Nos coups de cœur de janvier

Nouvelle année et nouvelles lectures en ce mois de janvier qui n’en finit pas de s’étirer !

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Alice a eu un joli coup de cœur pour La petite casserole d’Anatole d’Isabelle Carrier (Editions Bilboquet, 2009).

Délicatement, un album rassurant qui embellit les différences, qui dédramatise le handicap et qui est un beau message de tolérance, de bonté et de fidélité à ce que l’on est.

Le message est simple et  évident, mais libère d’un tel poids !

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Isabelle et ses garçons ont fondu d’enthousiasme pour Le fil d’Ariane, superbe album qui transcende les genres, invite à déambuler dans d’immenses labyrinthes où l’on prend plaisir à chercher son chemin tout en retrouvant ses épisodes préférés de la mythologie grecque. Beau, ludique, hypnotique !

L’avis d’Isabelle

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Pépita a beaucoup aimé se plonger dans un album qui fait l’éloge de la lecture à partir des différents endroits où elle peut s’installer : des endroits merveilleux, incongrus, confortables, rendus lumineux par les magnifiques illustrations. La lecture comme un voyage permanent où que l’on soit !

Où tu lis, toi ? De Cécile Bergame et Magali Dulain édité par Didier jeunesse

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Bouma a dévoré le deuxième tome de la série de Léa Mazé : Les Croques. Avec cette enquête un brin fantastique, on suit des jumeaux au quotidien difficile dont les parents sont croques-morts. Une série angoissante dans laquelle on se prend vite d’affection pour les personnages.

L’avis de Bouma

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Yoko Lulu a adoré lire Un si petit oiseau ce mois-ci. Cette première lecture de l’année lui a donné de l’espoir, de la force et lui a apporté un peu de chaleur. Abigail nous incite à nous battre contre les malheurs de la vie et à nous accepter que l’on est. Cette héroïne au grand cœur s’y connaît en drames, pertes de confiances en soi, déprimes, colères,… Mais grâce à la lecture, à une nouvelle passion et à quelques personnes, elle va réussir à se relever et à prouver que le pire des malheurs peut amener au meilleur des bonheurs.

Un si petit oiseau de Marie pavlenko

L’avis de Sophie, de HashtagCéline et de Pépita

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Le premier tome de Ceux qui ne peuvent pas mourir a immédiatement séduit HashtagCéline avec son ambiance fantastique et son intrigue captivante. Une belle découverte qui ne lui laisse qu’un regret : devoir attendre la suite.

Ceux qui ne peuvent pas mourir – Tome 1 La bête de Porte-Vent de Karine Martins Gallimard Jeunesse

L’avis de HashtagCéline

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Sophie a été séduite par la série de petits romans Taupe & Mulot de Henri Meunier et Benjamin Chaud aux éditions Hélium. Ces deux premiers tomes montrent une amitié loufoque et touchante où la myopie de l’un provoquera des quiproquos et des situations décalées et amusantes. Graphiquement c’est aussi superbe ! Voilà une belle série de premiers romans pour les jeunes lecteurs…

  

L’avis de Sophie.

Nos coups de cœur de décembre en ce mois de janvier

Toute l’équipe vous souhaite une belle année douce, lumineuse et pleine de lectures !

À cheval sur l’année passée et la nouvelle qui arrive, voici notre premier article de 2020 qui recense nos coups de cœur du mois décembre, qui n’est pas si loin !

À l’ombre du grand arbre, c’est cette année 2019 :

12 lectures communes, 10 sélections thématiques, 12 séries d’articles coups de cœur, nos tables de chevet et leur PAL, deux swaps, un prix, des interviews, des billets d’été,… mais surtout beaucoup de passion et d’échanges !

Voici ce que nous gardons de nos lectures du mois passé :

Pour Pépita et son Méli-Mélo de livres, c’est sans aucun doute ce magnifique conte contemporain : émouvant, beau, juste, triste aussi et qui appelle à plus d’humanité. Et ce titre, ce titre !!!!

