Nos coups de cœur de 2020

Chaque premier lundi du mois donne ici lieu à nos coups de cœurs du mois passé ! Pour commencer l’année, voici notre coup de cœur de l’année 2020, parmi ces coups de cœur mensuels.

N’hésitez pas à partager les vôtres !

♥♥♥♥♥♥

Malgré son genre de prédilection qu’est le roman (et elle en a lu tellement de bons en 2020 que ce serait trop difficile de choisir !), c’est un album que Pépita dans son MéLi-MéLo de livres décide de faire sortir du lot pour cette année 2020 si particulière : car, oui, la lecture m’a sortie du marasme ambiant (mais que peuvent donc bien faire les gens qui ne lisent pas ?). Une ode à la lecture, à l’évasion qu’elle procure, à sa faculté de nous transporter : “Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade”, une citation que j’aime et qui prend tout son sens encore plus aujourd’hui.

Où tu lis, toi ? Cécile Bergame et Magali Dulain, Didier jeunesse

Sa chronique ici.

♥♥♥♥♥♥

Sur son île qui a débordé de trésors en cette année où la lecture a pris une dimension et une intensité particulières, c’est L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux, qui a le plus marqué Isabelle. Un petit livre qui se lit comme un roman d’aventure, une perche tendue à nos consciences, un hymne à la liberté, à la joie de la rencontre et à la solidarité. Une pépite haute en couleurs qui divertit et donne de l’espoir ! Car « qui sauve un homard, sauve l’océan ».

L’incroyable histoire du homard qui sauva sa carapace, de Thomas Gerbeaux. La Joie de Lire, 2020.

Sa chronique ici.

♥♥♥♥♥♥

Pour les ladies dont l’année fut riche en découvertes, c’est L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart, qui a laissé une emprunte forte. Lu à la levée du confinement de mars/avril qui nous avait limité dans l’acquisition de nouvelles lectures, ce road-trip émouvant et inoubliable, est une véritable ode à la résilience.

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart. PKJ, 2020

Sa chronique ICI, ainsi que celles de Bouma, Isabelle, Lucie et Pépita.

♥♥♥♥♥♥

Pour Liraloin, c’est l’amour toujours et encore qui a parlé cette année avec Mon Bison de Gaya Wisniewski.

Le printemps s’installe, un bison se cache dans les hautes herbes, ce qui émerveille cette toute petite fille de 4 ans. Petit à petit, l’un et l’autre s’apprivoisent jusqu’à devenir inséparable : “Ces moments en sa compagnie me réchauffaient. J’aimais écouter le bruit de ses pas dans la neige poudreuse. J’aimais cette goutte gelée au bout du museau. J’aimais sa respiration. Simplement je l’aimais tout entier.”

Chaque hiver, que ce soit dans le silence ou dans l’évocation de leurs souvenirs, la petite fille et le bison vieillissent ensemble. Pourtant un jour, le bison ne réapparaît pas : “Le soir, je revins épuisée et le cœur lourd.”

Cet album est d’une belle douceur. Gaya Wisniewski nous livre une histoire d’amour pur et sensible entre deux êtres que tout oppose et qui finalement ne font plus qu’un. Les illustrations toutes de nuances noires et grises sont habilement rehaussées d’un filet bleuté. Ce bleu qui évoque l’hiver et la présence éternelle de l’amour entre ces deux-là :

Dans mon cœur, je l’entendais. “Je serais dans chaque fleur que tu découvriras au printemps, dans chaque bruit de la forêt, dans la chaleur du feu, dans la caresse du vent dans chaque flocon qui tombera…” Mon bison était là.”

Mon Bison de Gaya Wisniewski, Mémo, 2018

L’avis de Pépita.

♥♥♥♥♥♥

Sur les étagères de la collectionneuse de papillons pour laquelle 2020 a été l’année de la renaissance bloguesque, c’est l’album paru chez Rue du monde dédié à cette figure incroyable qu’est Janusz Korczak qui aura guidé de nombreuses réflexions. Réflexions de mère, d’enseignante, de citoyenne dans une société en crise. Parce qu’il n’y a pas souhait plus urgent : pour que vivent les enfants !

Korczak, pour que vivent les enfants, Meirieu, Pef, Rue du monde, 2012.

Sa chronique ici.

♥♥♥♥♥♥

Si on a déjà beaucoup parlé de ce roman à l’ombre du Grand Arbre, notamment dans une lecture commune, Lucie est toujours sous le charme d’Alma, Le vent se lève. Le souffle épique de ce récit de Timothée de Fombelle a été une bénédiction à la sortie du confinement. D’ailleurs, le premier tome de cette grande fresque sur l’esclavage a déjà été lu et relu par toute la famille.

