Le top 5 de Pépita

13 juillet 2017….(S)TOP…Pépita….en recherche de ses pépites…(S)TOP….déjà 3…(S)TOP….en reste 2…(S)TOP….

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1er août 2017….(S)TOP………Retour de vacances…..(S)TOP……..

Les 2 derniers trouvés ! ……(S)TOP……voici l’article….(S)TOP…….

Pour ce TOP 5, j’ai choisi des titres très personnels, que j’ai découvert ou re-découvert au cours de mon activité de blogueuse depuis 6 ans mais il y en aurait tant d’autres…

Au pays de Titus de Claudine Galéa.-Le Rouergue : un album grand format qui correspond à une toute première chronique du blog (et qui mériterait d’être ré-écrite !) et que je re-découvre à chaque lecture tant il est riche dans son message sur le pays de l’enfance et sa pureté. Pour moi, cet album symbolise ce que je cherche à faire passer dans ma vie de maman de très grands et grands enfants et de bibliothécaire jeunesse : poésie, respect de l’enfance, force de l’imaginaire. Il en a été écrit une pièce de théâtre, et que j’ai eu la chance de voir jouée par des enfants, et que je vous recommande.Dans la petite maison verte de Marie-France Painset et Marie Mahler.-Didier jeunesse : il est impossible pour moi de ne pas évoquer ma passion pour le livre petite enfance !  J’ai tant de coups de cœurs dans ce domaine mais celui-ci symbolise à mes yeux la lecture cocooning dans l’intimité du chez soi et le partage de toi à moi qui se joue dans toute relation de lecture. Avec ce cœur qui bat « pour toi, pour moi » : oui, la lecture fait cet effet-là ! Alors autant le transmettre dès le plus jeune âge Je salue au passage le travail formidable de la maison d’édition Didier jeunesse dans le domaine.

Sans ailes de Thomas Scotto et Csil.-Editions A pas de loups : une maison d’édition qui trace sa route et dont j’ai été particulièrement touchée (et le mot est faible !) par cet album si précieux, si sensible « dont la partition peut se lire à tout âge tant tout un chacun peut y lire des lignes de sa propre vie ou ses propres questionnements ». Un album toujours prés de moi et que je relis régulièrement pour me rappeler ce qui est finalement important dans la vie.

Le Bon Gros Géant de Roald Dahl.- Gallimard jeunesse : à mon grand âge, je n’avais pas lu ce monument de la littérature jeunesse et combien je suis retombée en enfance avec ce roman si succulent dans la langue et si profond dans ses messages. Une lecture absolument « délexquisavouricieuse »et »fantasfarabuleuse » ! Je me suis replongée alors avec délice dans l’oeuvre de ce géant qu’est Roald Dahl et j’ai appris une foule de choses dans ce hors-série de la revue Lire.

Le cœur des louves de Stéphane Servant.-Le Rouergue : en romans, et j’en lis beaucoup, alors encore plus difficile de choisir, mais celui-ci m’a profondément marquée. J’aurais besoin de le relire tant il m’a traversée comme un écho de mon histoire personnelle. Je sais que je le ferais un jour. Quand je serais prête. Un roman de femmes, de générations, de secrets dévastateurs, de lâcheté des hommes,…Lisez du Stéphane Servant (un nouveau roman parait fin août) !

« Elle (Célia) tente toujours de saisir la vérité de toutes ces vies mêlées. Il lui semble qu’il y a des motifs récurrents dans ces destinées. Comme si l’histoire se répétait indéfiniment, sous des formes différentes, mais le fond reste identique. Les lignes de fracture courent toujours à la surface des choses, et ni le temps ni les lieux ne semblent pouvoir stopper les lézardes. » (pp. 494-495).
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 TOP 5 terminé…(S)TOP-là….Belles lectures !
Et je passe le relais à Atelier de cœurs la semaine prochaine !
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Swap d’été et mail art !

