Le livre d’où je viens – Alice –

A l’Ombre du grand arbre cet été, on va vous révéler un petit bout de nous, un petit peu de cette sève qui chacun(e) nous anime, un petit de peu de ce feuillage qui nous réunit.

Un brin nostalgique mais tout à fait réjouissant, chacun notre tour, nous allons vous dévoiler le livre qui a changé notre vie ou qui du moins, nous a beaucoup marqué, voire qui nous a donné envie de créer un blog.

Alors, revenez par ici chaque semaine de cet été, et laissez vous nous raconter  :

« Le livre d’où je viens »

 

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Ceux de ma génération ne peuvent pas ne pas se souvenir de ces couvertures de Castor Poche aux tons pastels. Souvenez-vous, des nuages moutonneux qui encadraient l’image de la couverture et qui nous promettait de nous amener en voyage direction la lecture-plaisir.IMG_2351[1]

Le livre qui ne m’a jamais quitté au fil des déménagements, est celui qui a marqué mon année de CM2. Il m’avait été prêté par ma meilleure amie, chez qui des étagères débordaient de livre jeunesse et avec qui, nous troquions nos belles lectures.

Je ne m’en suis jamais séparée, je n’ai jamais oublié le titre :

Le livre de Dorrie de Marilyn SachsIMG_2301[1]

[Lu, relu, re-relu, re-re-relu…(et une nouvelle fois lu à l’occasion de cet article).]

Un peu comme Dorrie, je crois que ce livre est arrivé à un moment de ras-le-bol des lectures pédagogiques imposées. Et aussi sûrement comme elle, moi aussi amoureuse de livres, je l’ai envié de prendre la plume pour décider à 10 ans d’écrire sa propre histoire.

Sur un ton un peu taquin et humoristique, Dorrie nous raconte son quotidien entre couches, biberons et gazouillis alors qu’enfant unique jusque là, elle se retrouve du jour au lendemain envahie par l’arrivée de triplés. Passé la surprise, la hâte et l’émerveillement, la réalité n’est pas vraiment ce qu’elle aurait imaginé !! Périodes de fatigue, de jalousie, de rancœur se succèdent avant d’apprécier la vie d’une famille nombreuse.

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Des années après j’ai toujours plaisir a relire ce roman, et même si aujourd’hui, j’y trouve des incohérences (pas d’échographie à l’époque !), elles m’apportent finalement un petit grain de fantaisie, de plaisir et d’humour supplémentaires.

Alors, oui, le dos du livre n’a pas résister aux différentes relectures et certaines pages se sont décollées, mais qu’importe hop ! après cet article, le livre reprend la direction de sa place attitrée sur les étagères, où je sais que je pourrais le retrouver à tout moment donné.

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Bye Bye Dorrie, à bientôt !

Nos bouquins de juin

Alors que la cloche va bientôt retentir pour signaler la fin de l’année scolaire, il va être temps de préparer sa Pile A Lire pour l’été.

Pas d’idée ?

Pas d’inquiétude A l’Ombre du grand arbre, on vous a fait une sélection de nos coups de cœur de juin et il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter !

 

Pour Pépita :

Trois coups de cœur ce mois-ci pour trois livres sur une thématique commune à aborder à des âges différents, trois livres qui parlent avec des mots très justes de la perte de ceux qu’on aime, trois livres qui me sont arrivés en même temps dans les mains, peut-être parce que j’arrive à un moment de ma vie où beaucoup disparaissent autour de moi, où mes enfants grandissent et arrivent pour les aînés à l’âge adulte, et parce qu’ être vivant, c’est aussi se poser des questions sur la mort, à tout âge

maman           sirenekavian

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Pour Le tiroir à Histoires :

Une histoire de réveillon en plein mois de juin… vous n’y pensez pas ! Bien sûr que si, et quel coup de coeur ! Des textes aussi ciselés que les illustrations pour  un grand bal macabre des plus réjouissants !

