La boite à images

la_boite_a_image1.jpgIl est rare qu’on soit indifférent à l’œuvre d’Emmanuelle Houdart. On aime ou on déteste, on est conquis ou mal à l’aise mais on dit rarement « mouaif, bof ». Ce qui est probablement une bonne chose car j’ai tendance à penser qu’il n’y a pas grand chose de pire que « mouaif, bof ».

Il faut dire que les images de cette artiste sont très fortes : elles ne peuvent que provoquer des réactions chez ceux qui les regardent. La sortie de sa Boite à images a été l’occasion d’explorer ces réactions chez les membres du collectif : l’occasion pour nous d’une lecture commune pour des livres hors du commun.

La Bibliothèque de Chlop : Alors d’abord, avant même d’avoir la boite en main, l’idée d’imagiers pour tout petits illustrés par Emmanuelle Houdart, vous en pensiez quoi ? C’est une illustratrice dont vous connaissiez déjà le travail ? Vous imaginiez ça comment ?

Bouma (Un Petit Bout de Bib) : Je connais le travail d’Emmanuelle Houdart depuis un moment déjà. Il est suffisamment singulier pour rester facilement en tête. Son travail d’illustration est souvent très onirique et j’avoue avoir été surprise de la voir s’adresser à un public de tout-petits.

Sophie (La littérature jeunesse de Judith et Sophie ) : Oui je connaissais le travail d’Emmanuelle Houdart pour avoir lu quelques albums et j’ai toujours été un peu dérangée par son univers très sombre. Qu’elle illustre un imagier pour les tout-petits m’a surprise, mais en même temps, je ne pense pas qu’il faille formater les petits avec notre propre ressenti sur des images, ils sont beaucoup plus ouverts. Donc j’attendais de voir ce que ça pouvait donner…

Pépita (Méli-mélo de livres) : Lorsque j’ai vu ça, je me suis dit que l’approche devait certainement être très intéressante. Emmanuelle Houdart a en effet un univers bien à elle, très singulier, voire fantastique. Et puis le titre de « Boîte à images » associé à son nom, ça pique vraiment la curiosité : on se dit qu’on va avoir entre les mains un objet – une boîte – qui va stimuler l’imagination – images – comme un petit film que chacun pourrait se passer. Et puis, tout ce qui touche aux tout-petits, ça m’interpelle vraiment. Toujours à la recherche de perles rares et qui bousculent.

Colette (La collectionneuse de papillons) : Je suis depuis très longtemps le travail d’Emmanuelle Houdart que j’adore car elle a un univers étrange, complexe, paradoxal, coloré, énergique et complètement monstrueux et comme les petits j’adore les monstres ! Donc je m’attendais à trouver des monstres mis en boîte dans son imagier ! Et je ne suis pas déçue !

Chlop : Est ce que vous connaissiez déjà son album « Tout va bien Merlin » ? Et, si oui, est ce qu’à vos yeux, c’est un album petite enfance ?

Pépita : Oui, je connais et oui, complètement petite enfance : rien de mieux que de confronter le tout-petit à ses peurs pour le rassurer… Croyez-moi, ils aiment, même le loup ! Malika Doray aussi le fait, dans un autre style, mais c’est une approche sensiblement identique. Chez Emmanuelle Houdart, ce sont les illustrations qui surprennent. Pour les plus grands, Béatrice Alémagna n’est pas mal non plus dans le genre.

Sophie : Je ne le connais pas bien, il faudrait que je le lise. Tout ce que je peux dire c’est que dans ma médiathèque, on l’a en petite enfance et qu’il est tout le temps sorti comme les autres livres.

Colette : A la maison, on adooooooore Tout va bien Merlin ! Disons que c’est le seul album de cette artiste que j’ai pu vraiment partager avec mes enfants parce que justement il colle vraiment au quotidien et à l’imaginaire du tout petit alors que les autres albums d’Emmanuelle Houdart que j’ai pu lire – L’apprentissage amoureux, Saltimbanques, L’argent, Une amie pour la vie ou Les Heureux parents – semblent s’adresser à un lecteur adulte qui aime mettre des images sur ses interrogations et ses obsessions.

Bouma : Je ne le connais pas du tout. Je vais me le procurer de ce pas.

Chlop : Puisque vous êtes quatre à participer à cette lecture commune et qu’il y a justement quatre livres, pourriez-vous en décrire chacune un ?