Son avis et celui d’Isabellehttp://www.gallimard-jeunesse.fr/var/storage/images/product/aa6/product_9782075093668_244x0.jpg

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Alice a adoré frissonner avec cette BD adaptée du roman de Malika Ferdjoukh  -dessin de Nicolas Pitz-.

Un huis clos familial où l’on suit une enquête entre fausses pistes et révélations. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages et des retrouvailles ce 1er octobre à l’occasion de l’anniversaire de Papigrand… Une ambiance digne d’un bon polar dans des décors aux  superbes couleurs automnales.

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Sophie a aimé découvrir ce nouvel album de Lucie Félix. Elle y parle l’air de rien des origines de la vie sur terre et des premières cellules. Mais oui oui, c’est bien un livre pour les tout-petits avec des tirettes, des couleurs contrastées, des formes simples et un texte tout en sonorité.

Son avis

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Solectrice a vibré avec un roman qui nous replonge cinq ans en arrière, comme si c’était hier… Pendant les attentats qui ont pris pour cible Charlie Hebdo, on suit le quotidien de Caumes et de ses amis lycéens.

Son avis.

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Sur leur île aux trésors, Isabelle et ses enfants ont été particulièrement émus par deux livres exceptionnels qui célèbrent chacun à leur manière une nature surprenante, sauvage et fragile : le documentaire Curieux mammifères, de Florence Guiraud (Saltimbanque) et le roman Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage, de Paul Martin et J.-B. Bourgois (Sarbacane).

Son avis sur Curieux mammifères

Son avis, celui de Pépita et de Hashtagcéline sur Violette Hurlevent et le Jardin Sauvage

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HashtagCéline a été très touchée par l’histoire de Louise, jeune bachelière, confrontée à des choix qu’elle ne se résout pas à prendre. Désorientée de Marine Carteron (Casterman) a été la belle surprise de cette fin d’année.

Son avis.

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Et vous ? Quelles belles lectures avez-vous faites en décembre et s’il fallait n’en retenir qu’une, laquelle serait-elle ?

Lecture commune : Petit Renard

Il est des albums qui font d’emblée l’unanimité tant ils touchent au sublime.

PETIT RENARD d’Edward van de Vendel, illustré par Marije Tolman, publié par Albin Michel jeunesse, est incontestablement de ceux-là.

Évidemment, sous le Grand arbre, quand il est question de beau, on a de suite envie d’en discuter et de partager !

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Pépita : Petit renard : à l’ouverture de cet album, quelle a été votre première réaction ?

Isabelle : Avant même de l’ouvrir, je suis immédiatement tombée sous le charme de la couverture qui donne le ton – entre orange vif et nuances de gris, entre photo et dessins, entre contemplation mélancolique et fantaisie. En commençant à feuilleter, j’ai été à la fois soufflée par la beauté des illustrations et très intriguée par l’absence de texte, me demandant où ce petit renard nous entraîne.

HashtagCéline : Comme Isabelle, j’ai été immédiatement séduite. Les illustrations mêlant photos et dessins sont originales et j’y ai été d’emblée très sensible. C’est rare qu’un album me fasse ressentir autant d’émotions sans même que je l’ai lu. Rien qu’en le feuilletant, je l’ai trouvé riche et j’ai senti ce rythme si particulier. J’ai tout de suite su que ce livre serait un coup de cœur. Un vrai coup de foudre pour ce petit renard orange.

Colette : J’ai tout de suite été séduite par le soin apporté à la matérialité de cet album : reliure en tissu, couverture en carton bien épais, cahiers cousus, impression soignée. Ce livre est un bel objet sensoriel ! En l’ouvrant, on découvre d’étranges ramures orangées, puis sur la page de garde, un couple d’amis improbables, un petit garçon vêtu de rouge à la chevelure rousse et un renard au pelage flamboyant. S’ensuivent de magnifiques double-pages où de vastes paysages naturels s’épanouissent – et là le véritable charme opère : entre photographies monochromes et créatures animales dessinées, se livre toute l’originalité du travail d’illustration de Marije Tolman.