On doit bien approcher du 10ème swap sur le blog et on arrive toujours à innover puisque cette fois, un mail art a aussi égayé nos colis dont vous allez avoir un aperçu multicolore en images des différents envois.

Et ça fait envie non ?

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Pépita a reçu son colis de la part d’Alice 

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 La collectionneuse de papillons a reçu son colis de la part de Bouma .

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Alice a reçu son colis de la part de Pépita

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Solectrice a reçu son colis de la part de la collectionneuse de papillons.

 

 

Atelierdecoeurs a reçu son colis de la part de Solectrice

 

Sophie a reçu son colis de la part de Atelierdecoeurs

À l'ombre du grand arbre, on se gâte souvent. Pour cet été, c'est le mail art de @atelierdecoeurs, tout récemment arrivée parmi nous, que j'ai eu lire plaisir d'ouvrir ! Merci Aurélie.

 

Lecture de jeune adulte #1 : A la place du coeur

C’est une jeune femme, Coline, 20 ans, qui inaugure les lectures de jeunes adultes avec le roman « A la place du cœur » d’Arnaud Cathrine, qui l’a profondément bouleversée.

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 1 : .

A la place du cœur Saison 1.-Arnaud Cathrine.-Robert Laffont

Ça aurait pu être moi. Ça aurait pu être mon frère, le père de ma meilleure amie, ma voisine, mon prof de maths du collège, la fleuriste à côté de chez moi… ça aurait pu être n’importe qui. Ça aurait pu être toi.

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On se sent souvent à l’abri de toutes les tragédies que l’on entend, lit ou voit à la télé. Et le jour où ça nous tombe dessus, on se demande : « mais pourquoi moi ? ». Tout simplement parce qu’on s’est cru invincible, parce que trop souvent, la réalité est si réelle qu’on refuse d’y croire. Alors, paradoxalement, elle devient irréelle.

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Caumes à 17 ans, il vit tranquillement sa vie d’adolescent et découvre l’amour pour la première fois. Mais il découvre aussi la cruauté, le drame, le terrorisme. Comme de milliers de personnes, lui et ses amis vont suivre les événements tragiques des attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Mais comment réagir quand, à 17 ans, les sentiments en ébullition, on doit porter sur ses épaules, le poids des maux de l’adolescence et l’implication morale et civique lorsque son pays est victime de terrorisme ? Est-ce normal de continuer à rire, pleurer, trembler, désirer ? Doit-on cesser de faire la fête, cesser de se fâcher avec ses parents pour une chaussette mal rangée, cesser de faire l’amour ? Est-ce égoïste de continuer à être heureux alors que d’autres sont morts simplement pour s’être exprimés ? Doit-on cesser de vivre par respect pour les morts ?

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A 17 ans, il n’est pas facile de prendre conscience que l’avenir, c’est vous. Que le monde tel qu’il est, est votre avenir et que vous êtes l’avenir du monde. Il n’est pas facile de comprendre que vous allez devoir bâtir votre vie dans un monde déchiré entre terrorisme, guerre, racisme, homophobie…

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Ce roman pose les questions que beaucoup de personnes se sont posées en silence. Comment agir face à ce genre de situation extrême que l’on ne comprend pas toujours, comment gérer le bonheur du premier amour et la culpabilité de ce bonheur face à ces actes de barbarie. Avec les mots d’un adolescent amoureux et conscient de la gravité des faits, Arnaud Cathrine bouleverse. Un roman honnête, d’actualité, plein de sensibilité, comme peu ont réussi à me toucher de cette façon.

Gageons qu’elle lira la saison 2 !

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 2 : .

Coups de cœur du joli mois de mai

Le joli mois de mai nous a bien inspirées côté lecture !

Des échéances importantes pour certaines d’entre nous n’ont pas empêché notre passion de lecture de s’émousser même si le rythme a été moins soutenu…

De bien belles découvertes qu’on a plaisir à partager avec vous à nouveau ce mois-ci !

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Chez Chloé, on joue au chat et à la souris, dans une ambiance proche du dessin animé, avec un dynamisme qui sied parfaitement aux beaux jours.

