Best-of février

La fin février est arrivée

Le mois le plus court de l’année

Nous avons encore dévoré

Encore l’occasion de partager

Chez Alice enferUn hiver en enfer de Jo Witek. Actes Sud, 2014

Edward a grandi avec une mère distante car très fragile psychologiquement. Lorsqu’à la mort accidentelle de son père, il se retrouve seul avec elle ; commence alors pour lui, un véritable enfer.
Mené sur un rythme haletant, ce thriller nous piège rapidement et nous entraîne au plus profond de la folie et de la paranoïa.

Chez Colette Comment-jai-appris-la-géographie_couverture-1

Comment j’ai appris la géographie, Uri Shulevitz, 2008,  Kaleidoscope

La culture, un mot si grand et si vague qu’on pourrait s’y perdre… ou s’y retrouver vraiment comme le héros de ce livre, démuni et affamé par la guerre, qui va découvrir grâce à un cadeau très particulier de son père que le monde l’attend !

Chez Pépita 9782361932664FS

Le ciel nous appartient , Katherine Rundell,  Les grandes personnes

un roman jeunesse qui vient de remporter le prix Sorcières catégorie roman junior. Un roman qui nous emporte dans une histoire fantasque faite d’amitié et d’amour. Un roman aux très belles pages qui émeuvent, font sourire et presque pleurer.

Chez Bouma petit-loup-rouge-206x300

Le Petit loup rouge, Amélie Fléchais, Ankama – étincelle, 2014

Entre album et bande-dessinée, Amélie Fléchais revisite avec esthétisme, charme et subtilité le très connu conte du Petit Chaperon Rouge. Un coup de cœur indéniable.

Chez Céline img037

Fantoccio de Gilles Barraqué, Grand Format, Ecole des loisirs, 2015

Avec Fantoccio, l’auteur réinvente un récit bien connu des petits et des grands, celui du Pinocchio de Carlo Collodi. Une version passionnée et passionnante qui donne un beau coup de modernité à cette histoire séculaire.

Chez Chlop Mere_meduse_m

Mère Méduse, Kitty Crother, pastel

Un album plein de symboles qui parleront aux adultes mais surtout une histoire touchante, qui charmera les enfants.

Chez Sophie 9782352901341FS

Des vagues, Isabelle Simler, Éditions Courtes et Longues, 2014

Une belle plongée douce et poétique en pleine mer.

Chez Kik blogger-image--475721276

Café 0405, Yi Hyeon, Flammarion, 2011

Un roman qui fait découvrir la litterature pour la jeunesse coréenne. Quand internet perturbe la vie de classe, dans le bon et le mauvais sens du terme.

Chez Carole Deschavannes-Pierre-Belle-gueule-de-bois-206x300

Belle gueule de bois, Pierre Deschavannes, Rouergue, 2014

Un premier roman ado aux griffonnés autobiographiques qui exprime la relation passionnelle entre un fils et son père alcoolique.

Chez Nathalie de Déclickids : sélection des meilleures applis testées et approuvées ( des histoires, des jeux d’exploration, d’éveil ou d’apprentissage, des applications de révision, des documentaires, etc )

Chez Nathan

Nelson Jandy - I'll give you the sun - Le soleil est pour toiLe soleil est pour toi de Jandy Nelson – Gallimard jeunesse

Je l’ai lu en anglais, il sort le 12 Mars en France … Plus que 10 jours à attendre pour découvrir ce roman brillant, ce rayon de vie, cet éclat de beauté.
Pour découvrir l’histoire de Noah et Jude, deux jumeaux fusionnels que la vie va séparer. L’histoire de l’un, gay, dessinateur, passionné d’art, désespérément amoureux. L’histoire de l’autre, un peu plus rebelle, un peu plus fougueuse, passionnée d’art, rongée par la culpabilité. Deux histoires traversées par un drame.
Un roman bouleversant sur l’art, la famille, l’amour, la mort.
La vie, en somme.

Chez Céline et son tiroir

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Caprices ? c’est fini ! de Pierre Delye, Didier jeunesse.
Une princesse capricieuse, un roi démissionnaire, un prétendant plus futé qu’il n’en a l’air, et des péripéties aussi drôle qu’inattendues. Complètement emballée par ce roman espiègle et virevoltant !

Halloween, le retour !

Jusque là tapie dans l’ombre, elle revient…..pour vous hanter, vous faire frissonner et trembler, ou hurler de rire ! Non, il ne s’agit pas de l’heure d’hiver ( quoique..), mais bien de la terrible nuit du 31 octobre….Halloween ! Les sorciers, à l’ombre du grand arbre, vous ont mijoté une sélection pas piquée des chaudrons !

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Dans la marmite de Chlop 

elephantsEléphant de Sara, Thierry Magnier.

Un face à face sans texte entre un jeune éléphant et un loup menaçant. Un album d’une grande force qui suscite bien des réactions de la part des enfants.

N’aies pas peur Teddy, je te protégerai des bêtes sauvages de M.Alexander, EdL.n__aie_pas_peur_teddy

Un petit garçon est perdu en pyjama seul dans la foret. Heureusement, il a son ours en peluche.

Chhht! S. Grindley P. Utton, EdL.

Indémodable et toujours aussi efficace, LE livre pour jouer à se faire peur.

L’ogre qui n’avait peur de rien, Sandrine Beau et Soufie, Les ptits braques.

Et pour finir, un ogre encore mais cette fois la peur n’est pas du coté où on l’attend le plus ! Et chez Pépita aussi.

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La potion d’Alice 

 cornichonGros cornichon d’Edouard Manceau, Seuil jeunesse.

Un livre pour s’amuser à ne plus avoir peur !

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Dans le tiroir secret de Céline

La sorcière dans les airs, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, Gallimard. téléchargement (2)

Une histoire de sorcière avec même un dragon terrifiant et un drôle de monstre tout gluant… De quoi bien remplir votre chaudron et frissonner … en rigolant. On se régale de retrouver cette nouvelle histoire signée par les « parents » du Gruffalo.

J’aime mes cauchemars, Séverine Vidal et Amélie Graux,
Gallimard Giboulée.

95547402Des monstres, des créatures terrifiantes et des cauchemars : en veux-tu, en voilà ! Séverine Vidal en a plein son placard, et la petite fille de son histoire n’est pas décidée à le dire aurevoir. Une histoire intelligente et pleine d’humour sur les bienfaits de la peur !

Bouma aime aussi les siens !

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Dans le grimoire de Pépita

L’étrangleur du 15 août et l’étrangleur est de retour de Sandrine Beau Oskar jeunesse coll. Court-métrage. 9791021402454FS

Quand un étrangleur sévit et qu’on a été témoin de ce qu’il ne fallait pas…Au secours !

Toute seule dans la nuit de Sandrine Beau, Alice jeunesse.

9782874262050FSQuand un cambrioleur pénètre dans la maison et qu’une petite fille doit faire preuve de sang-froid…Vous allez trembler !

Un hiver en enfer de Jo Witek, Actes sud junior. 10593089_663192343770916_7779609284927192813_n

Un thriller psychologique où la peur domine entre une mère et son fils.

Mon monstre de Marie Sellier, éditions Courtes et longues.

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Quand le monstre n’est pas celui qu’on croit…Un album hommage à l’imaginaire des enfants.

L’ogre au pull vert moutarde de Marion Brunet, Sarbacane Pépix. 9782848656830FS

Un ogre comme gardien de l’orphelinat ? ça va pas bien non ? mais est pris qui croyait prendre !

Et la lecture commune !

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La gueule du loup de Marion Brunet, Sarbacane.

Un monstre humain à la poursuite de deux jeunes filles à Madagascar…Un roman glaçant. Nathan tremble aussi !

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Chez Kik, l’arracheuse de dents..GRRR !!!

Une dentiste qui fait froid dans le dos, des bonbons à ne plus pouvoir en avaler un seul… Cette histoire est parfaite pour Halloween. 10611091_1564355373787474_1191771264_n

Diabolique Dentiste de David Walliams, Albin Michel Jeunesse.
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Dans le chaudron de Bouma
Du bruit sous le lit de Mathis, Thierry Magnier.
du-bruit-sous-le-lit-216x300Sous notre lit il y a un vide. Souvent on en a peur. Souvent on s’imagine le pire. Un cauchemar ? Un monstre ?
Mathis, avec son humour habituel, arrive à rendre cocasse une des plus grandes peurs enfantines.
Une histoire sombre… très sombre de Ruth Brown, Gallimard.
Classique parmi les classiques, Ruth Brown délivre un album dont le suspens n’a d’égal que l’obscurité….
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Le Cauchemar d’Elsa Oriol, Kaléidoscope.
Vous cherchez une sorcière pour vous faire peur ? Vous l’avez trouvée. Avec son grand couteau et ses yeux effrayants, le cauchemar devient réalité.
Le petit pêcheur et le squelette de Chen Jiang Hong, EdL.
Dans une ambiance asiatique envoûtante, découvrez la rencontre de ce jeune pêcheur et d’un squelette animé, tout droit sorti des eaux les plus cauchemardesques…    petit-pecheur-et-le-squelette
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Dans le placard des Lutines :
Les monstros : les sentiments de Moira Butterfield
Quel délice d’apprivoiser sa peur avec de petits monstres en carton colorés qui surgissent d’un petit album !
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Dans la fiole de Céline
Les chroniques de Harris Burdick de Chris Van Allsburg, EdL.
Un recueil de quatorze textes d’auteurs inspirés des célèbres planches d’un certain Harris Burdick publiées par Chris Van Allsburg en 1984. Quatorze histoires qui vous feront frisonner et plus si affinités ! Mise en page 1

