Rappelons-nous

Quand on va sur mon blog et qu’on cherche le mot-clé « guerre », on ne trouve rien d’autre (presque) que des articles sur des romans traitant de la seconde guerre mondiale. On peut tout juste noter la présence du superbe  Vango, ce personnage qui prend vie à la fin de la première guerre mondiale et dont l’histoire se situe dans cette période entre-deux guerres, qui subit les conséquences de la première et les prémices de la seconde. Quand je m’imprègne de mon histoire familiale, il en est peu question. Je ne connais pas réellement cette histoire … mais mes grands-parents sont plutôt nés à l’aube de la seconde guerre mondiale que de la première. Pour moi, et pour nous lycéens et étudiants notamment, la première guerre mondiale n’est qu’un conflit lointain, dont on a entendu parler par les livres d’histoire, éventuellement par des romans, par les commémorations, encore faut-il qu’on s’y soit intéressé.

Alors il m’est difficile de venir parler, en tant que jeune membre d’A l’ombre du grand arbre, du haut de la branche de mes 17 ans, de cet évènement historique sans précédent. Car s’il m’est lointain, il ne me laisse pour autant pas indifférent.

Qui n’est pas choqué devant les photos, touché par les récits, bouleversé par les conséquences, alarmé par la puissance du conflit qui a commencé à prouver de quoi l’Homme est capable au summum de sa rage ?

Il y a tout ça bien sûr.

Mais il y a ce sentiment bien plus profond, moins facile à cerner, et incroyablement enraciné aux fibres de mon être -nos êtres- les plus enfouies sous ma peau et mon esprit … c’est ce sentiment là que je vais tenter, brièvement, maladroitement, de décrire.

Dans ce sentiment, il y a quelques battements de cœur patriotiques. La fierté d’un pays qui s’est battu mais surtout celle pour tous ces soldats qui ont sacrifié leur vie.

Il y a les yeux grand ouverts d’admiration pour leur courage, même s’ils n’ont pas tous eu le choix. Même si il y a eu la lâcheté, la cruauté, la faiblesse. On pardonne.

Il y a, ténu, maladroit, profond, l’amour. Celui de l’humain. Ce fil tendu entre tous les hommes qu’on appelle solidarité, compassion, ou amour. Aimez-votre prochain, mais aimez aussi votre ancien.

Il y a, aux pieds mêmes de cet ensemble, la mémoire. Celle qu’on ravive tous les ans, plusieurs fois par an, à chaque cours d’histoire, à chaque cérémonie commémorative, et à partir de 2014 très souvent jusqu’en 2018. La mémoire collective. Rappelons-nous les morts, mais aussi les vivants, rappelons-nous les combattants, mais aussi les femmes et les hommes qui sont restés à l’arrière et ont combattu, à leur façon, rappelons-nous le courage, la force, la solidarité, mais rappelons-nous aussi la cruauté, la haine, l’horreur. N’oublions rien de tout ça, servons-nous en pour nous améliorer, pour se souvenir où la cruauté peut mener, pour croire que le monde peut être meilleur, pour espérer, pour vivre. Pour grandir.

Cette guerre est lointaine et bouleversante. Mais elle vit là, au fond de nos consciences et de nos cœurs, il suffit de savoir raviver les braises de ces souvenirs. Pour tenter de bien faire et croire et espérer.

C’était le message sensiblement incertain mais puissamment profond d’un adolescent de 17 ans qui vous laisse entre les mains d’artistes confirmés.

Celles de Cali, qui chante une superbe chanson d’espoir : 1000 cœurs debout.

Celles de quelques grands auteurs de la littérature jeunesse, dont Michael Morpurgo et mon préféré, Timothée de Fombelle, qui ont participé à un recueil de nouvelles, dont j’aurais dû vous parler mais que je n’ai pas eu le temps de lire. Il est magnifique, il n’est paru qu’en anglais, et il s’appelle An Anthology of Stories Inspired by Objects from the First World War.

Pour conclure, quelques photos de ce bijou éditorial anglais …

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