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		<title>Nox d&#8217;Yves Grevet, La genèse d&#8217;un roman</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 07:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout a commencé en novembre 2010 dans le magazine Je Bouquine avec La fille du 995.6 &#8230; Puis il y a eu la parution du roman Nox, Ici-bas (Qui est le tome 1, d&#8217;une série de 2) &#8230; Cela se termine &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4111">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tout a commencé en novembre 2010 dans le magazine Je Bouquine avec <strong><em>La fille du 995.6</em></strong> &#8230;<br />
Puis il y a eu la parution du roman <strong><em>Nox, Ici-bas</em></strong> (Qui est le tome 1, d&rsquo;une série de 2) &#8230;<br />
Cela se termine en juin 2013, à l&rsquo;ombre du grand arbre, avec <strong><em>Kik</em></strong>, <strong><em>Bouma</em></strong>, <strong><em>Dorot</em></strong>, <strong><em>Nathan</em> </strong>et <em><strong>Drawoua</strong></em> &#8230;.<br />
<img class="aligncenter" alt="" src="http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/SYR/P3/9782748512892.JPG" width="322" height="480" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Programme du jour:</strong> Discussion autour du roman Nox d&rsquo;Yves Grevet et de sa genèse</em></span><br />
Chaque lecteur a entre les mains, un exemplaire du <strong><em>Je Bouquine</em></strong> en question et un <strong><em>Nox</em></strong>.<br />
Chaque lecteur a lu l&rsquo;un et l&rsquo;autre.<br />
Chaque lecteur aimerait comprendre le pourquoi du comment du lien entre les deux.<br />
Alors on commence par discuter avec l&rsquo;auteur Yves Grevet &#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Bonsoir,</em><br />
<em>Merci d&rsquo;avoir accepté de répondre à mes questions.</em><br />
<em>Tout d&rsquo;abord j&rsquo;aimerai en savoir un peu plus sur la genèse du roman </em>Nox<em>.</em><br />
<em>J&rsquo;ai lu le récit que vous avez écrit dans </em>Je Bouquine<em>, où on retrouve les mêmes personnages. Etait-ce prévu de faire deux romans au moment de la publication de ce </em>Je Bouquine<em> ? Ou l&rsquo;idée est venue ensuite ?</em><br />
<em>Pour la publication dans </em>Je Bouquine<em>, est-ce vous qui avez proposé votre texte, ou </em>Je Bouquine<em> qui vous a demandé d&rsquo;écrire une histoire qui entrait dans le format de ce magazine ? ou aviez vous déjà une idée toute prête lorsque </em>Je Bouquine<em> vous a demandé ?</em><br />
<em>A très bientot</em><br />
<em>Cécile</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Bonjour Cécile,<br />
A la remise du<em> Prix Tamtam Je Bouquine</em> en 2008 obtenu pour le premier tome de <em>Méto</em>, la rédactrice du journal m&rsquo;a commandé un roman. J&rsquo;ai d&rsquo;abord fini les trois tomes de <em>Méto</em> avant de lui répondre en lui envoyant le récit de 60 000 signes que vous avez lu. C&rsquo;est le format obligatoire. L&rsquo;idée de <em>Nox</em> est venu au cours de la rédaction du tome 2 de Méto où mon héros (dans le premier chapitre) était rendu aveugle et contraint de vivre dans le noir. Il utilisait son odorat, son ouïe mais aussi analysait les déplacements d&rsquo;air. C&rsquo;est cette obscurité que j&rsquo;ai voulu retrouver dans le projet pour <em>Je bouquine</em>. A partir du noir, j&rsquo;ai conçu un univers : un nuage de pollution qui bloque les rayons du soleil, une hiérarchie sociale déterminée par la quantité de lumière dont on dispose, une recherche permanente de lumière par divers procédés intégrés à la vie quotidienne etc&#8230;.<br />
Au final, j&rsquo;étais content du résultat mais je m&rsquo;étais trouvé &laquo;&nbsp;à l&rsquo;étroit&nbsp;&raquo; dans ce format. Inventer un univers et y faire vivre une intrigue, plusieurs personnages en 60 000 signes, cela laisse quelques frustrations. Sur le blog du journal, les lecteurs réclamaient une suite ce qui pouvait signifier qu&rsquo;ils trouvaient que ça manquait de développement.<br />
Alors petit à petit, le projet a germé de pouvoir développer l&rsquo;histoire et j&rsquo;en ai parlé à mon éditeur qui était intéressé. C&rsquo;est ainsi que <em>Nox</em> est né. Aussi, même si on retrouve les mêmes personnages principaux et la scène de la rencontre entre Lucen et Ludmilla, le projet en deux volumes avait d&rsquo;autres ambitions. Très vite, j&rsquo;ai senti qu&rsquo;il s&rsquo;adresserait plutôt à des ados un peu plus grands que ceux qui composent le lectorat de <em>Je bouquine</em> en y travaillant le thème de l&rsquo;héritage et de la paternité (comment se situer par rapport à ses parents, comment devenir parent à son tour en reproduisant ou en s&rsquo;écartant du schéma qu&rsquo;on a vécu&#8230;) J&rsquo;avais aussi envie de donner la possibilité à plusieurs protagonistes de s&rsquo;exprimer, allant même jusqu&rsquo;à raconter quelques scènes selon plusieurs points de vue.<br />
Pour résumer, dans le court roman de <em>Je bouquine</em>, tout était en germe et demandait à s&rsquo;épanouir.<br />
Depuis, j&rsquo;ai retravaillé pour <em>Je bouquine</em> (Des ados parfaits, janvier 2012) mais cette fois-ci, j&rsquo;ai conçu mon histoire comme une nouvelle classique avec une révélation (une chute) à la fin et pour cette dernière, c&rsquo;est le bon format.<br />
J&rsquo;espère vous avoir éclairée.<br />
Cordialement.<br />
Yves</p>
<p style="text-align: justify;">La discussion entre les lecteurs d&rsquo;<em><strong>À l&rsquo;ombre du grand arbre</strong></em> peut maintenant commencer&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que pensez vous de la genèse de ce roman ? Le fait de lire l&rsquo;histoire originale dans <em>Je Bouquine</em> et aussi le roman final, vous a-t-il dérangé ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong>: En ce qui me concerne, je n&rsquo;étais pas au courant que le roman <em>Nox</em> prenait sa genèse dans une nouvelle réalisée pour <em>Je Bouquine</em> avant que tu nous en fasses part. J&rsquo;ai donc découvert un univers totalement nouveau, fort passionnant et très intéressant. Maintenant que j&rsquo;ai lu aussi cette nouvelle, les propos d&rsquo;Yves Grevet viennent éclairer mes points d&rsquo;interrogation et je suis d&rsquo;accord avec lui pour dire qu&rsquo;elle méritait d&rsquo;être approfondie. Trop de zones d&rsquo;ombres (dues à la Nox <img src='http://alombredugrandarbre.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> &#8230; ) restaient en suspens. Avec ce tome 1, certaines se sont déjà considérablement illuminées !<br />
<strong>Dorot:</strong> Heureusement, j&rsquo;ai lu d&rsquo;abord le roman final. J&rsquo;ai adoré. Ensuite j&rsquo;ai lu la nouvelle . Franchement, si l&rsquo;ordre de ma lecture était inversé, je ne pense pas que j&rsquo;aurais envie de le lire. La nouvelle ne m&rsquo;a pas touché du tout, et si je comprenais quelque chose, c&rsquo;est justement grâce à la lecture du roman&#8230;</p>
<p><strong>Pouvez vous résumer l&rsquo;intrigue du roman Nox en quelques phrases?<br />
</strong><br />
<strong>Bouma:</strong> La Nox est un brouillard épais. Elle sépare le monde d&rsquo;en bas de celui d&rsquo;en haut. Bien sûr, en dessous l&rsquo;air est parfois irrespirable, l&rsquo;énergie est mécanique et les corps devenus disgracieux par les efforts. En dessous, pas de choix pour les enfants, dès 16 ans il faut reprendre le travail de ses parents pour lequel on a été formé, faire des enfants pour en avoir quelques uns qui survivent, et surtout ne pas faire de vagues. Entre la milice et les rebelles, il vaut mieux ne pas croiser leurs routes. En haut, c&rsquo;est autre chose. Les gens sont aisés, la lumière et la nourriture sont disponibles sans soucis, les enfants ne là-haut n&rsquo;ont pas conscience de la ville du bas.<br />
<strong>Nathan:</strong> A cette description de l&rsquo;univers, j&rsquo;ajouterai que l&rsquo;on suit l&rsquo;histoire, principalement, de 3 personnages:<em> Lucen</em>, jeune-homme amoureux qui commence à ouvrir les yeux sur le monde qui l&rsquo;entoure, de même pour la jeune et attachante <em>Ludmilla</em>, une qui vit dans les hauteurs. Le troisième point de vue est celui d&rsquo;un des amis de Lucien: <em>Gerges</em>, un personnage fort, loyal, le mieux construit à mon sens, qui va devoir choisir entre famille et révolte.<br />
<strong>Drawoua:</strong> J&rsquo;ai commencé par lire le premier tome de <em>Nox</em> &#8211; après avoir lu <em><a href="http://maman-baobab.blogspot.fr/2013/01/meto-lintegrale.html">Méto</a>, </em>que j&rsquo;ai adoré &#8211; puis j&rsquo;ai lu la nouvelle. Je trouve l&rsquo;effet genèse très intéressant et cela peut montrer le travail de romancier. Mais entre les deux je n&rsquo;hésite pas une seconde. <em>Le roman, le roman, le roman</em>. Le tome 2 de Nox est arrivé dans ma boîte aux lettres, et j&rsquo;ai hâte de connaître la suite. Le roman, c&rsquo;est une construction complexe, la densité, les détails, un univers extrêmement particulier, un ton, un style d&rsquo;écriture et de narration. Le jeu narratif est d&rsquo;ailleurs très intéressant, plus que dans la nouvelle, me semble t-il. C&rsquo;est comme si, bien que beaucoup d&rsquo;éléments y soient, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un premier jet. Aurais-je aimé lire le texte du <em>Je bouquine</em> en premier, cela aurait-il changé mon regard sur le roman ? Je ne sais pas.</p>
<p><strong>Pour compléter les propos de Nathan, selon vous quels sont les personnages les plus importants de ce roman ? Quels personnages aimeriez-vous retrouver dans le deuxième et dernier tome de ce cycle ?<br />
</strong><br />
<strong>Nathan:</strong> Les personnages les plus importants sont donc, comme je l&rsquo;ai déjà dit, <em>Lucen</em> et <em>Ludmilla</em>, dont la rencontre est une véritable étincelle, et <em>Gerges</em>, qui incarne la révolte qui commence à poindre, qui s&rsquo;oppose à la loyauté et l&rsquo;amour. Ce sont ces trois là que j&rsquo;aimerais retrouver, et qu&rsquo;on retrouvera à coup sûr &#8230; en particulier <em>Lucen</em> et <em>Ludmilla</em>, héros dont j&rsquo;ai hâte de découvrir la suite des aventures !<br />
<strong>Bouma:</strong> Comme l&rsquo;a indiqué Nathan, il est évident que les trois voix choisies par Yves Grevet, précisons que chacune raconte son histoire à la première personne, sont les plus importantes. J&rsquo;aurai pourtant une préférence pour le personnage de <em>Lucen</em>. Il est touchant dans son amour pour une fille rejetée par sa famille et dans sa confiance en l&rsquo;amitié quelque soit l&rsquo;origine de chacun. Il est le premier à parler dans ce roman (peut-être est-ce important ?) et nous permet de découvrir en même temps que lui les marasmes de son monde et la cruelle vérité sur l&rsquo;humanité (incapable de penser à autre chose qu&rsquo;à son bonheur personnel).<em> Lucen</em> est un personnage plein d&rsquo;espoir et d&rsquo;envies qui doit choisir sa place et sa voie dans ce monde qui est le sien.<br />
<strong>Kik</strong>: En plus des trois personnages que vous avez cités, je serai contente de retrouver et de mieux connaître le personnage de <em>Firmie</em>, la fiancée de <em>Lucen</em>. Le père de <em>Ludmilla</em> m&rsquo;intrigue également. J&rsquo;aimerai savoir ce qui se trame avec cet homme. Je sens comme un noeud qui va se délier dans le deuxième tome.<br />
Une remarque sur les personnages, plus précisément leurs prénoms, j&rsquo;ai trouvé cela étrange au début puis astucieux: Les personnages vivant en-bas, on un prénom avec une lettre en moins pour les dissocier des gens d&rsquo;en-haut: Luc(i)en, Ge(o)rges, Kat(r)ine. Une manière de marquer la dégradation. Perdre une lettre comme perdre un peu d&rsquo;honneur ou de reconnaissance.<br />
<strong>Drawoua</strong>: Le jeu sur les choix des prénoms de ceux d&rsquo;en bas est génial. Essayez de les prononcer à voix haute. Ce n&rsquo;est pas évident pour certains. Imprononçables, même, comme si on ne pouvait les appeler. Pour revenir à ta question Kik, effectivement, j&rsquo;ai une plus grande sensibilité pour<em> Lucen</em>. Mais la narration est construite pour que le lecteur tisse des affinités avec lui. Il est sensible, il semble honnête, il essaie de s&rsquo;en sortir sans corruption. La fin du premier tome appelle vivement une suite. On veut savoir ce que deviennent les personnages que l&rsquo;on a suivis. Comment vont se tisser ou dénouer les liens de la petite bande des quatre amis. On sait qu&rsquo;ils en sont à un âge où ils doivent effectuer des choix de vie, notamment épouser une fille avec laquelle ils devront impérativement donner naissance à leur descendance pour pouvoir rester avec, on sait aussi qu&rsquo;ils ont des choix de vie et des choix politiques à effectuer. A la fn du premier tome ils sont sur le pont de le faire, ou c&rsquo;est engagé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pensez-vous que ce roman, peut être considéré comme une dystopie ? Et d&rsquo;après pour quels aspects du roman ? Sur Wikipédia, on lit au sujet de la dystopie: </strong></p>
<div style="text-align: justify;"><em>Une dystopie, également appelée contre-utopie, est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu&rsquo;elle empêche ses membres d&rsquo;atteindre le bonheur. L&rsquo;auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à notre époque. La dystopie s&rsquo;oppose à l&rsquo;utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie en propose un des pires qui puissent être envisagé. La différence entre dystopie et utopie tient plus à la forme littéraire et à l&rsquo;intention de son auteur qu&rsquo;au contenu. En effet, après examen, nombre d&rsquo;utopies positives peuvent également se révéler effrayantes.</em></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma:</strong> Tiens, je n&rsquo;aurais pas du tout défini la dystopie comme ça mais plutôt comme un monde utopique qui aurait dégénéré. Mais si Monsieur Wiki le dit&#8230;<br />
Quel qu’en soit la définition, je ne rangerais pas Nox dans les dystopies mais dans les romans d&rsquo;anticipation, ou plus généralement de science-fiction. Tout simplement parce que l&rsquo;on suppose qu&rsquo;il s&rsquo;agit du futur de notre société et que plus qu&rsquo;une idéologie, j&rsquo;ai eu la sensation que la <em>Nox</em> et les différentes strates de la société étaient liées aux machines, à leurs évolutions dans le mauvais sens. Je ne sais pas si vous êtes sur la même longueur d&rsquo;onde que moi, mais beaucoup des détails qui m&rsquo;ont interpellée étaient des inventions. D&rsquo;ailleurs, <em>Lucen</em> et son père sont des rafistoleurs de métier !<br />
<strong>Drawoua</strong>: Nox s&rsquo;inscrit entre les deux définitions, le monde idéal est celui d&rsquo;en haut. Mais pour qu&rsquo;il fonctionne, il fallait celui d&rsquo;en bas. Le hic, c&rsquo;est les deux univers ne sont pas imperméables, les gens se rencontrent plus ou moins, la communication et les informations passent, notamment par la voix des gens de maison qui ont une certaine conscience des choses, comme l&rsquo;incarne le personnage de Martha.<br />
