ! Tu divagues… répondit Sally à Oscar. Tu sais bien que nous, les fragiles, on fait ce qu’on peut pour avancer. On a la vitesse sur la peau… Nous sommes la Génération K ! Mauvais joueurs ! Je suis hors de moi et ma parfaite journée alors ! Tant pis pour vous ! Je vais aller chercher le BGG, Fantoccio et les Penderwick… Il n’est pas né celui qui va m’emmener sur ses chemins toxiques. Oh ça va bien hein ! J’ai déjà des Voisins zinzins ! Si ça continue je vais écrire les chroniques d’Hurluberland ! Ah, les beaux étés ! Quand Vango et Mentine nous accompagnaient avec un peu d’amour et beaucoup de chocolat au pays du Bon Gros Géant. C’est quand ils se terminent qu’on songe à la douceur. Ce ne sont pas Lucile Finemouche & Le Balafré qui vont me contredire. Dans toute enquête, il faut de fameuses intuitions pour éviter le chaos. Et surtout ne pas se laisser distraire par l’anniversaire , celui de Machin ou celui de Monsieur Guillaume… Mais plutôt se laisser porter au gré du vent comme Le petit arbre Plume. Bien loin de chez soi

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Et vous ?  Quelles sont les lectures qui ont enchanté votre été ?

Sur la route…

Rêver de larges horizons, envie d’aller voir ailleurs, partir en voyage, tailler la route, rouler à en perdre la notion du temps…

Avec ou sans raison, …

Pour fuir, … pour se rapprocher..

Quelques soient le nombre d’arrêts et la durée …

Il y a parfois de longs itinéraires qui laissent des traces sur le parcours d’une vie …

Voici une sélection de livres qui nous donnent en vie de prendre la route, de prendre l’air… et de respirer un grand bol de liberté.

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desolationDesolation Road de Jérôme Noirez . Gulf stream, 2011

Un récit fort et vibrant autour d’un couple à la Bonny and Clyde.

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Retrouvez l’avis de Bouma 

et Carole

 

amnesiaAmnesia de Jennifer Rush. Albin Michel Jeunesse, 2013.

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Une course poursuite identitaire qui plonge le lecteur dans un entrelas de mystères…

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Retrouvez l’avis de Bouma

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mariamLe monde est derrière toi de Mariam Smet. Actes sud junior, 2015.

Les motivations de chacun ne sont jamais celles qu’on croit. Quand ces deux-là se retrouvent sur la route, ça donne des étincelles de vie et d’amour, mais beaucoup de respect aussi.

Un roman plein d’ombres et de lumières.

Retrouvez l’avis de Pepita

 

 

roulotteLa Roulotte de Zoé de Claude Clément et Magali Dulain. Les éditions des éléphants, 2015.

Un voyage forcé et des rencontres tout au long du chemin : une histoire richement illustré qui met du baume au coeur.

Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir à Histoires

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notre-camping-car-magali-arnalNotre Camping-car ! de Magali Arnal. Ecole des Loisirs, 2015.

Un road-trip en duo, et pas avec n’importe qui : petite parenthèse d’évasion entre grand-père et petite fille.

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Retrouvez l’avis de Céline du Tiroir à Histoires

 

vidalQuelqu’un qu’on aime de Séverine Vidal. Sarbacane, 2015.

 Un roman pour vibrer, aimer, partir, se retrouver.

Retrouvez les avis de Colette, Alice , Pépita

 

 

 

orageLes petits orages de Marie Chartres. Ecole des loisirs, 2016.

Un roman sur la rencontre entre deux garçons, un road trip bouleversant, grave et joyeux en même temps. Ils n’ont pas les mêmes raisons mais leur coeur se rejoigne vers ce même élan qu’est la vie.