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Pour Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVREsse :

Une lecture madeleine qui en rappelle tant d’autres de Caroll, Rowling, Bottero, Tolkien…  De la fantasy où le héros doit préserver le lien entre le monde réel et Ayisté, le monde imaginaire.  Un récit où les histoires ont le pouvoir de guérir…  Un vrai régal !

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Pour Carole :

Du rire et des larmes, de l’amour, un voyage scolaire : bref une épopée fantastique et drôle à souhait menée par Pascal Ruter ! De quoi bien commencer l’été !

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Pour La littérature jeunesse de Sophie :

Que diriez-vous d’un voyage dans l’univers pour l’été ? Ce bel album pop-up nous propulse aux confins de l’univers dans un style graphique et coloré. Un beau livre par un artiste de talent !

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Pour Kik :

Un livre avec des mots de Catherine Grive et des photos de Janik Coat pour évoquer le temps avec les enfants. Entre toujours et jamais, il y a demain, longtemps, ou hier.

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Pour Solectrice :

Un petit coup de cœur de saison, entre fin d’année et champs fleuris. Géraldine Elschner et Jean-Pierre Corderoc’h font naître un joli conte citadin, rêve de jardinier.

Quand un cadeau surprenant change la vie du petit Max et éblouit toute la ville. On récolte parfois bien plus que ce que l’on sème…

9782354130053FS

Pour Alice :

Un monde imaginaire et des illustrations remarquables pour cet album en hommage à celui qui a illustré de nombreux contes classiques : Gustave Doré. Un hommage à son œuvre mais pas que …Au fil des pages c’est d’autres admirables références à la littérature jeunesse qui nous surprennent et nous réjouissent. A vous de découvrir, de jouer, …de vous régaler !

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6 albums et 4 romans pour vous faire patienter avant les grandes sorties éditoriales de la rentrée.

Mais pas d’impatience, Le cahier de lecture de Nathan vous propose déjà un avant goût du mois de septembre :

Ajoutez tout de suite à vos listes d’envie le nouveau Anne-Laure Bondoux, en forme de conte, de mythe, de récit initiatique mais dans tous les cas une histoire puissante et touchante (sortie le 25 septembre)

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Belles lectures, bel été !

 

Boucle d’ours de Stéphane Servant et Laetitia le Saux

IMG_2073Les albums des Editions Didier Jeunesse sont souvent un régal !!! Mon œil a tout de suite été attiré par Boucle d’ours sur les étagères de la librairie.

Attirée par le jeu de mot sur le titre, bien sûr ; mais aussi par la couverture, à l’illustration désuète. Sans compter que je connaissais Stéphane Servant pour ses romans ados et que c’était une surprise de voir son nom sur un album jeunesse.

Je l’ai donc ouvert, lu, dévoré, relu et  … adoré !!! Quelle étonnante découverte ! Un thème complètement dans l’air du temps, traité de manière originale.

Vite, vite, j’ai voulu partager cette lecture avec mes copinautes dA l’Ombre du Grand Arbre et vous faire profiter de nos échanges.

Sophie LJ ( La littérature Jeunesse de Judith et Sophie ), Nathan ( Bouquins en folie ), Céline ( Le tiroir à histoires) et Kik ( Les lectures de Kik )  ont répondu à l’appel et se sont joints à moi pour vous concocter cette lecture commune.

Bonne lecture de notre lecture !

*** Premier contact avec le livre, pourquoi vous a-t-il attiré ? ***

Nathan : Le nom de Stéphane Servant, la couverture rouge flamboyante, une rencontre au détour d’une allée du salon du livre de Paris …

Sophie : J’ai acheté ce livre pour le travail car je cherchais des livres « anti-sexisme » et je suis tombée dessus au hasard de mes recherches. Le nom de Stéphane Servant a largement contribué à mon choix et l’allusion au conte aussi.

Kik : Il était rouge. Les illustrations étaient originales. J’ai eu envie de l’ouvrir. Il m’a intriguée, cet ours avec des couettes. Alors j’ai ouvert le livre et j’ai bien rigolé !