<strong>Nathan</strong>: Je suis plutôt d&rsquo;avis pour la dystopie moi &#8230; il a certes l&rsquo;air d&rsquo;être un futur de notre propre société mais celle-ci m&rsquo;a semblé &laquo;&nbsp;à part&nbsp;&raquo;&#8230; et carrément un obstacle à l&rsquo;obtention du bonheur par ses habitants. Je l&rsquo;associerais presque à l&rsquo;uchronie, pour son ambiance, qui m&rsquo;a beaucoup évoqué la période industrielle, les machines. Le roman a un côté <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Steampunk">steampunk</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que pensez-vous de l&rsquo;aspect &laquo;&nbsp;énergétique&nbsp;&raquo; de ce roman ? Les habitants du bas, doivent produire leur propre électricité pour chaque activité de la journée. Le roman commence, par une allusion au fait qu&rsquo;il faut s&rsquo;habituer à lire avec peu de lumière, car chaque dose d&rsquo;électricité demande un effort physique de la part d&rsquo;un des membres de la famille.</strong><br />
<strong>Bouma</strong>: Honnêtement j&rsquo;ai trouvé ça réaliste et surréaliste en même temps. Les diverses inventions imaginées par Yves Grevet pour créer de l&rsquo;énergie (en se basant sur la force mécanique) sont tout-à-fait plausibles&#8230; et amènent aussi un quelque chose de complètement loufoque et drôle. Le coup du cinéma par exemple où ils sont tous en sueur à la fin du film car ils ont dû pédaler pour alimenter l&rsquo;appareil électrique&#8230; l&rsquo;image est franchement comique !<br />
<strong>Drawoua</strong>:Une idée géniale qui pourrait être encore plus développée. Mais elle est exposée d&rsquo;emblée et fait partie des éléments essentiels qui créent et façonnent cet univers qu&rsquo;est celui du BAS.<br />
<em>&laquo;&nbsp;Je pédale en écrivant pour alimenter la plaque chauffante et la petite ampoule qui éclaire les casseroles. Ici, dans la ville basse, la seule énergie dépensée est celle que nous produisons nous-mêmes à la force de nos muscles. Là-haut, chez les riches, les lampes s&rsquo;allument quand on appuie sur un bouton et brillent sans qu&rsquo;on s&rsquo;en occupe. (&#8230;) Il y en a qui ont de la chance&nbsp;&raquo;.</em><br />
Pour que cela fonctionne, les habitants de la ville basse sont &laquo;&nbsp;tous équipés de chenillettes sous les chaussures&nbsp;&raquo;. On peut y voir une symbolique autour du coté enferré des esclaves, travailleurs des galériens.<br />
<strong>Nathan: </strong>Je suis d&rsquo;accord avec Bouma mais surtout avec Drawoua pour le symbole qu&rsquo;elle voit et car moi-même, c&rsquo;est ce qui m&rsquo;a déçu dans ce roman, j&rsquo;ai trouvé cette idée très originale mais trop peu développée. J&rsquo;ai trouvé ça dommage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Maintenant pour finir cette lecture commune, j&rsquo;aimerai savoir quelles sont vos hypothèses pour la suite de l&rsquo;histoire ?</strong><br />
<strong>Kik</strong>: Personnellement j&rsquo;ai déjà le tome 2 sur ma table de nuit. Il attend sagement que l&rsquo;on finisse cette discussion, pour être dévoré. Et vous ?<br />
<strong>Drawoua:</strong> Je ne me fais pas vraiment d&rsquo;idée sur la suite de l&rsquo;histoire mais je souhaite trouver dans Nox la petite note d&rsquo;espoir que l&rsquo;on pouvait retrouver à la fin de <em>Méto</em>. Malgré les deux univers complexes qu&rsquo;Yves Grevet a élaboré dans ces deux séries et une certaine critique de notre société par effet de miroir que l&rsquo;on sent sous-jacente tout au long des deux histoires.<br />
<strong>Bouma</strong>: J&rsquo;avais moi aussi hâte de finir cette discussion afin de me plonger dans le tome 2 (surtout que j&rsquo;ai prêté le 1 à Monsieur Bouma et que vu la vitesse à laquelle il le dévore il va falloir se battre pour ce second opus&#8230;). En ce qui concerne mes hypothèses sur cette suite, je vois bien le personnage de <em>Firmie</em> prendre de l&rsquo;importance&#8230; tout comme le père de <em>Ludmilla</em>. Je pense à un conflit dans le Bas qui se répercuterait dans le Haut. Deux mondes qui vont se confronter encore plus violemment et nos personnages secoués, obligés de faire des choix qui ne changeront pas seulement leur vie&#8230; Vite, vite, la suite !<br />
<strong>Nathan:</strong> Ah là là je l&rsquo;ai toujours pas lu ! Pourtant, l&rsquo;histoire a déjà sacrément bien avancé, et je sens un tome 2 plein de rebondissements, d&rsquo;amûûûûûûr, d&rsquo;amitié, de famille &#8230; bref, tous ces thèmes qu&rsquo;Yves Grevet manie avec justesse ! Et surtout ce souffle prenant et cet univers original. Je veux être surpris ! Je confirme cependant l&rsquo;hypothèse d&rsquo;un conflit qui se prépare &#8230; ça va être intéressant ça !</p>
<p style="text-align: justify;">Le mot de la fin sera pour<br />
<strong>Drawoua</strong>: <em>Je garde la lecture du tome 2 pour mes vacances, il fera partie de mes incontournables à mettre dans la valise !</em></p>
<p style="text-align: center;">Merci à Yves Grevet d&rsquo;avoir accepté de répondre à nos questions.</p>
<p><strong><em>Nox (1), Ici-bas</em> </strong>publié chez Syros en 2012.<br />
<strong><em>Nox (2), Ailleurs</em></strong> publié chez Syros en 2013.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour aller plus loin&#8230;</strong><br />
<a href="http://www.bouquinsenfolie.blogspot.fr/2012/10/chronique-jumelle-nox-dyves-grevet.html">La chronique de Nathan et de son jumeau </a><br />
<a href="http://leslecturesdekik.blogspot.fr/2012/11/nox-ici-bas-1-dyves-grevet.html">La chronique de Kik </a><br />
<a href="http://maman-baobab.blogspot.fr/2013/04/nox-un-nouveau-grevet-je-mincline.html">La chronique de Drawoua<br />
</a><a href="http://www.livres-de-dorot.fr/nox-tome-1-ici-bas-a61833051">La chronique de Dorot<br />
</a><a href="http://boumabib.fr/2013/03/23/nox-t-1-dyves-grevet/">La chronique de Bouma</a></p>
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		<title>Nouveaux gagnants &#8211; Concours 1 an</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 05:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bouma</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie du blog]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme indiqué lors du précédent billet à ce sujet, nous avons remis en jeu (tirage au sort) les livres dont les gagnants ne s&#8217;étaient pas manifestés. . Comme la première fois, nous vous demandons d&#8217;envoyer vos coordonnées postales à luciebib[at]gmail.com &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4238">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Comme indiqué lors du précédent billet à ce sujet, <strong>nous avons remis en jeu</strong> (tirage au sort) les livres dont les gagnants ne s&rsquo;étaient pas manifestés.</p>
<p style="text-align: center;">.</p>
<p style="text-align: center;">Comme la première fois, nous vous demandons d&rsquo;envoyer vos coordonnées postales à <strong>luciebib[at]gmail.com<br />
</strong>(merci de préciser le titre du livre gagné dans l’objet de votre mail)</p>
<p style="text-align: center;">.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/4/5/9782354501808FS.gif" width="289" height="246" /></p>
<p style="text-align: center;">Ce sont <strong>Faelys</strong> et <strong>Paf le PAF</strong> qui gagnent un exemplaire chacun.</p>
<p style="text-align: center;">.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/7/8/0/9782278070879FS.gif" width="250" height="282" /></p>
<p style="text-align: center;">Cet exemplaire a été gagné par <strong>Camille</strong>.</p>
<p style="text-align: center;">.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/7/8/0/9782278068289FS.gif" width="213" height="213" /></p>
<p style="text-align: center;">Et ces comptines iront chez <strong>Tissot</strong>.</p>
<p style="text-align: center;">.</p>
<p style="text-align: center;">Merci de vous manifester rapidement pour que nous puissions vous envoyer votre lot dans les plus bref délais.</p>
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		<title>Martin Page nous répond&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 05:13:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pépita</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>

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		<description><![CDATA[Martin Page a étudié successivement l’anthropologie, le droit, la psychologie, la linguistique, la philosophie, la sociologie et l’histoire de l&#8217;art, avant de se lancer dans l’écriture. Auteur reconnu, Martin Page a su s&#8217;imposer dans le monde de la littérature contemporaine &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4170">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]><xml><br />
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</xml><![endif]--></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/06/martin-page-avril-20131.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-4197" alt="martin page avril 2013" src="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/06/martin-page-avril-20131.jpg" width="2918" height="2189" /></a></strong><strong></strong><strong><a href="http://http://www.martin-page.fr/francais/biographie/">Martin Page</a> a étudié successivement l’anthropologie, le droit, la psychologie, la linguistique, la philosophie, la sociologie et l’histoire de l&rsquo;art, avant de se lancer dans l’écriture. Auteur reconnu, Martin Page a su s&rsquo;imposer dans le monde de la littérature contemporaine avec des romans pour adultes et aussi pour la jeunesse.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il a accepté de nous parler de son roman <span style="color: #ff6600;">&laquo;&nbsp;Plus tard je serai moi&nbsp;&raquo; </span>(<em>Le</em> <em>Rouergue, Doado, 2013</em>)  et de son travail d&rsquo;écrivain en particulier, pour éclairer notre<a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4042"> lecture commune, publiée hier.</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/06/9782812604911FS.gif"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4176" alt="9782812604911FS" src="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/06/9782812604911FS-204x300.gif" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-D&rsquo;où vous est venue cette idée de roman, en particulier le titre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme beaucoup, enfant, adolescent, j&rsquo;ai vécu ces situations où il me semblait que j&rsquo;étais plus adulte que mes parents. Je voulais parler de ce renversement des rôles qui est très courant. Je pense aussi qu’il m’importait de mettre en scène une jeune fille qui vivrait la période adolescente, en dehors des clichés habituels.  Je ne crois pas à la fameuse crise d’adolescence. Je crois en revanche à une crise des parents et de la société plus généralement, qui pèse sur les épaules des enfants qui grandissent, et qui donc par contrecoup peuvent manifester des angoisses et des douleurs, et y réagir.</p>
<p style="text-align: justify;">Le titre n’est pas de moi. C’est mon amie qui l’a trouvé (j’en profite : elle sort son premier livre jeunesse à l’École des Loisirs cet automne, dans la collection Mouche : <i>Apprendre à ronronner</i>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Comment s&rsquo;inscrit ce roman dans votre travail ?  </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un nouveau roman. Cela faisait longtemps que je n&rsquo;avais pas mis en scène une héroïne et j’aime beaucoup ça. Je suis irrité et fatigué par les personnages féminins souvent proposés. Tout comme je suis navré par les femmes, et les hommes, de la vie réelle qui sont trop pleinement dans leurs assignations habituelles. J’aime les femmes indépendantes et féministes, je créé donc des personnages féminins qui ont ce type de personnalité. Il ne s’agit pas d’être démonstratif, mais par petites touches de composer des personnages dont l’éthique et le caractère vont à l’encontre d’un état d’esprit dominant coercitif à l’égard des femmes et des hommes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Quel est pour vous le lecteur idéal de ce livre ? Réellement des ados ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre, comme mes autres livres, s&rsquo;adresse à tout le monde (même un livre pour les petits comme Conversation avec un gâteau au chocolat, est lu par les adultes -et certains de mes livres adultes sont lus par des adolescents). J&rsquo;ai des retours d&rsquo;adolescents qui l&rsquo;ont beaucoup aimé. Des adultes aussi. Evidemment, j&rsquo;ai des retours d&rsquo;adultes qui trouvent que ce livre s&rsquo;adresse aux adultes. Je pense que ceux-ci ont oublié ce que c&rsquo;est que d&rsquo;être un adolescent. Les questions que l’on se pose.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Pourquoi cet intérêt pour la relation parent / enfant ? Et cette rupture forte de la communication, surtout ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela me paraît naturel  : je suis l&rsquo;enfant de mes parents, et puis je veux des enfants, et donc être parent. Par ailleurs, je viens d&rsquo;une famille qui a vécu des choses difficiles. Ces questions sont importantes pour moi. Parler, s’entendre, créer un espace relationnel où la communication est possible, ce n’est pas l’évidence. C’est un travail, une construction, qui nécessite une remise en cause, ou tout du moins une capacité d’évolution. Et je trouve que beaucoup de parents ne cherchent pas à parler à leurs enfants adolescents, ni à les écouter. Parce qu’ils ont peur pour eux, parce qu’ils projettent leurs désirs non réalisés, parce qu’ils ont vécu leur jeunesse à une autre époque et qu’ils ont tendance à réfléchir par rapport à leurs références. Je crois aussi que beaucoup de parents ont du mal avec la fonction même de parents, et on peut les comprendre. On y est mal préparé. Ça devrait faire l’objet de cours. On devrait en parler au collège, au lycée.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce que je dis du difficile dialogue parent-enfant est aussi valable pour le difficile dialogue dans le couple ou entre amis. Tout ça se construit et se pense. Ce n’est pas évident. Nous avons une familiarité trompeuse : enfants, parents, amis, amoureux, nous parlons la même langue. Et pourtant nous ne nous comprenons pas, nous ne nous écoutons pas. Prendre conscience que notre langue maternelle est une langue unique, individuelle, et étrangère aux autres (comme celle des autres nous est étrangère) est un pas décisif vers une entente possible. Une belle communication.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Ce livre à destination de jeunes lecteurs est-il une façon de leur faire passer un message ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un message ? Je ne sais pas. J’espère surtout que les lecteurs vont éprouver du plaisir. C’est mon premier objectif. La littérature, l’art en général, est pour moi une des grandes sources de plaisir de l’existence. Et je suis très mécontent quand certains arrivent à transformer la littérature en punition et à la rendre douloureuse (j’ai des souvenirs peu agréables de profs de français qui opéraient ainsi). Certains plaisirs ont le pouvoir de nous donner à penser. Ensuite j’ai une histoire personnelle, et on n’échappe pas à soi-même, donc mes livres sont pleins de ce que je suis, de mes expériences, de mes réactions et pensées concernant ces expériences. Mon exemple, mis en scène, transformé, repensé, constitue sans doute en lui-même une sorte de message, en tout cas d’éthique.</p>