Le livre d’où je viens – Carole

A l’Ombre du grand arbre cet été, on va vous révéler un petit bout de nous, un petit peu de cette sève qui chacun(e) nous anime, un petit de peu de ce feuillage qui nous réunit.

Un brin nostalgique mais tout à fait réjouissant, chacun notre tour, nous allons vous dévoiler le livre qui a changé notre vie ou qui du moins, nous a beaucoup marqué, voire qui nous a donné envie de créer un blog.

Alors, revenez par ici chaque semaine de cet été, et laissez vous nous raconter  :

« Le livre d’où je viens »

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J’aurais pu vous reparler de Max et les Maximonstres de Maurice Sendak avec lequel j’ai appris à lire, ou bien du chef d’oeuvre de Laclos, Les Liaisons Dangereuses, qui m’a ouvert les portes de la Grande Littérature, ou encore de Adieu Gary Cooper de Romain Gary, mon auteur d’amour. Mais non ! J’ai choisi de vous parler d’un roman ado qui a changé ma vie et qui est surtout à l’origine de mon blog 3 étoiles. Il s’agit de Metal Melody de Maryvonne Rippert, paru en 2010 chez Macadam, Milan.

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C’est au détour du rayon ado de ma médiathèque que ce livre m’a attirée. Irrésistiblement. Comme le papillon de la couverture. Et le titre comme un aimant.

La 4ème de couverture parcourue. C’est l’histoire d’une ado, Luce, qui trouve une lettre de sa mère partie prétextant un voyage en Australie pour son travail. Quatre mois sans nouvelle. La jeune fille découvre l’indépendance et la liberté sur fond musical rock’n’roll métal. Passée l’euphorie des premiers jours de liberté, les questions vont s’enchaîner : pourquoi ? où est-elle vraiment ? que faire ?

Une relation mère-fille compliquée, de la musique, les affres de l’adolescence, un premier amoureux au doux prénom, Esteban, un voyage initiatique en Andalousie, des guitares qui pleurent, du flamenco, le soleil, les rencontres humaines marquantes, une histoire de vie révélée, et une jeune fille qui grandit. Il n’en fallait pas moins pour me convaincre. Je suis partie avec ce roman, je l’ai lu d’une traite. Une fois, deux fois, dans le même weekend.

Je suis tombée en amour pour cette Luce, (ou bien Luz), et j’ai adoré le style, le ton et l’écriture de son auteure. Tout en intensité, tout en authenticité. Un vraie découverte qui marque. Et qui m’a donnée envie d’ouvrir un blog consacré à la littérature jeunesse. Pour partager mes lectures, pour mettre humblement un peu de lumière sur certains livres, pour donner envie à d’autres de les lire. La suite, vous la connaissez sûrement…

Et puis, il y a eu ma rencontre avec Maryvonne Rippert au Salon de Montreuil en 2012. Moment émouvant pour moi. Et une jolie dédicace dans mon exemplaire que je garde précieusement. Depuis j’ai lu d’autres romans de cette auteure, et je vous conseille d’en faire autant.

Enfin, ce roman a nourri en moi le rêve de découvrir l’Andalousie, et plus particulièrement Grenade et l’Alhambra. C’est chose faite depuis avril dernier. Pour l’occasion, j’avais emporté mon livre afin de refaire le voyage avec Luce pour de vrai !

1491696_10152227385589822_8438465706819702763_nMetal Melody a reçu plus d’une dizaine de prix dont celui des Incos en 2012 dans la catégorie 3ème/2nde.

Parfois, on a la chance de lire un livre qui marque plus que d’autres. Et qui déclenche une avalanche de jolies choses. Et pour ça, merci Madame Rippert.

Résultats concours

Et voilà nous y sommes !

Avant de dévoiler les gagnants de notre concours spécial 2 ans,

voici vos créations !

Bagatelle chez Osca Papillune

Bagatelle chez Osca Papillune

 

 

 

 

 

 

 

chez Jane, on est amoureux des arbres !

chez Jane, on est amoureux des arbres !

 

chez Marjorie on crée !

chez Marjorie on crée !

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Photo-marque-page chez Nathalie

Photos-marque-page chez Nathalie

 

chez Marjorie

chez Marjorie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Feuilles - copie

MarquePageMousse - copie

ça pousse chez Za !

ça pousse chez Za !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecorce d'eucalyptus pour Paola

Ecorce d’eucalyptus pour Paola

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les gagnants sont…..

tirage au sort !

tirage au sort !

Marjorie, Jane, Nathalie et Paola ! Envoyez-nous vos adresses postales en précisant votre nom au : carole@3-etoiles.fr

Merci à tous les participants ! Bonne lecture et rdv l’an prochain pour les 3 ans !

BlogDay : le souffle des 2 bougies et un concours !

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Il était une fois une petite graine, de celle que Jules Renard voyait germer à chacune de nos lectures, qui devint grande. Un arbre. Un grand arbre qui nous accueille sous son ombre. Cet arbre a deux ans aujourd’hui : 11 racines différentes qui l’alimentent jour et nuit, 160 branches-articles dont 8 ramifications-débats, 6 oiseaux-auteurs interviewés, 43 bourgeons-lectures communes, 63 pétioles-sélections thématiques, 7 fruits-lectures d’enfant, 400 cymes-commentaires et près de 1000 feuilles-livres chroniqués !

Pour fêter ce second printemps livresque, nous vous invitons à participer à un concours. Un concours d’imagination et de création autour de l’arbre bien sûr !

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Modalités : du 9 au 25 mai 2014. France Métropolitaine.

Envoyez les photos de vos créations ( montage/collage/recyclage/pliage/dessin ) à :
carole@3-etoiles.fr

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Source : The Zui Blog, 10 novembre 2011
http://blog.zui.com/2011/11/
create-tree-art-with-these-fall-crafts-for-kids/
Peut-être une source d’inspiration pour vos créations…

Toutes les créations seront mises en ligne sur le blog, puis un tirage au sort désignera les gagnants le 26 mai. Ces chanceux recevront…des livres !

Entre autres, seront en jeu les albums suivants : La Fille Verte de Vincent Cuvellier et Camilla Engman chez Gallimard, Souvenirs de Papier de Baptistine Mésange et Jessica Lisse chez Philomèle, un, deux, trois… Pop-up ! de Sophie et David Pelham chez Mango…et d’autres surprises !

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A vous de planter des graines sous notre grand arbre !

 

 

 

Et nous profitons de ce jour joyeux pour vous dire :

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De la part des 11 racines : Alice, Sophie, Nathan, Céline et son tiroir, Kik, Drawoua, Pépita, Céline et son flacon, Bouma, Solectrice, et Carole

Bons baisers de Gaspard !

carole@3-étoiles

carole@3-étoiles

Quelle joie de recevoir cette carte postale ! Joie doublée en découvrant le nom de l’expéditeur : Gaspard Corbin ! Vous savez cet ado hyper drôle et attachant dont on suit les aventures et les tourments depuis 3 ans déjà… Pour ceux qui seraient passés à côté, séance de rattrapage ici.  Au dos quelques mots énigmatiques  » Ici, la majorité des habitants vouent un culte à la Dynastie des Tongs. Quand on écrit, on écrit toujours à quelqu’un. Mais il ne vous répond jamais.  » Un brin curieuse, j’ai décidé d’avoir un entretien avec son papa, Stéphane Daniel, histoire d’en savoir davantage…

Comment s’inscrit cette trilogie dans votre travail d’auteur ? Pouvez-vous nous raconter la naissance de Gaspard ?

