Les imagiers sonores

Aujourd’hui, place aux bébés lecteurs !

Nous vous parlons d’une collection qui fait débat A l’ombre du grand arbre : Mes Petits imagiers sonores publiés chez Gallimard Jeunesse. Cette collection propose aux bébés de petits imagiers cartonnés à travers lesquels ils découvrent instruments de musique, animaux du monde entier, jouets, comptines et autres berceuses à la fois par le biais des illustrations mais surtout, belle invention, par le biais des sons. L’enfant en effet trouvera à chaque page une petite puce sur laquelle appuyer pour découvrir tout un univers de sonorités.

instruements du monde

Mais sur cette collection les avis divergent,entre coup de coeur et coup de griffes ! Découvrez pourquoi !

Pépita :

Au risque de jeter un pavé dans la mare, mon avis est assez tranché car en bibliothèque cette collection est une « catastrophe », car ces livres ne sont pas assez solides et en plus pas moyen de trouver les piles. J’ajouterais que leur qualité est très inégale : les sons sur le Papa et maman par exemple sont assez horribles.

papa mamanEt globalement comme initiation aux sons il y a mieux…. Mais on me les réclame en permanence ! Je ne pense pas les racheter ….désolée. Presque 10€ pour une durée de vie de 6 mois et sans piles dans le commerce : ben non !

Colette :

Oui je confirme que pour les bibliothèques ce n’est pas l’idéal, on ne les emprunte plus car il y a souvent des sons qui ne fonctionnent pas. Je suis désolée d’apprendre que l’on ne trouve pas les piles dans le commerce, je suis lectrice novice de ces petits livres objets, en tous cas une chose est sûre : mon Petit-Pilote-de-Berceau les adore ! Ceux sur les instruments sont très chouettes, mais le préféré de mon bébé lecteur c’est celui sur la ferme ! Quelle joie de le voir rigoler en écoutant meuglement et bêlement !

la ferme

Pépita :

Je les teste page par page à chaque fois en ce qui me concerne quand ils reviennent et je suis obligée de les enlever un par un du fonds. D’autant que je n’ai pas trouvé les piles. Et puis en collectivité, c’est le parcours du combattant : avoir un compte dans le magasin en question, aller voir le prix, faire le bon de commande, attendre le retour du bon (souvent long), retourner au magasin et oups ! entre-temps plus le produit ! Et il faut recommencer…Et en plus pas données ces piles, j’ai fait des recherches. ça ne vaut même pas le coup de les remplacer sur 10 livres… Du coup, je ne les ai plus en bibliothèque, je suis obligée de faire des choix…  au détriment des petits lecteurs, je sais, mais j’explique toujours.

Kik :

L’avis de Pépita est très intéressant.  J’ai remarqué la disparité de la qualité des enregistrements . J’aime beaucoup ceux sur les instruments de musique, mais un avis plus mitigé pour ceux avec des comptines.

Colette :

Quoiqu’il en soit, c’est une collection qui plaît aux bébés et je trouve important d’en parler car les bébés lecteurs sont en effet rarement à l’honneur (et même sur ALOGDA) alors que c’est dès la naissance que le goût de lire, d’analyser, de comprendre doit avoir le droit de germer ! Et au lieu d’en faire un vœu pieux, notre débat peut être l’occasion de démontrer à quel point le tout petit est très vite acteur de sa lecture, car malgré les défaillances techniques soulignées par Pépita, ces imagiers sonores ont le mérite de pouvoir être vraiment LUS par le bébé lecteur. En effet comme il le fera plus tard pour suivre les lettres, les mots, les lignes sur la page, le bébé peut suivre avec son doigt le son qui fait sens, qui donne vie à l’image et au texte que l’adulte qui l’accompagne ne manquera pas de lui lire. L’enfant y découvre des sons qui pourraient lui rester longtemps inconnus (Les oiseaux exotiques) ou encore se remémore ceux qu’il a pu entendre dans son environnement proche (les animaux de la ferme par exemple). Il fait le lien entre le son et l’image, il apprend à lire. Et en plus il s’amuse car il imite, il répète, il appuie sans se lasser sur le son qui l’a le plus interpellé. Et il « apprend à faire seul » (pour citer Maria Montessori) : ces imagiers là sont de petits tremplins vers l’autonomie et vers le langage. Faisons lire les bébés ! Vive les bébés lecteurs !