<p style="text-align: justify;">De façon plus directe, je pense que le roman est un genre merveilleux qu’on peut nourrir de philosophie, d’éléments intimes, d’éthique, d’imagination, aussi oui il y a des choses auxquelles je crois et que je veux faire passer. Par exemple, mes personnages sont souvent obstinés et savent éviter les conflits, ils sont rusés et savent transformer leurs douleurs en énergie. Un roman est, pour moi, un allié, un objet de résistance intime, un outil pour apprendre et continuer à grandir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-La pression parentale est-il un sujet d&rsquo;actualité selon vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, c’est commun à toutes les époques. Dans ce livre, je voulais parler aussi de la pression sociale sur les parents, qui sont très démunis pour y résister.</p>
<p><strong>-Vous utilisez souvent l&rsquo;humour, le second degré, &#8230; dans vos livres. Pourquoi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parce que j&rsquo;ai un rapport tragique à l&rsquo;existence, que je lutte tout le temps contre le désespoir et la dépression. L&rsquo;humour, pour reprendre Deleuze, est l’arme des minoritaires, c’est une manière de survivre à ce qui nous arrive. L’humour pour moi est indissociable de la création. Les grands artistes se servent de l’humour (Shakespeare, Cervantes).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Dans vos romans jeunesse, les «héros» sont souvent des enfants «à part», pourquoi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans mes livres pour les adultes, les héros sont aussi des personnages &laquo;&nbsp;à part&nbsp;&raquo;.  Sans doute parce que ce sont les seuls êtres qui m&rsquo;intéressent vraiment. Mais vous savez, il suffit de s’intéresser un peu à n’importe qui, et très vite on voit des failles même chez ceux qui semblent les plus intégrés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Vous écrivez aussi pour les adultes. Est-il plus facile ou plus difficile d&rsquo;écrire en littérature jeunesse ? Avez-vous une préférence ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si on a l&rsquo;ambition de bien faire les choses, alors, dans tous les cas, on est confronté au travail et aux difficultés. Mais c&rsquo;est une bonne nouvelle que ce soit difficile, car elle est fertile. De belles choses naissent. Mes romans jeunesse sont plus courts, et leur construction plus simple, donc ils me demandent moins de temps. Mais j’y mets la même passion et la même rigueur que pour mes livres adultes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Quelles sont vos références littéraires en jeunesse ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Roald Dahl. Italo Calvino : deux écrivains qui ont écrit pour la jeunesse et les adultes. Qui ont mêlé gravité et légèreté, imagination et intimité. Il faut ajouter Maurice Sendak, Ruth Krauss et Crockett Johnson, Tomi Ungerer, Edward Gorey, Christophe Honoré, Marie-Aude Murail. Il y a tellement de bons auteurs et dessinateurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>-Avez-vous des projets en cours ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui. J&rsquo;ai terminé un essai sur l&rsquo;écriture (pour adultes). Il devrait sortir en janvier prochain aux éditions de l’Olivier. Et j&rsquo;ai commencé un nouveau livre sous pseudonyme. J&rsquo;ai aussi amorcé le début d&rsquo;un roman ado. Mais je m&rsquo;y mettrai plus tard. Je n&rsquo;arrive pas à écrire deux livres en même temps. A côté de ça je dessine et j&rsquo;écris de petits livres &laquo;&nbsp;faits maison&nbsp;&raquo; inclassables et impubliables ailleurs pour adultes (je vais bientôt ouvrir un site internet pour les présenter, pour l&rsquo;instant ça passe par mon site personnel). Et puis, la NRF m’a commandé une nouvelle pour son prochain numéro et je dois écrire un texte pour un festival littéraire en Finlande. Je suis bien occupé, et c’est très agréable.</p>
<p><strong>Nous espérons que vous en savez davantage maintenant sur cet auteur et</strong><br />
<strong>nous  remercions très sincèrement Martin Page pour sa disponibilité et toutes ces réponses très éclairantes .</strong></p>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<p><a href="http://http://www.martin-page.fr/blog/">-Le blog de l&rsquo;auteur</a></p>
<p>-Sa bibliographie :<a href="http://http://www.martin-page.fr/francais/jeunesse/"> en jeunesse</a> et ses romans pour <a href="http://http://www.martin-page.fr/francais/romans/">adultes</a></p>
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		<title>Plus tard je serai moi</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 06:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pépita</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>

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		<description><![CDATA[En cette période d&#8217;examens, ce titre de roman &#171;&#160;Plus tard je serai moi&#160;&#187; écrit par Martin Page aux éditions Le Rouergue (collection Doado) ressemble à un défi lancé à bien des parents inquiets pour leur progéniture. Et si finalement, les &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4042">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>En cette période d&rsquo;examens, ce titre de roman <span style="color: #ff6600;">&laquo;&nbsp;Plus tard je serai moi&nbsp;&raquo; </span>écrit par <em>Martin Page aux éditions Le Rouergue (collection Doado)</em> ressemble à un défi lancé à bien des parents inquiets pour leur progéniture. Et si finalement, les plus stressés et les plus stressants, c&rsquo;était eux ? Et si finalement, il suffisait de leur faire confiance à nos jeunes pour prendre en main leur avenir ?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://alireauxpaysdesmerveilles.blogspot.fr/">Alice-A lire aux pays des merveilles</a>, <a href="http://blog.3-etoiles.fr/">Carole-3étoiles</a> et <a href="http://maman-baobab.blogspot.fr/">Drawoua-Maman Baobab</a> ont accepté de partager cette lecture pleine de fantaisie et d&rsquo;humour avec <a href="http://melimelodelivres.blogspot.fr/">Pépita-Méli-Mélo de livres.</a></strong></p>
<p><img class="aligncenter" alt="Image" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/1/2/6/9782812604911FS.gif" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita : Quelle est la raison principale qui vous a poussée chacune à avoir envie de lire ce livre ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : C&rsquo;est très subjectif mais j&rsquo;assume : l&rsquo;auteur et l&rsquo;éditeur sont pour moi deux incontournables ! J&rsquo;adore cette collection, j&rsquo;adore Martin Page ! Donc ce n&rsquo;était pas négociable qu&rsquo;il ne passe pas entre mes mains ! Et puis le titre et la photo de Théo Gosselin en couverture, forcément !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alice</strong> : La proposition sur cette lecture commune a coïncidé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec mon arrivée sur A l&rsquo;ombre du grand arbre et je me suis lancée dans le grand bain sans trop réfléchir. Entre temps, j&rsquo;ai participé à la lecture sur «Encore heureux qu&rsquo;il ait fait beau» qui a démarré plus tôt. J&rsquo;en conviens le titre est accrocheur et il interpelle forcément. Une bonne formule, tellement convaincante ! Martin Page ne m&rsquo;était pas inconnu mais sans que ce soit un auteur dont je sois totalement fan.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Drawoua</strong> : Comme Carole, le titre du roman très incitatif et en même temps poétique, l&rsquo;auteur dont j&rsquo;ai la curiosité sans l&rsquo;avoir auparavant lu et la maison d&rsquo;édition qui fait partie de mes favorites. Dit comme ça, cela ne vous inciterait pas à la lecture, vous ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Cela rejoint totalement mon envie, à la différence que j&rsquo;ai déjà lu des livres de cet auteur. C&rsquo;est carrément le titre qui m&rsquo;a accrochée : je trouve cette formule épatante. Martin Page a toujours le don de trouver des titres percutants ! Et je trouve que cette formule peut s&rsquo;appliquer non seulement à des jeunes en devenir mais aussi à tout un chacun lorsqu&rsquo;il se retrouve à un carrefour de sa vie. C&rsquo;est une formule pleine de liberté et d&rsquo;ouverture sur les possibles.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : Le titre est beau oui. Et effectivement comme tu le soulignes Pépita, Martin Page est doué pour la formule !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita </strong><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">: </b><strong>Chacune votre tour, un petit topo sur l&rsquo;histoire ? Juste pour donner un aperçu à nos lecteurs&#8230;</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alice</strong> : Séléna est une jeune ado discrète et solitaire qui ne sait pas réellement ce qu&rsquo;elle veut faire de sa vie. Elle y a déjà réfléchi, c&rsquo;est sûr, mais de là à avoir une idée précise ! Jusqu&rsquo;au jour où ses parents lui avouent que cela ne les dérange pas si elle devient artiste musicienne, poète, peintre &#8230;. ! Pour elle, ils achètent un appareil photo, des pots de gouaches, de beaux stylos et du papier et font livrer un piano &#8230;.sans que Séléna ne soit sensible à aucun de ces cadeaux. Mais les parents de Séléna sont prêts à tout, sous prétexte que les artistes ont eu une enfance difficile. Comment peut- elle alors résister face à la pression exercée, alors qu&rsquo;elle souhaite juste savoir qui elle est ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : Sélena a 16 ans, l&rsquo;âge des possibles, l&rsquo;âge des passions, l&rsquo;âge de la quête. Et on assiste à un basculement : par leur comportement, ses parents lui donnent un rôle de parent symbolique je trouve. Elle qui n&rsquo;est pas encore adulte les observe avec une certaine maturité, voire gravité.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita : Parlons justement du thème de ce livre. Alice a lâché le mot : pression parentale. Avez-vous été surprise de la manière dont l&rsquo;auteur aborde cette problématique ? Adhésion, rejet, perplexité ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alice</strong> : Martin Page choisit de traiter son thème de la pression parentale en renversant totalement la maturité de ses personnages et en insistant fortement sur le cocasse de la situation. Il pratique un humour à la fois léger et piquant qui donne à réfléchir sans être moralisateur. C&rsquo;est un exercice périlleux, mais que l&rsquo;on sent poindre dès la quatrième de couverture et donc dans lequel je suis rentrée sans difficulté.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Drawoua </strong>: J&rsquo;ai effectivement été surprise par la manière dont l&rsquo;auteur traite le sujet. La pression est si forte qu&rsquo;elle est omniprésente, devient excessive, bascule dans la folie. Je n&rsquo;y ai pas perçu l&rsquo;humour. La tension, le récit, la mise en scène font tendre la narration vers le dramatique plutôt.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Je vous rejoins totalement quand vous dites que de cocasse, la situation devient dramatique. Les parents de Séléna vont effectivement très loin et on se demande si cela va s&rsquo;arrêter. On rit un peu jaune par moments. On est mal à l&rsquo;aise.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : Je rebondis sur vos réponses : l&rsquo;auteur pousse le comportement des parents à l&rsquo;extrême, ce qui touche parfois au cynisme, et moi ça me fait rire ! En revanche, Séléna reste droite je trouve : elle s&rsquo;amuse de la situation au début, est ensuite agacée, mais finalement elle n&rsquo;est jamais complètement déstabilisée. En ça je la trouve certes mature et réfléchie mais surtout complètement convaincante. Ce qui est original dans ce roman, c&rsquo;est l&rsquo;inversement des codes : les parents qui basculent, voire régressent, qui testent leur ado, et elle, stoïque, qui observe, analyse, réfléchit. J&rsquo;adore !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita </strong>: Je te rejoins Carole : les rôles sont inversés à l&rsquo;extrême et je pense que c&rsquo;est justement le parti pris de l&rsquo;auteur : dénoncer cette pression parentale souvent insidieuse, inconsciente mais en la caricaturant pour nous la balancer en pleine figure, nous les parents ! Quant à Séléna, je ne l&rsquo;ai pas du tout perçue comme mature mais plutôt comme indifférente à toute cette escalade. Comme une ado quoi. Elle connait trop bien ses parents pour ne pas les croire. Elle continue à vivre sa vie. Par contre, cela m&rsquo;a gênée que les deux adolescentes, Séléna et son amie Vérane, ne soient que collégiennes. Je les aurais senties plus crédibles dans leur comportement si elles étaient lycéennes. C&rsquo;est une faiblesse du roman là je trouve.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Drawoua </strong>: C&rsquo;est peut-être parce qu&rsquo;elles sont collégiennes que l&rsquo;on peut les qualifier de matures comme le fait Carole. Je ne vois pas le positionnement de Séléna comme de l&rsquo;indifférence. Plutôt comme un retrait conscient ou non qui lui permet de se protéger du danger certain que représentent ses parents. D&rsquo;ailleurs, finalement, et sans en dire vraiment la fin, c&rsquo;est ainsi que ce roman se termine et Séléna fera d&rsquo;ailleurs ses choix consciemment.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alice</strong> : Le personnage de Séléna me parait un peu trop « parfaite », un peu trop sage, même. Une fois la surprise et l&rsquo;inquiétude passée vis à vis de l&rsquo;attitude de ses parents, jamais elle ne s&rsquo;accorde une idée un peu ludique, jamais elle n&rsquo;évoque l&rsquo;intention d&rsquo;en profiter. Pas de dérapage, beaucoup de prudence et de modération. Tout cela accentue le renversement des rôles : elle a tous les traits de caractère d&rsquo;une adulte raisonnable.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita : Vos réponses me permettent de revenir sur l&rsquo;image renvoyée des adultes dans cette histoire. Je pense en particulier au principal du collège, M. Blimp. Séléna et Vérane sont apparemment assez proches de lui dans leurs centres d&rsquo;intérêts. Qu&rsquo;avez-vous pensé de ce message de l&rsquo;auteur ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alice</strong> : Pas très causant ce M. Blimp, jamais il ne prend la parole. Assez surprenant son dada pour le cerf-volant et le club qu&rsquo;il en a créé au collège et dont il est le seul et unique membre. Quant à sa passion pour le rock, elle laisse Séléna assez perplexe. Un personnage toujours présent en filigrane tout au long du récit, et qui s&rsquo;installe à pas de loup pour finir par être un élément essentiel du dénouement. Un adulte qui a gardé une âme d&rsquo;enfant et chez qui Séléna a trouvé un allié. Le seul qui puisse comprendre que sous un costume austère et sérieux sommeille la part artistique de chacun.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita </strong>: Effectivement, on en sait plus sur ce Monsieur par son comportement que par sa voix. En-dehors des parents de Séléna, c&rsquo;est le seul adulte dans cette histoire dont l&rsquo;auteur a forcé le portrait, mais dans l&rsquo;autre sens. En dehors de sa fonction de principal de collège, il a gardé des centres d&rsquo;intérêts à la fois enfantin (le cerf-volant) et adolescent (joueur de guitare rock). Un message pour nous dire que même adulte, il est important d&rsquo;être soi, de cultiver ses rêves comme en écho au titre, sans peur du jugement des autres.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : Je suis d&rsquo;accord avec toi Pépita sur le portrait de Mr Blimp, un corps d&rsquo;adulte assez froid et peu causant avec une âme d&rsquo;enfant/ado qui se laisse porter par ses passions. Une espèce de force tranquille qui contraste avec les parents au bord de l&rsquo;hystérie. Son statut institutionnel lui confère du pouvoir, mais il n&rsquo;en abuse pas et reste accessible. Je trouve que sa présence questionne sur les notions de pouvoir (institutionnel) et d&rsquo;autorité ( parentale ou d&rsquo;adulte). Pour peu il me rappellerait quelqu&rsquo;un&#8230;Il incarne très bien le titre du roman d&rsquo;ailleurs. J&rsquo;aime la sensibilité et la liberté qui s&rsquo;en dégagent.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Pépita</strong> <strong>: Pensez-vous que l&rsquo;auteur aborde là une question de société ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Alice</strong> : Une &nbsp;&raquo; inquiétude&nbsp;&raquo; de société, voulais tu dire &#8230;&#8230; Carrément.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Drawoua </strong>: Pas directement une question de société, ni une inquiétude. Par contre une question et une inquiétude de parents, de parents d&rsquo;adolescents et d&rsquo;adulescents, oui complètement. Prises à contre-pied, bien sûr.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Maman de quatre enfants, dont trois ados, je suis directement confrontée à ces choix d&rsquo;avenir que nos enfants doivent faire trop jeunes&#8230;C&rsquo;est difficile à 13-15 ans ! Il y a de quoi être déboussolé&#8230;Le collège et le lycée d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;ont plus grand chose à voir avec ce que j&rsquo;ai vécu&#8230;Et ces institutions mettent la pression sur les parents quant à l&rsquo;avenir de leurs enfants et c&rsquo;est parfois angoissant. En tant que bibliothécaire cette fois, je suis assez effarée de l&rsquo;angoisse de certains parents face à l&rsquo;appropriation de la lecture en particulier et de la réussite scolaire en général de leur progéniture, le plus souvent sans se remettre en question dans leur éducation. J&rsquo;ai aimé dans ce roman la prise de distance nécessaire de l&rsquo;héroïne, la caricature des parents et leur obstination (pas si loin de la réalité parfois !) et l&rsquo;injonction de ce titre qui rappelle une évidence de choix de vie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : En tant que prof au lycée, je te rejoins complètement Pépita sur la pression institutionnelle et parentale&#8230; Quant au titre, il résonne en moi comme une évidence rapport à l&rsquo;intrigue mais surtout à l&rsquo;éducation à la liberté de choix, au libre-arbitre et à la responsabilité des renoncements. Aujourd&rsquo;hui, la société façonne et cloisonne les gens, les jeunes en particulier. Etre soi, c&rsquo;est le plus grand luxe qu&rsquo;on puisse s&rsquo;octroyer. Et c&rsquo;est pour moi le seul moyen efficace de ne pas finir comme des tartes : dans des moules !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour terminer cette lecture, je laisse le mot de la fin à Séléna</strong> : <i><span style="font-family: Georgia,'Times New Roman',serif;">« Il faut être patient avec les parents. Ils ont peur de ne pas être parfaits. Il subissent une pression sociale très forte pour faire de leur enfant l’être le plus doué et le plus charmant qui soit. Ils tentent de ne pas commettre les erreurs de leurs propres parents, et pour cette raison, en font d’autres. Dans ces conditions, ils ne peuvent que mal se débrouiller».</span></i></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Martin Page a accepté de répondre à nos questions : ses réponses dans la chronique de demain !<br />
</strong></p>
<p><strong>Et pour aller plus loin, voici nos avis sur cette lecture sur nos blogs respectifs :</strong></p>
<p><a href="http://alireauxpaysdesmerveilles.blogspot.fr/2013/04/plus-tard-je-serai-moi-martin-page.html">Alice-A lire aux pays des merveilles</a></p>
<p><a href="http://http://maman-baobab.blogspot.fr/2013/05/quand-on-sera-grand.html">Drawoua-Maman Baobab</a></p>
<p><a href="http://melimelodelivres.blogspot.fr/2013/04/plus-tard-je-serai-moi.html">Pépita-Méli-Mélo de livres</a></p>
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		<title>Lecture commune: &#171;&#160;Wonder&#160;&#187;de R.J.Palacio</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 06:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dorot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.&#160;&#187; Il y a des livres qui nous interpellent dès la couverture. Après vient la lecture, la magie opère ou pas. &#171;&#160;Wonder&#160;&#187; nous a plu, &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4160">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/05/wonder-pocket.jpg"><img class="size-full wp-image-4161 aligncenter" alt="wonder pocket" src="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/05/wonder-pocket.jpg" width="177" height="285" /></a><strong>&laquo;&nbsp;Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.&nbsp;&raquo;</strong><br />
Il y a des livres qui nous interpellent dès la couverture. Après vient la lecture, la magie opère ou pas. &laquo;&nbsp;Wonder&nbsp;&raquo; nous a plu, il a même été un coup de cœur pour certaines d&rsquo;entre nous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://litterature-jeunesse.over-blog.fr/">Sophie-La Littérature jeunesse de Judith et Sophie</a>, <a href="http://http://leslecturesdekik.blogspot.fr/">Kik-Les lectures de Kik</a> et <a href="http://http://melimelodelivres.blogspot.fr/">Pépita-Méli-Mélo de livres</a></strong> ont accepté d&rsquo;en discuter avec <a href="http://www.livres-de-dorot.fr/">moi</a>&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;: Qu&rsquo;est-ce qui vous a donné envie de lire ce livre?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>: Ce qui m&rsquo;a donné envie de lire c&rsquo;est bien sûr l&rsquo;avis unanime des blogueuses ici présentes. Leur enthousiasme était tel que j&rsquo;ai été curieuse de savoir ce que ce livre avait de si bien. J&rsquo;avais quand même une petite réserve parce que la quatrième de couverture annonçait un récit sur un enfant avec des malformations et j&rsquo;avais peur qu&rsquo;il soit trop dur par rapport à mes envies du moment.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: En faisant des recherches sur les nouveautés à paraître, je suis tombée sur ce livre et j&rsquo;ai eu tout de suite envie de le lire : ma fibre maternelle sans doute&#8230;mais je suis aussi très sensible à tout ce qui touche à la différence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong>: J&rsquo;ai vu cette couverture ça et là sur internet. Puis après quelques temps, j&rsquo;ai lu la quatrième de couverture, et puis je me suis dit: &laquo;&nbsp;Je dois le lire.&nbsp;&raquo; En dehors du monde de la littérature pour la jeunesse, je vois des enfants toute la journée pour les soigner, notamment leur bouche. Alors pour moi, c&rsquo;était comme une évidence. je devais lire ce livre, pour en discuter avec des enfants qui pourraient aborder le sujet avec moi. Je devais lire ce livre, car la personne principale pourrait être un de mes patients. Je devais lire ce livre, car il semblait être un livre incontournable en version originale. Je devais lire ce livre&#8230; Je l&rsquo;ai lu. Il y a des dizaines d&rsquo;autres raisons de lire ce livre, mais celles-ci étaient largement suffisantes pour l&rsquo;apporter en vacances.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;: Un sujet difficile, malformation&#8230; en fait, il parle de quoi ce roman?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: Ce roman nous parle d&rsquo;un jeune garçon, August, dit Auggie, qui effectivement souffre d&rsquo;une malformation faciale depuis sa naissance. Il a subi de très nombreuses interventions chirurgicales et le fait qu&rsquo;il soit en vie tient du miracle. Il n&rsquo;a jamais été scolarisé. Cette année, il va entrer en sixième dans le collège de son quartier&#8230;Se confronter au regard des autres, c&rsquo;est déjà très difficile mais là, c&rsquo;est l&rsquo;année du grand saut pour lui et sa famille, car il est très entouré.<br />
Au-delà de cette malformation, c&rsquo;est avant tout un livre qui nous dit à tous, car on est tous concernés, de ne pas juger sur les apparences. De voir au-delà. D&rsquo;aimer les gens pour ce qu&rsquo;ils sont. A l&rsquo;intérieur. D&rsquo;aimer avec son cœur et non pas avec ses yeux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>:  Pépita l&rsquo;a très bien résumé. Je rajouterais juste que c&rsquo;est un livre qui montre le pire comme le meilleur de l&rsquo;être humain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong>: Le résumé de l&rsquo;histoire a été fait. Sur ce point je n&rsquo;ai rien à ajouter. Au delà des faits, il y a l&rsquo;idée de gentillesse et d&rsquo;altruisme (kindness en version originale). La fin du roman très poignante, mais dont je ne révélerai rien, fait ressortir ce lien entre les personnages. Ce roman fait réfléchir sur ses propres actes, et sur le regard que l&rsquo;on peut porter sur les autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;: L&rsquo;entrée au collège d&rsquo;August ne se fait pas sans les préparations&#8230;Les trois collégiens choisis par le proviseur sont censés l&rsquo;encadrer et  l&rsquo;aider. Ça vous a plu cette façon de procéder?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: Dans l&rsquo;esprit, j&rsquo;ai trouvé cela plutôt louable de sa part, disons que ça part d&rsquo;un bon sentiment. Mais on se rend bien compte que ça ne colle pas bien entre eux et pour Auggie, c&rsquo;est assez terrible&#8230;Au lieu de les choisir lui-même, le volontariat aurait peut-être été préférable. C&rsquo;est ce que m&rsquo;a affirmé ma fille collégienne qui a lu le livre aussi&#8230; Je pense que pour certains, c&rsquo;était plus qu&rsquo;ils ne pouvaient assumer. Pas assez préparés ou alors aussi une question d&rsquo;éducation (on le voit pour Julian). Pour d&rsquo;autres,au contraire, cela leur a permis de s&rsquo;affirmer par rapport aux autres et à eux-mêmes, je pense en particulier à celui qui va devenir le meilleur ami d&rsquo;August. On peut difficilement juger ceci dit. Car soi-même, comment aurions-nous réagi ou nos propres enfants ? C&rsquo;est une question que je n&rsquo;ai pas cessé de me poser durant cette lecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>: Comme Pépita, j&rsquo;ai trouvé cette idée plutôt bonne. Ça aurait pu être une entrée en matière plus douce si ça s&rsquo;était bien passée. Malheureusement, les élèves n&rsquo;étaient vraisemblablement pas les bons.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik:</strong> Je n&rsquo;y avais pas spécialement pensé en réalité. Ça ne m&rsquo;a pas surprise. Je trouve bien de faire découvrir les lieux à un nouvel élève, comme les CM2 qui peuvent se rendre aux journées portes ouvertes du collège. Les relations entre enfants ne sont pas souvent ce que prévoient les adultes. Cela ne se passe pas si bien, mais d&rsquo;un autre côté, comment cela aurait pu se passer parfaitement ? Il était évident que le sujet de son physique serait abordé, enfin pour moi, cela était évident.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;:  Kik l&rsquo;a dit, l&rsquo;inscription d&rsquo;August au collège ne pouvait pas passer inaperçue, même si pas mal d’élèves le connaissaient déjà de vue&#8230;En même temps on l&rsquo;a jamais préparé à ça&#8230;on ne lui a pas dit bien avant qu&rsquo;il va falloir y aller&#8230;c&rsquo;est un peu une surprise&#8230;bonne ou mauvaise pour Auggie?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: C&rsquo;est vrai : tu as raison de soulever ce point Dorot. En même temps, je me dis que si ses parents n&rsquo;avaient pas provoqué cette inscription au collège, Auggie n&rsquo;y serait sans doute jamais allé. Sa première réaction, et on le comprend, est de refuser, surtout que ses parents lui ont caché leur démarche. C&rsquo;est donc une mauvaise nouvelle pour lui. Mais très vite, il finit par accepter de rencontrer le directeur. C&rsquo;est dur pour lui. Il sait qu&rsquo;en faisant ce pas-là, il enclenche un changement dans sa vie, un changement important. Il veut encore reculer après cette entrevue si je me souviens bien. Mais ses parents insistent avec tact. Et il accepte. A contre cœur, mais il accepte. Comme si tous pressentaient que ce choix-là, très difficile, sera bénéfique pour lui. Lui y compris: il sait bien au fond de lui-même que ses parents ont &laquo;&nbsp;raison&nbsp;&raquo; même s&rsquo;il préfère la sécurité de son cocon familial. N&rsquo;est-ce pas le rôle des parents parfois que de savoir ce qui est bon pour leurs enfants par devers-eux, même s&rsquo;ils savent les mettre en difficulté ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>: Je pense qu&rsquo;au fond de lui, Auggie savait que c&rsquo;était bon pour lui. Et puis c&rsquo;est un pas de plus vers la normalité qu&rsquo;il souhaite tant qu&rsquo;on lui reconnaisse. Ne pas être scolarisé, c&rsquo;était mettre l&rsquo;accent sur la différence.<br />
Mais Auggie avait aussi conscience des difficultés. C&rsquo;est un garçon très intelligent, il connaissait le regard des gens dans la rue et il savait qu&rsquo;à l&rsquo;école, ce serait pareil et même pire, c&rsquo;est pour cela que sa première réaction fût négative.<br />