Alma, Le vent se lève de Timothée de Fombelle, Gallimard Jeunesse, 2020

Sa chronique ici, ainsi que ceux d’Isabelle et Pépita.

♥♥♥♥♥♥

Pour Solectrice, c’est une belle découverte tirée d’un swap, qui l’a marquée cette année. Une improbable aventure pour deux jeunes abîmés. Un roman qui nous propulse dans une étrange réalité, par moments douloureuse, mais salvatrice. Une histoire qui nous fait voyager aussi, au ralenti, vers les terres peu connues des réserves indiennes. Une invitation à écouter l’autre et à lui donner une place dans notre vie.

Les Petits Orages de Marie Chartres, l’école des loisirs, 2016.

L’avis de Pépita.

♥♥♥♥♥♥

Et pour finir ce tour d’horizon, Bouma a ressorti de son petit bout de bibliothèque Les Enfants des Feuillantines. Un roman reçu A l’Ombre du Grand Arbre qui a su trouver sa place parmi les pépites lues cette année. Si jamais vous aviez besoin d’une lecture lumineuse la voici, toute aussi ensoleillée que sa couverture malgré les sujets abordés.

Les Enfants des Feuillantines de Célia Garino, Sarbacane, 2020

Son avis par ici.

♥♥♥♥♥♥

Et vous, quel est le livre qui vous a le plus fait vibrer cette année ?

NOËL dans le Grand Arbre

Pour varier des sélections et divers conseils de livres sur Noël, on a eu envie ici d’écrire collectivement un CONTE DE NOËL, illustré par nos artistes en herbe, à savoir nos propres enfants, d’âges différents. Le voici !

******

“Mais ça existe un coiffeur pour arbre?”

“Il était une fois un grand arbre, qui durant l’année écoulée, avait essuyé une terrible tempête. Il était tout ébouriffé, beaucoup de ses épines étaient tombées sous le souffle du vent, celles qui restaient étaient tordues. “Il faudrait que je trouve un coiffeur ! se disait-il. Mais ça existe ça, un coiffeur pour arbre ? De plus, son tronc était penché, il avait peur de s’écrouler. Les oiseaux ne venaient presque plus se poser dans ses branches. Il était triste et seul. En plus, ce qui l’angoissait, c’est que Noël approchait ! Et pour lui, Noël, c’était Noël !

Au loin, durant la journée il pouvait entendre les bruits de la ville. La nuit c’était pire que tout, les lumières dressées ici et là éveillaient la quiétude du soir. Leur brillance l’émerveillait car lui aussi souhaitait se parer de milles couleurs. Le grand arbre se souvint du temps où ses branches auraient pu porter ses lumières fièrement. Maintenant, elles ne ressemblaient à rien. Il avait bien entendu parler d’un coiffeur pour arbre mais n’était pas très sûr de savoir comment s’y prendre pour le trouver ? Alors il interrogea les oiseaux nichés sur ses branches. Eux qui survolaient les villes et les villages de long en large avaient peut-être entendu parler d’un coiffeur de brindilles, d’un expert des ramures, d’un enchanteur de folioles ? L’arbre interrogea pies bavardes, merles, merlettes et rouges-gorges.

Chaque jour de cet automne si particulier, d’étranges bruissement de feuilles et de pépiements pouvaient s’entendre à qui prêtait l’oreille…Cela faisait un tel raffut que des enfants, qui jouaient non loin de là, s’approchèrent et se mirent à écouter les oiseaux tintinnabuler. Parmi eux, une jeune fille. Elle se nommait Samaa. Elle était intriguée. Ce n’était pas normal tous ces oiseaux dans un seul arbre ! Cela cachait quelque chose ! Était-ce dû au réchauffement climatique ? Son père lui en parlait souvent. Elle décida de lui en toucher un mot le soir en rentrant. Car il était jardinier et peut-être saurait-il trouver une explication à ce phénomène. En attendant, elle s’émerveillait de ce spectacle. C’était si féérique ! Ce n’était plus un arbre mais un arbre-oiseau ! Comme si chacune de ses branches n’existait plus ! Pour un peu il aurait pu s’envoler ! On ne remarquait même pas son tronc un peu penché. Le soir même, elle en parla à son père qui était intrigué et lui promit d’aller voir le lendemain. Il tint sa promesse. Au petit matin, devant cet arbre décharné, il comprit. Il comprit que les oiseaux l’embellissaient en attendant qu’il soit soigné. Alors, il s’attela à le remettre en état. Samaa, quand elle l’apprit, voulut l’aider et elle mobilisa ses amis et des gens du quartier. C’était beau à voir toutes ces personnes taillant, ramassant, redressant cet arbre affaibli. Ils lui demandèrent l’autorisation de brûler ses anciens atours mais Samaa eut une meilleure idée : et si on se retrouvait sous cet arbre tous ensemble pour la nuit de Noël ? On pourrait faire un feu de joie, lire des histoires, partager nos spécialités culinaires ? Et c’est ce qu’ils firent. Jamais on n’avait vu arbre plus heureux que de se se sentir si bien entouré… Il existait bel et bien un coiffeur pour arbres !”.

