Nos coups de coeur de juin

Écrasées par la chaleur, nous nous réfugions dans les bibliothèques et librairies climatisées. Une excuse parfaite pour lire au frais et préparer la PAL de l’été. Voici donc nos chouchous de juin, en espérant vous donner envie de les découvrir !

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Lucie a découvert Mitsuo sur les bons conseils de Liraloin, et cette lecture l’a profondément touchée. Comment ne pas craquer pour cette maman qui met sa vie entre parenthèse pour entrer dans le monde imaginaire de son enfant ? La vision de la neuroatypie est traitée avec beaucoup de délicatesse mais sans cacher les obstacles auxquelles fait face la famille. Difficultés de communication, instituts spécialisés, jugement de l’entourage… Aussi quand la maman de Sacha suit son instinct et l’emmène à la campagne, le lecteur se laisse entrainer dans le monde de Mitsuo, porté par les illustrations lumineuses de Gijé. Le second tome de cette série paraitra en septembre, et nous avons d’ors et déjà prévu d’en faire une lecture commune !

Mitsuo – Partie 1, Jérôme Hamon, Gijé, Le Lombard, 2024.

L’avis de Lucie, de Liraloin et d’Héloïse.

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C’est en préparant l’article sur les albums des éditions du Rouergue que Lucie a découvert le travail de Bruno Heitz. Depuis elle emprunte tous les titres de cet auteur qu’elle trouve, et particulièrement ceux qui sont illustrés par des photos de maquettes. Elle a tout particulièrement apprécié ce titre qui présente une chèvre qui prend son destin en main. Si on peut lire cet album comme une métaphore de l’évolution de la conditions de la femme, il est aussi génial au premier degré. La chèvre tient tête à monsieur Seguin, apprend à conduire et fabrique ses propres fromages. Et le loup dans tout cela ? Il est bien là, mais il faudra lire cet album pour découvrir quel est son rôle !

La huitième chèvre de monsieur Seguin, Bruno Heitz, Le Genevrier, 2022.

Son avis complet ICI.

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Liraloin n’a pas été déçue par le dernier roman de Mary Orchard. Quel bonheur de retrouver sa plume dans un roman fantasy (ce qui est loin d’être sa tasse de thé!).

Dans cette histoire, Mary Orchard nous embarque dans un monde où la magie court un grave danger. Cette liberté acquise, protégée depuis des décennies risque de disparaître. Solidement ancrée dans ses personnages, l’autrice nous ouvre les yeux chapitre après chapitre sur l’anéantissement d’un monde imminent. J’ai été complétement absorbée par cette aventure mêlant fantasy et triste actualité. L’Amour que porte Mary Orchard à ses personnages nous touche profondément. Avide de liberté et de vérité, ce roman à l’écriture forte et empathique ne pourra que vous séduire.

Métamorphosis de Mary Orchard, Casterman, 2026

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Héloïse Hélolitla a lu beaucoup de titres engagés pour ce mois des fiertés. A commencer par Toutes celles que je suis, de Cordélia.

Clara, qui est en première année de fac et se pose de nombreuses questions : sur elle, sur celle qu’elle voudrait être. Entre les études qui l’ennuient, sa petite amie qui est loin, sa passion pour la fan-fiction et le cosplay, et ses nouveaux ami-es, rencontrés en ligne, elle se sent tiraillée. Elle ne sait plus vraiment qui elle est…

Héloïse a été touchée par cette quête identitaire, celle d’une jeune femme perdue, qui se pose beaucoup de questions. Elle a adoré le personnage de Clara, mais aussi son groupe d’ami-es cosplayers touchants. La richesse, la diversité et l’inclusivité des personnages, l’univers du cosplay, des fan-fictions, tout lui a plu dans cet ouvrage qui fait la part belle à l’acceptation de soi et des différences !

Toutes celles que je suis, de Cordélia. Slalom. 2026

Sa chronique complète ICI.

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Chonchon et la licorne était très attendu chez Héloïse, et pour cause, son fils est archi fan du fée-cochon. Aussitôt reçu, aussitôt lu, et mère et fils ont été conquis par ce nouvel opus. Chonchon fait face à un concurrent, et pas n’importe lequel : une licorne. Cette dernière lui « pique » tous ses clients. Et oui, qui a besoin de vœu, quand il peut devenir une licorne ?

Une nouvelle aventure fofolle et colorée, et surtout de nouveaux thèmes : l’aspect « influence » et popularité, le côté éphémère de la célébrité, mais aussi la rivalité, et la solitude. C’est pertinent, juste, émouvant… et drôle, toujours ! On suit le héros dans la tourmente, il reste fidèle à lui-même : il fait preuve d’esprit critique, il reste altruiste et foncièrement bon.

Un album adorable, qui derrière ses couleurs flashy et ses personnages hauts en couleurs, casse les codes et invite à réfléchir !

Chonchon et la licorne, de Stéphane Servant et Laetitia Le Saux. Didier jeunesse, 2026

La chronique complète d’Héloïse ICI.

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Blandine a succombé pour deux albums, à la fois très différents, tant dans leurs formes que leurs propos mais qui peuvent tout à fait se rejoindre pour donner du sens à la vie et l’embellir même.

Choisir la gentillesse. Kobi YAMADA et Charles SANTOSO. Le Lotus et l’Eléphant, 2026

Avec l’album Peut-être, Blandine était tombée sous le charme des mots de Kobi Yamada et s’est laissée emporter par chacune de ses parutions. Dans cet album, l’auteur nous (r)appelle la force de la gentillesse, combien elle apporte à chacun, autant à celui qui la reçoit qu’à celui qui en fait preuve. Et combien la gentillesse est aussi empathique que géénreuse.

Plus qu’un trait de personnalité, c’est aussi un acte nécessaire de résistance dans ce monde qui se durcit et se radicalise.

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La vie, même pas peur. Maya ANGELOU et Jean-Michel BASQUIAT. Cot-Cot Editions, 2026

Le poème de Maya Angelou (paru dans le recueil And Still I rise en 1978), véritable ode à l’encouragement, à l’empouvoirement, au défi, face aux difficultés que la vie sait mettre sur nos chemins, est accompagné des tableaux de Jean-Michel Basquiat, dont les émotions puissantes, parfois violentes, rendent un hommage vibrant à l’enfance. Deux univers pour un même élan : Faire Face !

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Créer des albums à la fois sérieux et joyeux, Anne Cortey, c’est un peu sa spécialité…Coup de cœur de Séverine, en juin, pour une belle fable animalière qu’elle nous raconte, accompagnée par les jolies illustrations tamponnées, garanties sans IA (sauf si I = imagination et A = Authentique), de Julia Wauters. A elles deux, avec la complicité des éditions Sarbacane et d’Amnesty International, elles rappellent, avec tambour et trompette, que l’humanité peut retrouver le sens de la fête, à condition d’accepter qu’un autre son de cloche puisse donner le bon ton ! Qu’avec un peu de tolérance et d’ouverture à l’autre, on peut s’enjailler sans pinailler, ni chercher la petite bête ou des poux dans la tête de l’animal d’en face. Qu’en serrant bien les rangs de la fraternité, vent debout contre l’inimitié, nous pouvons devenir des assoiffés d’azur, des poètes et des fous…Moralité : si la musique adoucit les mœurs, la littérature jeunesse attendrit les cœurs.

Fanfare, d’Anne Cortey et Julia Wauters, Sarbacane, Amnesty International, édition 2026

Et vous, quelles ont vos plus belles lectures de ce mois de juin ?

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