Céline : En ce qui me concerne, les illustrations (en tout cas celle de la couverture) ne m’ont pas attirée d’emblée. J’avais repéré le livre car la thématique abordée m’intéresse toujours, et c’est le nom de Stéphane Servant qui m’a décidée !

*** Un ours avec des couettes, un thème d’actualité, une allusion au conte, une illustration qui interpelle (ou pas), c’est le moment du petit résumé de cet album pour que nos lecteurs s’y retrouvent….***

IMG_2084Sophie :  Pour le carnaval, la famille Ours cherche ses déguisements. Petit Ours choisit celui de Boucle d’Ours mais cela ne plait guère à son papa qui préfèrerait le voir en chevalier ou en ogre. Un garçon déguisé en fille, ce n’est pas envisageable pour lui… heureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde !

Nathan : Des dessins hauts en couleurs et une famille Ours soudée … qui pourrait bien vite voir son énergie débordante se mettre au service d’une dispute au sujet d’un simple déguisement de bal costumé !

Kik : À travers ce personnages d’ours, qui souhaite se déguiser en Boucle d’O(u)r(s), l’auteur mêle préjugés sur les garçons et les filles et les personnages de plusieurs contes pour rendre l’histoire drôle . Effectivement le loup, les petits cochons et le petit chaperon rouge sont de la partie. L’égalité garçon/fille est mise à rude épreuve avec le Papa. Ours lors de ces préparatifs du Carnaval, dans le choix du déguisement.

***Papa Ours, voilà bien le personnage qui est au cœur de cet album. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur lui ? Quels qualificatifs lui  donneriez vous ? ***

Nathan : Papa Ours il a des préjugés, des opinions pré-conçues … mais je ne penseIMG_2087 pas qu’il soit véritablement méchant. Il est juste un peu bêta et suit ces préjugés mais au fond il est gentil: un bon gros nounours attachant en fait !

Sophie : C’est un papa ours un peu bourru mais pas méchant comme le dit Nathan. Pour lui un garçon c’est un garçon avec des muscles, qui joue à la guerre et surement pas un garçon qui porte une jupe, même pour un déguisement.

Céline : Alors moi, ce papa ours, il m’a un peu gênée à la première lecture, et je le trouvais un peu exagéré. Et en fait, il correspond tout à fait à un vrai papa, avec ses idées reçues, comme tout le monde. J’ai eu l’occasion de repenser à lui et il m’est devenu plus proche quand j’ai vu de vrais papas (pourtant très biens ) que je connais faire un peu la moue quand leur petit garçon voulait se déguiser en princesse… Ce papa ours est en fait assez représentatif des réticences que beaucoup de parents partagent encore face au jeu du travestissement.

*** Un papa ours soucieux de l’image véhiculée mais qui est lui même un stéréotype finalement…. Et maman ours dans tout ça ? Oui, car elle n’est pas bien loin…. Comment se positionne -t-elle ? Quelle est sa réaction ? ***

IMG_2094Sophie : Ahh maman Ours ! Ultra moderne dans sa première apparition occupée avec sa machine à coudre… pour terminer son costume de Belle au bois dormant ! Heureusement, elle se rattrape bien en prenant la défense de son fils et surtout dans les dernières pages.

Kik : Elle jouera le jeu, et décidera de changer son déguisement au dernier moment, pour quelque chose de beaucoup moins pailleté ! Une maman ourse qui sait se remettre en question pour montrer au Papa ours que tous les déguisements sont possibles pour tous. Car après tout se déguiser c’est être autre chose, différent de ce que l’on est dans la vraie vie.

Nathan : Se déguiser c’est montrer autre chose que ce qu’on l’est normalement ça c’est certain … mais c’est aussi peut-être montrer quelque chose de nous; ou en tout cas tout abattre: casser les frontières entre réalité et imaginaire … et entre les genres ! Dans cet album, la tolérance elle apparaît dans la figure de maman ourse !

Céline : Bien qu’elle évolue effectivement en un personnage plus positif, finalement elle obéit elle même aussi à une injonction de la société: dans la famille parfaite, la maman se doit être plus compréhensive, plus encline à comprendre son enfant…

Kik : C’est vrai ça … pourquoi cela serait toujours la maman la plus compréhensive ? … Je n’avais pas vu la question sous cet aspect. Il est carrément cliché en fait ce livre !

