Lecture de jeune adulte #1 : A la place du coeur

C’est une jeune femme, Coline, 20 ans, qui inaugure les lectures de jeunes adultes avec le roman « A la place du cœur » d’Arnaud Cathrine, qui l’a profondément bouleversée.

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 1 : .

A la place du cœur Saison 1.-Arnaud Cathrine.-Robert Laffont

Ça aurait pu être moi. Ça aurait pu être mon frère, le père de ma meilleure amie, ma voisine, mon prof de maths du collège, la fleuriste à côté de chez moi… ça aurait pu être n’importe qui. Ça aurait pu être toi.

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On se sent souvent à l’abri de toutes les tragédies que l’on entend, lit ou voit à la télé. Et le jour où ça nous tombe dessus, on se demande : « mais pourquoi moi ? ». Tout simplement parce qu’on s’est cru invincible, parce que trop souvent, la réalité est si réelle qu’on refuse d’y croire. Alors, paradoxalement, elle devient irréelle.

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Caumes à 17 ans, il vit tranquillement sa vie d’adolescent et découvre l’amour pour la première fois. Mais il découvre aussi la cruauté, le drame, le terrorisme. Comme de milliers de personnes, lui et ses amis vont suivre les événements tragiques des attentats contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Mais comment réagir quand, à 17 ans, les sentiments en ébullition, on doit porter sur ses épaules, le poids des maux de l’adolescence et l’implication morale et civique lorsque son pays est victime de terrorisme ? Est-ce normal de continuer à rire, pleurer, trembler, désirer ? Doit-on cesser de faire la fête, cesser de se fâcher avec ses parents pour une chaussette mal rangée, cesser de faire l’amour ? Est-ce égoïste de continuer à être heureux alors que d’autres sont morts simplement pour s’être exprimés ? Doit-on cesser de vivre par respect pour les morts ?

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A 17 ans, il n’est pas facile de prendre conscience que l’avenir, c’est vous. Que le monde tel qu’il est, est votre avenir et que vous êtes l’avenir du monde. Il n’est pas facile de comprendre que vous allez devoir bâtir votre vie dans un monde déchiré entre terrorisme, guerre, racisme, homophobie…

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Ce roman pose les questions que beaucoup de personnes se sont posées en silence. Comment agir face à ce genre de situation extrême que l’on ne comprend pas toujours, comment gérer le bonheur du premier amour et la culpabilité de ce bonheur face à ces actes de barbarie. Avec les mots d’un adolescent amoureux et conscient de la gravité des faits, Arnaud Cathrine bouleverse. Un roman honnête, d’actualité, plein de sensibilité, comme peu ont réussi à me toucher de cette façon.

Gageons qu’elle lira la saison 2 !

Arnaud Cathrine - A la place du coeur Saison 2 : .

Coups de cœur du joli mois de mai

Le joli mois de mai nous a bien inspirées côté lecture !

Des échéances importantes pour certaines d’entre nous n’ont pas empêché notre passion de lecture de s’émousser même si le rythme a été moins soutenu…

De bien belles découvertes qu’on a plaisir à partager avec vous à nouveau ce mois-ci !

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Chez Chloé, on joue au chat et à la souris, dans une ambiance proche du dessin animé, avec un dynamisme qui sied parfaitement aux beaux jours.

Tu m’attraperas pas ! Thimoty Knapman, Simona Ciraolo. Pastel, 2017

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 Chez Alice, on a le cœur transporté par le portrait de cet ado cabossé à la recherche d’un nouveau chemin plus apaisé.

Car Boy d’Anne Loyer. Thierry Magnier, 2017

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Chez Pépita, on a oscillé entre plusieurs émotions : une approche très pertinente dans cet album reliant les émotions entre elles….comme un fil invisible.

Au fil des émotions. Préface d’Alexandre Jollien. 

Texte de Cristina Nunez Pereira et Rafael R. Valcarcel, Gautier Languereau, 2016

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Chez Bouma, on s’est lancé dans la quête du super-héros à la sauce moderne dans un roman sans concession qui aborde l’envers de ce décors de paillettes.

Power Club T.1 d’Alain Gagnol, Syros, 2017

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Chez la collectionneuse de papillons on a beaucoup lu mais pas chroniqué. Alors je vous conseille un petit roman que mes ados de 3e ont dévoré pour un projet interdisciplinaire lettres-histoire qui a été super motivant :

D’un combat à l’autre, les filles de Pierre et Marie Curie,

Beatrice Nicodéme, Nathan.

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Chez Céline du Tiroir, coup de coeur pour l’histoire poétique et rigolotte d’une petite mouche bleue et de son voyage à travers la chaîne alimentaire de la forêt. Des illustrations de toute beauté pour cette chouette histoire qui tourne joliment en rond !

D’une petite mouche bleue, de Mathias Friman

Les fourmis rouges.

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Prix A l’Ombre du Grand Arbre 2017 : les lauréats et 5 ans du blog !