Pépita : La boîte bleue, ma couleur préférée : Areuh ! Toute douce pour montrer en images le quotidien du tout-petit : on part de la rencontre amoureuse d’un couple, puis la grossesse, la naissance du petit ange, sa vie organisée autour de repères : l’alimentation, le bain, le sommeil, les sorties, les bobos, les câlins, Noël, les jouets, sa croissance, le temps qui passe et ses premiers anniversaires. Puis…3 bougies, 3 ans, comme la fin de la petite enfance ? Ce cartonné-là m’a particulièrement parlée : des images d’Epinal, la magie des premiers apprentissages, j’y ai vraiment retrouvé ce que j’ai vécu avec chacun des miens et c’est le seul des quatre petits livres avec une véritable narration dans la succession des images il semblerait. Et il n’y a pas de monstres ! A moins que peut-être un(e) seul(e) de temps en temps…

Sophie : J’ai bien envie de vous parler du petit livre vert Argh ! car c’est celui qui colle le mieux avec l’univers de l’auteure puisque qu’on joue à se faire peur. On commence avec des peurs autour du surnaturel : les fantômes, les sorcières, les vampires. Viennent ensuite des peurs plus rationnelles comme celle du feu, des orages, de certains animaux. Et enfin des choses plus quotidiennes comme les bobos, voire les disputes des parents avec la dernière image.
Ce n’est pas si organisé que ça, ça se mélange un peu plus et c’est parsemé d’illustrations plus énigmatiques.

Colette : Je vais rendre hommage à mon Petit-Pilote-de-Berceau qui est absolument captivé par les animaux et je vais tenter de vous parler de Grrr !
Suivons le petit lapin de la couverture dans son costume très coloré pour aller observer les petites bêtes du jardin. Voici ensuite quelques animaux à coquilles et carapaces qui nous guident vers les fonds marins. Nous nous envolons ensuite avant de faire un bond avec Mister Kangourou dans une ménagerie un peu étrange où se côtoient animaux merveilleux et bêtes réelles, de celles qui questionnent les imaginaires depuis toujours, tels le loup, l’orque ou l’ours blanc. Voilà le curieux bestiaire que nous offre à voir Emmanuelle Houdart dans ce petit imagier ! Pas de monstres ici mais un jardin des plantes vraiment fascinant !

Bouma : Et bien il me reste à vous parler de Miam ! qui comme son nom l’indique aborde le sujet de la nourriture. On y découvre une flopée d’aliments mais pas ceux auxquels on pourrait s’attendre. Ici pas de biberon, pas de petits lus ou tartine. Emmanuelle Houdart parle des aliments du quotidien en général. Salade, oignon, œuf, frites et fromage de chèvres se côtoient. Il semble y avoir un lien entre les images qui se font face – le poulet frittes par exemple – mais je n’ai pas toujours été capable de mettre le doigt sur l’explication. D’ailleurs, le style de l’auteure donne aux aliments un côté assez fantasmagorique qui m’a laissé perplexe. L’image centrale du squelette de poisson avec une vache sur la tête (qui perd du lait de ses mamelles) m’interroge en particulier car je n’arrive pas vraiment à savoir ce qu’elle peut bien signifier. Enfin, je cherche peut-être trop à analyser, comme tous les adultes.

Chlop : Comme le relève Sophie, l’univers d’Emmanuelle Houdart est souvent à la frontière entre le merveilleux et le terrifiant, que pensez-vous de ce mélange dans ces petits albums cartonnés ?

Bouma : En toute sincérité j’en pense beaucoup, peut-être trop. Mon point de vue d’adulte analyse trop les images (surtout qu’il n’y a pas de texte d’accompagnement) et je mets tout plein de sens et de significations alors que les enfants sont plus dans le ressenti. En tout cas, mon ressenti à moi sur cette boîte à image est une inconstance entre la gêne, le sourire et le questionnement.

Sophie : Je rejoins Bouma dans ces propos. Et si je devais te répondre selon ma propre opinion, je dirais que le style d’Emmanuelle Houdart penche pas mal vers le terrifiant, l’effrayant du moins. Mais j’ai testé ces livres avec mon fils de 2 ans et lui n’a pas eu l’air effrayé du tout ! Peut-être qu’en effet, en tant qu’adultes, on cherche trop de significations et d’interprétations à ces images.

Colette : Quant à moi, les images d’Emmanuelle Houdart ne me terrifient pas, ni ne m’effrayent. Elles sont bizarres, vraiment bizarres, étranges et étrangères à nos habitudes de lecteurs mais elles sont si belles, si colorées, si vivantes que je dépasse assez vite cette étrangeté. Ce que j’aime dans son travail, c’est justement qu’elle représente à l’extérieur de ses personnages toute la complexité de notre intérieur et c’est vrai que cette complexité peut paraître effrayante. Mais l’esprit humain n’est-il pas intrinsèquement effrayant ?!

Pépita : Pour ma part, je rejoins Colette même si je conçois tout à fait que ces images questionnent. Je les prends comme elles sont, sans me poser de questions, sans chercher à y voir un sens, et du coup elles génèrent de l’émerveillement, titillent la fantaisie, suscitent la peur (mais une peur raisonnée) et je trouve cet univers absolument fascinant. Parce que justement il n’y a pas toujours de réponses et les petits vivent très bien avec ça. Ils sont en perpétuel questionnement. Et je me dis que ces images reflètent très certainement ce que eux ressentent face à la découverte du monde ! Nous adultes, ça nous fait peur parce qu’on a oublié… En plus, artistiquement parlant, ce sont de très belles images et les petits sont infiniment sensibles au Beau.

Chlop : L’absence de texte est aussi souvent un frein pour les adultes, on ne sait pas vraiment quoi faire de ces albums. Comment les présentez-vous ? En commentant les images ? En silence ?