Tu m’attraperas pas ! Thimoty Knapman, Simona Ciraolo. Pastel, 2017

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 Chez Alice, on a le cœur transporté par le portrait de cet ado cabossé à la recherche d’un nouveau chemin plus apaisé.

Car Boy d’Anne Loyer. Thierry Magnier, 2017

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Chez Pépita, on a oscillé entre plusieurs émotions : une approche très pertinente dans cet album reliant les émotions entre elles….comme un fil invisible.

Au fil des émotions. Préface d’Alexandre Jollien. 

Texte de Cristina Nunez Pereira et Rafael R. Valcarcel, Gautier Languereau, 2016

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Chez Bouma, on s’est lancé dans la quête du super-héros à la sauce moderne dans un roman sans concession qui aborde l’envers de ce décors de paillettes.

Power Club T.1 d’Alain Gagnol, Syros, 2017

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Chez la collectionneuse de papillons on a beaucoup lu mais pas chroniqué. Alors je vous conseille un petit roman que mes ados de 3e ont dévoré pour un projet interdisciplinaire lettres-histoire qui a été super motivant :

D’un combat à l’autre, les filles de Pierre et Marie Curie,

Beatrice Nicodéme, Nathan.

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Chez Céline du Tiroir, coup de coeur pour l’histoire poétique et rigolotte d’une petite mouche bleue et de son voyage à travers la chaîne alimentaire de la forêt. Des illustrations de toute beauté pour cette chouette histoire qui tourne joliment en rond !

D’une petite mouche bleue, de Mathias Friman

Les fourmis rouges.

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Prix A l’Ombre du Grand Arbre 2017 : les lauréats et 5 ans du blog !

Le blog fête ses 5 ans aujourd’hui !

Quoi de mieux pour l’occasion que de célébrer ce pour quoi il milite depuis l’origine : la littérature jeunesse, à travers, déjà,  notre troisième édition du Prix A l’Ombre du grand arbre !

Trois catégories cette année regroupant des genres,

allant de la petite enfance aux ados :

Albums et petite enfance

Romans enfants et ados

BD et documentaires

Roulements de tambour…Quels sont donc les heureux lauréats ?

*Catégorie Petite enfance et albums*

« Déjà » de Delphine Grenier.-Didier jeunesseDelphine Grenier - Déjà.

« Dans le ventre de la terre » de Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé.-Seuil jeunesse

Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé - Dans le ventre de la Terre.

*Catégorie Romans enfants et ados*

« Louis Pasteur contre les loups-garous » de Flore Vesco.-Didier jeunesse

Flore Vesco - Louis Pasteur contre les loups-garous.

« Songe à la douceur » de Clémentine Beauvais.-Sarbacane

Clémentine Beauvais - Songe à la douceur - Dès 13 ans.

*Catégorie BD et documentaires*

« Yin et le dragon 1 : créatures célestes » de Richard Marazano et Yao.-Rue de Sévres

Richard Marazano et Yao Xu - Yin et le dragon Tome 1 : Créatures célestes.

« Planète migrants » de Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine.-Actes Sud junior

Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine - Planète migrants.

Un grand bravo et merci pour vos votes (320 au total) !

Les festivités du blog vont continuer tout au long de ce mois de mai,

avec nos articles habituels et quelques surprises !

Gâteau, Bougies, Anniversaire, Purple, Givrage, Cinq

 Merci de votre fidélité !

Lecture commune : Lettres d’un mauvais élève

Voici un nouveau roman de la collection Petite poche chez Thierry Magnier, écrit par Gaia Guasti, qui nous a fortement interpellées au point de vouloir échanger à plusieurs sur ce qu’il a bousculé en nous.

Deux enseignantes en collège, une bibliothécaire jeunesse, toutes mamans…et toutes bouleversées. A lire et faire lire !

Gaia Guasti - Lettres d'un mauvais élève.

Pépita : Lettres d’un mauvais élève : un titre assez explicite. Pouvez- vous présenter rapidement ces lettres pour entrer ensuite plus dans le vif du sujet ?