Pépita : Tout comme vous, dès que je l’ai eu dans les mains, je me suis dit : pépite ! Et quand je l’ai ouvert, j’ai été littéralement soufflée par ces 17 pages (oui 17 pages !) sans texte mais racontant déjà une histoire, mêlant dessins et photographies, avec un sens des détails si fin que le lecteur est transporté dans ces paysages, qu’il regarde avec les yeux de ce petit renard qui batifole dans cette nature magnifique de bord de mer.

Quel est l’élément déclencheur de l’apparition du texte ?

HashtagCéline : Ce sont les deux papillons violets qui surgissent et qui attirent irrésistiblement notre petit animal… “Pourquoi? Parce qu’ils sont violets.” Deux papillons violets qui nous mettent rétrospectivement la puce à l’oreille sur l’étrangeté de l’aventure que l’on s’apprête à lire et à vivre.Résultat de recherche d'images pour "petit renard albin michel jeunesse"

Pépita : Deux petits papillons violet qui vont faire faire un sacré vol plané à notre petit renard ! L’album entre là dans une autre dimension. Comment l’avez-vous ressentie ? Je dis bien ressentie et non interprétée…

Colette : Un rêve commence alors parce que notre petit renard est assommé par la chute incroyable qu’il vient de faire…

Isabelle : Oui, à ce moment-là, le vagabondage insouciant du renard bifurque dans quelque chose de complètement différent. On voit les deux papillons s’éloigner en voletant alors que le renardeau, qui semble plus petit que jamais dans le vaste paysage, demeure figé dans une position immobile dont on ne sait pas bien si on doit en rire ou s’en effrayer. Quel est ce rêve étrange qui débute ? Personnellement, j’ai été tendue en le voyant se dérouler sous mes yeux, partagée entre l’envie de me laisser attendrir par la mignonnerie des scènes qui se succèdent et une inquiétude sourde : petit renard finira-t-il par se réveiller ?

Pépita : J’ai ressenti la même chose, une peur en fait de ce qui aller arriver, un trouble aussi difficile à cerner.

Isabelle : Je me demande si ce ressenti est une réaction d’adulte. En lisant l’album à voix haute à mes garçons, j’ai eu l’impression qu’ils se laissaient complètement porter par cette déambulation, qu’ils se laissaient aller de façon insouciante à savourer les instants si drôles et mignons qui défilent dans le rêve du Petit Renard. Ils n’associent pas du tout le fait de voir sa vie défiler devant ses yeux avec la possibilité de la mort. Je serais curieuse d’entendre les réactions d’autres enfants !

HashtagCéline : Honnêtement, le premier ressenti a été la surprise qui pour moi transparaît de l’air du petit renard. Et puis l’amusement de le voir partir à leur poursuite. Au premier abord, je me suis plutôt attendrie et réjouie de cette course et j’ai même un peu ri de cette chute. Il y a de l’humour dans ce texte. Et ce “POUF” qui est plutôt inattendu. Alors, oui, voilà comment je l’ai reçu au départ. Évidemment, après l’avoir lu, je ne voyais plus ce moment de la même façon…

Pépita : On assiste alors aux souvenirs de Petit renard. Ses découvertes, ses joies, ses peurs… Avez-vous été sensible à l’articulation texte/ image dans la mise en récit de ce rêve ?

Colette : On en oublie qu’il s’agit d’un rêve au fur et à mesure des pages, car on retrouve les très belles et délicates doubles pages du début de l’album, sans texte, du temps où notre petit renard était bien conscient. Il y a un petit côté album naturaliste dans certaines pages, avec les vignettes aux bords arrondis qui illustrent les multiples découvertes sensorielles de Petit renard.

Isabelle : C’est quelque chose auquel j’ai effectivement été très sensible. Les illustrations portent le texte, les deux sont complémentaires, s’imbriquent… au point que le texte finisse parfois par s’effacer complètement. Cette séquence nous donne ainsi véritablement le sentiment d’entrer dans la tête de petit renard, débordant d’impressions qui semblent parfois flotter dans le vide (ce qui comptait, c’était la chaleur lumineuse de la fourrure maternelle !), une part très importante donnée à la représentations des expériences sensorielles – la vitesse d’une course, les odeurs et les saveurs du terrier – et une perspective toujours subjective, parfois attentive à l’immensité du monde, parfois concentrée par un détail qui frémit sous une feuille. Le texte sonne comme une comptine et m’a fait penser à la manière de parler qu’ont les enfants qui découvrent avec délice le plaisir de faire sonner et rouler certains mots. Images et mots résonnent ensemble comme rarement !

HashtagCéline : J’ai vraiment aimé toutes les surprises que me réservait chaque page avec des mises en page différentes, du texte ou l’absence de texte, des pleines pages ou des petites vignettes… Cela contribue grandement à pénétrer dans le “songe” du petit renard. Un rêve est souvent ainsi, décousu, sautant du coq à l’âne, nous promenant à droite et à gauche sans qu’on puisse suivre une progression précise. Ici, pourtant il y en a une. Ce qui me fait penser que ce rêve n’en est peut-être pas un…

Pépita : Puis l’album introduit un autre personnage : un jeune garçon à la chevelure aussi rousse que le pelage du renard et dans des planches là aussi sans texte, comme au début. Qu’avez-vous imaginé alors ?

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Colette : Une histoire d’adoption, une histoire d’amitié, référence rougeoyante à ce récit si précieux qu’est Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Il y a un parallèle entre les deux personnages, le petit humain et le petit animal dans la manière dont ils occupent l’espace des doubles-pages, les jeux sur la plage, puis au milieu des oiseaux. C’est ce que j’ai préféré dans cet album, tous ces liens implicites entre ces deux petits êtres, libres et sauvages. Silencieusement. À chacune de ces doubles-pages c’est comme si la peau de mon visage était balayée par les embruns des bords de l’Atlantique, un vent glacé démêlant les nœuds dans mes cheveux.

Isabelle : Ah ! Je suis contente qu’on en parle car ces liens implicites m’ont laissée un peu perplexe. Comme vous le dites, petit renard et petit garçon roux se ressemblent comme des alter ego. S’agit-il de deux petits êtres que le hasard fait se rencontrer ? Ou l’un est-il le fruit de l’imagination de l’autre, une sorte de projection de lui-même dans un monde imaginaire intensément incarné ?

HashtagCéline : Je me suis posée beaucoup de questions, émettant plusieurs hypothèses sur ce petit garçon. Leurs déambulations dans les pages sans texte, leur ressemblance… Certains indices m’ont fait m’interroger sur la possibilité qu’ils ne soient qu’un seul et même être. Mais après réflexion, je pense que ce garçon est un ami, rencontré sur le chemin de la vie bien rempli et qui fait partie des moments marquants vécus du petit animal.

Pépita : J’ai ressenti à cette lecture une dimension poétique mais aussi spirituelle. Est-ce votre cas ?

Isabelle : Le souffle poétique est évident, dans le rythme du texte, la restitution brute d’expériences sensuelles et émotionnelles, sous une forme presque condensée comme seule la poésie le permet ! L’album a également une dimension spirituelle au sens où l’essentiel du propos naît de la force évocatrice de la pensée et de l’imagination du jeune protagoniste. Mais concerne aussi ce qui peut nous évoquer le vertige de frôler la mort. Et l’ivresse de survivre et de grandir. Est-ce ce à quoi tu faisais référence, Pépita, quand tu parlais de dimension spirituelle ?

HashtagCéline : Mais complètement ! Pour moi, la question de la mort ou non de ce petit renard se pose tout au long de l’album, arrivant avec ces deux papillons violets. Alors si ce n’est pas juste un rêve… que vit petit renard ?

Pépita : Pour vous répondre, j’ai eu d’emblée une lecture spirituelle au sens large : vie et mort, rêve comme métaphore du danger omniprésent dans la vie de l’animal sauvage qui n’est pas sans rappeler la fragilité de toute vie, puissance évocatrice de l’esprit quand il prend le dessus sur le corps, va-et-vient entre le renard et le petit garçon qui sont introduits dans l’histoire de la même façon et que seul petit renard semble voir et pas sa famille. Comme un ange gardien ? Qui l’a déjà sauvé une fois d’un bocal qui aurait pu lui être fatal. Cet album est une ode à la nature aussi, omniprésente. Sans doute que je projette une part de l’adulte que je suis, pétrie de références. C’est un album qui me touche au-delà des mots, une tristesse et une joie mêlées.

Qu’avez-vous pensé de cette fin dans laquelle petit humain et petit renard ne font qu’un ? Le texte n’est pas si facile à saisir non ? L’image est plus explicite.

Colette : J’avoue que la fin de l’album m’a paru très énigmatique du point de vue du texte. Je crois que j’aurais presque préféré un album sans texte pour suivre les déambulations oniriques de Petit renard à travers ces étranges images composites, sans être parasitée par un sens qui m’est resté obscur. Mais j’ai hâte de savoir comment vous l’avez comprise, vous, cette fin !

Isabelle : Il me semble que l’on reste dans l’ambiguïté dont nous parlions toute à l’heure à propos du statut de ce petit garçon. La fin pourrait correspondre au dénouement de l’aventure de Petit renard, grâce au réconfort apporté par l’enfant. Elle pourrait également marquer la fin de la rêverie du Petit renard… ou du petit garçon. Le texte ne lève pas cette ambiguïté en utilisant le pronom “il” sans que l’on sache s’il correspond à l’humain ou à l’animal. Cela ne m’a pas dérangée, j’aime les histoires qui se prêtent à des lectures différentes ! Mais peut-être la fin vous a-t-elle paru moins ouverte, quelle en a été votre lecture ?

HahstagCéline : La fin m’a également beaucoup perturbée. (Décidément !) Pour moi, toutes les interprétations sont possibles. Je pense que chaque lecteur la ressentira de façon différente. La mienne? Je la garde pour moi. Mais elle prend une teinte plus triste et sûrement induite par ma vision d’adulte.

Pépita : oui, la fin n’est pas si facile : elle a une certaine ambiguïté. Mais faut-il la lever ? Pas certaine.

Et si nous abordions un aspect très important de cet album : les illustrations. Pour ma part, elles m’ont subjuguées par leur beauté, leur lumière et le sens du détail. On a l’impression de faire partie du paysage. De toucher les animaux. Ces 17 pages sans texte du début sont sublimes.

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Isabelle : Oui ! De la dentelle ! Il y a de quoi être fasciné par ces grandes photographies aux couleurs passées, qui donnent quelque chose de mélancolique, associées à des dessins crayonnés vibrants de vie et de malice. Comme tu le dis, il y a mille détails qui donnent envie de lire et de relire l’album, comme les parallèles subtils nous parlions plus tôt entre le renard et le garçon dans l’agencement des images. Je trouve aussi que Marije Tolman parvient magistralement à donner une forme aux rêveries et à l’imagination…

HashtagCéline : Cet album se regarde autant qu’il se lit. Il y a une chaleur, une douceur, une poésie et une originalité que j’ai rarement rencontrées. Marije Tolman a vraiment trouvé le bon équilibre et osé avec succès, le mélange dessin et photo qui donne vraiment une tonalité particulière à l’univers de ce livre. C’est juste parfait.

Pépita : Si vous deviez définir cet album en un seul mot, quel serait-il ?