Pépita : Je dirais les deux en fait. Mais tout dépend de l’enfant. En tant qu’adulte, je découvre une première fois pour m’imprégner de l’univers en quelque sorte, et s’agissant de cette auteure, je sais que je vais être dans l’étonnement. Après, je « relis » une seconde fois, voire plus. Et j’ai souvent besoin d’y revenir… Avec les enfants, on propose, et eux disposent et ils s’approprient cet univers selon le moment.

Colette : Alors j’avoue que je suis incapable de montrer un livre en silence à un enfant. Je n’ai testé La boîte à images qu’avec mes petits pilotes à moi et nous avons nommé ce que nous observions sur les pages, sans essayer de trouver de lien ou de narration, juste décrire ces images étranges. On a ri par exemple des santiags du père Noël avec mon plus grand (5 ans), quant au plus petit (11 mois) il a vraiment apprécié le petit format qu’il a pu manipuler à sa guise, comme un jeu.

Bouma : Je me permets de revenir sur la question précédente. Je précise que mon avis vaut pour cette boîte à images, pas sur l’ensemble du travail d’Emmanuelle Houdart car j’aime son approche de l’humanité (comme Colette le dit si bien). Par contre, et malheureusement, ce sont souvent les adultes prescripteurs qui choisissent ou font filtre (et dans ce cas je pense surtout à des non initiés à la littérature de jeunesse), et, pour l’avoir vu, ils sont souvent réfractaires face à ce qu’elle propose. Vive la médiation !.

Pépita : Tout à fait d’accord avec toi Bouma.

Colette : Pour reprendre ce qu’a dit Bouma, je pense qu’un parent qui ne connaîtrait pas l’univers d’Emmanuelle Houdart n’irait pas spontanément vers ces imagiers, véritables petits OVNIS au milieu des livres destinés aux tout-petits. Je pense que mon affection pour ce « cube » est fortement influencé par tous les autres albums de cette artiste que j’ai pu lire et que j’ai chaque fois adorés, y trouvant une véritable réinterprétation des relations humaines, réinterprétation à la fois poétique et psychologique

Chlop : Réflexion très intéressante de Bouma, les livres d’Emmanuelle Houdart déstabilisent souvent les adultes au point qu’ils n’atteignent pas toujours les enfants. Ici, le format carré, les angles arrondis, la petite boite ornée de cœurs, tous ces aspects très enfantins et ludiques concourent sans doute à conduire les adultes à l’ouvrir, alors qu’avec d’autres albums de cette illustratrice, ils passent leur chemin dès la couverture.
Les images de cette boite sont issues de son album « Dedans« , peut-être ce nouveau format est-il plus accessible. En tout cas, il semble être couronné de succès, il a d’ailleurs reçu la Pépite petite enfance cette année au salon de Montreuil.

Retrouvez les billets de Pépita, Bouma, Colette, Sophie et le mien.

Nos voisins sont vieux et ronchons

Des voisins qui ronchonnent,
Des vieux du quartier, qui n’ont pas un air aimable,
Des personnes âgées, qui changent la vie d’un enfant ou d’un adolescent.

Pour une fois il y a plus de romans, que d’albums dans cette sélection. Il est question de très belles rencontres, d’échanges, de partages, entre des inconnus, entre plusieurs générations.

Des albums …

Mon secret rit tout le temps, Séverine Vidal, Vanessa Hié, Kilowatt.

C’est une petite fille qui parle. Lui, c’est un monsieur mystérieux, sans âge et sans famille, qui semble vivre là, et dont on lui a bien défendu de s’approcher.

Lu dans Le Tiroir à histoires, et par Kik.

 

 

Emile invite une copine, de Vincent Cuvellier et Ronan Badel, Gallimard Giboulées.

Les lecteurs d’Emile ont déjà pu le remarquer : quand Emile a une idée, elle est bien accrochée. Cette fois il invite une copine, elle n’est même pas dans son école. C’est une vieille dame et alors ? hein ? Emile a le droit d’avoir une copine vieille dame, non ? Elle n’est pas peut être pas spécialement plus aimable que lui, mais en tout cas ils se sont bien trouvés, et qu’est-ce qu’ils peuvent rigoler …! »

Lu dans Le Tiroir à histoires.

Mon voisin de Marie Dorléans avecGuillaume Galienne, éditions des Braques.

Un nouveau voisin ? Quelle aventure !

Lu par Kik, À lire au Pays des Merveilles et DéclicKids.

 

 

Des romans … 

Amaia cherche une grand-mère de Ghislaine Biondi, Oskar.

Loin de ses grands-parents, Amaia se cherche une mamie par « intérim » mais pas facile de trouver la bonne. Une histoire originale et touchante pour ce roman destiné à de jeunes lecteurs.

Lu par Sophie.

 

 

Cupidon Power, de Luc Blanvillain, L’école des loisirs.

Le héros collégien de ce roman hilarant hérite d’un super pouvoir bien encombrant :  en transmettant le message d’amour d’un garçon à une fille et vice et versa, hop, ils tombent instantanément amoureux. Il est bien entouré : son chien Tilby, son petit frère Milo, sa meilleure amie Dorothée qui le comprend mieux que personne, mais surtout Mme Yvonne, la voisine du quartier, toujours à sa fenêtre, un monument d’anthologie.