En fait, aller au collège, pour Auggie, c&rsquo;était à la fois être un peu plus comme les autres enfants et en même temps se confronter aux regards sur sa différence.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;: La première année d&rsquo;école d&rsquo;August est racontée par des personnes différentes. Plus au moins proches de lui. Cette narration vous a plu?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: Oui, beaucoup car en alternant les points de vue, le lecteur peut faire des recoupements, et cela donne un rythme intéressant à l&rsquo;histoire. On n&rsquo;est pas focalisé aussi toujours directement sur August mais la voix des autres donne un éclairage particulier. Par exemple, j&rsquo;ai beaucoup aimé les passages sur la souffrance culpabilisante de sa grande sœur. Et on s&rsquo;aperçoit du coup que chacun, à sa façon, souffre dans son entourage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>: J&rsquo;ai beaucoup aimé ce mode de narration aussi. Déjà j&rsquo;ai trouvé intéressant que les passages se croisent. Ainsi on n&rsquo;a pas x fois la même scène vu par des personnes différentes. Par contre, l&rsquo;auteur a su doser, certains passages sont vus par plusieurs personnages avant de continuer l&rsquo;histoire. En plus d&rsquo;un point de vue autre que celui d&rsquo;August, j&rsquo;ai trouvé que ça permettait aussi d&rsquo;alléger un peu ! Il faut l&rsquo;avouer, la vie d&rsquo;August n&rsquo;est pas simple et peut-être que le roman entier vu par lui aurait été trop chargé d&rsquo;émotions (qui ne manquent déjà pas).<br />
En tout cas, cette narration est très bien menée et vraiment pertinente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong>: Comme Sophie, je pense qu&rsquo;une narration avec le seul point de vue d&rsquo;August, aurait été moins forte. Dans ce roman, l&rsquo;alternance des points de vue, qui sont complémentaires et pas redondants, donne de la dynamique et un intérêt supplémentaire. Tous les lecteurs peuvent se retrouver dans au moins un personnage. J&rsquo;ai bien aimé lire les narrations des amis, qui donnent un regard encore différent de celui de la famille.<br />
Cette particularité du roman est quelque chose qui m&rsquo;a beaucoup plu, lors de la lecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;: Les chapitres racontés par Olivia, la sœur d&rsquo;August, m&rsquo;ont beaucoup émue. J&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;elle était un peu abandonnée à elle-même dans cette histoire&#8230;Le handicap d&rsquo;August justifie tout ça selon vous?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: Tout comme toi, ces chapitres m&rsquo;ont beaucoup émue aussi. Je les ai trouvés très juste. Ce n&rsquo;est déjà pas simple une fratrie ! Olivia espérait une nouvelle vie pour elle au lycée, ne plus être la sœur de &#8230;Elle culpabilise énormément de prendre ce virage-là. Mais en même temps, c&rsquo;est vital pour elle. Il me semble que sa mère ne l&rsquo;a pas très bien compris (passage où elle s&rsquo;aperçoit qu&rsquo;Olivia ne leur a pas parlé du théâtre). Spontanément, on se dit que non, ce n&rsquo;est pas justifié, pas à ce stade-là : August est plus grand, son état de santé s&rsquo;est stabilisé semble-t-il, il serait normal que la grande sœur puisse aussi avoir sa place. Dans toutes les familles confrontées à la maladie ou au handicap d&rsquo;un des enfants, les autres enfants en souffrent toujours. Dans mon entourage, j&rsquo;en connais et c&rsquo;est toujours le cas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong>: C&rsquo;est difficile à dire. Je préfère ne pas me prononcer sur ce point car je n&rsquo;ai pas dans mon entourage familial proche, de personnes atteintes d&rsquo;une malformation corporelle aussi importante que celle d&rsquo;August.<br />
Personnellement même s&rsquo;il est court et un peu inattendu, j&rsquo;ai aimé le chapitre donnant le point de vue du petit copain de la sœur. Il n&rsquo;est pas vraiment de la famille, mais il ressent le mal-être de la sœur et un besoin de protection né.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo; Un petit bilan de cette année de sixième d&rsquo;August? Une bonne initiative de la part de ses parents? Un échec complet? Une année mitigée?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>:  Les choses ne se sont pas faites sans mal mais cette année de sixième est un premier pas finalement assez positif dans son intégration sociale. Je concluerais en disant que les choses les meilleures pour nous ne sont pas toujours les plus faciles à réaliser.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: Je dirai que malgré les obstacles, oui, c&rsquo;est une bonne année pour August. Il a non seulement réussi à faire changer le regard des autres sur lui mais il s&rsquo;accepte aussi mieux lui-même.Cette année l&rsquo;a fait grandir ainsi que son entourage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong>: Son visage n&rsquo;a pas changé. Il a toujours les mêmes déformations. Il est toujours le même. Et pourtant les autres élèves de son école ne le regarde plus de la même manière. Il n&rsquo;est plus la bête curieuse. Il est lui. Il a des amis. Il a mis le nez à l&rsquo;extérieur de sa maison, et de sa famille.<br />
La confrontation a été rude, mais il a franchi le pas. Malgré les difficultés je pense que cela valait le coup.<br />
Une année forte en émotion pour toute la famille. Il ne doit pas être évident pour les parents de &laquo;&nbsp;lâcher ainsi dans la nature&nbsp;&raquo;, un enfant protégé pendant plusieurs années.<br />
Pendant les semaines et même mois passés à l&rsquo;hôpital, ils devaient se dire: &laquo;&nbsp;On fait tout ça, pour qu&rsquo;il puisse un jour aller à l&rsquo;école et avoir une vie sociale&nbsp;&raquo;.<br />
Ce jour était arrivé. Il fallait se lancer. Il l&rsquo;a fait.<br />
Et ça donne une histoire, très forte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dorot&rsquo;: Une belle conclusion, Kik. Pour finir, en quelques mots, quelle serait une bonne raison pour lire ce livre?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong>: La découverte de l&rsquo;autre, de la différence .</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong>: Une leçon de tolérance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sophie</strong>: C&rsquo;est une belle expérience humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci les filles !<br />
A lire également: la chronique de<a title="wonder" href="http://melimelodelivres.blogspot.fr/2013/02/wonder.html" target="_blank"> Pépita</a>, <a title="wonder" href="http://litterature-jeunesse.over-blog.fr/article-wonder-115767144.html" target="_blank">Sophie</a>, <a title="wonder" href="http://www.livres-de-dorot.fr/wonder-a66160465" target="_blank">Dorot&rsquo;</a></p>
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		<title>En mai, on a préféré&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jun 2013 04:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SophieLJ - La littérature jeunesse de Judith et Sophie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mois de mai est terminé, fraîchement. Bien évidemment, nos lectures n&#8217;ont pas pu se faire sous un agréable soleil printanier mais plutôt sous une chaude couette bien confortablement installé dans un lit ou auprès d&#8217;un feu de cheminée pour &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4145">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le mois de mai est terminé, fraîchement. Bien évidemment, nos lectures n&rsquo;ont pas pu se faire sous un agréable soleil printanier mais plutôt sous une chaude couette bien confortablement installé dans un lit ou auprès d&rsquo;un feu de cheminée pour les plus chanceux. La lecture a l&rsquo;avantage de ne pas dépendre des conditions météo, et en ce premier juin, nos coups de cœur sont au rendez-vous&#8230;</p>
<p><img class="aligncenter" alt="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/8/9/0/9782889081523FS.gif" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/8/9/0/9782889081523FS.gif" width="235" height="300" /></p>
<p><em><strong>Quelque chose de grand</strong></em><br />
<strong>Sylvie Neeman et Ingrid Godon</strong><br />
<strong>La joie de lire, 2012</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un vrai concentré de tendresse ! Beaucoup de poésie dans les dialogues, des illustrations un peu brouillonnes où les deux personnages-le grand et le petit- se mêlent comme pour mieux se soutenir. L&rsquo;ensemble souligne merveilleusement bien la saveur de cet album : les grandes choses sont souvent dans les plus petites&#8230;et nul besoin d&rsquo;accomplir de grandes choses pour exister. Un petit bijou comme un baume au cœur. A lire de toute urgence comme une évidence !<br />
A partir de 5 ans.</p>
<p style="text-align: right;">Pépita</p>
<p><a href="http://melimelodelivres.blogspot.fr/2013/05/quelque-chose-de-grand.html" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="http://4.bp.blogspot.com/-FZgaVO1vhv4/UZp5ZDpsJVI/AAAAAAAAFPE/YGBuoi583XQ/s1600/274671518X.01.LZZZZZZZ.jpg" src="http://4.bp.blogspot.com/-FZgaVO1vhv4/UZp5ZDpsJVI/AAAAAAAAFPE/YGBuoi583XQ/s1600/274671518X.01.LZZZZZZZ.jpg" width="300" height="183" /></p>
<p><em><strong>La fabrique</strong></em><br />
<strong>Barroux</strong><br />
<strong>Autrement, 2012</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voici un album sans texte plein de poésie. Un homme transporte des objets jusqu&rsquo;à d&rsquo;énormes tuyaux, qui s&rsquo;emmêlent dans la double-page. Le lecteur se demande ce qu&rsquo;il fabrique. Page par page, ingrédient par ingrédient, on suppose, on devine. À la fin, on sourit, puis on recommence au début, pour observer chaque détail.</p>
<p style="text-align: right;">Kik</p>
<p><a href="http://leslecturesdekik.blogspot.fr/2013/05/la-fabrique-barroux.html" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" id="lightwindow_image_0" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/9/1/0/2/1/4/9791021400313FS.gif" width="207" height="300" border="0" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>L&rsquo;affaire du 15 bis</strong></em><br />
<strong>Claire Mazard</strong><br />
<strong>Oskar, 2013</strong></p>
<p>Un bon polar, bien rythmé, qui rassemble tous les ingrédients pour passer un chouet&rsquo; moment et se laisser prendre au jeu de l&rsquo;enquête.</p>
<p style="text-align: right;">Alice</p>
<p><a href="http://alireauxpaysdesmerveilles.blogspot.fr/2013/05/laffaire-du-15-bis-claire-mazard-oskar.html" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/67/27/201305/ob_06c37076193a10830beba10face0d586_nuit-d-hiver.jpg" src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/55/67/27/201305/ob_06c37076193a10830beba10face0d586_nuit-d-hiver.jpg" width="300" height="258" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Nuit d&rsquo;hiver</strong></em><br />
<strong>Anne Cortey &amp; Anaïs Massini</strong><br />
<strong>Autrement Jeunesse, 2012</strong></p>
<p>Une belle nuit d&rsquo;hiver, poétique et douce, un beau texte d&rsquo;Anne Cortey et surtout, surtout les images d&rsquo;Anaïs Massini dont je découvre le travail avec émerveillement.</p>
<p style="text-align: right;">Za</p>
<p><a href="http://le-cabas-de-za.over-blog.com/nuit-d-hiver" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="http://4.bp.blogspot.com/-N6SkDd6480Y/UY4gN8b7aNI/AAAAAAAAHfM/9KFzu1I_fDc/s1600/img432.jpg" src="http://4.bp.blogspot.com/-N6SkDd6480Y/UY4gN8b7aNI/AAAAAAAAHfM/9KFzu1I_fDc/s1600/img432.jpg" width="204" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Chien Pourri</strong></em><br />
<strong>Colas GUTMAN et Marc BOUTAVANT</strong><br />
<strong>Mouche de l&rsquo;école des Loisirs, 2013<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un récit plein d&rsquo;humour, de tendresse et de bon sens. Chien Pourri est moche, bête et puant, qui voudrait de lui ? Nous, pardi !</p>
<p style="text-align: right;">Céline</p>
<p><a href="http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2013/05/chien-pourri.html" target="_blank">Son avis complet<br />
</a>Celui de <a href="http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2013/05/des-animaux-pour-les-enfants-et-les.html" target="_blank">Nathan</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="https://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/295529_593082477391270_1165835035_n.jpg" src="https://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/295529_593082477391270_1165835035_n.jpg" width="176" height="300" /></p>
<p><strong><em>A comme aujourd&rsquo;hui</em></strong><br />
<strong>David Levithan</strong><br />
<strong>Les grandes personnes, à paraître le 12 septembre 2013</strong></p>
<p>Si vous voulez un livre hors du commun, si vous voulez un livre touchant, si vous voulez un livre superbe, si vous voulez un livre profond, si vous voulez avoir envie d&rsquo;aimer, de vivre et de se souvenir comme vous n&rsquo;en avez jamais eu envie &#8230; A comme aujourd&rsquo;hui est une bulle de douceur, d&rsquo;Amour, d&rsquo;émotion. A découvrir absolument.</p>
<p style="text-align: right;">Nathan</p>
<p><a href="http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2013/05/le-12-septembre-bloquez-la-date-vous.html" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" title="FW" alt="" src="http://blog.3-etoiles.fr/files/2013/05/FW.jpg" width="256" height="300" /></p>
<p><em><strong>Forêt-Wood </strong></em><br />
<strong>Olivier Douzou et José Parrondo</strong><br />
<strong>Le Rouergue, 2013</strong></p>
<p>Des arbres, des mots, des dessins, du talent, de la créativité pour 20 bougies !</p>
<p style="text-align: right;">Carole</p>
<p><a href="http://blog.3-etoiles.fr/2013/05/des-arbres-et-20-bougies/" target="_blank">Son avis complet<br />
</a>Celui de <a href="http://leslecturesdekik.blogspot.fr/2013/05/foret-wood-jose-parrondo-et-olivier.html" target="_blank">Kik</a>, <a href="http://maman-baobab.blogspot.fr/2013/04/un-arbre-dans-le-jardin.html" target="_blank">Drawoua</a> et <a href="http://melimelodelivres.blogspot.fr/2013/05/foret-wood.html" target="_blank">Pépita</a>.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="mon coeur dans les rapides" src="http://boumabib.fr/wp-content/uploads/2013/04/mon-coeur-dans-les-rapides.gif" width="214" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Mon coeur dans les rapides </strong></em><br />
<strong>Ahmed Kalouaz</strong><br />
<strong>DoAdo au Rouergue, 2012</strong></p>
<p>L&rsquo;été arrive, et avec les premiers émois amoureux pour Juliette.<br />
Très loin d&rsquo;être un simple texte sur l&rsquo;amour adolescent, voici un roman subtile et délicat qui traite en peu de mots des sentiments humains&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Bouma</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://boumabib.fr/2013/05/05/mon-coeur-dans-les-rapides-dahmed-kalouaz/" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-dcy2Hp9MWwo/UZf1cHs9hGI/AAAAAAAAEhw/z7ryF3KuasA/s400/couv-2papas.jpg" width="304" height="300" border="0" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Mes deux papas</em></strong><br />
<strong>Juliette Parachini-Deny, illustré par Marjorie Bréal </strong><br />
<strong>Des Ronds dans l&rsquo;O, 2013</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le choix a été difficile pour moi ce mois-ci car j&rsquo;ai donné beaucoup de ***coups de cœur*** sur mon blog. Parmi ceux-là, c&rsquo;est l&rsquo;actualité qui m&rsquo;a fait trancher pour <em>Mes deux papas</em> : un coup de cœur pour un album qui dit combien c&rsquo;est bon de pouvoir connaître le bonheur d&rsquo;être près de l&rsquo;être aimé et d&rsquo;avoir la possibilité de fonder avec lui une famille.</p>