Le blog fête ses 5 ans aujourd’hui !

Quoi de mieux pour l’occasion que de célébrer ce pour quoi il milite depuis l’origine : la littérature jeunesse, à travers, déjà,  notre troisième édition du Prix A l’Ombre du grand arbre !

Trois catégories cette année regroupant des genres,

allant de la petite enfance aux ados :

Albums et petite enfance

Romans enfants et ados

BD et documentaires

Roulements de tambour…Quels sont donc les heureux lauréats ?

*Catégorie Petite enfance et albums*

« Déjà » de Delphine Grenier.-Didier jeunesseDelphine Grenier - Déjà.

« Dans le ventre de la terre » de Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé.-Seuil jeunesse

Cécile Roumiguière et Fanny Ducassé - Dans le ventre de la Terre.

*Catégorie Romans enfants et ados*

« Louis Pasteur contre les loups-garous » de Flore Vesco.-Didier jeunesse

Flore Vesco - Louis Pasteur contre les loups-garous.

« Songe à la douceur » de Clémentine Beauvais.-Sarbacane

Clémentine Beauvais - Songe à la douceur - Dès 13 ans.

*Catégorie BD et documentaires*

« Yin et le dragon 1 : créatures célestes » de Richard Marazano et Yao.-Rue de Sévres

Richard Marazano et Yao Xu - Yin et le dragon Tome 1 : Créatures célestes.

« Planète migrants » de Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine.-Actes Sud junior

Sophie Lamoureux et Amélie Fontaine - Planète migrants.

Un grand bravo et merci pour vos votes (320 au total) !

Les festivités du blog vont continuer tout au long de ce mois de mai,

avec nos articles habituels et quelques surprises !

Gâteau, Bougies, Anniversaire, Purple, Givrage, Cinq

 Merci de votre fidélité !

Lecture commune : Lettres d’un mauvais élève

Voici un nouveau roman de la collection Petite poche chez Thierry Magnier, écrit par Gaia Guasti, qui nous a fortement interpellées au point de vouloir échanger à plusieurs sur ce qu’il a bousculé en nous.

Deux enseignantes en collège, une bibliothécaire jeunesse, toutes mamans…et toutes bouleversées. A lire et faire lire !

Gaia Guasti - Lettres d'un mauvais élève.

Pépita : Lettres d’un mauvais élève : un titre assez explicite. Pouvez- vous présenter rapidement ces lettres pour entrer ensuite plus dans le vif du sujet ?

Solectrice : En quelques mots : ce sont 7 lettres, où s’exprime d’abord un grand désarroi, puis une colère sourde, où s’amorce aussi une réflexion sur les raisons de l’échec scolaire, où se dessine enfin une issue.

Colette : 7 lettres à 7 personnes qui comptent dans le parcours d’un collégien, des lettres à ceux qui sont des obstacles, des lettres à ceux qui sont des passerelles, 7 lettres pour dire l’importance de ce lieu si controversé et pourtant si essentiel qu’est l’école.

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Pépita : Moi c’est en tant que parent que j’ai posé mon regard sur ces lettres. Mal à l’aise au début avec ce fiel déversé sur tous les rouages symboliques de l’école : le prof, le directeur, le ministre, la déléguée,…je me suis dit : et oh ! tu te remets en cause toi aussi ???? oui, il se remet en cause, habilement, très. Et ça fait drôlement réfléchir. J’imagine qu’en tant qu’enseignantes, cela a dû pas mal vous remuer !

Une phrase page 20 m’a particulièrement interpellée :  » Moi, si je pouvais démissionner d’élève, je le ferai direct. » Comment l’avez-vous ressentie cette phrase ?

Colette : C’est une phrase qui résonne très sincèrement en moi car je l’entends presque tous les jours… pas exactement avec ces mots là mais combien d’élèves ne se sentent pas à leur place à l’école -en tous cas telle qu’elle existe aujourd’hui- parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’on attend d’eux (euh… et nous aussi en tant qu’enseignant parfois on ne sait pas ce qu’on attend d’eux… si je ne pouvais me fier qu’à « ma morale éducative », je sais bien ce que je voudrais apprendre avec mes élèves mais si je me fie à l’institution… et bien là je suis tout aussi perdue qu’eux et c’est pourquoi j’ai particulièrement apprécié la lettre à la ministre de l’éducation – même si je ne pense pas qu’un élève de collège puisse se sentir aussi concerné et engagé politiquement (mais je pense que nous reviendrons sur la crédibilité des lettres de notre « mauvais élève »). Quand je fais ma séquence de 3e autour de la question « à quoi sert l’école ? » à partir de L’école est finie d’Yves Grevet je peux vous assurer qu’ils sont très peu à être intimement convaincus qu’elle leur apporte épanouissement et lumières…

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Solectrice : C’est aussi une phrase qui m’a marquée. L’élève aimerait démissionner alors qu’il est déjà décrocheur, qu’il ne remplit plus le « contrat » et qu’il se sent rejeté de tous. Elle sonne comme un appel au secours. Elle m’évoque aussi tous ces élèves qui s’ennuient en cours, et qui cherchent à bousculer le cadre scolaire (trop facilement assimilé au monde professionnel) parce qu’ils ne parviennent pas à y trouver leur place.

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Pépita : Cette phrase, je l’ai trouvée vraiment forte dans la tête d’un élève décrocheur. Elle en dit long sur son désarroi. On a le sentiment que personne ne peut plus l’aider. Car oui, comme tu le soulignes Solectrice, ce sont des lettres intérieures. Qui contiennent une certaine violence non ? Comment avez- vous perçu le ton au départ ?

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Solectrice : L’agressivité de l’adolescent m’a décontenancée. Le fait qu’il reproche leur « nullité » à ses parents m’a fait craindre un élève borné, incapable de se remettre en cause : comme si cela suffisait à légitimer ses échecs, son rejet pour l’école. J’ai été particulièrement mal à l’aise en lisant la lettre malsaine adressée à la déléguée de sa classe, justifiant son acte de dégradation, se plaçant comme un résistant face au système (!), s’indignant d’être incompris. Je comprends la colère qui l’anime mais je m’étonne qu’il échafaude une telle justification.

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Colette : Je me rends compte – avec effroi- que cette violence dont tu parles ne m’a pas marquée…Je me suis peut-être habituée à ce que ce ton agressif vis à vis de l’école se généralise et se banalise !!! En fait en tant qu’enseignant, tu es sans cesse confrontée au discours négatif sur l’école de la part des adolescents en premier, mais aussi de leurs parents, de tes collègues et de l’institution elle même…Et c’est sans parler du discours véhiculé par les médias ou le politique… Nous sommes bien loin des hussards noirs de la république vantés au début du XXe siècle ! Et l’élève décrocheur de toute façon passe souvent par une forme de violence, que celle-ci se retourne contre lui même, contre les adultes ou contre ses pairs mais j’ai rarement vu des élèves décrocheurs qui pouvaient rester impassibles et tranquilles jusqu’au bout de leur scolarité.

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Pépita : Tout comme Solectrice, j’ai été assez déstabilisée face au ton employé …en fait, je me suis tout de suite rangée du côté de ceux qui étaient si malmenés. C’est toi Colette qui a changé mon regard par ton enthousiasme face à cette lecture. Et en même temps, je suis soulagée de constater que je ne suis pas la seule à avoir eu ce ressenti ! Parce que quand même, il y va fort ! C’est assez injuste j’ai trouvé que de déverser son fiel par écrit, comme ça , en partant de la déléguée jusqu’au ministre sans droit de réponse. En plus Lettres d’un mauvais élève laisse sous-entendre qu’il pourrait y en avoir d’autres de mauvais élèves….une accusation à charges donc. On y ressent une rancœur et une amertume mais aussi un sentiment d’exclusion d’une personne qui s’exclut aussi elle-même. Et peu à peu, le ton change….
Du coup, quelle est la lettre qui vous a le plus touchée ?

Colette : Sans hésiter j’ai pleuré à chaudes larmes en lisant la dernière… Quel hommage ! Quel retournement de situation ! Quelle simplicité ! Pour moi c’est cette dernière lettre la plus authentique et celle qui donne tout son sens à ce livre…

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Solectrice : Sans hésiter, la dernière aussi ! Confiante, touchante, une lettre bouleversante qui donne envie de continuer à enseigner, qui donne une raison d’exister à notre métier. Un petit bonheur, à ranger dans les beaux souvenirs d’échange avec les élèves (même si celui-ci n’est que de papier ;-). On a tant de plaisir à lire que la colère laisse la place aux mots doux.

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Pépita : pour ma part, c’est plutôt celle adressée à sa sœur …pour lui donner des conseils, la prémunir contre ses propres erreurs. J’ai trouve cela particulièrement touchant.
Est-ce que la pirouette de fin vous a surprise ou pas ?

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Solectrice : Oui, mais c’est vraiment délicat de l’aborder sans « spoiler » ce petit récit. Ce qui est vraiment bien imaginé c’est de rendre ce dernier courrier authentique par la syntaxe et les erreurs que cet élève pourrait faire, en contraste avec les autres lettres que je trouvais presque trop bien construites et formulées.
Quant à la lettre adressée à la sœur, je la trouve décalée car il ne se sent justement pas légitime de lui adresser ces conseils alors que lui-même ne parvient pas à les mettre en pratique.

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Colette : Oui la chute de ce petit livre m’a complètement surprise au sens positif du terme. Mais je suis d’accord avec Solectrice il ne faudrait pas trop en dire aux futurs lecteurs.

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Pépita : Oui elle m’a surprise cette fin, je l’ai trouvée si émouvante et éclairant tellement les autres !
Vous êtes toutes les deux enseignantes : avez-vous déjà reçu des lettres d’élèves se confiant à vous ?

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Colette : Lorsque j’ai enseigné au lycée, oui, j’ai reçu des lettres, de vraies belles lettres de remerciement pour les projets menés cheveux au vent tous ensemble, mes élèves m’avaient même offert un carnet dans lequel chacun avait écrit un message sur l’année écoulée si riche que nous avions partagée ensemble. Depuis que j’enseigne au collège, c’est beaucoup plus rare, les élèves me font des dessins, des cartes de vœux mais ils n’écrivent rien de personnel, ce n’est pas dans leur culture d’écrire ce qui ne va pas…Ce n’est pas dans leur culture d’écrire, tout simplement. Par contre ils parlent beaucoup et n’hésitent pas à venir me voir dans la salle où j’enseigne à la récréation pour discuter de choses et d’autres et parfois de choses graves pour lesquelles je ne sais pas toujours quoi faire… Ils demandent par contre très rarement de l’aide comme le fait le narrateur de Lettres d’un mauvais élève.

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Solectrice : Des lettres de confidence, rarement. Plutôt des petits mots sympathiques en fin d’année, des cartes de remerciements. La situation du roman est donc réaliste mais rare et précieuse.
En début de carrière, je demandais régulièrement à mes élèves de me rendre un bilan écrit de leur année et j’y découvrais, à travers les notions acquises, les titres de livres appréciés ou moins, ou les activités préférées, ce que j’avais pu leur apporter. Un jour, une élève m’a aussi donné une bande dessinée autobiographique où j’occupais une place importante. Mais la plupart du temps, je me réjouis des progrès d’un élève en difficulté, d’un commentaire enthousiaste glissé sur un livre partagé, d’une remarque positive à l’issue d’un cours ou de l’excitation manifestée dans la réalisation d’un projet.

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Pépita : Dernière question : si un mot symbolisait cette lecture, quel serait-il pour vous ?
Colette : Courage –Solectrice : Détresse- Pépita : Volonté

Ce récit est né du constat fait par Gaia Guasti, alors maman d’élève impliquée dans les conseils de classe, de voir autant de détresse chez certains élèves mais aussi professeurs bien démunis mais aussi de courage et de volonté pour les aider à s’orienter et à ne pas baisser les bras…

 

Nos chroniques respectives :

Colette-Le blog de la collectionneuse de papillons

Pépita-Mélimélodelivres

Coups de cœur d’avril

Les mois filent à toute allure !

Déjà le joli mois de mai !

Et en mai, sur le blog, c’est la fête !

L’image contient peut-être : fleur, plante et nature

©Méli-Mélo de livres

Avril, ce sont les jours qui rallongent, les lectures qui peuvent se faire dehors, des vacances décalées selon les régions, des œufs qui sont tombés du ciel mais les livres, eux, ne sont pas tombés de nos mains puisqu’on en a aimé certains au point de vouloir les partager ici. Une bien belle récolte !

Dans le panier de Mélimélodelivres, il y a :

D’entre les ogres de Baum et Dedieu, Seuil jeunesse, 2017

Justement un panier hurlant saisi par une main d’ogre…

J’ai été saisie par la noirceur et par la lumière de cet album hors du commun.

L’avis de Pépita

 

Dans la corbeille en osier d’Alice, on trouve :

Appuyez sur étoile de Sabrine Bensalah. Sarbacane, 2017.

Un petit coup de baguette magique…. Avril est prête à tout pour embellir les derniers jours de vie de sa mémé.

Ca déborde d’amour, ca pétille de vie, ca déborde de joie, c’est honnête et beau.

Son avis par ici

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.Dans le baluchon de Chloé, il y a :

Capitaine maman de Magali Arnal, Ecole des loisirs.

A la fois mère célibataire et plus célèbre des archéologues, Capitaine Maman mène sa barque comme une cheffe !

Son avis ici

.Dans le filet de la collectionneuse de papillons, il y a :

Le bébé et le hérisson de Mathis, chez Thierry Magnier.

Un petit roman qui lie et délie les liens si précieux et si fragiles de la famille…

Son avis par là...

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Dans le coin secret du Tiroir à histoires, il y a :

Petit Pois de Davide Cali et Sébastien Mourrain chez Actes Sud Junior.

Il est petit, Petit Pois, tout petit. Il est né tout petit, et dés sa naissance, a du réinventer une vie à sa taille. Coup de coeur pour cet album tendre et malicieux.

Son avis ici !

Bon 1er mai !

Lecture commune : Sauveur & fils Saison 1 et 2 et…

Une nouvelle série de Marie-Aude Murail-Sauveur & fils- nous a enthousiasmées !

Voici un échange sur les deux premiers tomes et chut ! on est déjà plongées dans la suite…

Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 1 : .Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 2 : .

 

Pépita : Sauveur & fils, avec ces cochons d’inde en couverture, vous vous attendiez à quoi ? A du Marie-Aude Murail en tous cas non ?

Chlop : A vrai dire, je n’avais pas vraiment d’idées pré-conçues. Je n’ai pas lu la 4eme de couv et je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si ce n’est que je me doutais que j’aurais plaisir à le lire. (Parce que j’ai confiance dans Marie-Aude Murail pour faire des livres qui me plaisent mais aussi parce que j’ai confiance dans celle qui me l’a offert pour cerner mes goûts 😉

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Colette : J’avoue je n’ai pas du tout eu de coup de foudre pour cette couverture ! J’ai même cru que les graphistes étaient en panne d’idée ! Mais bien entendu quand je me suis plongée dans l’histoire de Sauveur et que j’ai découvert la hamstérologie, il m’a semblé finalement très judicieux d’avoir choisi ce personnage là pour le mettre en couverture ainsi que d’autres membres de sa grande famille pour celle du tome 2. Il aurait été de toute façon contre productif de nous présenter une quelconque image de Sauveur ou de son fils, car eux, nous avons terriblement besoin de nous les inventer, de les apprivoiser, de les envisager !

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Alice : La couverture ne m’a pas emballée de suite, mais ce sont vos premiers retours de lectures et ceux de mon entourage qui m’ont donné envie de retrouver la plume et la personnalité de Marie-Aude Murail. Je n’ai pas toujours accroché à tous ses textes ( Malo de lange par exemple, ou Le tueur à la cravate..) mais quand elle s’attache à mettre les considérations sociétales au cœur de ses romans, avec en plus un petit côté militant, je suis conquise !

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Bouma : En toute honnêteté ce sont vos coups de cœur successifs pour ce roman car entre le titre qui ne me parlait pas et la couverture… eh bien j’aurais fait l’impasse…

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Pépita : et bien moi j’ai adoré la couverture, non pas esthétiquement car elle est pas terrible mais j’ai bien aimé le clin d’oeil de la fin et la hamstérothérapie, j’ai trouvé ça chouette !
Et ce Sauveur alors, au prénom prédestiné, il sauve qui ? Des hamsters ? Des cochons d’Inde ? Lui-même ?

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Colette : Sauveur sauve toute une ribambelle d’enfants perdus, des petits, des grands, et de mille manières différentes … et je dirai que celui qu’il sauve le moins c’est lui -même.

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Alice : Quel prénom prédestiné ! Sauveur sauve les patients qui défilent dans son bureau, pas que des enfants d’ailleurs. Il ne les sauve pas à proprement dit mais les aide à trouver leur propre chemin. Sauveur est un fin psychologue, qui écoute, ne juge pas et qui apporte sa bienveillance. Sauveur se sauve aussi lui même, en allant fouiller dans ses propres racines ( tome 1), en reconstruisant sa vie ( tome 2). Et enfin Sauveur sauve des hamsters ! Et c’est pour la bonne cause ! Qui l’eut cru ?

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Bouma : Sauveur et son fils Lazare n’ont pas des noms communs et ne le sont pas eux non plus. Cet homme apparaît comme un phare (tant par sa stature que par son rôle) dans la vie de son entourage (patients ou connaissances). Mais ce n’est pas un prénom facile à porter et il le dit de la plus belle des manières).

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Chlop : Je pense que malgré son nom prédestiné, Sauveur ne sauve personne. En bon psy, il essaye plutôt de permettre à chacun de se sauver lui même. Mais (est-ce à cause de son prénom ou à cause d’une trop grande capacité d’empathie?) dans cette tâche il se perd peut être un peu de vue et relègue ses propres problèmes au second plan. Il faut dire que sauver les autres, soi même, son enfant et les hamsters, ça fait beaucoup pour un seul bonhomme.

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Pépita : Qu’est-ce qui vous a particulièrement plu dans ces deux premiers tomes ? Le ton, les personnages, les situations, l’humour, …Et a contrario, y a-t-il un aspect qui vous a déplu, agacée,…

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Colette : Ils ne sont pas nombreux les petits faits qui m’ont agacé dans ce roman mais franchement le « VP » à tout bout de champ, j’avoue pour moi c’est du jeunisme inutile. Le vocabulaire ou les expressions qui ancrent trop dans une certaine forme d’actualité ou de mode ne servent pas l’oeuvre, voire même l’empêche d’atteindre à une certaine universalité mais ce n’est peut-être pas le but recherché même si toute la quête identitaire que mène Sauveur pour lui même mais aussi pour ses patients est pour moi véritablement une thématique profondément humaine et universelle.
Ce que j’aime dans ce livre, en tant que collectionneuse, c’est le côté « cabinet de curiosités » de la narration, toutes ces petites histoires qui se tissent au fil des pages, tous ces petits tiroirs de l’âme qui s’ouvrent à chaque fois que Sauveur reçoit un nouveau patient, c’est un ressort narratif qui permet d’explorer de nombreux aspects de la complexité humaine. C’est ce qui donne une épaisseur de sens à ce livre foisonnant.
Et puis le personnage de Sauveur m’a beaucoup appris pour moi-même : l’écoute dont il est capable, si elle semble tout à fait nécessaire pour faire un bon psychologue, elle me paraît aussi essentielle à chacun d’entre nous pour savourer pleinement sa relation aux autres. Disons qu’en quelque sorte j’ai été une patiente invisible de Sauveur et que l’écouter parler à ses patients a soigné mon incapacité à écouter vraiment, ce qui me permet dorénavant de mieux comprendre mes proches et de mieux leur répondre. En bref : Sauveur m’a fait progresser en communication bienveillante !

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Pépita : C’est le côté un peu trop parfait de Sauveur qui m’a un peu « agacée » et encore…mais bon, il a tellement de bons côtés, parfois un peu imprévisibles et…prévisibles aussi. Oui j’ai aussi aimé ces destins de cabossés qu’on laisse, qu’on retrouve, qu’on voit évoluer dans leurs contradictions, leurs peurs, leurs joies aussi. On s’angoisse pour certains, on se réjouit pour d’autres. Comme toi Colette, la parole bienveillante de ce thérapeute, son humour aussi, ses doutes m’ont apaisée. Après le côté vie moderne, oui bien ,je l’ai pris comme il venait, un peu comme une récréation. Et puis, ils font du bien aussi dans cette complexité humaine déballée entre ces murs !

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Alice : Moi j’ai adoré la capacité de Marie-Aude Murail à  » inventer  » des histoires mais aussi à leur trouver des issues. Pour pouvoir écrire ce livre, il faut sûrement être un peu « Sauveur » soit même. Du coup, je lui tire mon chapeau bas. Cette bienveillance dont fait preuve Sauveur, c’est aussi la sienne envers les ados qu’elle sait écouter et qu’elle ne prend pas pour des imbéciles.

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Chlop : Il n’y a rien qui m’ait déplut dans ces livres. Ce qui m’a particulièrement touché c’est le personnage de institutrice. On sent à quel point elle est dépassée, à quel point elle essaye de bien faire alors même qu’elle est à un an de la retraite, à quel point elle est perdue face aux problématiques de ses élèves. Elle essaye de se mettre à la page, est à l’écoute de toutes les nouvelles pédagogies et à force, elle en perd son bon sens. Cette façon qu’elle à de subir toutes les injonctions sociétales, même les plus contradictoires m’a fait penser aux mères qui ne savent plus comment s’y prendre à force de lire ça et là des conseils qui vont dans tous les sens. Ce n’est pas un personnage très important mais elle m’a vraiment émue.
J’ai beaucoup aimé aussi, surtout dans le tome deux, l’importance du milieu dans le quel se déroule l’histoire. Une ville moyenne dans la quelle on n’a pas l’impression de connaître tout le monde comme dans un village mais dans la quelle on découvre que les gens ont tous des connaissances en commun. D’où la problématique du secret professionnel et de tension entre vie personnelle et vie professionnelle pour Sauveur.

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Pépita : Transition parfaite avec les personnages : ils entrent, ils sortent, des nouveaux apparaissent dans le second tome, on retrouve ceux du premier tome : la construction du roman suivant l’agenda de Sauveur à la semaine……Qu’auriez-vous à dire sur cette galerie de personnages, ados ou adultes, qui peuplent le cabinet de Sauveur ? Sorte de Kaléidoscope des enjeux de société actuels, comment avez-vous vécu leurs confidences ?

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Bouma : C’est exactement ça. J’ai trouvé que Marie-Aude Murail grâce à son personnage de « Sauveur » abordait par le petit bout de la lorgnette (c’est-à-dire en constatant des faits et en laissant aux lecteurs le soin de se faire leur avis sur la question) une multitude de sujets d’actualité qui touchent de près ou de loin les lecteurs. Elle parle ainsi de divorce, du suivi thérapeutique, du racisme, de la monoparentalité, de la transexualité ou bien encore des familles homoparentales. Leurs confidences aboutissent finalement tous au même constat, je trouve : c’est le regard de la société, des pairs comme des pères, qui les poussent à entrer dans ce cabinet.

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Chlop : J’ai aimé la rencontre avec tous ces personnages parce qu’on les découvre à travers les yeux de Sauveur donc toujours dans la bienveillance. C’est un livre qui incite particulièrement à l’empathie, en montrant parfois plusieurs points de vue sur une même situation, comme par exemple le point de vue de la victime mais aussi de l’un des « bourreaux » dans une situation de harcèlement scolaire. Ça permet de comprendre que la réalité que ça recouvre est forcément nuancée.

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Alice : Les personnages ? Parfois je me suis un peu mélangée les pinceaux  » C’est qui lui/elle déjà ? » mais j’ai toujours eu plaisir à les retrouver en me disant  » Qu’est-il/elle devenu(e) ? »  » Comment a t-il /elle avancé depuis la dernière fois ? » …

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Pépita : Du coup, à quel personnage vous-êtes vous le plus attachée ?

