Le Top 5 des Lutines

Quand on a dû élire 5 livres de la bibliothèque des Lutines comme dignes de traverser le temps, indispensables que l’on emporterait sur une île déserte, 5 livres que l’on sauverait d’une catastrophe naturelle… cela n’a pas été facile. On a réuni le conseil familial et on a proposé une première réponse, qui nous semblait évidente à toutes les 3 et même à tous les 4. Pour la suite, on a dressé une liste… qui dépassait largement les doigts des mains et des pieds ! Or il a fallu choisir.

1

Il semblait logique de placer ce livre tout en haut de l’impitoyable liste.

C’est un album lu 1000 fois, que l’on prend encore plaisir à lire, à relire, à compter, à observer pour ses illustrations atypiques, son refrain entêtant : « S’il te plaît donne-moi du pain, parce que j’ai faim ! ». Offert par ma tante bibliothécaire, ce beau livre a certainement nourri la gourmandise des Lutines pour la littérature.

La Grosse Faim de P’tit Bonhomme de Pierre Delye et Cécile Hudrisier.

 

2

Pour le deuxième livre, on a puisé dans ceux que l’on ouvrait pour la lecture du soir, ce moment magique si longtemps savouré, un recueil (bon d’accord, c’est un peu triché) : Les Petites Histoires du Père Castor.

Ces albums nous ont aussi donné l’occasion de découvrir de nombreux auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse. Mais voilà, il faut encore choisir en parcourant le sommaire des Petites Histoires pour devenir plus grand ou pour faire rêver les petits. Parmi tous ces contes ou récits du quotidien, histoires de bobos, de doudous,… du rire aux larmes, on retiendrait Un ami pour Antoine de Koshka, illustré par Claire Delvaux. Une histoire touchante de tolérance, d’amitié et de partage.

 

3

Pour le troisième, le débat devient plus serré, je voudrais rendre hommage à Rebecca Dautremer (talentueuse illustratrice que la Collectionneuse de Papillons a déjà mise à l’honneur) ou à Roald Dahl (mais il faut choisir un titre, ça se complique, et j’ai déjà raconté l’an passé dans un article de Pépita ce qui me lie à cet auteur). Alors, je choisis :

Le Magasin zinzin de Frédéric Clément pour la poésie de ce petit musée merveilleux qui donne bien plus à lire qu’un simple album.

 

4

Aïe ! Plus que deux places sur le podium. Comment départager tous ces coups de cœur, tous ces livres qu’on aime à offrir, à échanger, à feuilleter ?

Alors je laisse la parole à mes filles. Ne voulant pas oublier un genre qui lui tient à cœur, Adèle se décide pour une série de bandes dessinées :

Boule à zéro de Ernst et Zidrou. Il faut dire que cette BD manie humour et émotion avec intelligence et que toute la famille suit volontiers les aventures de la petite Zita.

 

5

Et Lucie jette également son dévolu sur une série, mais romanesque. La valeur n’attend pas le nombre des années : « Pourquoi faudrait-il choisir un livre qu’on a lu il y a longtemps ? » argue-t-elle. « Dans un bon livre, on prend plaisir à retrouver les personnages. On s’y sent bien. Et ce serait dommage de ne pas mettre de romans dans cette sélection de littérature jeunesse. »

Sauveur et fils de Marie-Aude Murail.

Et ce choix tombe bien car je ne voulais pas oublier Marie-Aude Murail, une de mes premières rencontres en littérature jeunesse. Lors de mon premier poste en collège, quand j’avais demandé à la documentaliste ce qu’elle me conseillait pour commencer, elle m’avait confié Oh, boy ! pour mon plus grand plaisir.

 

A relire le premier top 5 de l’été et le choix hétéroclite de nos titres, je me dis que le plus important, ce n’est pas de déterminer nos livres préférés mais tout ce que ces livres racontent sur leurs lecteurs et qu’ils nous permettent d’échanger.

Comme il me tarde de lire les prochaines sélections !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *