Des parents, des enfants, une rencontre

S’inventer des parents, lorsque l’on n’en a pas.
Se créer un papa et une maman, qui aiment, rassurent.
Il y a un peu de ça dans ce petit roman.

L’invention des parents
d’Agnès de Lestrade
Illustrations de Lucie Albon
Editions du Rouergue, 2012, collection Zig Zag.
Chez Kik

 

 

Pour avoir des parents, on peut les inventer, mais on peut en trouver aussi ….
Il y a de la joie dans cette sélection, beaucoup d’amour aussi, de jolies rencontres,
Il y a de la tristesse aussi, de l’attente, de l’appréhension.
Lors d’une adoption, il est nécessaire de s’apprivoiser les uns les autres,
Lors d’une adoption, il y a toujours beaucoup d’émotions, pour les parents, comme pour les enfants.

Pour évoquer ce thème, il y a des albums …

Fanfan

de Marie Sellier, illustré par Iris Fossier
Les Editions Courtes et Longues, 2012.

Fanfan est une autruche, malgré sa trompe, son corps énorme et sa couleur grise. Fanfan est une autruche comme le reste de sa famille et malgré ce que lui raconte les autres animaux.Un album de grande qualité au format original qui soulèvent de nombreuses questions sur l’inné et l’acquis. Est-ce ce que lui a donné la naissance ou ce que lui a appris sa famille d’adoption qui le définit ? Le bleu profond et le majestueux doré des illustrations finiront de vous convaincre qu’il vous faut absolument le lire.
L’avis de Bouma

Un jour, mes parents viendront
d’Ingrid Chabbert, et de Stéphanie Augusseau, ALICE Jeunesse, 2013.

Il y a des oranges chauds et des bleus foncés, remplis d’obscurité. Il y a des doubles-pages pleines de vie, mais le plus souvent elles sont remplies de l’attente de cette petite fille à la robe rouge. On sent les moments d’attente pesants, mais aussi ceux pendant lesquels elle vit avec les autres enfants, dans l’orphelinat. Il y a la vraie vie, celle pendant laquelle elle attend, et ses rêves, dans lesquels elle imagine des parents, rien que pour elle.
Les avis de 3 étoilesKik

 

L’orphelinat du bout du monde 
de Coralie Saudo et d’Emna, Les P’tits Bérets, 2012.

Pépine et Pato s’aiment mais ne peuvent pas avoir de petits ensemble. Et pour cause, Pépine est une autruche et Pato, un crocodile. Un jour, il découvre un œuf abandonné et décide de l’adopter. Ils sont enfin une famille.
Les avis de Maman Baobab3 étoilesSophie
La Lecture Commune qui a eu lieu sous le Grand Arbre

Pour compléter cette sélection, Alice a choisi deux albums ….

En attendant Timoun
de Geneviève Casterman, l’École des Loisirs, 1999.

Attendre. C’est ce à quoi se résigne maman crocodile depuis le « oui’ définitif annoncant l’arrivée d’un petit Timoun. Mais que c’est long, l’attente ! Timoun est déjà tellement présent qu’il est dificille de prendre son mal en patience.La joie laisse place à la solitude, au découragement, au doute. Puis vient le grand jour et alors tout s’efface !
Servi par de belles illustrations en aquarelles, cet album est d’une douceur touchante.

Miguel, c’est moi : la petite voix venue de loin
de Laurence Afano, ALICE Jeunesse, 2003.
Une nuit d’insomnie papa et maman, qui ne peuvent pas avoir d’enfants, entendent une petite voix.C’est celle de Miguel qui, à l’autre bout du monde, les appelle. Joli et rare pari que de renverser le point de vue et de parler de l’adoption au travers des yeux de l’enfant attendu !

 

Notre sélection se poursuit avec des romans, pour les lecteurs débutants, puis pour les plus grands …

 

Camille est adoptée
de Véronique Delamarre Bellégo, illustrations de Julie Faulque, Oskar Editions, 2013.