Nathan : Carrément cliché ? Je ne pense pas non … sinon, ne serait-ce pas une petite fille qui voudrait se déguiser en héros masculin ?

Céline : En fait, le livre se frotte au même paradoxe que beaucoup d’albums dés lors qu’ils entreprennent de lutter contre les stéréotypes : il en réaffirme certains (sans doute bien malgré lui).

*** J’aime quand le débat s’installe tout seul…et je trouve qu’une double page correspond tout particulièrement bien à vos réponses que ce soit dans le texte ( j’entends d’ici l’intonation de voix de la maman), ou bien dans les détails de l’illustration (la moue de la maman, le catalogue d’ours bricoleur, le tatouage sur l’épaule, le petit mot du linge à étendre, le gros bol et le petit bol…). Vous ne trouvez, pas ? C’est aussi le moment où l’histoire prend un tout autre tournant.
Qu’en pensez-vous ? Que vous inspire-t-elle de plus, cette illustration ?***IMG_2076

Sophie : C’est vrai, cette page marque le tournant du récit.  On est dans les clichés et en même temps, la mère en prenant position, pour son fils donc contre son conjoint, lance le chamboulement. C’est le personnage dont on ne voit que la main pour le moment, qui va terminer cette petite révolution.

Nathan : Je pense surtout que cet album utilise les clichés pour les renverser … l’image est bourrée de clichés et c’est pour ensuite mieux les fausser. D’ailleurs qui dit que le petit mot dans la panière n’aurait pas été écrit par la maman Ourse ? Et la suite le prouvera, il n’y pas que les OursEs qui sont prêtes à bousculer les choses …

Kik : Mais de qui parlez-vous ? À qui est cette main, dont vous parlez !?

Sophie : Ah cette main qui vient tout bouleverser, c’est celle d’un loup. Que dis-je, DU loup. Et je vous laisse devinez en quoi il est déguisé !

*** Si je pense que l’on en a déjà dit beaucoup du cet album et son contenu, venons-en aux illustrations  : qu’en pensez-vous, comment les qualifieriez vous, qu’apportent-elles au texte ?***

Sophie : Dans les illustrations, j’ai aimé le style en découpage/collage mais encore plus les scènes extérieures avec la forêt où les arbres en pastels ont de très jolies formes. Mais ce que j’ai préféré et ce qui apporte vraiment à l’histoire, ce sont les petits détails sur les contes bien sûr mais aussi sur le sexisme comme ceux qu’on a déjà abordés plus haut.

Nathan : Je suis du même avis, j’ai beaucoup aimé ce style entre collages et pastels … et la profusion de couleurs. Néanmoins, ça n’est pas agressif non plus et même pas vraiment multicolore: beaucoup de blanc, de gris, qui viennent contraster avec l’univers des contes tout en le rendant il me semble un peu plus réaliste …
Et puis il y a tout plein de détails dans certaines images et l’histoire est placée dans un univers de conte qui se heurte à un aspect un peu plus moderne …

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***Nathan et Sophie reviennent tous les deux sur ces allusions aux contes qui sont en filigrane tout au long de l’album, et pas seulement dans les illustrations mais aussi dans le texte. Je me rends compte, en remontant la conversation, que l’on a en effet abordé ce point sans réellement le creuser et pourtant, l’univers du conte est bien présent ….. et donne toute sa force à la chute !
Etonnant, non que finalement j’ai un petit peu relégué cet aspect au second plan ? Et vous, comment l’avez-vous ressenti/vécu  ? ***

Sophie : Ce livre je l’ai avant tout lu pour le message « anti-sexisme ». Le conte n’est ici qu’un prétexte car finalement, les contes sont souvent bien rempli de préjugés de ce genre, c’était donc un bon point de départ.