<p style="text-align: right;">Drawoua</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://maman-baobab.blogspot.fr/2013/05/deux-papas-et-alors.html" target="_blank">Son avis complet</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="le-reve-d-un-arbre.gif" src="http://img.over-blog.com/300x254/2/46/88/85/Albums-2/le-reve-d-un-arbre.gif" width="352" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le rêve de l&rsquo;arbre</strong></em><br />
<strong>Maureen Dor et Olivier Nomblot</strong><br />
<strong>Clochette, 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un arbre comme ami, des rêves de voyage sur la mer : un livre pour aider à grandir tout en gardant une part de son enfance en soi&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Sophie</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://litterature-jeunesse.over-blog.fr/article-le-reve-de-l-arbre-117659001.html" target="_blank">Son avis complet<br />
</a>Celui de <a href="http://lacoupeetleslevres.blogspot.fr/2013/04/le-reve-de-larbre.html" target="_blank">Céline</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Résultats du concours</title>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2013 06:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie du blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Des livres, qui se cachent derrière 5 lettres, ALODGA, Des livres, qui  ont été lus  À L&#8217;Ombre Du Grand Arbre, Des livres, qui seront lus chez vous, Des livres, qui sont désormais en partance, vers un ailleurs. Tous les membres &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4113">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Des livres, qui se cachent derrière 5 lettres, ALODGA,<br />
Des livres, qui  ont été lus  <em><span style="color: #008000;">À L&rsquo;Ombre Du Grand Arbre</span></em>,<br />
Des livres, qui seront lus chez vous,<br />
Des livres, qui sont désormais en partance, vers un ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les membres du collectif de blogueurs vous remercient d&rsquo;avoir soufflé cette première bougie d&rsquo;anniversaire en leur compagnie. Nous avons été contents de vous savoir enchantés par tous les livres proposés, et de lire vos participations.</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p style="text-align: center;">Nous rappelons que les gagnants ont été tirés au sort en fonction des choix établis lors de la participation au concours.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Les gagnants doivent nous envoyer un mail contenant leur adresse postale</span> à <strong>luciebib[at]gmail.com avant le 7 juin 2013<br />
</strong>(merci de préciser le titre du livre gagné dans l&rsquo;objet de votre mail).<br />
A défaut, leur lot sera remis en jeu.</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p style="text-align: center;">Et maintenant les résultats&#8230;<br />
<em>(roulements de tambours)</em></p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/4/5/9782354501808FS.gif" width="290" height="247" /></p>
<p style="text-align: center;">Bravo à<strong> Nathalie</strong> (pas Trézel), <strong>Burg Alexia</strong> et <strong>Bbeybouh89</strong><br />
et encore merci aux <a href="www.editions-clochette.fr" target="_blank">éditions Clochette</a> pour la mise en jeu de ces 3 exemplaires</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/0/7/0/6/9782070627769FS.gif" width="178" height="250" />Bravo à <strong>Lilyla</strong><br />
et un grand merci à <a href="http://www.gallimard-jeunesse.fr/" target="_blank">Gallimard</a> pour le livre et à <a href="http://melimelodelivres.blogspot.fr" target="_blank">Pépita</a> pour le sachet de graines&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/7/8/0/9782278070879FS.gif" width="250" height="282" /></p>
<p style="text-align: center;">Bravo à <strong>Naniedup</strong><br />
et merci à <a href="http://www.didierjeunesse.com/" target="_blank">Didier Jeunesse</a> pour le lot</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/7/8/0/9782278068289FS.gif" width="204" height="204" /></p>
<p style="text-align: center;">Bravo à <strong>Bondy romy<br />
</strong>et de nouveau merci à <a href="http://www.didierjeunesse.com/" target="_blank">Didier Jeunesse</a></p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/7/8/0/9782278070541FS.gif" width="208" height="208" /></p>
<p style="text-align: center;">Bravo à <strong>Eze3kiel<br />
</strong>et merci à <a href="http://boumabib.fr" target="_blank">Bouma</a> pour l&rsquo;envoi de l&rsquo;album</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/1/2/6/9782812605024FS.gif" width="175" height="216" /></p>
<p style="text-align: center;">Bravo à <strong>Claire<br />
</strong>et des remerciements aux <a href="http://www.lerouergue.com/" target="_blank">Editions du Rouergue</a><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; - &#8211; -</p>
<p style="text-align: justify;">Le mois de mai se finit ce soir. Nous entrons dans notre deuxième année de vie. Les idées de livres à partager avec vous pullulent. Le Best Of du mois de mai est déjà prêt pour demain. Quels ont été nos coups de cœur ? Qu&rsquo;irez-vous chercher avec avidité chez votre libraire ?<br />
Demain, cela sera pour demain.<br />
Aujourd&rsquo;hui on finit de déguster notre gâteau d&rsquo;anniversaire en discutant de livres.</p>
<p style="text-align: justify;">Bonne lecture à tous ! À bientôt !</p>
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		<title>Lecture Commune : Silhouette de Jean-Claude Mourlevat</title>
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		<pubDate>Mon, 27 May 2013 05:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>carole3etoiles</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Swap]]></category>

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		<description><![CDATA[En février dernier, à l&#8217;ombre du grand arbre, nous avions organisé notre premier swap ! Ma copinaute Céline m&#8217;avait donc offert le recueil de nouvelles de Jean-Claude Mourlevat, Silhouette, paru chez Gallimard, collection Scripto. Quelle découverte, quelle lecture pour le &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4123">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En février dernier, à l&rsquo;ombre du grand arbre, nous avions organisé notre premier<a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=3401"> swap</a> ! Ma copinaute Céline m&rsquo;avait donc offert le recueil de nouvelles de Jean-Claude Mourlevat, <em><strong>Silhouette</strong></em>, paru chez Gallimard, collection Scripto. Quelle découverte, quelle <a href="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/05/silhouette.jpeg"><img class="alignright size-full wp-image-4124" alt="silhouette" src="http://alombredugrandarbre.com/wp-content/uploads/2013/05/silhouette.jpeg" width="179" height="282" /></a>lecture pour le moins&#8230;.surprenante ! Ni une, ni deux, ici on aime débattre et partager, et nous voilà embarqués sur une lecture commune avec mes complices !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : <strong>On commencerait bien par planter le décor sans plomber l&rsquo;ambiance ! Qui s&rsquo;y frotte ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : <em><strong>Silhouette</strong></em>, c&rsquo;est le titre de la première nouvelle. Il y en a dix en tout et la dixième est la chute des neuf autres. Un univers emprunt de cynisme à chaque fois et qui en dit long sur la nature et la condition humaines. Des chutes auxquelles on ne s&rsquo;attend pas. Le livre m&rsquo;est parfois tombé des mains et j&rsquo;ai dû respirer un bon coup&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : Le recueil offre un panorama assez éclectique de la nature humaine : hommes, femmes, jeunes, vieux, parents, célibataires, heureux, aigris, volontaires, soumis&#8230; Chaque nouvelle est l&rsquo;occasion de découvrir un nouvel univers, toujours très ancré dans la réalité. Moi qui ai l&rsquo;habitude des romans fantastiques de Jean-Claude Mourlevat, j&rsquo;ai été tout aussi surprise que Pépita, mais peut-être pas pour les mêmes raisons&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Céline</strong> : Le point commun de ces nouvelles c&rsquo;est que les héros, des gens ordinaires comme vous et moi, voient leurs petites faiblesses et travers leur revenir en pleine figure comme un boomerang. Et nous, lecteurs, la surprise de la chute cruelle de la première nouvelle passée, on s&rsquo;interroge avec un plaisir un brin sadique : comment la suivante pourrait-elle se finir encore plus mal ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nathan</strong> : Vous avez bien planté le décor à ceci près que je ne suis pas du tout d&rsquo;accord sur ce côté sadique ! Je ne me suis jamais senti sadique mais mal à l&rsquo;aise. J&rsquo;en venais même à espérer une fin heureuse à chaque fois, tout en sachant qu&rsquo;elle ne viendrait pas ! On tombe de haut &#8230; et je soulignerai la chute de la dernière nouvelle, dixit Pépita : elle m&rsquo;a laissé bouche bée, c&rsquo;est un véritable coup de maître !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Céline</strong> : C&rsquo;est justement là que ça devient intéressant ! Notre côté &laquo;&nbsp;lumière&nbsp;&raquo; espère à chaque fois une fin heureuse alors que notre côté &laquo;&nbsp;sombre&nbsp;&raquo; comprend très vite que la nouvelle suivante sera encore plus cruelle que la précédente. Et, curieusement, malgré notre malaise grandissant, on en redemande et on poursuit sa lecture avec une certaine délectation. En psychologie, on appelle ça l&rsquo;effet catharsis. En plus, les personnages sont très proches de nous donc on se met très facilement à leur place. Ces récits fictionnels qui seraient intolérables s&rsquo;ils étaient réels nous permettent ainsi de nous libérer de nos angoisses les plus intimes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : <strong>AhAHah ( rire de sadique bien sûr ) ! Et d&rsquo;ailleurs laquelle de ces nouvelles vous pousse le plus dans vos retranchements sombres ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Céline</strong> : Difficile de répondre à cette question sans trop dévoiler. Sans hésiter, <em>Love</em>, car je n&rsquo;ai pu m&rsquo;empêcher de penser &laquo;&nbsp;Bien fait&nbsp;&raquo; pour les &laquo;&nbsp;victimes&nbsp;&raquo; et de prendre parti pour les meurtrières alors que, dans la vie, je suis bien plus mesurée et croit en une justice impartiale pour tous, même pour le pire des salauds ! Pourtant, là, j&rsquo;aurais bien pris la pelle aussi !!!!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : Moi aussi j&rsquo;ai une tendresse particulière pour le coup de pelle ! Elle est, à mon avis, la plus terrifiante et la plus animale en terme de comportements humains, et en même temps elle s&rsquo;intitule <em>love</em> , quel cynisme ! J&rsquo;adore !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Complètement d&rsquo;accord, celle-là, elle vaut son pesant d&rsquo;or ! Pour un peu, j&rsquo;aurais bien donné un coup de pelle aussi à ces sales types, enfin, je m&rsquo;y voyais quoi ! Et puis cette jeune fille si bien comme il faut qui ne tique pas d&rsquo;un poil quand elle apprend le fin mot de l&rsquo;histoire&#8230;Petit arrangement intérieur quand tu nous tiens&#8230; Celle intitulée <em>Pardon</em> aussi, je l&rsquo;ai trouvée pas mal dans le genre : elle me rappelle une chanson de Francis Cabrel dans son dernier CD (petit clin d’œil à Céline !) quand il dit que : &laquo;&nbsp;La vie ne tient qu&rsquo;à un coup du sort&nbsp;&raquo;. Quand le bien devient mal ou vice-versa ! Et la chute de la dernière ! J&rsquo;avoue l&rsquo;avoir lue deux fois : la première fois, je me suis du coup demandée ce que j&rsquo;étais en train de lire&#8230;je ne savais plus très bien. Fort ce monsieur Mourlevat !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nathan</strong> : Je suis d&rsquo;accord avec vous toutes &#8230; au final, je pense que celles qui poussent le plus dans nos retranchements sombres (dure question d&rsquo;ailleurs &#8230;) ce sont celles où les victimes sont victimes d&rsquo;autres humains, et non de la vie. Ce coup de pelle amplement mérité, ce &laquo;&nbsp;pardon&nbsp;&raquo; car compréhensible, car on a peut-être tous un jour subi des moqueries à l&rsquo;école, au collège ou plus tard &#8230; ce qui rejoint la première nouvelle. Toutes suscitent différents sentiments &#8230; une terrible frustration ( <em>Un escroc</em> ), injustice ( <em>Silhouette</em> ) &#8230; ou angoisse ( <em>Case Départ</em> ) qui est peut-être une de celles qui m&rsquo;a le plus touché, ayant été cambriolé l&rsquo;an dernier &#8230; même si les cambrioleurs n&rsquo;étaient peut-être pas aussi infâmes qu&rsquo;ici.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : Personnellement, j&rsquo;ai une certaine préférence pour <em>L&rsquo;Accord du Participe</em>, où un maniaque de la conjugaison et de la grammaire décide de kidnapper le Ministre des Finances pour les lui inculquer. Peut-être parce qu&rsquo;après l&rsquo;avoir lu, je me suis dis que ça aurait pu m&rsquo;arriver de me faire kidnapper pour les fautes d&rsquo;orthographe.  Pour celle-ci j&rsquo;étais plutôt dans une optique second degré et humour.<br />
Et puis il y a aussi <em>Mon oncle Chris</em> dans la catégorie émotion. Pour moi, elle n&rsquo;est pas tout à fait comme les autres. Elle dénote plutôt d&rsquo;une situation très actuelle. Ce petit garçon qui nous raconte son admiration évidente pour son oncle tout en entendant sa famille le décrier car il n&rsquo;est pas dans la norme, pas capable de se poser dans une situation stable, normale. Cette nouvelle m&rsquo;a émue, vraiment, elle est douce et amère, puissante.<br />