mes-petits-imagiers-sonores-les-oiseaux-exotiques

Pépita :
Quel enthousiasme ! Je suis d’accord avec toi Colette sur le principe (tu prêches une convaincue !) mais quand même, j’insiste, il y a mieux comme initiation aux sons et puis quelle frustration quand ça ne marche plus !!! C’est du livre jouet pour moi, assez commercial en plus… Les imagiers CD de Gallimard jeunesse sont bien meilleurs, certes, on n’appuie pas sur la petite pastille (et franchement, vous la trouvez toujours vous dans la page ???) mais la qualité sonore est de loin bien meilleure. Mais je comprends tout à fait que ce type de petits livres puissent séduire, je les ai bien achetés !
Et au fait Kik, c’est quoi ton avis à toi sur ses imagiers ? Pourquoi voulais-tu en parler ? J’imagine que toi aussi tu es convaincue de ce qu’ils apportent aux tout-petits ?
Kik : 
J’ai découvert ces imagiers par le biais de deux mamans, qui avaient des enfants en bas âge (1-3 ans). Elles m’ont présenté cette collection, comme un incontournable pour leur enfant. Toutes les deux avaient des titres concernant les instruments de musique. C’est cette facette que j’apprécie particulièrement : la découverte sonore des instruments de musique. ( Le ukulélé hawaïen, je l’adore ! )
Les enregistrements sont de qualité à mon avis sur ces titres. Les couleurs des illustrations et le choix des animaux pour les personnages me plaisent également.
Après je ne dis pas que cette collection est parfaite, et une des mamans avait même évoqué la tonne de scotch utilisée pour réparer le livre préféré de son fils.
Ni l’une ni l’autre ne m’ont parlé de ce souci de pile. Que font tes lecteurs avec ces livres Pépita !!???
Pépita :
Je me le demande ce qu’ils en font ! Tu sais, je remarque que tous les enfants ne sont pas forcément accompagnés dans leurs lectures, on les laisse seuls bien souvent, le livre devient un jouet, et ces imagiers sont entre les deux (livre et jouet). Les enfants en raffolent, je sais ! Après, il y a le principe de réalité de la gestion d’un fonds en bibliothèque, je gère de l’argent public, et je ne peux pas passer mon temps à acheter des livres qui ont une durée de vie limitée. Je suis bien ennuyée d’ailleurs, des nouveaux titres viennent de sortir, des parents vont les demander et je fais quoi ? Je vais en racheter mais par choix de titres pertinents pour mon fonds et en petite quantité.Et tu as raison de souligner aussi la qualité inégale des sons que j’ai constatée aussi.
Colette :
Hier soir, à l’heure des histoires, devinez ce que mon Petit-Pilote-de-Berceau est allé chercher dans sa petite bibliothèque ? Son imagier sonore sur La ferme !!! En fait ces imagiers font vraiment lire les bébés et ça, vraiment, cela n’a pas de prix ! J’ai pu le constater pendant les vacances avec un autre petit bout d’un an qui a le volume 2 sur les instruments : c’est un livre qu’elle manipule en toute autonomie et qui la fait beaucoup rire. Même si ces imagiers sont plus « populaires » que d’autres livres sonores, ils ont vraiment le mérite de rendre accessible le monde des sons à nos plus petits lecteurs et cela quelque soit le rapport de leur famille aux livres ! Et j’aime aussi beaucoup la collection initiée par Zebulo Editions qui suit le même principe que la collection de Gallimard mais pour découvrir tout le patrimoine musical d’une île chère à mon cœur : La Réunion. L’enfant y découvre au fil des pages les instruments des genres musicaux de l’île (le maloya et le séga notamment) et à la fin les instruments sont mis en scène dans une image qui illustre un moment musical et on peut écouter une berceuse pour laquelle tous les instruments sont utilisés. J’aime beaucoup la qualité des sons et de la voix.
maloya
Mais Pépita, tu as parlé de collections que tu trouves plus adaptées pour faire découvrir les sons aux bébés lecteurs : à quoi penses-tu ?
Pépita :
J’aime beaucoup les imagiers chez Gallimard jeunesse aussi (livre avec un CD). Des gros cartonnés, des belles illustrations, des thématiques en lien avec le quotidien du tout-petit y compris jusque la maternelle. Et là il faut l’intervention d’un adulte, ne serait-ce que pour glisser le CD dans le lecteur
Mon préféré c’est l’imagier sonore : j’aime car on n’enferme pas dans une thématique dans cet imagier, 32 sons du quotidien de très bonne qualité, beaucoup de jeu induit aussi dans la découverte. J’ai testé, ça marche !
imagiergrand1
Et puis du côté du numérique, il y a aussi : Le jeu du livre des bruits. Dont il existe aussi le livre cartonné et un jeu.
 imagier des bruits
Colette :
Que de livres à expérimenter de ses deux petites oreilles ! Et puis pour jouer avec les sonorités, rien de mieux que la voix de papa ou maman et nombreux sont les livres qui nous invitent à jouer avec les onomatopées et les sons du quotidien.
A la maison, on a « lu » pendant longtemps L’imagier des bruits illustré par Bruno Heitz et c’était un vrai plaisir de jouer ainsi avec les mots, les cris d’animaux et les bruitages ! Le Pop up des bruits chez Nathan est aussi un vrai régal pour le tout petit !
Alors continuons d’explorer la musicalité de la langue et du monde sous toutes les formes possibles et ce dès le plus jeune âge !

2 réflexions au sujet de « Les imagiers sonores »

  1. Bonjour,
    ma fille également adore ces livres sonores.
    Mais entre les mains de nos chers petits, ils ne sont pas assez solides et finissent par ne plus fonctionner assez rapidement.
    Ma question: existe-t-il un moyen de les réparer?
    Cherchons tous sur internet!

    Sylvain.

    • Bonjour,
      Un des livres sonores de mon fils a perdu beaucoup de sons. Du coup, je l’ai démonté: un coup de cutter dans la tranche du livre. Là, on s’aperçoit effectivement que la conception est très légère pour une utilisation pour des petits. Ce sont les fils trop fins qui finissent par se couper au ras des pages. Ce serait réparable s’il y avait un peu de longueur supplémentaire dans les fils. Je vais quand même tenter le coup.

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