Solectrice : En quelques mots : ce sont 7 lettres, où s’exprime d’abord un grand désarroi, puis une colère sourde, où s’amorce aussi une réflexion sur les raisons de l’échec scolaire, où se dessine enfin une issue.

Colette : 7 lettres à 7 personnes qui comptent dans le parcours d’un collégien, des lettres à ceux qui sont des obstacles, des lettres à ceux qui sont des passerelles, 7 lettres pour dire l’importance de ce lieu si controversé et pourtant si essentiel qu’est l’école.

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Pépita : Moi c’est en tant que parent que j’ai posé mon regard sur ces lettres. Mal à l’aise au début avec ce fiel déversé sur tous les rouages symboliques de l’école : le prof, le directeur, le ministre, la déléguée,…je me suis dit : et oh ! tu te remets en cause toi aussi ???? oui, il se remet en cause, habilement, très. Et ça fait drôlement réfléchir. J’imagine qu’en tant qu’enseignantes, cela a dû pas mal vous remuer !

Une phrase page 20 m’a particulièrement interpellée :  » Moi, si je pouvais démissionner d’élève, je le ferai direct. » Comment l’avez-vous ressentie cette phrase ?

Colette : C’est une phrase qui résonne très sincèrement en moi car je l’entends presque tous les jours… pas exactement avec ces mots là mais combien d’élèves ne se sentent pas à leur place à l’école -en tous cas telle qu’elle existe aujourd’hui- parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’on attend d’eux (euh… et nous aussi en tant qu’enseignant parfois on ne sait pas ce qu’on attend d’eux… si je ne pouvais me fier qu’à « ma morale éducative », je sais bien ce que je voudrais apprendre avec mes élèves mais si je me fie à l’institution… et bien là je suis tout aussi perdue qu’eux et c’est pourquoi j’ai particulièrement apprécié la lettre à la ministre de l’éducation – même si je ne pense pas qu’un élève de collège puisse se sentir aussi concerné et engagé politiquement (mais je pense que nous reviendrons sur la crédibilité des lettres de notre « mauvais élève »). Quand je fais ma séquence de 3e autour de la question « à quoi sert l’école ? » à partir de L’école est finie d’Yves Grevet je peux vous assurer qu’ils sont très peu à être intimement convaincus qu’elle leur apporte épanouissement et lumières…

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Solectrice : C’est aussi une phrase qui m’a marquée. L’élève aimerait démissionner alors qu’il est déjà décrocheur, qu’il ne remplit plus le « contrat » et qu’il se sent rejeté de tous. Elle sonne comme un appel au secours. Elle m’évoque aussi tous ces élèves qui s’ennuient en cours, et qui cherchent à bousculer le cadre scolaire (trop facilement assimilé au monde professionnel) parce qu’ils ne parviennent pas à y trouver leur place.

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Pépita : Cette phrase, je l’ai trouvée vraiment forte dans la tête d’un élève décrocheur. Elle en dit long sur son désarroi. On a le sentiment que personne ne peut plus l’aider. Car oui, comme tu le soulignes Solectrice, ce sont des lettres intérieures. Qui contiennent une certaine violence non ? Comment avez- vous perçu le ton au départ ?

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Solectrice : L’agressivité de l’adolescent m’a décontenancée. Le fait qu’il reproche leur « nullité » à ses parents m’a fait craindre un élève borné, incapable de se remettre en cause : comme si cela suffisait à légitimer ses échecs, son rejet pour l’école. J’ai été particulièrement mal à l’aise en lisant la lettre malsaine adressée à la déléguée de sa classe, justifiant son acte de dégradation, se plaçant comme un résistant face au système (!), s’indignant d’être incompris. Je comprends la colère qui l’anime mais je m’étonne qu’il échafaude une telle justification.