Enfin, comme vous,<em> Love </em>m&rsquo;a particulièrement touchée dans la violence de la situation, dans la tendresse de cette amitié féminine, dans la chute, brutale et presque évidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous le voyez, je suis incapable de donner une réelle préférence à l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. Je les trouvais disparates au début, mais finalement chacune apporte quelque chose à l&rsquo;ensemble, construit le livre pour former un tout très cohérent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : Comme toi Bouma, j&rsquo;ai beaucoup aimé<em> L&rsquo;Accord du Participe..</em>. mais pour la raison inverse ! J&rsquo;avoue avoir un gros souci d&rsquo;intolérance avec ces fautes d&rsquo;accord ! Du coup, la nouvelle m&rsquo;a taraudée toute une nuit&#8230;au point de me lever pour peser <em><strong>le Bon Usage</strong> </em>de Grévisse, et me recoucher sereinement avec la certitude que l&rsquo;on pouvait effectivement assommer quelqu&rsquo;un avec ! Comme quoi la littérature permet parfois d&rsquo;assouvir quelques pulsions, et ainsi la réalité ne dépasse pas la fiction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nathan</strong> : Oui <em>Mon oncle Chris</em> est très touchante, pour l&rsquo;émotion et les thèmes qu&rsquo;elle aborde &#8230; Je n&rsquo;en ai pas parlé puisqu&rsquo;elle ne répondait pas vraiment à la question de Carole mais elle est vraiment enrichie par tous ces éléments qui la rendent parfaite : personnages bien construits et attachants, sentiments, un tout qui se tient et une chute retentissante &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Je vous rejoins totalement. Difficile en effet de donner une préférence. A des degrés divers, ces nouvelles sont toutes très touchantes et en fonction de chaque personne, de son parcours de vie, de son expérience ou tout simplement de sa sensibilité, elles réveillent ou révèlent une part de nous-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Céline</strong> : C&rsquo;est là tout le génie de l&rsquo;auteur qui, à travers ces dix nouvelles, nous rappelle sans ménagement que nous sommes peu de chose&#8230; La nouvelle<em> Oncle Chris</em> nous donne cette miette d&rsquo;espoir dont nous avons toujours besoin !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : <strong>Nous avons parlé du fond&#8230;( du trou ahahah ), maintenant la forme ! Qu&rsquo;en pensez-vous ? La nouvelle semble le gabarit parfait, et le nombre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Tout à fait, Carole. La nouvelle est parfaite pour ces histoires, ni trop long, ni trop court et des chutes à faire frémir. J&rsquo;avoue qu&rsquo;à un moment donné, j&rsquo;aurais souhaité une nouvelle un peu plus légère&#8230;car cette lecture est tout de même parfois oppressante. Et puis, paradoxalement, on en redemande ! Quant à la dernière, qui englobe finalement les neuf autres, elle est extrêmement troublante. Du grand art.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Céline</strong> : Je partage l&rsquo;avis de Pépita. Pour ma part, j&rsquo;ai trouvé cette petite bouffée d&rsquo;optimisme avec <em>Oncle Chris.</em> Quant au nombre, rien à redire. En clin-d&rsquo;oeil à son fana des accords qui aux dix commandements de Dieu en ajoute un onzième &laquo;&nbsp;Tu accorderas correctement le participe avec être et avoir&nbsp;&raquo; , l&rsquo;auteur aurait pu pousser jusqu&rsquo;à onze.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : J&rsquo;ai déjà lu la plupart des romans de Mourlevat et j&rsquo;ai eu du mal à entrer directement dans le format de ces nouvelles ainsi que dans leur action ancrée dans la réalité. <strong><em>Le Combat d&rsquo;hiver</em></strong> ou <em><strong>Le chagrin du roi mort </strong></em>sont des romans superbes que je vous conseille fortement si vous ne les avez pas lus mais ils parlent d&rsquo;une autre réalité, d&rsquo;un monde plus onirique, plus fantastique. Il m&rsquo;a donc bien fallu passer les trois premières nouvelles avant de prendre le rythme, je les ai d&rsquo;ailleurs relues après coup car j&rsquo;avais la sensation d&rsquo;avoir oublié des choses&#8230; 10, c&rsquo;est un compte rond, peut-être plus facile à publier ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Carole</strong> : C&rsquo;est drôle j&rsquo;ai fait le même rebond que toi Céline sur la 11 ème potentielle ! En plus je déteste les nombres pairs presque autant que les fautes d&rsquo;accord ! Je ne connaissais pas l&rsquo;écriture de Mourlevat, donc comme entrée en matière, ce recueil est parfait. Disons que ce n&rsquo;est pas mon genre narratif favori, mais là c&rsquo;est vraiment très bien écrit et ficelé !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : Pour ma part, je suis fan des nouvelles, j&rsquo;aime ce genre donc j&rsquo;étais dans mon élément. Lu d&rsquo;une traite ce recueil car passé les deux trois premières, comme je disais, on en redemande ! J&rsquo;ai aussi lu ceux dont parle Bouma, et c&rsquo;est un univers très différent et je vous les recommande également. Et comme j&rsquo;ai lu la dernière nouvelle deux fois, rien ne m&rsquo;a manqué du coup.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Céline</strong> : C&rsquo;est vrai que d&rsquo;emblée, après avoir lu d&rsquo;autres romans de l&rsquo;auteur, on est surpris par ce genre, les nouvelles, ainsi que par la noirceur de ses textes. Mais, comme dit Pépita, une fois cet effet de surprise dépassé, on est à fond dedans&#8230; Jean-Claude Mourlevat s&rsquo;en explique d&rsquo;ailleurs sur son site : &laquo;&nbsp;Cela m&rsquo;a fait « des vacances » par rapport à cette littérature de « jeunesse » où il convient de ménager les lecteurs, avec ce que cela suppose de concessions.&nbsp;&raquo; Maintenant, si nous adultes acceptons le jeu, en sera-t-il de même pour de plus jeunes lecteurs ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pépita</strong> : C&rsquo;est vrai que je me suis posée aussi cette question. La collection Scripto s&rsquo;adresse aux ados mais là, quand même, certains textes sont assez terribles. J&rsquo;aurai du mal à les conseiller à de trop jeunes lecteurs. Plutôt à de jeunes adultes. T&rsquo;en penses quoi Nathan ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nathan</strong> : Quant au nombre de nouvelles moi ça me va ! Le weekend où je l&rsquo;ai lu (mon anniversaire), j&rsquo;étais à moitié malade et dans les vapes, et malgré mes cousins qui étaient là, parfois je me posais dans un fauteuil, sous ma couette &#8230; et j&rsquo;avalais une nouvelle. J&rsquo;ai trouvé ça vraiment agréable et elles sont passées bien vite, ça me laisse un bon souvenir ! Quant à la dernière &#8230; waouh ! Ce sont 10 nouvelles indépendantes qui comme vous l&rsquo;avez dit conviennent aux histoires racontées, mais une fois la dernière nouvelle lue, elles s&rsquo;imbriquent toutes dans la même boîte, c&rsquo;est comme je l&rsquo;ai déjà dit un coup de maître réussi !<br />
Enfin pour l&rsquo;âge, eh bien cette collection n&rsquo;est pas pour les tous jeunes &#8230; 13 ans je crois c&rsquo;est l&rsquo;âge recommandé ! A l&rsquo;adolescence, on a besoin, je crois, d&rsquo;avoir ce choc qu&rsquo;on retrouve dans les collections Exprim&rsquo; de Sarbacane ou chez Le Rouergue. Des sujets durs de la vie, et c&rsquo;est ce que prône Scripto, et beaucoup d&rsquo;émotions. On ne va pas cacher aux ados la dure réalité (parfois !) de la vie, même s&rsquo;ils l&rsquo;apprennent en cours, chez eux, aux infos &#8230; On a besoin aussi parfois de sortir de l&rsquo;onirique des romans jeunesse pour se prendre une claque. Je me rends compte d&rsquo;ailleurs en lisant des romans pour le prix Ouest France, que certains sont proches de la réalité, presque plats. Je suis sûr que ceux-là sont de qualité littéraire indéniable, mais certains me laissent un peu sur ma faim. Pourquoi ? Par manque d&rsquo;émotion.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci  à tous pour ce moment de rigolade et d&rsquo;échange.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous joins une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=w75LPNqXdl8">vidéo</a> de l&rsquo;auteur qui s&rsquo;exprime au sujet de son recueil et je le remercie pour sa dédicace lors du Salon du Livre de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez les chroniques de <a href="http://lacoupeetleslevres.blogspot.fr/2013/02/silhouette.html">Céline</a>, de <a href="http://melimelodelivres.blogspot.fr/2013/03/silhouette.html">Pépita</a>, de <a href="http://boumabib.fr/2013/04/20/silhouette-de-jean-claude-mourlevat/">Bouma</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>ALODGA, des lettres qui vous ont inspiré</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 07:05:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vie du blog]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est fini ! Vous ne pouvez plus participer au concours pour le premier anniversaire de notre grand arbre. Depuis le lancement du concours, vous êtes passés chez nous, à l&#8217;ombre du grand arbre. Comme lors de Portes Ouvertes, personne n&#8217;hésite &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=4108">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>C&rsquo;est fini ! Vous ne pouvez plus participer au concours pour le premier anniversaire de notre grand arbre.</strong></p>
<p><img class="alignleft" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-PH9EYgiuk8c/UYZtKwr8VcI/AAAAAAAAFFc/X__0jN_aCMU/s1600/393138_596053687079474_492839065_n.jpg" width="294" height="346" /></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le lancement du concours, vous êtes passés chez nous, à l&rsquo;ombre du grand arbre. Comme lors de <em>Portes Ouvertes, </em>personne n&rsquo;hésite à rentrer. Nous vous avions invités à passer, vous êtes restés. Là sur le banc, à l&rsquo;ombre du grand arbre, vous avez joué avec les 5 lettres A, L, O, D, G, A.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez été doués d&rsquo;une imagination assez débordante.  Certaines de vos participations sont de véritables délices. Ils pourraient être chacun des petits papiers accrochés aux branches de notre arbre. Une feuille ajoutée ça et là pour le faire grandir.</p>
<p style="text-align: justify;">En voici quelques unes, choisies de manière complètement subjectives, qui ne présagent en rien <em>les résultats du concours, qui seront annoncés le <strong>31 mai entre 9h et 10h</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 180px;"><strong>Amoureux de la</strong><br />
<strong>Littérature enfantine!</strong><br />
<strong>Oubliez le rythme effreiné de la vie,</strong><br />
<strong>Gardez votre âme d’enfant,</strong><br />
<strong>Dévorez tous le albums jeunesses,</strong><br />
<strong>Allongés à l’ombre du grand arbre!</strong><br />
<em>de Muriel</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 300px;"><strong>A l’ombre du grand arbre,</strong><br />
<strong>Les livres se dévoilent,</strong><br />
<strong>Ouvrant leurs belles pages.</strong><br />
<strong>Des gens se rencontrent et partagent,</strong><br />
<strong>Grandissent, rêvent et voyagent,</strong><br />
<strong>A l’ombre d’un si bel arbre.</strong><br />
<em>de Marie</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À l’ombre du grand arbre</strong><br />
<strong>Loin de l’agitation des villes</strong><br />
<strong>On se laisse aller à la rêverie, à la</strong><br />
<strong>Découverte de livres merveilleux pour petits et</strong><br />
<strong>Grands ; découverts, défendus et promus par des</strong><br />
<strong>Adultes blogueurs qui croient en la littérature jeunesse.</strong><br />
<em>d&rsquo;Eze3kiel</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 210px;"><strong>Allongé sous</strong><br />
<strong>L’arbre,</strong><br />
<strong>Ouvrant grand les yeux, je</strong><br />
<strong>Dessine les branches</strong><br />
<strong>Gigantesques</strong><br />
<strong>Agitant leur feuilles.</strong><br />
<em>de Nils</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&laquo;&nbsp;Avec les Livres Ouverts les Gamins Deviennent Adultes !&nbsp;&raquo;</strong><br />
<em>de Ségolène</em></p>
<p style="text-align: left; padding-left: 150px;"><strong>« Alors L’Ornithorynque Descendit Gauchement Ailleurs »</strong><br />
<em>de Loren</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>demander l&#8217;impossible.com</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 07:19:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>kik</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;était il y a une éternité, c&#8217;est l&#8217;impression que j&#8217;ai, là tout de suite maintenant. C&#8217;était peu avant mon anniversaire. Alors vous comprendrez que recevoir un colis plein de livres fut un délice. Nous avions décidé de nous envoyer des &#8230; <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=3667">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&rsquo;était il y a une éternité, c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai, là tout de suite maintenant. C&rsquo;était peu avant mon anniversaire. Alors vous comprendrez que recevoir un colis plein de livres fut un délice. Nous avions décidé de nous envoyer des paquets. C&rsquo;était <a href="http://alombredugrandarbre.com/?p=3401">en février à l&rsquo;Ombre du grand arbre</a>. Bouma avait parlé de ce qu&rsquo;elle avait reçu, <a href="http://boumabib.fr/2013/02/27/swap-a-lombre-du-grand-arbre/"><strong>ICI</strong></a>. Moi aussi j&rsquo;avais ouvert mon paquet sous vos yeux,<a href="http://leslecturesdekik.blogspot.fr/2013/02/un-swap-lombre-du-grand-arbre.html"><strong> LÀ</strong></a>.</p>
<p><img class="aligncenter" alt="" src="http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/8/1/2/6/9782812603549FS.gif" width="259" height="380" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bouma voulait avoir mon avis sur <strong><span style="color: #339966;"><em>demanderl&rsquo;impossible.com</em> d&rsquo;Irène Cohen-Janca</span></strong>, car le sien était mitigé&#8230; Je ne sais pas si je fus d&rsquo;une grande aide. Ah si, peut être pour l&rsquo;embrouiller encore plus.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #339966;">&laquo;&nbsp;Soyez réalistes, demander l&rsquo;impossible !&nbsp;&raquo; </span><br />
<span style="color: #339966;">Ce slogan, Antonin le connaît bien, son tonton Max qui a fait Mai-68 lui a assez répété.</span><br />
<span style="color: #339966;">Désirer l&rsquo;impossible avec sa petite copine Léa pour qu&rsquo;elle ne le largue pas trop vite.</span><br />
<span style="color: #339966;">Ne désespérer de rien, surtout pas de la vie de la famille qui prend un tour plutôt déprimant depuis que sa sœur a pété les plombs.</span><br />
<span style="color: #339966;">Rechercher ce qu&rsquo;on a de commun avec le clochard d&rsquo;en bas.</span><br />
<span style="color: #339966;">Demander l&rsquo;impossible : Antonin lancerait bien ce mot d&rsquo;ordre sur les réseaux.</span><br />
<span style="color: #339966;">Alors, dans la nuit éclairée de nos écrans, dans notre solitude partagée, on se mobiliserait pour construire un monde moins nul où le seul objectif à atteindre, ce serait notre rêve.</span><br />
<span style="color: #339966;">Le rêve de chacun. Parce que personne n&rsquo;a le même rêve&#8230;</span> [4ème de couv.]</p>
<p style="text-align: justify;">Voici notre discussion autour de ce livre&#8230;<br />
<span style="color: #339966;"><strong>Contexte :</strong>  </span>Vous venez de vous asseoir à l&rsquo;ombre du grand arbre. Nous sommes déjà en train de papoter. Il y a des tasses de thé fumant et quelques berlingots posés à côté. Vous en chipez un, comme ça en passant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-Tnt8mxTGg7c/USvp4yXdQ3I/AAAAAAAAEfE/scYj0w06VE0/s1600/0c31a9087f4911e29a9c22000a1fbe09_7.jpg" width="264" height="264" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik </strong><em>(elle a les sourcils froncés. Elle cherche ses mots. Elle agite les mains. C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle fait à chaque fois, qu&rsquo;elle cherche ses mots)</em><br />
&#8230; Sinon pour <em>demanderlimpossible.com</em> j&rsquo;ai eu du mal avec le style de l&rsquo;écriture, ou plutôt non&#8230; Je ne sais pas trop&#8230; La manière dont s&rsquo;exprime l&rsquo;adolescent. Le choix du vocabulaire pour parler du SDF en bas de chez lui&#8230; Il semblait parfois un peu &laquo;&nbsp;con&nbsp;&raquo; sur les bords, et pourtant il avait des réflexions poussées sur la société , les relations humaines.<br />
Je ne sais pas si je suis très claire.<br />