 

Retrouvez l’avis de Pépita

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beauvaisLes petites reines de Clémentine Beauvais. Editions Sarbacane (collection Exprim), 2015.
Un trio d’adolescentes, réunies par l’adversité, se retrouvent à traverser la France en quelques coups de pédale pour défendre leur cause. Occupées à réaliser cet exploit, suivies par les médias, elles en viennent, chemin faisant, à faire des rencontres savoureuses et à profiter d’occasions singulières.
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Retrouvez les avis des Lutines, d’Alice

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enveloppeTreize petites enveloppes bleues et La dernière petite enveloppe bleue, de Maureen Johnson. Gallimard Jeunesse.
Poussée par l’envie de découvrir les courriers que lui a adressés son incroyable tante, la jeune destinataire de ces fameuses petites enveloppes se laisse emporter dans une belle aventure d’Irlande en Grèce, en passant par la France.
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Retrouvez l’avis des Lutines, Alice
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kalAprès la peine, d’Ahmed Kalouaz, Le Rouergue, 2014
Une relation père/fils toute en pudeur : quand il s’agit de renouer les fils de la communication, la route semble pour ce père le chemin idéal après la case prison.
C’est beau, juste et bouleversant.
Retrouvez les avis de Pépita, Alice, Bouma
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La belle rougeLa belle rouge d’Anne Loyer. Alice éditions, 2015.
Quand un jeune fugueur et une conductrice de camion se rencontrent, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Pas grand chose au début, chacun reste dans son silence. Puis, ils s’apprivoisent, se confient, la route aidant dans ce camion rouge comme un havre de paix. Ils vont remettre les pendules à l’heure dans leur vie sans jugement.
Un roman d’une très belle sensibilité.
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janis-est-folle-olivier-ka-couvJanis est folle d’Olivier Ka. Le Rouergue, 2015.
Une mère et son fils en cavale.
Un amour fort, fusionnel.
Un terrible secret de famille.
Un roman noir, haletant, tragique.
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pays
Le pays qui te ressemble de Fabrice Colin.Albin Michel, 2015
En secret, en embarquant toute leur famille avec eux, Jude et Lucy, jumeau de 15 ans, partent à la recherche de leur mère biologique.
Un périple touristique et déjanté.
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Je suis sa fille de Benoît Minville, Sarbacane, 2013
Un road trip avec une idée fixe : rendre justice à son père broyé par le systéme.
Un premier roman décapant sur l’amour inconditionnel d’une fille pour son père, révoltée, pour la bonne cause et pour changer le monde.
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Bonnes lectures et …
bonne route !
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Lecture d’ados #4 : Mon amour

Quand une ado lectrice picore la pile de livres de sa maman, il lui arrive parfois de dénicher une petite perle, d’avoir un joli coup de coeur pour un album au message universel.

desborde

Mon amour d’Astrid Desbordes et Pauline Martin : une lecture croisée entre Alice et sa fille de 14 ans, des lumières qui s’éclairent et des points de vues qui se complètent.

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 – Comme tous les enfants Archibald se demande si  son amour pour sa maman est réciproque.

Alice – Quel enfant n’a jamais douté  de l’amour de ses parents, et de sa mère en particulier ? Archibald ne déroge pas à la règle, et au moment du coucher,  il cherche à être rassuré.

Et oui, je me souviens moi aussi m’être posée ce genre de question : « ma maman  et mon papa m’aimeront-ils toute la vie ? »

Mais, bon, en grandissant, on se rend vite compte  que sans nous, les papas et les mamans, sont vite perdus. 😉

J’ai trouvé très intéressant de découvrir le point de vue de la maman, car je ne le connaissais pas. Ses paroles sincères et son humour décalé m’ont permis de me rendre compte de certaines choses essentielles dans une relation entre une mère et son enfant.

Alice – C’est vrai, la maman, avec toute sa sincérité et sa tendresse apporte des réponses à Archibald. A partir de situations concrètes, elle démontre par l’exemple et le contre-exemple, que quoi qu’il arrive elle sera toujours sa maman, il sera toujours son enfant et que rien n’altérera son amour.
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– Je trouve aussi que les illustrations renforcent l’idée de douceur de cette relation. et  les exemples sont bien choisis. Parfois pendant a lecture , je me posais des questions, je m’identifiais à Archibald : « Ah bon ? Ma maman m’aime aussi dans ces moments là ? »
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Alice  – Cet album ne parait pas édifiant et pourtant, comme il est bienveillant, rassurant et fortifiant ! C’est une jolie déclaration d’amour pour avancer dans la vie du bon pied, tu ne trouves pas ?
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– C’est une lecture toute douce et toute mignonne qui donne envie de dire merci à sa maman et d’en devenir une !

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Alice  – (touchée en plein coeur) : Merci ma chérie.
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