Lu dans Le Tiroir à histoires et par BoumaPépitaKik.

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, d’Eric-Emmanuel Schmidt, Magnard.

Il y a des rencontres qui changent la vie !  Celle de Moïse, un jeune garçon juif de 11 ans privé d’amour, et de monsieur Ibrahim, « l’Arabe du quartier », est de celles-là… De triste et terne, la vie va alors se parer de mille couleurs…

Lu par Céline.

 

La bulle de secrets de Sophie Bénastre, Oskar jeunesse.

De retour de son jogging matinal, Pierre-Yves, retraité, a la surprise de trouver un ado dans son salon et bien décidé à y rester ! La tchatche facile, qui frise souvent à l’insolence, de Polo, son « invité » surprise, va quelque peu décontenancer son « hôte ».

Lu par Pépita.

 

 

Clodomir Mousqueton de Christine Naumann-Villemin, illustré par Clément Devaux, Nathan.

Le livre du petit Marcel est arrivé par erreur chez son voisin, Clodomir Mousqueton. Le grincheux ne lit jamais, mais il refuse de rendre le bouquin: avec, il a enfin réussi à caler sa porte ! Mais le garçon ne va pas se laisser faire ! Entre Clodomir et lui, la guerre est déclarée !

Lu par Kik.

La fourmilière de Jenny Valentine, L’école des loisirs.

Personne ne choisit vraiment de vivre au 33, Georgiana Street. L’immeuble est situé dans un quartier peu engageant de Londres. Seul avantage du lieu : Steve, le propriétaire, ne pose pas de questions. Pour un garçon de 17 ans qui a fugué, l’endroit est idéal. Sam s’est réfugié à Londres parce que, ici personne ne sait qui il est, ni ce qu’il a fait. Au 33, Georgiana Street, on évite de se mêler des affaires des autres. Mais Bohême va bouleverser la vie de l’immeuble. Elle a besoin d’un ami, et c’est Sam qu’elle a choisi.

Lu par Céline, Bouma, Kik, Pépita et à plusieurs dans une lecture commune, ici.

Premier chagrin, d’Eva Kavian, Mijade.

Sophie est plutôt fière d’elle lorsqu’elle répond à une petite annnonce pour du baby-sitting.  Elle a « l’impression d’avoir pris dix centimètres en un coup de téléphone ».  Mais les choses se corsent lorsqu’elle découvre que c’est une grand-mère qui a besoin de ses services…

Lu par Céline et Pépita.

 

Dur dur d’être une star d’Ingrid Thobois,Thierry Magnier.

Chanter, Mathis adore ça ! Être célèbre et riche, comme Justin Bieber, il en rêve. Encouragé par Simone, sa vieille voisine qui croit très fort en son talent, il va passer une audition. Et là ça se corse ! Pas si facile d’être une star …

Lu par Kik.

Souvenirs de ma nouvelle vie, de Marie Colot, Alice Jeunesse.

Plutôt que de s’enfermer dans le souvenir morbide d’un passé qui ne reviendra plus, Charlie s’évade et construit les souvenirs heureux de son avenir.  A travers ses expéditions des étages et des appartements de son immeuble, elle multiplie les rencontres riches en échanges et fait la connaissance d’une vieille dame particulièrement excentrique.
Lu par Céline, Pépita, et Kik.

Ce qui ne nous tue pas d’Antoine Dole, Actes Sud Junior.

Lola se perd dans les évènements de sa vie, dans les éclats de sa famille, dans ses émotions et en elle-même. C’est donc par hasard, égarée, affamée, qu’elle se retrouve dans l’appartement chaotique d’une vieille femme un peu folle, perdue elle aussi, seule. A elles deux, elles se créent une solitude rassurante.

Lu par Nathan, et Pépita.

Et il y a aussi … 
Mado m’a dit de Christophe Léon, La Joie de Lire.

Pour lequel vous pouvez lire les avis de Pépita, Alice et Kik, mais dont il sera question plus amplement en janvier prochain, avec une discussion entre ces trois blogueuses.

Et vous, vos voisins, ils sont vieux et ronchons ? 

Rappelons-nous

Quand on va sur mon blog et qu’on cherche le mot-clé « guerre », on ne trouve rien d’autre (presque) que des articles sur des romans traitant de la seconde guerre mondiale. On peut tout juste noter la présence du superbe  Vango, ce personnage qui prend vie à la fin de la première guerre mondiale et dont l’histoire se situe dans cette période entre-deux guerres, qui subit les conséquences de la première et les prémices de la seconde. Quand je m’imprègne de mon histoire familiale, il en est peu question. Je ne connais pas réellement cette histoire … mais mes grands-parents sont plutôt nés à l’aube de la seconde guerre mondiale que de la première. Pour moi, et pour nous lycéens et étudiants notamment, la première guerre mondiale n’est qu’un conflit lointain, dont on a entendu parler par les livres d’histoire, éventuellement par des romans, par les commémorations, encore faut-il qu’on s’y soit intéressé.