Un arbre-oiseau !

Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année !

Billet d’été : éveiller ses sens …

Ce n’est vraiment pas facile de passer la dernière pour ces billets d’été 2020 tous aussi passionnants les uns que les autres !

Vous avez dû remarquer que deux fils ont été déroulés : focus sur des livres reçus lors de notre Green swap d’été et le monde d’après (confinement oblige !). Au choix pour nous toutes.

J’ai donc décidé, étant la dernière, de relier les deux, comme une façon de fermer cette période ou au contraire de l’ouvrir vers d’autres perspectives.

Tout est donc venu du superbe swap que j’ai reçu de la part de Frédérique du blog Liraloin avec un livre comme une bombe : Le goût du baiser de Camille Emmanuelle Editions Thierry Magnier, collection L’Ardeur.

“Regarder la vie en face, toujours la vie et la reconnaître pour ce qu’elle est.
Enfin, l’aimer pour ce qu’elle est et la mettre derrière soi.”
Virginia WOOLF
Editions Thierry Magnier

Je ne vais pas ici ré-écrire une chronique (elle est déjà sur mon blog LA) ni m’improviser Maïa Mazaurette ! (Voir ses superbes chroniques dans le journal Le Monde) mais tenter de prendre de la hauteur : car des baisers, on en a manqué. Collectivement je veux dire. Du tactile, de la douceur, de la barbe qui pique, de la peau qui colle, de la bave de tout-petit, de rides comme des parchemins, …de l’humain quoi ! Car oui, ce que nous a enseigné cette période, c’est cela : ce besoin viscéral de se toucher, de se sourire, de s’écouter (en dehors des écrans), de se rencontrer sans arrière-plan de scenarii catastrophes,..alors que le machin nous en empêche.

Nous étions amputés et le sommes toujours. Sens dessus dessous. Comme Aurore dans le roman, qui n’a plus ni goût ni odorat.

En même temps, c’est une période qui nous a mené à pas mal d’introspection : à savourer le rythme de la nature, à écouter le silence (sans avions ni voitures), à observer la renaissance du printemps, à réfléchir à son mode de vie, à se prendre la tête entre quatre murs (quand on n’a pas la chance d’avoir un jardin mais c’est aussi contraignant un jardin, bref, je m’égare), à jongler entre enfants et boulot, à avoir envie de jeter les écrans trop chronophages et qui “remplaçaient” tout ça, (vraiment ?)…

A redéfinir ses priorités en fait. Comme Aurore dans le roman, qui décide de prendre sa vie en main, de sortir de sa coquille, d’aller vers l’inconnu et de re-naître.

Et de s’apercevoir qu’avec une certaine forme de liberté retrouvée, le naturel risque de revenir au galop : j’essaie de me souvenir de cette période qui a certes été violente, longue et incertaine, mais qui avait aussi un autre GOÛT.

Celui d’un espoir. Comme Aurore, qui en rencontrant d’autres personnes -et un en particulier-s’autorise enfin une autre forme de plaisir, bien au-delà de son propre espoir.

Pour le monde d’aujourd’hui, éveillons donc nos sens au sens large, même s’ils sont anesthésiés par les gestes barrières (elle est pas top cette expression hein ? Et si on disait plutôt gestes protecteurs ?), même s’ils constituent le seul rempart connu et qu’il est donc nécessaire de les appliquer.

N’ajoutons pas d’autres barrières mais au contraire transformons-les en du positif ! Ce n’est rien d’autre que le message de ce magnifique roman à travers le parcours de son héroïne. Alors à défaut de s’embrasser, EmbraSons-nous !

Il me reste à vous souhaiter une belle rentrée ! Pleine de nouveautés, de retrouvailles, d’envies, de sourires avec les yeux, de bonjours avec les mains (LSF), de baisers comme des papillons, et de patience… vers des jours meilleurs que nous devons espérer et surtout construire par nos comportements plus responsables envers la nature et les autres.