Nathan : Oui je pense que l’essentiel est là … moi-même je suis fasciné par l’univers des contes. Et c’est parce que c’est, il me semble, les récits les plus forts dans le message qu’ils ont à transmettre: l’histoire peut paraître simplette et merveilleuse, mais un conte est souvent en fait cruel et fondé sur une réflexion dénonciatrice.

Kik : La référence aux contes avec la réutilisation des personnages, le Méchant Loup, Les cochons, les ours, Boucle d’or, permet , je trouve, d’ajouter une touche d’humour. Ils se déguisent et prennent les rôles des uns et des autres.
C’est un aspect qui m’a beaucoup plu.

Céline : Oui, avec ces références aux contes, l’inter-texte apporte beaucoup, et crée une connivence heureuse avec le jeune lecteur. Le conte de Boucle d’Or (un des premiers accessibles aux plus jeunes) se prête particulièrement à un large éventail de relectures et de réécritures. Sa touche de légèreté est très bienvenue et permet un discours un peu plus décalé, un peu plus dénonciateur aussi tout en restant digeste et gai.

*** Un album sur/contre le sexisme, complètement dans l’air du temps, que S. Servant choisit de traiter avec humour et en faisant référence à des contes classiques. Que rajouter  de plus pour conclure cette lecture ? Je vous propose de jouer à me donner 1 mot (qui sera le mot de la fin) et qui est le premier mot qui vous vient à propos de cet album…… a vous de jouer …***

Nathan : Liberté

Kik : Rouge

Sophie : Conte (détourné)

Céline : Déguisement

Alice : Surprise

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Une lecture commune riche de débats ! Et pour aller plus loin ….retrouvez l’avis de

*Drawoua ( Maman Baobab) :

« […]…Stéphane Servant revisite les contes avec une touche anti-cliché, beaucoup d’humour et de bonne humeur, il est suivi dans cette aventure par Laetitia Le Saut qui s’en donne à cœur joie en offrant à l’album des illustrations riches et de grande qualité couleurs crayons et papiers découpés. … ! »

http://maman-baobab.blogspot.fr/2014/04/a-la-vanille-pour-les-petites-filles-au.html

* Sophie (La littérature jeunesse de Judith et Sophie)

« […]..C’est surtout le message anti-sexisme qui m’a intéressé dans cet album, avec le personnage de ce père un peu trop porté sur les préjugés, qui refuse un simple déguisement parce que c’est une tenue de fille. Le sujet est bien abordé avec une situation simple sans aller dans des réflexions trop lointaines autour du genre… »

http://litterature-jeunesse.over-blog.fr/2014/03/boucle-d-ours.html

Et d’Alice ( A lire aux pays des merveilles)

« […]..En s’amusant intelligemment avec des références aux contes classiques, voilà un album qui bouscule les convenances. Ca gratouille, ça chatouille, ça joue de la parodie et de l’humour …. Aaaaaaaaah, comme ça fait du bien ! … »

http://alireauxpaysdesmerveilles.blogspot.fr/2014/02/boucle-dours-stephane-servant-laetitia.html

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Lectures d’enfants #8

« Ca y est maman, j’ai trouvé un livre pour faire du blog, comme toi !  Ca s’appelle Le préau des z’héros. Tu comprends le jeu de mot ?»

Voilà, comment tout a commencé.

Alors tranquillement sur son lit on s’est installé, et puis on a repris le roman, on l’a feuilleté et ensemble on en a reparlé et on a échangé.

Lui, 10 ans ; moi, sa maman et entre nous deux sur ce titre, pas mal de sous-entendus et de complicité.

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Alice : Alors, c’est quoi ce livre dont tu veux que l’on parle ensemble ?

-Le préau des z’héros d’Estelle Billon-Spagnol

-Alice  : Tu m’en dis un peu plus ?

– Tu vois le dessin de la couverture ? Et ben, c’est ça. C’est 4 petits garçons qui tiennent une pancarte avec leur surnom. Il y a « Mange-poubelle », le deuxième c’est « Ampoule Man », le troisième c’est  » Dent de vache » et le dernier (qui a mis sa pancarte à l’envers), c’est « Tête de hareng ». T’as vu, ils sont pas très heureux.