Une forme de « pilote » de Gaspard est paru dans un recueil de chez Rageot intitulé « Parlez-moi d’amour » sous la forme d’une nouvelle, « Piensa en mi ». Lorsqu’on m’a proposé de participer à ce projet, pour la première fois de ma vie, j’ai choisi de lâcher la bride à mon écriture, de me laisser porter par son courant naturel, de ne pas exclusivement la mettre au service d’une histoire mais d’en faire le coeur de mon projet. J’ai adoré la mener à bien, et elle a été plutôt bien reçue. Dans la foulée, j’ai donc créé mon personnage de Gaspard, et avec lui j’ai eu le sentiment de toucher du doigt ce que je peux faire de plus vrai. Les premiers retours ont été ceux de quelques amis auteurs dont l’enthousiasme généreux m’a conforté dans cette idée que ce que je pouvais donner de mieux à l’écriture, et ce qu’elle pouvait le mieux me rendre, tenait dans le filet de ces lignes-là. J’ai donné une suite à ses aventures bourguignonnes pour le plaisir de retrouver cet univers avec lequel je me sens en accord profond. Quant au personnage, je tenais à ce qu’il soit ordinaire, juste pour montrer à quel point chacun est unique. Gaspard est très loin de celui que j’étais à son âge, car il a cette caractéristique qui m’a beaucoup manqué, celle de tout oser, mais je crois partager encore aujourd’hui son mode de communication favori, cette ironie dont j’espère qu’elle apparaît bien dénuée de cruauté.

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L’Amour tient une place essentielle, y compris dans les titres, pour quelle(s) raison(s) ?

L’amour est en effet le motif central de cette suite de romans parce qu’il est à mon sens l’élément central d’une vie d’adolescent. Que le mot « Amour » lui-même soit récurrent dans les titres vise à faire comprendre qu’un lien unit les livres entre eux. Il n’est nulle-part indiqué sur la couverture qu’il s’agit d’une sorte de série, ou de suite, et il est important qu’un élément le fasse comprendre.

Quel est pour vous le lecteur idéal de ces romans ? Réellement des ados ?

La question du lectorat idéal est très délicate. Je dois admettre le fait suivant : mes plus fervents lecteurs sont des adultes. Sans doute faut-il avoir derrière soi quelques heures de lecture pour saisir la totalité des échos que renvoient certaines phrases du personnage. Mais les adolescents sont les premiers invités au banquet. Encore faut-il qu’ils sachent que ces livres existent.23

Dans le tome 3, la musique se fait entendre… Est-ce que « la vie sans musique est une erreur  » ?

Oui, la musique tient une place centrale dans ma vie. Elle en accompagne chaque moment. J’en écoute tout le temps, même en écrivant.

Gaspard pratique l’auto-dérision, l’ironie, il a une sacrée répartie ! L’humour est-il un moyen de communication adéquat pour un anti-héros attachant ?

Ce n’est pas à moi de décréter que l’humour est ou n’est pas le meilleur moyen d’y parvenir. J’en viens naturellement à l’employer pour des tas de raisons. C’est dans la vie la meilleure défense contre la timidité, et c’est dans un livre un des moyens pour éviter l’ennui. Les livres qui font rire ne sont pas légion, en partie parce que l’utilisation du drame semble toujours littérairement plus noble. Ce Gaspard qui rit des autres mais n’a pas peur d’être ridicule me plaît. Et qu’il en devienne attachant me comble de joie. D’autant que l’humour n’exclut pas qu’on utilise le reste de la palette des émotions. Tout se résume à ceci : peut-on reprocher à un Aspro d’être effervescent ?

Quelles sont vos références en littérature jeunesse ?

Je suis depuis longtemps un grand lecteur de Littérature Jeunesse. Nombreux sont ceux que j’admire, et nombreux, parmi ceux que j’admire, sont des amis. Je ne vais pas en dresser la liste. Je retiendrai les 2 qui me bouleversent à chaque fois : Jean-Claude Mourlevat et Louis Sachar. Je pourrais les relire indéfiniment.

Avez-vous des projets en cours ? Un tome 4 ?3

Des projets, j’en ai plus que de temps pour les mener à terme, mais j’ai commencé le tome 4 de Gaspard. Pour l’instant, rien d’autre.

Et enfin, quel serait votre statut facebook à la suite de cet entretien ?

Mon statut final… « Je n’en démordrai pas. Ceux qui ne me connaissent pas ne seront pas invités à mon anniversaire ! »

Un immense MERCI à Stéphane Daniel pour sa disponibilité, son temps et sa plume ! Vous pouvez trouver Gaspard et ses statuts hilarants là.

Quant à vous, que vous soyez sur un transat, sur la plage, en montagne, à la campagne, en ville, dans un hamac, chez vous, en terrasse, ou à l’ombre d’un grand arbre, prenez le temps de vous détendre, de lire, de plonger, de rire et de découvrir Gaspard ! Je vous garantis un réchauffement des zygomatiques immédiat !