Alors il m’est difficile de venir parler, en tant que jeune membre d’A l’ombre du grand arbre, du haut de la branche de mes 17 ans, de cet évènement historique sans précédent. Car s’il m’est lointain, il ne me laisse pour autant pas indifférent.

Qui n’est pas choqué devant les photos, touché par les récits, bouleversé par les conséquences, alarmé par la puissance du conflit qui a commencé à prouver de quoi l’Homme est capable au summum de sa rage ?

Il y a tout ça bien sûr.

Mais il y a ce sentiment bien plus profond, moins facile à cerner, et incroyablement enraciné aux fibres de mon être -nos êtres- les plus enfouies sous ma peau et mon esprit … c’est ce sentiment là que je vais tenter, brièvement, maladroitement, de décrire.

Dans ce sentiment, il y a quelques battements de cœur patriotiques. La fierté d’un pays qui s’est battu mais surtout celle pour tous ces soldats qui ont sacrifié leur vie.

Il y a les yeux grand ouverts d’admiration pour leur courage, même s’ils n’ont pas tous eu le choix. Même si il y a eu la lâcheté, la cruauté, la faiblesse. On pardonne.

Il y a, ténu, maladroit, profond, l’amour. Celui de l’humain. Ce fil tendu entre tous les hommes qu’on appelle solidarité, compassion, ou amour. Aimez-votre prochain, mais aimez aussi votre ancien.

Il y a, aux pieds mêmes de cet ensemble, la mémoire. Celle qu’on ravive tous les ans, plusieurs fois par an, à chaque cours d’histoire, à chaque cérémonie commémorative, et à partir de 2014 très souvent jusqu’en 2018. La mémoire collective. Rappelons-nous les morts, mais aussi les vivants, rappelons-nous les combattants, mais aussi les femmes et les hommes qui sont restés à l’arrière et ont combattu, à leur façon, rappelons-nous le courage, la force, la solidarité, mais rappelons-nous aussi la cruauté, la haine, l’horreur. N’oublions rien de tout ça, servons-nous en pour nous améliorer, pour se souvenir où la cruauté peut mener, pour croire que le monde peut être meilleur, pour espérer, pour vivre. Pour grandir.

Cette guerre est lointaine et bouleversante. Mais elle vit là, au fond de nos consciences et de nos cœurs, il suffit de savoir raviver les braises de ces souvenirs. Pour tenter de bien faire et croire et espérer.

C’était le message sensiblement incertain mais puissamment profond d’un adolescent de 17 ans qui vous laisse entre les mains d’artistes confirmés.

Celles de Cali, qui chante une superbe chanson d’espoir : 1000 cœurs debout.

Celles de quelques grands auteurs de la littérature jeunesse, dont Michael Morpurgo et mon préféré, Timothée de Fombelle, qui ont participé à un recueil de nouvelles, dont j’aurais dû vous parler mais que je n’ai pas eu le temps de lire. Il est magnifique, il n’est paru qu’en anglais, et il s’appelle An Anthology of Stories Inspired by Objects from the First World War.

Pour conclure, quelques photos de ce bijou éditorial anglais …

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Quand hier se raconte aujourd’hui

Pour cette semaine consacrée à la guerre 14-18, j’ai eu envie de vous livrer une part de mon histoire et de celle de ma famille. Mon père, né à Verdun bien longtemps après cette guerre, a toujours été passionné par les images de ce passé dévasté. Il récupère des cartes postales du village où il a grandit, là où la guerre est passée, destructrice. Vous en verrez quelques-unes.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’album Le casque d’Opapi de Géraldine Elschner et Fred Sochard publié chez L’élan vert dans la collection « Pont des arts ». Ce livre évoque l’histoire d’un jeune garçon dont les arrières-arrières-grands-pères étaient au beau milieu de cette guerre, chacun d’un côté de la frontière, chacun dans un camp.

L’histoire commence lorsque le narrateur de l’histoire, un jeune garçon, découvre un casque enterré dans le jardin de son grand-père.

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Le voilà chez moi, le vieux casque, tout rouillé par le temps, tout noirci par la terre dans laquelle il a dormi si longtemps.

De là, son grand-père, va lui raconter l’histoire de ses arrière-arrière-grands-pères qui ont combattu pendant la guerre. Il va lui dire le départ douloureux alors qu’un enfant venait de naître.

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C’est la mobilisation générale, tous les hommes se retrouvent sur la place du village. Certains partent en chantant défendre la patrie.

 

Il va lui dire les tranchées et les combats. Là où les hommes, terrorisés des deux côtés, perdaient leur âme et leur humanité en s’entre-tuant.DSC_0050

La vie dans ces boyaux creusés dans la terre, interminables et gorgés d’eau, où on se cache, où on mange, où on dort – où on meurt aussi.