Charlotte a 7 ans et vit avec sa famille à Singapour. Ses parents, son grand frère et sa petite soeur. Cette année, il y a 5 nouveaux dans sa classe, en CE1 A, au lycée français, dont une petite fille française d’origine chinoise, Camille. Avec des mots simples, un langage naturel, ce petit roman explique les origines, les liens qui se tissent entre les parents et les enfants, des liens qui sont tellement forts et exprimés que Charlotte qui vit avec ses parents biologiques en serait presque jalouse.
L’avis de Maman Baobab

Ma mère est un gorille (et alors?) 
de Frida Nilsson chez Bayard, 2011.
Se faire adopter par une gorille, y a mieux dans la vie non ? Détrompez-vous ! Un roman bourré de tolérance et qui tord le cou à une tonne d’idées reçues, y compris pour la principale intéressée.
L’avis de Pépita

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Noir grand
de Sébastien Joanniez
Éditions du Rouergue – DaOdac, 2012

Quand on a été adopté, même si on est aimé, choyé, dans un formidable foyer, il est parfois difficile de s’intégrer. Car en dehors de la maison, le monde est souvent plus cruel, surtout chez les enfants, surtout quand on n’a pas la même couleur de peau.
Un récit sensible raconté à la première personne pour comprendre les joies et les tourments d’un enfant qui affronte le regard des autres.
Dès 8 ans.
Les avis de Bouma, Pépita

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La double vie de Cassiel Roadnight
de Jenny Valentine, Ecole des loisirs, 2013.

Avec ce titre, il faut mettre orphelin et adoption entre guillemets car les apparences sont trompeuses et, comme à son habitude, Jenny Valentine brouille à merveille les pistes. Chap a découvert qu’il n’était pas celui qu’il croyait être. Aussi, lorsqu’on lui demande quel est son nom dans le foyer où il atterrit, il répond : « Je ne suis personne »… Jusqu’au moment où on lui présente un avis de recherche avec la photo d’un ado qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau : Cassiel Roadnight. Après un moment d’hésitation, il se dit que, finalement, il pourrait être cet ado s’il le voulait et, enfin, trouver un foyer où se sentir en sécurité… Qu’a-t-il à perdre ? Sauf que la supercherie tourne très vite au vinaigre et que le récit se transforme en thriller haletant ! Au bout du compte, finira-t-il par découvrir qui il est ?
L’avis de Céline

 

Les ailes de la Sylphide
de Pascale Maret, couverture illustrée par Atsuko Ishii, éditions Thierry Magnier, septembre 2013.
Lucie, trouvée au pied d’un arbre, ne pense qu’à la danse. Choisie pour interpréter la Sylphide dans le ballet éponyme, elle va assister à sa propre métamorphose.
Ses pas vont la guider dans la forêt de son enfance, où le danger est prêt à tout pour lui couper les ailes…
Un roman saisissant où le fait d’être adoptée par des parents aimants ne protège malheureusement pas de tout…
L’avis de 3 étoiles

L’été où je suis né
de Florence Hinckel, Gallimard jeunesse, 2013, coll. Scripto.

Encore une fois j’ai l’envie de vous parler de ce court roman qui m’a profondément marqué… L’été où je suis né est une parenthèse dans vos lectures, une parenthèse dans la vie de Léo. Ce personnage qui va découvrir? alors que ses parents adoptifs sont partis en vacances? qu’il a besoin de savoir. Comment grandir et se trouver alors qu’il ne sait même pas qui il est ? La douceur des mots de Florence Hinckel met du baume au coeur, des larmes dans les yeux et les pensées en vrac.
L’avis de Nathan

N’hésitez pas à ajouter les titres de vos propres lectures sur le sujet, à partager vos découvertes littéraires, sur ces titres ou sur d’autres. Bonne lecture !

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