Et ça, c’était le but de notre Green Swap ! La boucle est bouclée ? … Non, elle chemine !

Du bonheur !

“Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.”

Albert Schweitzer

Et si on finissait cette période pas si facile par une sélection thématique sur le bonheur ? Un thème large comme le bras, mais que la littérature jeunesse ne boude pas. Et comme ici on aime partager, c’est parti…

Avant d’aborder nos billets d’été et notre écoloswap !

******

Dans la collection d’Ada, un merveilleux-prodigieux-fabuleux album de Béatrice Alemagna : La Gigantesque petite chose ! Un album géant, réconfortant, dans lequel on pourrait presque se lover et partir, rêveur, à la recherche de cette si précieuse petite chose qui nourrit les coeurs et fait pétiller les regards !

La Gigantesque petite chose, Beatrice Alemagna, autrement jeunesse, 2011.

******

Dans le monde d’Alice, juste une poignée de sable,… quelques grains restés au fond de la chaussure pour faire pousser les souvenirs et remédier au cafard. Il n’y a rien de plus beau que les petits bonheurs éphémères de l’enfance !

Graines de sable de Sibylle Delacroix. Bayard, 2017

******

…installe-toi confortablement. Tu ne dois pas bouger. Essaie de ressentir la chaleur du soleil sur ta peau, d’écouter le bruit des feuilles qui s’agitent dans le vent et celui des insectes qui bourdonnent…et ne pense à rien du tout. Maintenant, ferme les yeux.

N’est-ce-pas cela le bonheur ?

Un album attendrissant et zen nous rappelant les moments simples de la vie. Claudia

Laissez-moi tranquille… de Galia bernstein
Nathan, 2019

******

Un morceau de bambou, quelques feuilles, le travail délicat de la vannerie donne naissance à l’oiseau de brindilles porteur d’espoir. Le bonheur se trouve parfois dans de bien petites choses, c’est l’importance qu’on leur donne qui fait la différence. Et si le bonheur se trouvait dans l’autre et l’amour qu’il nous donne? Linda.

L’oiseau de brindilles de Agnès Bertron-Martin et Qu Lan
Gautier Languereau, 2018

******

“Pour tous les enfants des villes qui illuminent les ruelles de leur imagination débordante…”
Et tout ce vacarme dans la maison qui empêche Albert de lire. Ce dernier trouve refuge dans une sort de débarras où trône une jolie peinture représentant un couché de soleil sur la plage. Quoique de plus propice à la rêverie et à la lecture? Ah enfin, Albert va pouvoir lire au calme quand soudain deux rempoteuses de fleurs font leur apparition. Ce n’est pas gênant, Albert s’imagine sur sa chaise longe tandis que les fillettes font des châteaux de sable. Un autre camarade, amateur de badminton, cherche des joueurs, hélas notre Albert est trop occupé. Une petite fille accepte et c’est drôlement bien de faire des raquettes sur la plage. Ainsi de suites, d’autres enfants vont venir dans ce débarras jusqu’à temps qu’Albert s’emporte ! Trop trop de bruit l’empêche de lire. Et si pendant un petit moment, tout le monde s’arrêtait, prenait un bouquin ?

La quête d’Albert d’Isabelle Arsenault – la Pastèque, 2019 

A la lecture de cette BD, le lecteur est transporté tour à tour par la recherche de la quiétude que provoque la lecture et par les relations qu’entretiennent ce groupe d’enfants. La construction est intéressante, elle interroge sur le fait de se détacher de son quotidien et de faire d’un tableau un endroit où se réfugier tout comme dans la lecture. Les illustrations toutes nuancées d’orange, bleu-vert apportent une touche vintage à cette BD un peu hors du temps ancrée dans la rêverie et l’amusement. Par Liraloin.

******

Il est où, le bonheur, il est où ? Et bien parfois, il est là-bas et il ne faut pas perdre espoir lorsqu’on l’a perdu de vue… Voilà ce que nous rappelle cette pépite d’album portée par les illustrations extraordinaires de Matt Ottley et la poésie des mots de Rebecca Young. Un livre plébiscité sur l’île aux trésors !

Là-bas, de Rebecca Young et Matt Ottley, Éditions Kaleidoscope, 2020.

******

Le bonheur peut-il être trouvé dans un rêve, une fantasmagorie, un monde imaginaire lorsque la réalité est trop plate et morose ? Voici la question passionnante qui est au cœur du roman Éden. Quelle que soit la réponse, la lecture de ce livre immersif et très original a été un vrai bonheur pour Isabelle !