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Il va lui dire que pendant 4 ans, ça ne s’arrêta pas. Et qu’à l’issue des combats, à la fin de la guerre, il ne restait plus qu’un paysage détruit que les années n’ont pas suffit à réparer totalement, laissant ainsi les cicatrices de la terre visibles aux yeux de tous pour ne pas oublier…

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S’ils avaient su qu’un jour, après une nouvelle guerre, après une nouvelle paix, leurs pays deviendraient amis et que les enfants des enfants de leurs enfants se marieraient entre eux ! S’ils avaient su qu’un jour, leurs sangs mêlés couleraient dans mes veines…

Halloween, le retour !

Jusque là tapie dans l’ombre, elle revient…..pour vous hanter, vous faire frissonner et trembler, ou hurler de rire ! Non, il ne s’agit pas de l’heure d’hiver ( quoique..), mais bien de la terrible nuit du 31 octobre….Halloween ! Les sorciers, à l’ombre du grand arbre, vous ont mijoté une sélection pas piquée des chaudrons !

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Dans la marmite de Chlop 

elephantsEléphant de Sara, Thierry Magnier.

Un face à face sans texte entre un jeune éléphant et un loup menaçant. Un album d’une grande force qui suscite bien des réactions de la part des enfants.

N’aies pas peur Teddy, je te protégerai des bêtes sauvages de M.Alexander, EdL.n__aie_pas_peur_teddy

Un petit garçon est perdu en pyjama seul dans la foret. Heureusement, il a son ours en peluche.

Chhht! S. Grindley P. Utton, EdL.

Indémodable et toujours aussi efficace, LE livre pour jouer à se faire peur.

L’ogre qui n’avait peur de rien, Sandrine Beau et Soufie, Les ptits braques.

Et pour finir, un ogre encore mais cette fois la peur n’est pas du coté où on l’attend le plus ! Et chez Pépita aussi.

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La potion d’Alice 

 cornichonGros cornichon d’Edouard Manceau, Seuil jeunesse.

Un livre pour s’amuser à ne plus avoir peur !

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Dans le tiroir secret de Céline

La sorcière dans les airs, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, Gallimard. téléchargement (2)

Une histoire de sorcière avec même un dragon terrifiant et un drôle de monstre tout gluant… De quoi bien remplir votre chaudron et frissonner … en rigolant. On se régale de retrouver cette nouvelle histoire signée par les « parents » du Gruffalo.

J’aime mes cauchemars, Séverine Vidal et Amélie Graux,
Gallimard Giboulée.

95547402Des monstres, des créatures terrifiantes et des cauchemars : en veux-tu, en voilà ! Séverine Vidal en a plein son placard, et la petite fille de son histoire n’est pas décidée à le dire aurevoir. Une histoire intelligente et pleine d’humour sur les bienfaits de la peur !

Bouma aime aussi les siens !

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Dans le grimoire de Pépita

L’étrangleur du 15 août et l’étrangleur est de retour de Sandrine Beau Oskar jeunesse coll. Court-métrage. 9791021402454FS

Quand un étrangleur sévit et qu’on a été témoin de ce qu’il ne fallait pas…Au secours !

Toute seule dans la nuit de Sandrine Beau, Alice jeunesse.

9782874262050FSQuand un cambrioleur pénètre dans la maison et qu’une petite fille doit faire preuve de sang-froid…Vous allez trembler !

Un hiver en enfer de Jo Witek, Actes sud junior. 10593089_663192343770916_7779609284927192813_n

Un thriller psychologique où la peur domine entre une mère et son fils.

Mon monstre de Marie Sellier, éditions Courtes et longues.

9782352901204FS

Quand le monstre n’est pas celui qu’on croit…Un album hommage à l’imaginaire des enfants.

L’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet, Sarbacane Pépix. 9782848656830FS

Un ogre comme gardien de l’orphelinat ? ça va pas bien non ? mais est pris qui croyait prendre !

Et la lecture commune !

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La gueule du loup de Marion Brunet, Sarbacane.

Un monstre humain à la poursuite de deux jeunes filles à Madagascar…Un roman glaçant. Nathan tremble aussi !

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Chez Kik, l’arracheuse de dents..GRRR !!!

Une dentiste qui fait froid dans le dos, des bonbons à ne plus pouvoir en avaler un seul… Cette histoire est parfaite pour Halloween. 10611091_1564355373787474_1191771264_n

Diabolique Dentiste de David Walliams, Albin Michel Jeunesse.
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Dans le chaudron de Bouma
Du bruit sous le lit de Mathis, Thierry Magnier.
du-bruit-sous-le-lit-216x300Sous notre lit il y a un vide. Souvent on en a peur. Souvent on s’imagine le pire. Un cauchemar ? Un monstre ?
Mathis, avec son humour habituel, arrive à rendre cocasse une des plus grandes peurs enfantines.
Une histoire sombre… très sombre de Ruth Brown, Gallimard.
Classique parmi les classiques, Ruth Brown délivre un album dont le suspens n’a d’égal que l’obscurité….
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Le Cauchemar d’Elsa Oriol, Kaléidoscope.
Vous cherchez une sorcière pour vous faire peur ? Vous l’avez trouvée. Avec son grand couteau et ses yeux effrayants, le cauchemar devient réalité.
Le petit pêcheur et le squelette de Chen Jiang Hong, EdL.
Dans une ambiance asiatique envoûtante, découvrez la rencontre de ce jeune pêcheur et d’un squelette animé, tout droit sorti des eaux les plus cauchemardesques…    petit-pecheur-et-le-squelette
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Dans le placard des Lutines :
Les monstros : les sentiments de Moira Butterfield
Quel délice d’apprivoiser sa peur avec de petits monstres en carton colorés qui surgissent d’un petit album !
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Dans la fiole de Céline
Les chroniques de Harris Burdick de Chris Van Allsburg, EdL.
Un recueil de quatorze textes d’auteurs inspirés des célèbres planches d’un certain Harris Burdick publiées par Chris Van Allsburg en 1984. Quatorze histoires qui vous feront frisonner et plus si affinités ! Mise en page 1