Colette : En un seul mot ? Non deux ! Libres et sauvages !
Isabelle : Enfance !
Céline : Je pense que j’en donnerais deux aussi : vie et mort ! Parce que les deux sont liés et parce que c’est ce que j’y ai vu.
Pépita : Si je devais le définir en un mot, ce serait LUMIÈRE.

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Ne passez pas à côté de cet album ! Nous, on a envie de l’offrir à tour de bras !

Voici nos chroniques sur nos blogs : HashtagCéline, Isabelle, Pépita.

Coups de cœur d’Octobre

Les voici nos coups de cœur d’octobre, maintenant que les jours raccourcissent, les lectures se font plus cocons, on pense un peu à ce qu’on pourrait offrir à Noël, on commence à regarder en arrière et en avant (c’est selon), on étudie si on pourra aller au Salon à Montreuil (ou pas), bref, les occasions ne manquent pas pour partager encore et toujours !

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Pour Méli-Mélo de livres, une fois de plus, difficile de choisir parmi les belles choses lues et pas toutes chroniquées (par manque de temps !) mais je garde au fond de moi un livre qui m’a ouvert l’esprit sur la poésie de chaque chose et de chaque moment : Des haïkus plein les poches de Thierry Cazals & Julie Van Wezemael chez Cotcotcotéditions est une merveille de simplicité, de bonheur à portée de main et de mots choisis en toute humilité. A offrir, à lire et relire, à avoir près de soi !

Mon avis

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Pour Ada, le temps des vacances scolaires a permis un vrai moment de lectures plurielles et enthousiasmantes. Difficile de choisir. Mais sans aucun doute c’est le roman chroniqué par mes copinautes la semaine dernière qui m’a vraiment emportée, et je regrette vraiment de ne pas l’avoir lu à temps pour débattre avec elle de la profondeur de sens de ce bouquin là : Félines de Stéphane Servant est une ode au pouvoir féminin, une ode à la créativité qui permet de se libérer des codes qui nous enferment, nous étranglent, une ode aux poils, aux crocs et aux griffes qui permettent d’agripper la vie même dans ses heures les plus sombres.

Coup de cœur partagé par Sophie.

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Alice s’est laissé entraîner avec beaucoup de tension dans Blé noir d’Aurélie Wellenstein : romance adolescente sur fonds de combat pour la cause animale.

Quand Lilian croise la route de Blé alors qu’il en plein mission activiste, il ne se doute pas que cette rencontre va chambouler son existence au point de la suivre dans une fugue effrénée et d’accepter de se joindre ses différents combats.

Un beau roman initiatique qui amène le lecteur à réfléchir, à juger des choix et à réveiller sa conscience. Un livre noir, radical, très engagé.

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Dur, dur de faire un choix après un mois d’octobre riche de belles lectures sur l’île aux trésors ! Mais s’il faut n’en retenir qu’une seule, ce sera Petit Renard, d’Edward van de Vendel et Marije Tolman, un album de toute beauté, paru en septembre aux éditions Albin Michel Jeunesse. Un livre inoubliable en forme d’ode aux rêves avec un grand « R », à la nature, à la vie, aux expériences qui nous font grandir. Une expérience de lecture intense, tour à tour étrange, captivante, inquiétante et réconfortante comme un terrier bien chaud…

L’avis d’Isabelle

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Bouma a eu un coup au cœur pour deux petits albums cartonnés qui jouent à merveille sur le principe du “coucou – caché” si cher aux tout-petits. Mélangeant travail photographique et dessin crayonné, Coucou qui est là ? et Coucou je te vois ! de Lee et Choi sont à découvrir chez Didier Jeunesse (et à mettre dans le plus de petites mains possible bien évidemment)

L’avis de Bouma

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Pour HashtagCéline, le coup de cœur est double ce mois-ci. Impossible de choisir entre Parce que, l’album de Mac Barnett illustré par Isabelle Arsenault paru chez Little Urban et Éden, le roman de Rebecca Lighieri paru à l’école des loisirs. Le premier nous propose des réponses poétiques à des questions enfantines quand le deuxième nous entraîne dans un monde idyllique et mystérieux. Deux belles lectures pour HashtagCéline qui a fini le mois d’octobre en beauté.