Éden, de Rebecca Lighieri, L’école des loisirs, 2019.

******

Le bonheur peut aussi être l’évocation de moments simples mais précieux, parce qu’ils sont partagés. C’est en tout cas le ressenti de Lucie suite à sa lecture de Le souffle de l’été d’Anne Cortey. Cet album propose quatre épisodes qui semblent anodins mais font le sel d’un été réussi. Un très joli livre pour attendre les vacances !

Le souffle de l’été, de Anne Cortey et Anaïs Massini, Grasset Jeunesse, 2017

******

“Après l’attente…le bonheur !”. Parfois, le bonheur, c’est se donner les moyens de réaliser son rêve… C’est le cas d’Imani et de son taxi. Un album chaleureux et optimiste !

L’avis de Pépita.

Le taxi d’Imani, Thierry Lenain et Olivier Balez, Albin Michel jeunesse

Il est des albums qui savent dire en peu de mots l’essentiel : Quelque chose de grand est de ceux-là. Car parfois le bonheur tient à un petit rien du tout mais qui emplit une sortie entre deux frères d’un bonheur plus grand encore.

L’avis de Pépita

Quelque chose de grand, Sylvie Neeman & Ingrid Godon, La joie de lire

******

“Le bonheur est dans le pré…Cours-y vite, cours-y vite,

Le bonheur est dans le pré…Cours-y vite, il va filer !

Franck Prévot

C’est par les éditions HongFei que nous avons appris hier la disparition soudaine de Franck Prévot.

Voici leur hommage que nous relayons ici :

Endeuillées,
Frappées de stupeur,
Attristées,
Démunies,
Unies dans la douleur avec son épouse, ses trois enfants, ses proches et amis,
Les éditions HongFei ont le grand regret d’avoir appris le décès de Franck Prévot, auteur de plusieurs albums publiés par notre maison depuis 2016, un ami.

Franck écrivait des histoires et de la poésie.
Ses textes lus par mille gens, ceux-là voulurent le rencontrer. Il aima ces gens et ces rencontres.
Elles lui donnèrent mille occasions d’inviter qui le voulait à écrire sa poésie. Et chacun devenait poète en sa présence.
Mais aujourd’hui est vide.
Jusque-là, Franck faisait vivre ses textes auprès des lecteurs petits, grands ou vieux et autres émerveillés. Désormais, c’est à ses textes de faire vivre sa voix.

Franck a choisi sa manière de donner. Avec la même liberté, nous recevons, reconnaissants.

Loïc Jacob et Chun-Liang Yeh, éditeurs
Le 29 mai 2020.

Voici quelques-uns de ses livres que nous aimons particulièrement

Un album qui enfle le cœur tant la beauté qui s’en dégage ne peut qu’émouvoir : un hymne pour célébrer la force et le mystère de la poésie.

La chronique de Pépita

Un magnifique album qui retrace le combat de cette femme africaine désormais célèbre dans le monde entier et Prix Nobel de la paix en 2004. Un combat pour la planète, les droits des femmes et la liberté.

Une belle histoire d’amour mais quand on a 10 ans, on fait comment ? Poésie pure !

Sous la direction de Romain Galissot et Philippe Lesgourgues, Franck Prévot aux textes, ce ne sont pas moins de 11 illustrateurs qui apportent leur contribution, souvent facétieuse, à cette encyclopédie revisitée.
11 thèmes d’origine sont revisités à leur manière, en les actualisant, ou en y ajoutant des articles de fiction, le tout servi par les illustrations de chacun avec leur personnalité. Une cohérence est respectée dans l’articulation textes/images, la qualité graphique est absolument irréprochable. L’esprit de l’origine, au service de la vulgarisation des connaissances, est magnifiquement mis en scène.

La chronique de Pépita

Des pensées profondes, de la dérision, de l’humour, des clins d’œil ! Des recueils de poésie à lire et relire.

Et son dernier album, sorti en mars 2019 chez les éditions Nathan.

LA VRAIE VÉRITÉ SUR LE SECRET DE LA MAÎTRESSE

Notre maîtresse, elle a un secret de magie ! Elle a des lunettes qui transforment les mots écrits en mots à dire. Mais, nous, on ne sait pas encore lire. Alors heureusement qu’elle est là, avec ses lunettes magiques ! Mais un jour… ELLE A OUBLIÉ SES LUNETTES !

La chronique de Claudia

Des livres jeunesse incontournables à découvrir ou à relire.