Avec des Photos – Pour les Grands

Hier, il était déjà question de photographies à l’Ombre du grand arbre,
Hier, il était question d’albums remplis de photographies,
Aujourd’hui, on a voulu aller plus loin,
Aujourd’hui, il est question de livres pour les plus grands.

Dans notre album-photo il y a  …

Deux documentaires qui aiguisent le regard du jeune lecteur, car les photos sont partout, et que bien souvent elles sont retouchées, ou « légèrement » sorties du contexte.

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Il y a des photos que tout le monde connaît, Il y a des photos qui se retrouvent partout, comme Einstein qui tire la langue, un groupe d’ouvriers qui mangent en hauteur sur une poutre métallique, ou encore ces deux amoureux qui s’embrassent devant l’Hôtel de Ville.

L’histoire vraie des grandes photos, – David Groison & Pierangélique Schouler, Actes Sud Junior, 2014.

 

……………..

Quand George Clooney prend un café avec des agriculteurs à la place de François Hollande, quand on veut rendre la princesse Kate Mindleton encore plus mince, quand on se rend compte qu’en 2011, au Japon, la retouche de photo a permis de conserver des souvenirs de famille …

PhotoschopéesLes images disent-elles la vérité ?  David Groison et de Pierangélique Schouler, Actes Sud Junior, 2013.

Deux romans, conçus autour de la photographie, comme matière première pour l’un et comme point de départ de l’histoire pour l’autre.

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été accueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ».

Ce roman a été construit autour de photographies réalisées, bien avant l’écriture du roman. L’auteur les a dénichées chez des collectionneurs, ou au détour d’un vide-grenier. Ces photographies qui ont été retouchées, alors que les ordinateurs n’existaient pas, donnent une touche très particulière à l’histoire.

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Ransom Riggs, Bayard, 2012.

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Pour faire passer son chagrin, un appareil photo sous le bras, Charlie part à la découverte de son immeuble. Il lui faut une excuse pour sortir de chez elle, prendre l’air, aller dire bonjour à ses voisins. Elle n’a pas le droit d’aller dehors, elle saura tout sur le dedans, et prendre une photo de l’extérieur depuis chaque fenêtre.

Souvenirs de ma nouvelle vie, de Marie Colot, Alice Jeunesse, 2013.

Lu aussi chez Pépita et Céline, qui en ont fait une lecture commune à l’ombre du grand arbre.

Deux applications, pour observer, et créer à partir de photographies, pour aller plus loin que la photo prise « vite fait, mal fait » avec son smartphone. 

ONF StopMo Studio est une application permettant de créer simplement et rapidement des animations en stop motion.

 

 

Mpro est une excellente application de prise de vue monochrome (en noir et blanc). Vraiment extra.

Avec des Photos – Pour les Petits

 Des photos, beaucoup de photos dans la sélection du jour, 
Elle n’est pas exhaustive, mais elle est la réponse à la question que j’ai posé au collectif:
« J’adore quand il y a de la photo dans les livres. Et vous ? »
Ils n’ont pas levé les yeux, ou soupiré un « Il est nul ton thème, Kik… »,
J’ai entendu un  » Moi j’ai lu un album, trop bien avec des photos qui … »

Derrière chaque photo, il y a un photographe …

La tête de l’emploi d’Antoine Sahler, Actes Sud Junior.
Comment une photographe en herbe découvre tous les métiers des voisins de son quartier …

Des photographies, comme une technique d’illustration, parmi d’autres… 

Le Petit Chaperon Rouge de Perrault et Sarah Moon, Grasset.
Les photos sont en noir et blanc, alors il n’est même pas jour ce Petit Chaperon, mais le loup fait toujours aussi peur. Une transposition urbaine, car vivre en ville, c’est comme être perdu en pleine jungle.