Lecture Commune : Silhouette de Jean-Claude Mourlevat

En février dernier, à l’ombre du grand arbre, nous avions organisé notre premier swap ! Ma copinaute Céline m’avait donc offert le recueil de nouvelles de Jean-Claude Mourlevat, Silhouette, paru chez Gallimard, collection Scripto. Quelle découverte, quelle silhouettelecture pour le moins….surprenante ! Ni une, ni deux, ici on aime débattre et partager, et nous voilà embarqués sur une lecture commune avec mes complices !

 

 

 

 

 

CaroleOn commencerait bien par planter le décor sans plomber l’ambiance ! Qui s’y frotte ?

PépitaSilhouette, c’est le titre de la première nouvelle. Il y en a dix en tout et la dixième est la chute des neuf autres. Un univers emprunt de cynisme à chaque fois et qui en dit long sur la nature et la condition humaines. Des chutes auxquelles on ne s’attend pas. Le livre m’est parfois tombé des mains et j’ai dû respirer un bon coup…

Bouma : Le recueil offre un panorama assez éclectique de la nature humaine : hommes, femmes, jeunes, vieux, parents, célibataires, heureux, aigris, volontaires, soumis… Chaque nouvelle est l’occasion de découvrir un nouvel univers, toujours très ancré dans la réalité. Moi qui ai l’habitude des romans fantastiques de Jean-Claude Mourlevat, j’ai été tout aussi surprise que Pépita, mais peut-être pas pour les mêmes raisons…

Céline : Le point commun de ces nouvelles c’est que les héros, des gens ordinaires comme vous et moi, voient leurs petites faiblesses et travers leur revenir en pleine figure comme un boomerang. Et nous, lecteurs, la surprise de la chute cruelle de la première nouvelle passée, on s’interroge avec un plaisir un brin sadique : comment la suivante pourrait-elle se finir encore plus mal ?

Nathan : Vous avez bien planté le décor à ceci près que je ne suis pas du tout d’accord sur ce côté sadique ! Je ne me suis jamais senti sadique mais mal à l’aise. J’en venais même à espérer une fin heureuse à chaque fois, tout en sachant qu’elle ne viendrait pas ! On tombe de haut … et je soulignerai la chute de la dernière nouvelle, dixit Pépita : elle m’a laissé bouche bée, c’est un véritable coup de maître !

Céline : C’est justement là que ça devient intéressant ! Notre côté « lumière » espère à chaque fois une fin heureuse alors que notre côté « sombre » comprend très vite que la nouvelle suivante sera encore plus cruelle que la précédente. Et, curieusement, malgré notre malaise grandissant, on en redemande et on poursuit sa lecture avec une certaine délectation. En psychologie, on appelle ça l’effet catharsis. En plus, les personnages sont très proches de nous donc on se met très facilement à leur place. Ces récits fictionnels qui seraient intolérables s’ils étaient réels nous permettent ainsi de nous libérer de nos angoisses les plus intimes.

CaroleAhAHah ( rire de sadique bien sûr ) ! Et d’ailleurs laquelle de ces nouvelles vous pousse le plus dans vos retranchements sombres ?

Céline : Difficile de répondre à cette question sans trop dévoiler. Sans hésiter, Love, car je n’ai pu m’empêcher de penser « Bien fait » pour les « victimes » et de prendre parti pour les meurtrières alors que, dans la vie, je suis bien plus mesurée et croit en une justice impartiale pour tous, même pour le pire des salauds ! Pourtant, là, j’aurais bien pris la pelle aussi !!!!

Carole : Moi aussi j’ai une tendresse particulière pour le coup de pelle ! Elle est, à mon avis, la plus terrifiante et la plus animale en terme de comportements humains, et en même temps elle s’intitule love , quel cynisme ! J’adore !

Pépita : Complètement d’accord, celle-là, elle vaut son pesant d’or ! Pour un peu, j’aurais bien donné un coup de pelle aussi à ces sales types, enfin, je m’y voyais quoi ! Et puis cette jeune fille si bien comme il faut qui ne tique pas d’un poil quand elle apprend le fin mot de l’histoire…Petit arrangement intérieur quand tu nous tiens… Celle intitulée Pardon aussi, je l’ai trouvée pas mal dans le genre : elle me rappelle une chanson de Francis Cabrel dans son dernier CD (petit clin d’œil à Céline !) quand il dit que : « La vie ne tient qu’à un coup du sort ». Quand le bien devient mal ou vice-versa ! Et la chute de la dernière ! J’avoue l’avoir lue deux fois : la première fois, je me suis du coup demandée ce que j’étais en train de lire…je ne savais plus très bien. Fort ce monsieur Mourlevat !