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Alice : Celui auquel je me suis le plus attachée ? Samuel qui a des problèmes avec l’hygiène et dont la mère est hyper possessive. Il prend encore plus de place dans le tome 2 et dégage une telle intensité émotionnelle que c’est sûrement le premier auquel je pense.

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Colette : Mon personnage préféré c’est Sauveur Saint-Yves. Je suis tombée sous le charme j’avoue, voilà un personnage masculin d’une générosité et d’une singularité assez extra-ordinaire. Et puis en tant que père, j’ai aimé qu’il ne soit pas aussi infaillible qu’avec ses patients, tout en se remettant en cause à la fin du premier tome jusqu’à prendre la poudre d’escampette sur son île natale avec son fils sur les traces de son histoire familiale, concrétisant en VRAI ce qu’il travaille chaque jour par la parole dans son cabinet : le retour aux sources, la question parfois si douloureuse des origines, l’élucidation des secrets de famille dont on est soi même les propres maîtres quand on devient parents, et la libération lumineuse quand le travail de deuil et de quête est terminé. J’ai trouvé cependant cet aspect bien moins présent dans le second volume, même s’il est capable de faire quelque chose qui a souvent traversé mon esprit de maman-prof d’élèves en grand désarroi : « adopter » Gabin !

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Bouma : J’avoue que Gabin m’a touché par son attitude toute adolesque à rester impénétrable bien que son quotidien s’effondre autour de lui.

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Pépita : Tout comme toi Bouma Gabin m’a beaucoup touchée par son flegme, son humour et quelque chose me dit qu’on va découvrir une autre facette de ce garçon dans le dernier tome ! J’ai été aussi bouleversée par Ella et par Samuel : leur regard sur le monde qui les entoure, et notamment les adultes, est une sacrée leçon !

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Ce roman est aussi un miroir révélateur des comportements des « grands ». En tant qu’adulte, avez-vous été interpellée ? De quelle manière ?

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Bouma : Oui, ce roman m’a fait encore plus prendre conscience du regard acéré des enfants sur les adultes. Ils sont capables de comprendre ou tout du moins de ressentir beaucoup plus de choses qu’on ne le pense. Et encore une fois, le poids de la société sur les épaules de chacun, adulte ou enfant, est ancré dans chaque personnage.

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Alice : Qu’est ce que être « grand » ? Pas si facile finalement … On porte tous en soi un fragilité, des failles,… et on fait du mieux que l’on peut pour assurer.
Les adultes qui traversent le livre de Marie Aude Murail nous révèlent leur incompréhension, leur défaillance, leur peur, leur doute, leur découragement, … mais ce n’est pas grave, il est important de montrer aussi à nos ados que les adultes ont le droit de ne pas toujours « assurer ».

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Chlop : J’ai trouvé intéressant de montrer aux lecteurs (donc, à des enfants à priori) que les adultes ne maîtrisent pas plus leurs sentiments, leurs émotions ou leurs environnement qu’eux. Parfois même, les choses sont beaucoup plus simples pour les plus jeunes. Par exemple sur la thématique de la famille recomposée et le couple homosexuel. C’est la fillette la plus jeune qui accepte le mieux l’homosexualité de la mère. Dans l’ensemble j’ai trouvé que les personnages, adultes comme enfants, sonnent juste parce qu’ils sont nuancés, imparfaits, c’est d’ailleurs ce qui les rend attachants.

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Colette : je crois que je ne vais pas répondre vraiment à la question mais je trouve que c’est un sacré défi d’avoir choisi pour personnage principal d’un roman pour adolescent un ADULTE. En tant qu’adulte passionnée de littérature jeunesse et surtout en tant que personne qui côtoie des jeunes tous les jours ou presque, je remercie Marie-Aude Murail d’avoir osé offrir à ses ados de lecteurs un personnage adulte auquel s’identifier, à qui faire confiance, à qui parler, avec qui se construire, se reconstruire et pas seulement parce qu’il est psychologue mais surtout parce qu’il est HUMAIN, profondément humain. Alors oui ce roman est aussi un révélateur du comportement des grands et de ce qu’ils font « subir » aux enfants mais aussi -et surtout, je suis optimiste- un miroir de ce qu’ils font pour qu’ils grandissent bien, pour les… sauver.

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Pépita : Si vous deviez choisir un seul mot pour définir ce roman et ce qu’il vous a apporté, quel serait-il ?

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Alice : Un seul ? Mais c’est dur dur, ça, alors j’en donne deux du « Bien-être ». Si je pouvais, je rajouterai, de la « sérénité », de la « bienveillance », de la « sagesse ».

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Colette : de l’amour :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: !

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Pépita : Je dirais « Humanité » : Sauveur a le don de ramener toute chose et toute situation à l’humain aussi bien dans sa vie personnelle que professionnelle. Malgré les difficultés qu’il rencontre, les confidences qu’il entend, il garde le cap de l’humain et ce que ça fait du bien !

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Bouma : pour moi ce serait de la PATIENCE, j’ai bien avec Sauveur qu’il en fallait, et il m’en a fallu aussi pour voir l’évolution de ces personnages… et accessoirement pour attendre la suite !!!

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Pépita : Et pour finir qu’attendez-vous du troisième et dernier tome qui vient de paraitre ?

Marie-Aude Murail - Sauveur & Fils Saison 3 : .
Alice : J’attends impatiemment de retrouver tout ce petit monde, bien évidemment. Je suis presque certaine que Gabin prendra encore un peu plus de place. Et peut être bien que l’on assistera aussi a des au revoirs. Ce n’est pas toujours facile de mettre fin à une thérapie, d’être certain d’avoir toutes les cartes en main pour avancer sereinement, d’avoir la force de penser que l’avenir aura maintenant une autre saveur…ce seraient bien que « nos » patients nous surprennent. On se dira alors :  » Ce Sauveur, il est vraiment trop fort !

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Colette : Comme j’ai eu l’impression de délaisser un peu Lazare dans le 2e tome, j’espère le retrouver dans le dernier tome, renouer avec son histoire familiale et donc en savoir un peu plus sur Sauveur aussi. Et puis peut-être qu’avec Louise, ils vont agrandir la famille. Et puis il me tarde de savoir ce qui va arriver à Ella-Elliot que l’on a laissé un peu seule à la fin du tome 2. Sans parler des hamsters !

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Bouma : Je n’attends rien de spécifique pour cette troisième saison si ce n’est peut-être de découvrir un peu plus Sauveur.

Pépita : de la vie encore et toujours…(mais je ne dis rien; je l’ai lu le 3 !).

Une saison 4 est en cours d’écriture !

 

Nos avis de lecture :

Alice : Saison 1 et 2

Bouma : Saison 1 et 2

Pépita : Saison 1, 2 et 3

*BONUS*

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Pour aller plus loin :

La revue des livres pour enfants du mois de février 2017 dans son n° 293

consacre un dossier à Marie-Aude Murail

Marie-Aude Murail, photo Colette François

Des livres sous le sapin…

Le livre est parait-il le cadeau le plus offert à Noël…

Quand on a un blog, c’est vraiment LE cadeau idéal !

Voici en images et sous nos sapins ce que ce Noël a prévu pour chacune comme futures lectures…

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img_1555Chez Pépita : bien gâtée pour les swaps anniversaire et Noël…Des albums et romans à lire ou déjà lus (je n’ai pas pu résister), des lectures en cours,…bref, de futures chroniques (dont une poulesque !).

🎄img_0219Chez la collectionneuse de papillons, les doigts tremblants ont palpité en découvrant les derniers albums de Rebecca Dautremer, Frédéric Clément et Benjamin Lacombe, artistes adorés s’il en est depuis maintenant quelques années. Quel plaisir de les retrouver !

🎄sapinAu pied du sapin, comme un Refuges, Vladimir et Clémence ont croisé un Petit chaperon qui n’en peut plus. Sûrement car Entre deux rafales de cotillons, il a croisé un Pigeon qui voulait être un canard !

« Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou », s’est il alors exclamé !

Retrouvez toutes les chroniques de ces livres sur le blog d’Alice au mois de janvier !

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En rêvassant au pied du sapin décoré, j’ai pensé « oh, la belle rouge ! » Et mes yeux se sont fermés. Quand je me suis réveillée, Sauveur et Fils et l’arabe du futur étaient là devant moi. « Mais où sont passés les grands jours ? » ont-ils soupiré.

Quelques livres pour se caler dans le fauteuil, entre le sapin et la cheminée… et bien d’autres lectures sur nos tables de chevet, à découvrir bientôt sur le blog des Lectures Lutines.

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au-pied-du-sapon-boumaUn unique univers au pied de mon sapin cette année, mais pas des moindres. Harry Potter et ses nouvelles aventures ont trouvé très vite le chemin de ma table de chevet. J’ai hâte de vous en parler sur Un Petit Bout de Bib.

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Regarde, au pied du sapin, un livre ! Ou plutôt plusieurs. Ceux du swap de Noël offert par Céline, mon abronaute : Mon père est américain, Le faire ou mourir, Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens.  Et puis de belles épopées, celle d’Arthur et Merlin revisitée par Sophie Lamoureux et Olivier Charpentier, celle de Parsifal Crusader de Michel Honaker…

Qui sait jusqu’où ces livres m’emporteront…  A suivre sur Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait LIVRESSE

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20170101_200256Chez Sophie, un Cabellero est venu en aide à La princesse Flore et son poney Bouton d’Or qui était emprisonné dans La maison hantée. Ensemble, ils se sont découverts une passion pour l’art et ont vécu heureux entourés des œuvres de Frida et Mondrian.

Des livres à découvrir bientôt sur le blog La littérature jeunesse de Judith et Sophie.

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