-Alice : Et qu’est ce qui leur arrive à ces 4 enfants ?

–  Le jour de la rentrée ils arrivent en retard à l’école et du coup, d’autres camarades de classe disent qu’ils sont nuls et les obligent à  passer leurs récrés sous le préau : le préau des zéros.

-Alice : Et pourquoi ils les obligent ? Juste parce qu’ils sont arrivés en retard ?

-Ben ça, on sait pas. En fait, c’est eux qui sont nuls. Ils jouent aux plus forts, mais ils le sont pas. Ils veulent qu’on fassent comme eux et comme par exemple Tête de hareng ne le fait pas, alors ils le rejettent.

-Alice : Et qu’est qu’ils font sous ce préau ?IMG_1789

– Rien. D’ailleurs au début, ils se parlent même pas.

– Alice : Ils ne font rien ? Ils ne réagissent pas ?

– Tête de Hareng, il essaye d’en parler à son frère, qui lui dit qu’il faut se bagarrer, mais c’est pas trop la solution. Et sa maman, elle est trop occupée.

– Alice : Ca ne doit pas être facile pour lui ?

– Il préfère les vacances. Il va en Bretagne chez sa marraine Betty qui a une librairie, une dodoche rouge et un amoureux de l’hiver et de l’été. Chez elle, il lit des BD, il va au restaurant et à la pêche. Il crie qu’il est le Prince des bulots ! Et il a une nouvelle copine, Janick.

– Alice : C’est plutôt chouette, ça !

– Après quand il retourne à l’école, il se sent plus fort. Surtout, il va à l’anniversaire de Mange-poubelle où il s’amuse beaucoup. Et du coup, les 4 z’héros, ils se parlent et ils se font un plan pour ne plus être sous le préau.

-Alice: Et ca marche ?

– Oui, il dit « Je suis le Prince des bulots ! » et ça fait partir les méchants.

– Alice : Tout finit bien ! Qu’est ce que tu en penses de cette histoire ?

– C’est pas parce qu’on te dit d’aller là, que tu es obligé de le faire ! Et puis c’est important d’être à plusieurs car on y arrive mieux. Et à la fin, ils ont le sourire.

Elle est bien cette histoire et les dessins aussi, parce que ca représente bien ce qu’ils disent.

-Alice : Et pourquoi tu as choisi ce livre ?

– Parce qu’il est bien.

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 Le préau des z’héros d’Estelle Billon-Spagnol. Alice Editions, 2013

Retrouver l’avis d’Alice  – Alireauxpaysdesmerveilles

Et celui de Kik – Les lectures de Kik

Celui de Pépita-Méli-Mélo de livres

Ces auteurs de romans adultes qui s’essayent à la jeunesse

La frontière est parfois infime entre la littérature jeunesse et la littérature adulte. Existe-elle seulement ?

Voici une sélection (non exhaustive) d’auteurs de littérature adulte qui n’hésitent pas à prendre un bain de jouvence et assument leur « double vie » en publiant, parfois, des ouvrages pour la  jeunesse.

Finalement, les adultes ne sont -ils pas de « grands enfants « ?

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Olivier ADAM

Personne ne bouge, Olivier Adam, Ecole des Loisirs, Collection Neuf, 2011

Un roman fort qui interroge sur le rapport au temps et est une invitation à vivre le moment présent. Un roman à la limite de la science-fiction mais avec une belle touche de poésie.

L’avis complet de Pépita

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Achile et la rivière, Olivier Adam, Ilya Green. Actes Sud junior, 2011

Un très bel album, poétique et atypique, plein de chaleur, de lumière et de . Juste un peu de calme, de sérénité.

 L’avis complet de Sophie et

de Céline du Tiroir à histoires

Quelques titres en littérature adulte : A l’Ouest – Poids léger – Passer l’hiver » (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des Éditeurs 2004) – Falaises  – À l’abri de rien – Des vents contraires – Le cœur régulier- Les lisières (lu par Pépita et Nathan).