Nathan : Je suis d’accord avec vous toutes … au final, je pense que celles qui poussent le plus dans nos retranchements sombres (dure question d’ailleurs …) ce sont celles où les victimes sont victimes d’autres humains, et non de la vie. Ce coup de pelle amplement mérité, ce « pardon » car compréhensible, car on a peut-être tous un jour subi des moqueries à l’école, au collège ou plus tard … ce qui rejoint la première nouvelle. Toutes suscitent différents sentiments … une terrible frustration ( Un escroc ), injustice ( Silhouette ) … ou angoisse ( Case Départ ) qui est peut-être une de celles qui m’a le plus touché, ayant été cambriolé l’an dernier … même si les cambrioleurs n’étaient peut-être pas aussi infâmes qu’ici.

Bouma : Personnellement, j’ai une certaine préférence pour L’Accord du Participe, où un maniaque de la conjugaison et de la grammaire décide de kidnapper le Ministre des Finances pour les lui inculquer. Peut-être parce qu’après l’avoir lu, je me suis dis que ça aurait pu m’arriver de me faire kidnapper pour les fautes d’orthographe.  Pour celle-ci j’étais plutôt dans une optique second degré et humour.
Et puis il y a aussi Mon oncle Chris dans la catégorie émotion. Pour moi, elle n’est pas tout à fait comme les autres. Elle dénote plutôt d’une situation très actuelle. Ce petit garçon qui nous raconte son admiration évidente pour son oncle tout en entendant sa famille le décrier car il n’est pas dans la norme, pas capable de se poser dans une situation stable, normale. Cette nouvelle m’a émue, vraiment, elle est douce et amère, puissante.
Enfin, comme vous, Love m’a particulièrement touchée dans la violence de la situation, dans la tendresse de cette amitié féminine, dans la chute, brutale et presque évidente.

Vous le voyez, je suis incapable de donner une réelle préférence à l’une d’entre elles. Je les trouvais disparates au début, mais finalement chacune apporte quelque chose à l’ensemble, construit le livre pour former un tout très cohérent.

Carole : Comme toi Bouma, j’ai beaucoup aimé L’Accord du Participe... mais pour la raison inverse ! J’avoue avoir un gros souci d’intolérance avec ces fautes d’accord ! Du coup, la nouvelle m’a taraudée toute une nuit…au point de me lever pour peser le Bon Usage de Grévisse, et me recoucher sereinement avec la certitude que l’on pouvait effectivement assommer quelqu’un avec ! Comme quoi la littérature permet parfois d’assouvir quelques pulsions, et ainsi la réalité ne dépasse pas la fiction.

Nathan : Oui Mon oncle Chris est très touchante, pour l’émotion et les thèmes qu’elle aborde … Je n’en ai pas parlé puisqu’elle ne répondait pas vraiment à la question de Carole mais elle est vraiment enrichie par tous ces éléments qui la rendent parfaite : personnages bien construits et attachants, sentiments, un tout qui se tient et une chute retentissante …

Pépita : Je vous rejoins totalement. Difficile en effet de donner une préférence. A des degrés divers, ces nouvelles sont toutes très touchantes et en fonction de chaque personne, de son parcours de vie, de son expérience ou tout simplement de sa sensibilité, elles réveillent ou révèlent une part de nous-mêmes.

Céline : C’est là tout le génie de l’auteur qui, à travers ces dix nouvelles, nous rappelle sans ménagement que nous sommes peu de chose… La nouvelle Oncle Chris nous donne cette miette d’espoir dont nous avons toujours besoin !

Carole : Nous avons parlé du fond…( du trou ahahah ), maintenant la forme ! Qu’en pensez-vous ? La nouvelle semble le gabarit parfait, et le nombre ?

Pépita : Tout à fait, Carole. La nouvelle est parfaite pour ces histoires, ni trop long, ni trop court et des chutes à faire frémir. J’avoue qu’à un moment donné, j’aurais souhaité une nouvelle un peu plus légère…car cette lecture est tout de même parfois oppressante. Et puis, paradoxalement, on en redemande ! Quant à la dernière, qui englobe finalement les neuf autres, elle est extrêmement troublante. Du grand art.

