Lecture d’ados#6 : Je suis CharLiberté !

Un titre attrayant, un dessin de presse en couverture et le souvenir d’une journée noire ont  décidé Lucie à emprunter ce roman à la bibliothèque. Puis on en a parlé…

 

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Je suis CharLiberté ! d’Arthur Thénor

 

Tu t’intéresses souvent à l’actualité, mais qu’est-ce qui t’a attirée vers ce roman ?

En lisant le résumé et le titre du livre, j’ai compris que ce roman parlait de la liberté d’expression et les personnages étaient des collégiens. Alors, cela m’a donné envie de le lire.

 

Est-ce que c’est un roman sur les attentats ?

Ce sujet est juste évoqué au début. Suite à l’attentat de Chalie Hebdo, trois adolescents décident d’écrire un journal : Charliberté-Hebdo, pour montrer qu’il faut continuer de se battre avec les mots et les dessins.

 

Comment l’histoire évolue-t-elle ?

Dès la première parution, les auteurs du journal se font des ennemis. Certains élèves ne sont pas d’accord avec ce qu’ils écrivent ou dessinent. Cherchant la moindre erreur, ces opposants harcèlent les jeunes journalistes pour qu’ils arrêtent de publier. Un de ces quatre caïds, provoqué par le rédacteur en chef, devient leur ami et contribue à la rédaction du journal. Mais un autre opposant va faire preuve de violence pour montrer son désaccord.

 

Te sentais-tu proche des personnages ?

La narratrice, une collégienne de 3e, participe comme journaliste au Charliberté-Hebdo. Elle nous décrit tout ce qu’elle ressent et défend la liberté d’expression, alors je m’identifiais facilement à elle.

Et j’aimais bien cette idée d’écrire un journal sans contraintes pour parler de la vie du collège.

 

As-tu découvert la façon d’écrire un journal avec cette histoire ?

J’ai découvert différents métiers qui interviennent dans la rédaction d’un journal : rédacteur en chef, dessinateur, journaliste. Ce roman explique aussi comment se déroule les réunions avant la parution du journal.

 

Que t’a apporté cette lecture ?

Au début, j’ai pensé que l’histoire était proche de la réalité. Mais je l’ai ensuite trouvée tellement pessimiste que j’ai eu l’impression que l’auteur voulait nous décourager d’écrire un journal où « toute vérité est bonne à dire ! » (selon le slogan du Charliberté-Hebdo). Mais j’ai quand même aimé cette histoire pour son thème et son univers.

 

Conseillerais-tu ce roman à d’autres jeunes lecteurs ?

J’ai été étonnée par les actes de violence face au petit journal des collégiens. Mais je conseillerais ce livre en disant bien que j’ai préféré le début mais que c’est important de le lire en entier.

 

Après ce livre, on a cherché d’autres lectures sur les attentats pour découvrir comment les auteurs abordaient ce sujet délicat. Et on s’est posé des questions sur le rôle de la littérature jeunesse face à ces événements.

Rendez-vous dimanche, en ce triste anniversaire, pour découvrir nos réflexions et quelques titres sur le sujet.

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