Les très petits cochons d’Angélique Villeneuve et Martine Camillieri, Seuil Jeunesse.
Un petit air de n’importe quoi, avec cette histoire illustrée par des photgraphies de jouets et d’objets du quotidien. – Lu aussi chez Kik –

Guili Lapin de Mo Willems, Kaléidoscope.
Sur un fond de photos sépias, qui évoquent le souvenir d’enfance, la petite bouille de Trixie se dégage, attachante et expressive. Mais Trixie ne sait pas encore parler et quand un drame à échelle d’enfant se produit, elle à bien du mal à le faire comprendre à son papa. – Lu aussi chez Kik et Sophie –

L’autre guili lapin de Mo Willems, Kaléidoscope.
Trixie est de retour et elle a bien grandi. Mais plus de photos sépias, on passe au noir et blanc, avec toujours les personnages dessinés par dessus et un travail de cadrage très soigné. Cette fois encore, guili lapin, le doudou est au cœur de l’intrigue. – Lu aussi chez Kik et Sophie –

Herman et Rosie pour la vie, de Gus Gordon, Gallimard Jeunesse.
Une histoire de musique. Un coup de blues. Une rencontre. Des illustrations qui associent des dessins et des photos de New York.

Pour regarder le monde, pour aiguiser le regard du jeune lecteur, pour le sensibiliser à ce qui nous entoure … 
… Lui-Même …

Beaucoup de beaux bébés de David Elwand,  L’école des loisirs.
Un incontournable …

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Livre de Fesses de Stéphane Delabruyère et Jean-Marc Fiess, Thierry Magnier.
Ses fesses, celles des autres, et ce qui peut ressembler à des fesses si on regarde bien.

... Se figurer le temps qui passe … Avant, Maintenant, Après …

Les mots du temps de Catherine Grive & Janik Coat, Thierry Magnier.

Que s’est-il passé ? de Nicolette Humbert, La Joie de Lire.
Avant
 sur la page de gauche, Après sur la page de droite. Que s’est-il passé entre les deux photographies ?

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Mais…que font-ils ? de Marie Houblon, Tourbillon.
Rire, rêver, voler, ouvrir, applaudir… une centaine de verbes illustrés par de nombreuses photos sur des pages colorées. Une invitation à observer ce qui nous entourer ou à imaginer tous ces mondes. Pour petits… et plus grands.

… Les couleurs, les formes des objets, avec des imagiers … 

 Couleurs de Grégoire Solotareff chez Ecole des loisirs.

Arti show de Claire Dé, Les grandes personnes.

Bric-à-Brac de Maria Jalibert, Didier Jeunesse.

Des couleurs et des choses, Tana Hoban, Kaléidoscope.
Noir sur Blanc
mais aussi Blanc sur Noir, Tana Hoban.

Noir sur blanc et Blanc sur noir captivent le regard des bébés, qui se concentrent, fixent et découvrent entre ces belles pages cartonnées les objets de leur quotidien sublimés par le noir et blanc. – Avec Colette qui nous conseille de lire cet article sur Tana Hoban –

…. La ville … 

La ville en toutes lettres, Biosphoto, Thierry Magnier.
Après avoir feuilleté cet imagier-photo, vous regarderez la ville …sous un autre angle. – Lu aussi chez Kik –

…. La Nature … 

Les gestes de la ferme de tout près de Nicolette Humbert, La Joie de lire.

À nous de choisir de Nicolette Humbert, La joie de lire.
Un album cartonné pour les tout-petits qui apprendront les petits gestes pour la nature à travers ses photographies.

Printemps, Eté, Automne, Hiver, Les P’tit land art, de Marc Pouyet, Plumes de carotte.
Voilà une collection de petits imagiers carrés et cartonnés à délicatement poser entre les mains des bébés ! Les tout-petits lecteurs pourront découvrir à travers les très belles créations de Marc Pouyet la nature qui les entoure et avec laquelle les belles photographies de ces albums leur donneront envie de jouer !

Le tout petit d’Anne Letuffe, Atelier du poisson soluble.
Un imagier photographique bluffant par sa beauté, sa narration et les correspondances induites.

Des photos, c’est aussi un support pour discuter entre petits et grands, car il y a comme un lien plus étroit avec la réalité. Une réalité qui nous entoure, en lien avec un passé commun, que l’on partage entre générations. 

Sans papiers, Texte de Rascal Photographies de Cendrine Genin Illustrations de Jean-François Martin, éd. Escabelle.
Un livre qui aborde avec justesse un problème de société d’aujourd’hui. Poignant.

Les étoiles sont tombées de François David, photographies d’Agnès Propeck, Motus, 2007.
C’est l’histoire d’un auteur qui tombe en admiration devant de sublimes photos et qui décide d’écrire un texte sur… la guerre. Sujet sombre me direz-vous, oui mais le résultat est beau ! Deux sensibilités différentes, deux regards qui se croisent en un même lieu. Ce n’est pas un album jeunesse à proprement parler, mais ce peut être un bon support de dialogue entre petits et grands sur un thème malgré tout universel et malheureusement toujours réel.

Quand tes grands-parents étaient enfants, Des images choisies par Marie Houblon, Tourbillon.
Un documentaire de photographies qui nous transporte dans les années 50 au temps où les grands-parents des enfants d’aujourd’hui étaient eux aussi des enfants. Un travail de sociologie photographique au charme certain et qui rapprochera les générations ou favorisera le dialogue ? – Lu aussi dans le Tiroir à histoires –

En bonus, un lien qui vous emmènera chez Chlop, pour découvrir d’autres livres remplis de photos, c’est par ici.