Céline : Je partage l’avis de Pépita. Pour ma part, j’ai trouvé cette petite bouffée d’optimisme avec Oncle Chris. Quant au nombre, rien à redire. En clin-d’oeil à son fana des accords qui aux dix commandements de Dieu en ajoute un onzième « Tu accorderas correctement le participe avec être et avoir » , l’auteur aurait pu pousser jusqu’à onze.

Bouma : J’ai déjà lu la plupart des romans de Mourlevat et j’ai eu du mal à entrer directement dans le format de ces nouvelles ainsi que dans leur action ancrée dans la réalité. Le Combat d’hiver ou Le chagrin du roi mort sont des romans superbes que je vous conseille fortement si vous ne les avez pas lus mais ils parlent d’une autre réalité, d’un monde plus onirique, plus fantastique. Il m’a donc bien fallu passer les trois premières nouvelles avant de prendre le rythme, je les ai d’ailleurs relues après coup car j’avais la sensation d’avoir oublié des choses… 10, c’est un compte rond, peut-être plus facile à publier ?

Carole : C’est drôle j’ai fait le même rebond que toi Céline sur la 11 ème potentielle ! En plus je déteste les nombres pairs presque autant que les fautes d’accord ! Je ne connaissais pas l’écriture de Mourlevat, donc comme entrée en matière, ce recueil est parfait. Disons que ce n’est pas mon genre narratif favori, mais là c’est vraiment très bien écrit et ficelé !

Pépita : Pour ma part, je suis fan des nouvelles, j’aime ce genre donc j’étais dans mon élément. Lu d’une traite ce recueil car passé les deux trois premières, comme je disais, on en redemande ! J’ai aussi lu ceux dont parle Bouma, et c’est un univers très différent et je vous les recommande également. Et comme j’ai lu la dernière nouvelle deux fois, rien ne m’a manqué du coup.

Céline : C’est vrai que d’emblée, après avoir lu d’autres romans de l’auteur, on est surpris par ce genre, les nouvelles, ainsi que par la noirceur de ses textes. Mais, comme dit Pépita, une fois cet effet de surprise dépassé, on est à fond dedans… Jean-Claude Mourlevat s’en explique d’ailleurs sur son site : « Cela m’a fait « des vacances » par rapport à cette littérature de « jeunesse » où il convient de ménager les lecteurs, avec ce que cela suppose de concessions. » Maintenant, si nous adultes acceptons le jeu, en sera-t-il de même pour de plus jeunes lecteurs ?

Pépita : C’est vrai que je me suis posée aussi cette question. La collection Scripto s’adresse aux ados mais là, quand même, certains textes sont assez terribles. J’aurai du mal à les conseiller à de trop jeunes lecteurs. Plutôt à de jeunes adultes. T’en penses quoi Nathan ?

Nathan : Quant au nombre de nouvelles moi ça me va ! Le weekend où je l’ai lu (mon anniversaire), j’étais à moitié malade et dans les vapes, et malgré mes cousins qui étaient là, parfois je me posais dans un fauteuil, sous ma couette … et j’avalais une nouvelle. J’ai trouvé ça vraiment agréable et elles sont passées bien vite, ça me laisse un bon souvenir ! Quant à la dernière … waouh ! Ce sont 10 nouvelles indépendantes qui comme vous l’avez dit conviennent aux histoires racontées, mais une fois la dernière nouvelle lue, elles s’imbriquent toutes dans la même boîte, c’est comme je l’ai déjà dit un coup de maître réussi !
Enfin pour l’âge, eh bien cette collection n’est pas pour les tous jeunes … 13 ans je crois c’est l’âge recommandé ! A l’adolescence, on a besoin, je crois, d’avoir ce choc qu’on retrouve dans les collections Exprim’ de Sarbacane ou chez Le Rouergue. Des sujets durs de la vie, et c’est ce que prône Scripto, et beaucoup d’émotions. On ne va pas cacher aux ados la dure réalité (parfois !) de la vie, même s’ils l’apprennent en cours, chez eux, aux infos … On a besoin aussi parfois de sortir de l’onirique des romans jeunesse pour se prendre une claque. Je me rends compte d’ailleurs en lisant des romans pour le prix Ouest France, que certains sont proches de la réalité, presque plats. Je suis sûr que ceux-là sont de qualité littéraire indéniable, mais certains me laissent un peu sur ma faim. Pourquoi ? Par manque d’émotion.

Merci  à tous pour ce moment de rigolade et d’échange.

Je vous joins une vidéo de l’auteur qui s’exprime au sujet de son recueil et je le remercie pour sa dédicace lors du Salon du Livre de Paris.

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