<em>(moment de réflexion&#8230;)</em><br />
J&rsquo;ai été intéressée par ce personnage sans vraiment l&rsquo;apprécier. À la fin, cette histoire de rêve avec le fils du SDF qui sort de nulle part, alors que juste avant il dénigrait ce tas sans vie contre le mur, qui puait horriblement&#8230;<br />
Étrange sensation à la fin de ma lecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> <em>(Elle sort un magazine de son sac posé à côté d&rsquo;elle)</em><br />
J&rsquo;avais lu un super article dans <em>Je Bouquine</em> qui insistait surtout sur les changements à l&rsquo;adolescence, les transformations du frère et de la sœur avec chacun des obsessions (le clodo et la bouffe).<br />
J&rsquo;ai aimé toute la partie sur les troubles alimentaires de la jeune femme, la psychologie des parents face à ça m&rsquo;a paru réaliste.<br />
Par contre je n&rsquo;ai pas du tout compris l&rsquo;intérêt de la partie avec le clodo. L&rsquo;écriture ne m&rsquo;a pas gêné, je l&rsquo;ai trouvé plutôt agréable, le vocabulaire est parfois assez poussé mais certains ados sont comme ça&#8230;<br />
C&rsquo;est plus la thématique que je n&rsquo;ai pas comprise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #339966;">Et dans le détail, ça donne quoi&#8230;</span></strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : <span style="color: #339966;"><strong>Avais-tu déjà entendu parler du roman Demander l&rsquo;impossible.com avant que je te l&rsquo;envoie ? Quelles idées t&rsquo;en faisais-tu d&rsquo;après le titre et la quatrième de couverture ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik : </strong>La couleur verte de ce roman avait attiré mon regard. Je n&rsquo;avais pas lu le quatrième de couverture. Je ne les lis plus. Il y avait quelque chose dans la photo de couple qui ne me poussait pas à acheter le livre. Je n&rsquo;avais pas envie d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour. Mais j&rsquo;aimais le vert, et le titre aussi. Mon côté geek voulait savoir à quoi faisait référence le *.com. Je ne l&rsquo;ai toujours pas acheté. C&rsquo;était en novembre à Montreuil. J&rsquo;y ai repensé. Je l&rsquo;ai oublié. Puis en janvier, je suis allée à Nantes au comité de lecture de l&rsquo;association <a href="http://www.nanteslivresjeunes.fr/">Nantes Livres Jeunes</a>, dont je fais partie. Il était là. Je pouvais le lire sans l&rsquo;acheter. Je ne prenais pas un grand risque. Je l&rsquo;ai mis dans mon sac. Je l&rsquo;ai posé sur mon bureau. Puis je l&rsquo;ai laissé là plusieurs semaines, car je suis partie en vacances sans lui. À mon retour j&rsquo;avais mon propre exemplaire. Tu me l&rsquo;avais offert. Je l&rsquo;ai lu la semaine de mon retour !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : En ce qui me concerne, c&rsquo;est une critique de ce roman dans le <em>Je Bouquine de Novembre 2012</em> qui m&rsquo;a donné envie de le lire. Voilà ce qu&rsquo;elle disait :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Espèce de normopathe !<br />
Voilà ce qu&rsquo;on dit d&rsquo;une personne &laquo;&nbsp;accro&nbsp;&raquo; à la norme sociale. Ce reproche, Emma le jette au visage de ses parents ; cette élève modèle se bat avec l&rsquo;anorexie. Son frère, Antonin, qui raconte l&rsquo;histoire, trouve la vie absurde&#8230; Chacun a leur manière, Emma et Antonin posent une seule et même question : comment trouver sa place dans la vie adulte ? Bouleversant.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Avec le recul suite à ma lecture, je suis assez d&rsquo;accord avec les thèmes sous entendus par cette critique. Pourtant, je ne l&rsquo;ai pas du tout trouvée bouleversante. Au contraire, j&rsquo;ai eu du mal à m&rsquo;attacher au personnage d&rsquo;Antonin et à sa fascination pour le clochard vivant devant son immeuble. Emma, elle, m&rsquo;a parue plus crédible dans sa volonté de contrôle absolu, y compris sur son corps. Quand à leurs parents, voici encore des adultes dépassés par les évènements. Ils ferment les yeux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #339966;"><strong>Et toi que penses-tu de cette critique de Je Bouquine ? Es-tu d&rsquo;accord avec eux, avec moi ? Quels regards porte-tu sur la situation de ces adolescents ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong> : J&rsquo;ai bien aimé le passage dont parle cette critique. La confrontation d&rsquo;Emma et de ses parents est dure, mais tellement plausible dans la période de l&rsquo;adolescence, pleine de questionnements sur soi-même. En jetant cette insulte, &laquo;&nbsp;Normopathes&nbsp;&raquo; à ses parents, Emma reproche leur petite vie étriquée, alors qu&rsquo;elle même essaye de tout maitriser, et de rentrer dans certaines normes.<br />
Les liens entre le frère et la sœur m&rsquo;ont intéressée, et plu. La distance et la confrontation, mais aussi l&rsquo;inquiétude du frère lorsqu&rsquo;il sent que sa sœur ne va pas bien.<br />
Par contre l&rsquo;effacement de la mère, extrême je trouve, m&rsquo;a dérangé.<br />
Comme toi, je n&rsquo;ai pas trouvé ce roman &laquo;&nbsp;Bouleversant&nbsp;&raquo;. Je n&rsquo;ai pas accroché à la relation avec le SDF. Je n&rsquo;ai pas cru à l&rsquo;histoire d&rsquo;amour.<br />
On a l&rsquo;impression que l&rsquo;auteur voulait aborder plusieurs sujets mais sans se centrer véritablement sur un en particulier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quelques heures plus tard</em>&#8230;<br />
<strong>Kik :</strong> On n&rsquo;en a pas encore parlé, mais je ne comprends pas la place de l&rsquo;oncle, qui est nostalgique de mai 68. On ne sait pas trop ce qui s&rsquo;est passé avant, dans leur jeunesse. Il est là, on reparle souvent de lui, mais on n&rsquo;en sait pas non plus suffisamment pour s&rsquo;intéresser. C&rsquo;est comme pour le SDF.<br />
Parfois on a l&rsquo;impression que cet oncle est risible, voire même ridicule, puis à d&rsquo;autres moments, il prend une plus grande importance, et devient une source de conseils.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : Cet oncle m&rsquo;est apparu comme un personnage secondaire en bonne et du forme, un adulte sur qui compter quand on n&rsquo;a pas envie de parler avec ses parents (ce qu&rsquo;Antonin va d&rsquo;ailleurs faire). Voilà pour la forme, après pour le fond de ce personnage, mai 68 fut un tournant important dans la vie de beaucoup de monde, une idéologie parfois difficile à concilier avec la société actuelle. Peut-être est-ce ce qu&rsquo;a voulu évoquer Irène Cohen-Janca. Comme toi, j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;elle explorait beaucoup de thématiques (anorexie, SDF, amour, adolescence, relations familiales difficiles, historique&#8230;) et aurais préféré qu&rsquo;elle resserre son texte sur deux ou trois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong> : Au comité de lecture de Nantes Livres Jeunes, j&rsquo;ai parlé ce livre. Une bibliothécaire m&rsquo;a dit qu&rsquo;une lectrice de 14 ans avait adoré ce livre. Elle a été surprise de ce que je lui disais sur les différentes &laquo;&nbsp;histoires&nbsp;&raquo; ou problématiques mêlées entre elles. De son côté l&rsquo;adolescente n&rsquo;avait focalisé sa description du roman, que sur l&rsquo;histoire d&rsquo;amour.<br />
Je ne sais plus trop quoi penser de ce roman.<br />
Je pense que je vais le relire. Il m&rsquo;interpelle. Je n&rsquo;ai pas tout aimé lorsque je l&rsquo;ai lu, mais j&rsquo;ai envie de le relire, pour&#8230;. je ne sais pas pour quoi au juste.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #339966;"><strong>Qu&rsquo;en penses tu de ton côté ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong>  : Je trouve ça intéressant de voir que finalement on ne retient pas la même chose d&rsquo;une histoire. Si je devais citer UN SEUL sujet fort dans ce livre, ce serait l&rsquo;anorexie et les relations familiales qui en découlent (bon finalement ça fait deux <img src='http://alombredugrandarbre.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  ).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #339966;"><strong>On parle du fond de l&rsquo;histoire depuis le début. As-tu une ou des remarques à faire sur la forme de ce roman ? Le style de l&rsquo;auteur ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kik</strong> : Je n&rsquo;ai pas spécialement aimé le style de l&rsquo;auteur. Il a été difficile pour moi d&rsquo;apprécier la manière dont s&rsquo;exprime le narrateur. Mais toutes les reflexions mises en avant me poussent à me remettre en question sur ce roman. Une relecture est nécessaire .</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Après relecture&#8230;</em><br />
<strong>Kik</strong> : J&rsquo;ai repris le roman <em>demanderl&rsquo;impossible.com</em> pour essayer de comprendre ce qui ne me plaisait pas, ce qui me laissait ce sentiment négatif à la fin de la lecture.<br />
La première page m&rsquo;avait plu, et elle me plait toujours. C&rsquo;est le matin, Antonin est en retard pour aller au lycée, il s&rsquo;énerve contre sa mère, qui avance les horloges pour se donner l&rsquo;impression que l&rsquo;on est à l&rsquo;heure. Lui est très souvent en retard.<br />
J&rsquo;étais déterminée après ce nouveau commencement du bon pied, à aller jusqu&rsquo;au bout. Mais il ne fallut pas attendre longtemps, pour que les impressions négatives réapparaissent.<br />
Il faut 2 chapitres, soit 15 pages à Antonin pour mettre son bol dans l&rsquo;évier et se rendre en cours. Il est vrai que l&rsquo;on parle d&rsquo;un début de roman, il est nécessaire de planter le décor, de présenter les personnages, certes&#8230; mais sur ces 15 pages, Antonin a le temps de parler de ses problèmes avec les filles, de Mai 68 et de son oncle, de sa soeur qui réussit tout, et de faire des réflexions (que je trouve désobligeantes) au sujet du SDF qui dort en bas de chez lui.<br />
Trop de choses, trop mélangées, trop&#8230;<br />
Voilà pour le premier point, ensuite, j&rsquo;ai été (de nouveau) choquée par les mots utilisés pour décrire le SDF, ou plutôt les SDF dans leur ensemble:</p>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">J&rsquo;examine un peu plus attentivement l&rsquo;empaquetage au regard vivant. Il dort. J&rsquo;en profite. Et je découvre un SDF pas tout à fait comme les autres. Pas de bouteille de vin en plastoc qui traîne autour de lui, ni de mégots pourris ramassés sur le trottoir. Pas de copain non plus pour l&rsquo;accompagner dans sa traversée immobile. (pages 24-25)</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
</blockquote>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;">Depuis des semaines qu&rsquo;il occupe le trottoir comme une sinistre installation d&rsquo;art contemporain, comme une statue dont seuls les yeux vivraient, j&rsquo;ai oublié qu&rsquo;il pouvait avoir une voix. (page 29)</div>
</blockquote>
<blockquote>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">J&rsquo;engouffre tout ce qu&rsquo;il est possible d&rsquo;entasser dans cet estomac incroyablement extensible, avec une petite pensée pour l&rsquo;autre, en bas sur le trottoir, qui ne possède pas plus de claf que de frigo. Et quand je jette à la poubelle tout ce que j&rsquo;ai entamé sans pouvoir en venir à bout, je pense encore que son frigo, c&rsquo;est notre poubelle. (page 22, lorsqu&rsquo; Antonin goûte en rentrant de cours)</div>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Si on se rend compte que c&rsquo;est du gaspillage, on ne le fait pas, non ? Et cette image, ne colle pas à celle du frère qui s&rsquo;inquiète pour sa soeur ensuite. Le personnage d&rsquo;Antonin m&rsquo;horripile. Je ne sais pas comment réellement l&rsquo;expliquer en plus de ces exemples.<br />
Je le trouve incohérent. C&rsquo;est peut être l&rsquo;intention de l&rsquo;auteur de choquer.<br />
Il parle de manière impolie des SDF mais après il s&rsquo;intéresse à l&rsquo;homme en bas de chez lui, il l&rsquo;épie, n&rsquo;ose pas lui adresser la parole et après imagine ce rêve étrange pour que comme ça d&rsquo;un coup le SDF mette fin à sa vie errante.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&rsquo;ai pas aimé non plus, la fin du roman avec ce chapitre &laquo;&nbsp;neuf ans plus tard&nbsp;&raquo;. Antonin médecin au service des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé: Il m&rsquo;énerve. Il m&rsquo;énerve. Il m&rsquo;énerve.<br />
Je ne peux pas dire que ce roman est mauvais. Il est bien écrit, mais je n&rsquo;ai pas aimé le personnage, je ne me suis pas du tout attachée à lui, ou à son histoire (que ce soit sa relation, avec Léa, son oncle, ses parents, le SDF. Un peu plus avec sa soeur, mais pas plus que ça non plus).<br />
Voilà !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #339966;"><strong> Quelles sont tes dernières réflexions ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bouma</strong> : Je comprends ce qui t&rsquo;horripile chez Antonin, notamment quand je vois les citations que tu as extraites du texte. Pourtant moi je l&rsquo;ai trouvé intéressant comme personnage, avec une certaine autodérision et surtout changeant comme peut l&rsquo;être l&rsquo;époque adolescente. Je crois que je n&rsquo;ai pas compris cette lecture, ni où l&rsquo;auteur voulait nous emmener. J&rsquo;espérais que cette échange avec toi puisse m&rsquo;éclairer mais je crois que je me pose encore plus de question.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Kik et Bouma finissent de siroter leurs tasses de thé, en silence, en pleine réflexion. Un livre qui dérange, ça interpelle et ça intéresse, peut être plus qu&rsquo;un coup de coeur unanime.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour finir voici l&rsquo;avis de <a href="http://boumabib.fr/2012/11/24/demander-limpossible-com-de-irene-cohen-janca/" target="_blank">Bouma</a> de manière plus détaillée, ainsi que celui  d&rsquo;<a href="http://alireauxpaysdesmerveilles.blogspot.fr/search?q=cohen-janca" target="_blank">Alice</a>, qui bouquine avec nous à l&rsquo;ombre du grand arbre. En ce qui me concerne, je n&rsquo;ai pas réussi à écrire un réel avis. Je suis restée là à regarder ce roman.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre était arrivé chez moi par la Poste. Bouma voulait partager sa lecture avec moi. Pour qu&rsquo;il soit lu par d&rsquo;autres, je l&rsquo;ai libéré sur un banc public dans Rennes. (C&rsquo;est un peu une <a href="http://leslecturesdekik.blogspot.fr/2013/04/des-livres-libres-pres-des-champs-libres.html" target="_blank">Kik&rsquo;s Touch, la libération de livres!</a>) Dedans j&rsquo;ai laissé un message particulier. J&rsquo;espère avoir un autre avis, pour mieux comprendre&#8230; ou pas.</p>
<p><img class="alignnone" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-3gNFw5jpaPY/UX6Adk2Q6EI/AAAAAAAAFB0/U-xHJ2yrMZ8/s1600/3599_594739683877541_1204579331_n.jpg" width="252" height="252" />    <img class="alignnone" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-JiSLPXDxveA/UX6AguJRVSI/AAAAAAAAFCk/tzOQcpvyK34/s1600/77262950b0d611e2a23222000aaa0537_7.jpg" width="257" height="257" /></p>
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