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Colette : Je me rends compte – avec effroi- que cette violence dont tu parles ne m’a pas marquée…Je me suis peut-être habituée à ce que ce ton agressif vis à vis de l’école se généralise et se banalise !!! En fait en tant qu’enseignant, tu es sans cesse confrontée au discours négatif sur l’école de la part des adolescents en premier, mais aussi de leurs parents, de tes collègues et de l’institution elle même…Et c’est sans parler du discours véhiculé par les médias ou le politique… Nous sommes bien loin des hussards noirs de la république vantés au début du XXe siècle ! Et l’élève décrocheur de toute façon passe souvent par une forme de violence, que celle-ci se retourne contre lui même, contre les adultes ou contre ses pairs mais j’ai rarement vu des élèves décrocheurs qui pouvaient rester impassibles et tranquilles jusqu’au bout de leur scolarité.

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Pépita : Tout comme Solectrice, j’ai été assez déstabilisée face au ton employé …en fait, je me suis tout de suite rangée du côté de ceux qui étaient si malmenés. C’est toi Colette qui a changé mon regard par ton enthousiasme face à cette lecture. Et en même temps, je suis soulagée de constater que je ne suis pas la seule à avoir eu ce ressenti ! Parce que quand même, il y va fort ! C’est assez injuste j’ai trouvé que de déverser son fiel par écrit, comme ça , en partant de la déléguée jusqu’au ministre sans droit de réponse. En plus Lettres d’un mauvais élève laisse sous-entendre qu’il pourrait y en avoir d’autres de mauvais élèves….une accusation à charges donc. On y ressent une rancœur et une amertume mais aussi un sentiment d’exclusion d’une personne qui s’exclut aussi elle-même. Et peu à peu, le ton change….
Du coup, quelle est la lettre qui vous a le plus touchée ?

Colette : Sans hésiter j’ai pleuré à chaudes larmes en lisant la dernière… Quel hommage ! Quel retournement de situation ! Quelle simplicité ! Pour moi c’est cette dernière lettre la plus authentique et celle qui donne tout son sens à ce livre…

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Solectrice : Sans hésiter, la dernière aussi ! Confiante, touchante, une lettre bouleversante qui donne envie de continuer à enseigner, qui donne une raison d’exister à notre métier. Un petit bonheur, à ranger dans les beaux souvenirs d’échange avec les élèves (même si celui-ci n’est que de papier ;-). On a tant de plaisir à lire que la colère laisse la place aux mots doux.

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Pépita : pour ma part, c’est plutôt celle adressée à sa sœur …pour lui donner des conseils, la prémunir contre ses propres erreurs. J’ai trouve cela particulièrement touchant.
Est-ce que la pirouette de fin vous a surprise ou pas ?

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Solectrice : Oui, mais c’est vraiment délicat de l’aborder sans « spoiler » ce petit récit. Ce qui est vraiment bien imaginé c’est de rendre ce dernier courrier authentique par la syntaxe et les erreurs que cet élève pourrait faire, en contraste avec les autres lettres que je trouvais presque trop bien construites et formulées.
Quant à la lettre adressée à la sœur, je la trouve décalée car il ne se sent justement pas légitime de lui adresser ces conseils alors que lui-même ne parvient pas à les mettre en pratique.

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Colette : Oui la chute de ce petit livre m’a complètement surprise au sens positif du terme. Mais je suis d’accord avec Solectrice il ne faudrait pas trop en dire aux futurs lecteurs.

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Pépita : Oui elle m’a surprise cette fin, je l’ai trouvée si émouvante et éclairant tellement les autres !
Vous êtes toutes les deux enseignantes : avez-vous déjà reçu des lettres d’élèves se confiant à vous ?

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Colette : Lorsque j’ai enseigné au lycée, oui, j’ai reçu des lettres, de vraies belles lettres de remerciement pour les projets menés cheveux au vent tous ensemble, mes élèves m’avaient même offert un carnet dans lequel chacun avait écrit un message sur l’année écoulée si riche que nous avions partagée ensemble. Depuis que j’enseigne au collège, c’est beaucoup plus rare, les élèves me font des dessins, des cartes de vœux mais ils n’écrivent rien de personnel, ce n’est pas dans leur culture d’écrire ce qui ne va pas…Ce n’est pas dans leur culture d’écrire, tout simplement. Par contre ils parlent beaucoup et n’hésitent pas à venir me voir dans la salle où j’enseigne à la récréation pour discuter de choses et d’autres et parfois de choses graves pour lesquelles je ne sais pas toujours quoi faire… Ils demandent par contre très rarement de l’aide comme le fait le narrateur de Lettres d’un mauvais élève.

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Solectrice : Des lettres de confidence, rarement. Plutôt des petits mots sympathiques en fin d’année, des cartes de remerciements. La situation du roman est donc réaliste mais rare et précieuse.
En début de carrière, je demandais régulièrement à mes élèves de me rendre un bilan écrit de leur année et j’y découvrais, à travers les notions acquises, les titres de livres appréciés ou moins, ou les activités préférées, ce que j’avais pu leur apporter. Un jour, une élève m’a aussi donné une bande dessinée autobiographique où j’occupais une place importante. Mais la plupart du temps, je me réjouis des progrès d’un élève en difficulté, d’un commentaire enthousiaste glissé sur un livre partagé, d’une remarque positive à l’issue d’un cours ou de l’excitation manifestée dans la réalisation d’un projet.

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Pépita : Dernière question : si un mot symbolisait cette lecture, quel serait-il pour vous ?
Colette : Courage –Solectrice : Détresse- Pépita : Volonté

Ce récit est né du constat fait par Gaia Guasti, alors maman d’élève impliquée dans les conseils de classe, de voir autant de détresse chez certains élèves mais aussi professeurs bien démunis mais aussi de courage et de volonté pour les aider à s’orienter et à ne pas baisser les bras…

 

Nos chroniques respectives :

Colette-Le blog de la collectionneuse de papillons

Pépita-Mélimélodelivres

Coups de cœur d’avril

Les mois filent à toute allure !

Déjà le joli mois de mai !

Et en mai, sur le blog, c’est la fête !

L’image contient peut-être : fleur, plante et nature

©Méli-Mélo de livres

Avril, ce sont les jours qui rallongent, les lectures qui peuvent se faire dehors, des vacances décalées selon les régions, des œufs qui sont tombés du ciel mais les livres, eux, ne sont pas tombés de nos mains puisqu’on en a aimé certains au point de vouloir les partager ici. Une bien belle récolte !

Dans le panier de Mélimélodelivres, il y a :

D’entre les ogres de Baum et Dedieu, Seuil jeunesse, 2017

Justement un panier hurlant saisi par une main d’ogre…

J’ai été saisie par la noirceur et par la lumière de cet album hors du commun.

L’avis de Pépita

 

Dans la corbeille en osier d’Alice, on trouve :

Appuyez sur étoile de Sabrine Bensalah. Sarbacane, 2017.

Un petit coup de baguette magique…. Avril est prête à tout pour embellir les derniers jours de vie de sa mémé.

Ca déborde d’amour, ca pétille de vie, ca déborde de joie, c’est honnête et beau.

Son avis par ici

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.Dans le baluchon de Chloé, il y a :

Capitaine maman de Magali Arnal, Ecole des loisirs.

A la fois mère célibataire et plus célèbre des archéologues, Capitaine Maman mène sa barque comme une cheffe !

Son avis ici

.Dans le filet de la collectionneuse de papillons, il y a :

Le bébé et le hérisson de Mathis, chez Thierry Magnier.

Un petit roman qui lie et délie les liens si précieux et si fragiles de la famille…

Son avis par là...

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Dans le coin secret du Tiroir à histoires, il y a :

Petit Pois de Davide Cali et Sébastien Mourrain chez Actes Sud Junior.

Il est petit, Petit Pois, tout petit. Il est né tout petit, et dés sa naissance, a du réinventer une vie à sa taille. Coup de coeur pour cet album tendre et malicieux.

Son avis ici !

Bon 1er mai !