   

Ses avis pour l’un et pour l’autre ICI et .

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Pour Sophie, c’est un album qui a partagé ce début de période automnale. Bulle d’été de Florian Pigé nous fait plonger dans l’univers d’un jeune garçon à l’approche de la rentrée. Poésie, solitude, imaginaire sont au rendez-vous !

Son avis ici.

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Nos coups de cœur de septembre

Cette rubrique mensuelle nous rappelle à chaque fois combien le temps passe !

Nous avons lu en septembre, malgré nos obligations de la rentrée, le tri des photos des vacances d’été, la rentrée littéraire et mille autres occupations.

Et voici ce que nous avons aimé et que nous partageons avec vous !

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Difficile pour Méli-Mélo de livres de choisir : Pépita a tout aimé ! Alors tant pis, je mets tout… Pour lire les chroniques, c’est LA.

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Très difficile aussi ce mois-ci de désigner un seul coup de cœur sur l’île aux trésors ! Isabelle et ses garçons ont voyagé loin, très loin, grâce à la belle plume de Nathalie Bernard. Son dernier roman, Le dernier sur la plaine, paru fin août 2019 aux éditions Thierry Magnier, nous plonge au cœur de l’histoire des amérindiens des grandes plaines, avec pour fil rouge la vie incroyable du dernier chef Comanche. Magnifique. Son avis

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Sophie a vibré au côté de Abi en vivant avec elle ses épreuves. Après un accident de voiture, la jeune fille est amputée d’un bras. Elle doit réapprendre à vivre, à faire les gestes du quotidien et à redonner du sens à son existence pour se recréer un avenir.
Un si petit oiseau est un superbe roman de Marie Pavlenko qui nous fait passer par toutes les émotions !

Son avis

L’avis de Pépita

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Alice a été bouleversée par a rencontre avec Joseph, jeune ado, malmené, mal aimé.. et a vécu tant d’émotion à la lecture de son histoire !

Gary D . Schmidt, un auteur décidément incontournable….

L’avis de Pépita

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Adèle et Solectrice ont frémi de bonheur en suivant la cavale de Victor et Yazel, un cambrioleur qui veut échapper à l’emprise de son père et une adolescente sourde amatrice de haïkus. Deux êtres qui se côtoient avec douceur et nous invitent à observer ce qui nous entoure en coupant le son.

L’avis de Pépita. Le nôtre reste à venir.

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HashtagCéline a retrouvé avec une immense joie Séverine Vidal avec un nouveau roman d’une intensité extraordinaire pour une histoire de mères, de filles et de drames. Un beau moment de lecture et un coup de coeur énorme. Pour lire son avis c’est ICI.

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Bouma a craqué pour une jolie bande-dessinée : L’écorce des choses de Cécile Bidault chez Warum Éditions. Avec douceur et empathie, l’autrice nous invite dans le quotidien d’une jeune sourde à une époque où il lui était interdit de signer.

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Aurélie partage un coup de coeur adulte mais accessible aux ados. En effet, dans le cadre professionnel elle a eu le plaisir de rencontrer l’auteure Hélène Frédérick et son dernier roman “La nuit sauve” chez Verticales. L’écrivaine nous plonge dans son Québec natal en 1988. Une nuit où nous sommes plongés dans la tête de trois ados lors d’une fête : peur de grandir, mal-être,séduction tous les éléments sont là pour nous tenir en haleine. A cela, une quatrième voix qui nous devance (tel un choeur) qui nous laisse présager une catastrophe…

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Et maintenant, quelles pépites allons nous découvrir durant ce mois d’octobre…