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Jeanne BENAMEUR

Pas assez pour faire une femme, Jeanne Benameur, Thierry Magnier, 2013

Un roman sur l’avènement au monde d’une jeune femme qui découvre son corps et s’affranchit du carcan familial de province qui l’étouffe. Comme une deuxième naissance.

L’avis complet de Pépita, de Sophie et de Kik

Quelques titres en littérature adulte : Naissance de l’oubli – La peine perdue – Les demeurées (lu par Pépita) – Les mains libres  – Les reliques – Laver les ombres

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Fanny CHIARELLO

Holden mon frère, Fanny Chiarello, Ecole des Loisirs, 2013

Un drôle de duo, des rendez-vous à la bibliothèque, une histoire intergénérationnelle… tout devient plus facile pour Kévin quand il croise les bonnes personnes sur son chemin.

L’avis complet d‘Alice

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Prends garde à toi,  Fanny Chiarello, école des loisirs, Médium, 2013

Entre opéras et cours de chant, Fanny Chiarello explore de nouveau ce thème qui lui est cher : la culture est-elle réservée aux seuls initiés ?

L’avis complet de Carole

Quelques titres en littérature adulte  : Si encore l’amour durait,  je dis pas –  Tu vas me faire mourir, mon lapin – Les mamies ne portent pas de pantalon – Push the push  button – L’éternité n’est pas si longue – Une faiblesse de Carlota Delmont

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Marie DESPLECHIN

La belle Adèle, Marie Desplechin, Gallimard, 2013

Un  livre sur l’adolescence, sur la différence, sur l’amitié et sur le besoin à cet âge là dans les rangs pour ne pas être tout le temps pointé du doigt.

L’avis complet  d’Alice

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Verte, Marie Desplechin. Ecole des Loisirs, 2007

Les premiers pas difficiles d’une jeune sorcière vu au travers des regards de ceux qui l’entourent.

L’avis complet de Sophie

Quelques titres en littérature adulte : Sans moi – Dragons – Danbé – Le sac à main – Trop sensibles – Un pas de plus

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Anna GAVALDA

35 kilos d’espoir, Anna Gavalda, Bayard Jeunesse, 2002

Troisième roman de la romancière, ce titre évoque avec beaucoup de pudeur et de sensibilité les difficultés scolaires d’un ado qui ne trouve pas sa place dans le système scolaire tel qu’il existe. Un magnifique plaidoyer pour le droit à la différence dans les rythmes et le contenu des apprentissages. Une magnifique leçon d’amour et de courage !

L’avis complet de Céline

Quelques titres en littérature adulte : Billie, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, Je l’aimais, L’échappée belle (lu par Céline-QLF), La consolante

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Anne PERCIN

Comment (bien) rater ses vacances, Anne Percin, Le Rouergue, 2010.

Maxime refuse de suivre ses parents dans leurs vacances estivales. Le GR20, la grande randonnée de Corse, les refuges et tutti quanti ce n’est pas pour lui. D’ailleurs sa petite sœur non plus ne veut pas y aller. A eux deux ils convainquent leurs parents : ce sera colo pour Alice, et chez la grand-mère pour Maxime. Le rêve.

Lire l’avis complet de Kik, de Bouma, de Sophie, de Pépita

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Western Girl, Anne Percin, Le Rouergue, 2013.

Elise, jeune bretonne de 16 ans, vit dans son monde peuplé de chevaux, de musique country, de bottes en cuir et de chemises à franges. Telle Calamity Jane, elle saute sur l’occasion de réaliser son rêve américain : un stage de 3 semaines dans un ranch du Dakota.

L’avis complet de Kik, Carole, Maman Baobab et Pépita.

Une auteur qui oscille entre l’ado et l’adulte. Des romans qui peuvent être lus sans limite d’âge supérieur. Alors décider s’ils sont à publier en jeunesse ou pas, ça devient compliqué  !

Quelques titres en littérature adulte: Le premier été (lu par Kik), Bonheur Fantôme (roman qui fait suite à un autre paru en « jeunesse« , Point de côté)

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Qu’elle soit jeunesse ou adulte, Bonne Lecture !