Le livre d’où je viens – Carole

A l’Ombre du grand arbre cet été, on va vous révéler un petit bout de nous, un petit peu de cette sève qui chacun(e) nous anime, un petit de peu de ce feuillage qui nous réunit.

Un brin nostalgique mais tout à fait réjouissant, chacun notre tour, nous allons vous dévoiler le livre qui a changé notre vie ou qui du moins, nous a beaucoup marqué, voire qui nous a donné envie de créer un blog.

Alors, revenez par ici chaque semaine de cet été, et laissez vous nous raconter  :

« Le livre d’où je viens »

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J’aurais pu vous reparler de Max et les Maximonstres de Maurice Sendak avec lequel j’ai appris à lire, ou bien du chef d’oeuvre de Laclos, Les Liaisons Dangereuses, qui m’a ouvert les portes de la Grande Littérature, ou encore de Adieu Gary Cooper de Romain Gary, mon auteur d’amour. Mais non ! J’ai choisi de vous parler d’un roman ado qui a changé ma vie et qui est surtout à l’origine de mon blog 3 étoiles. Il s’agit de Metal Melody de Maryvonne Rippert, paru en 2010 chez Macadam, Milan.

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C’est au détour du rayon ado de ma médiathèque que ce livre m’a attirée. Irrésistiblement. Comme le papillon de la couverture. Et le titre comme un aimant.

La 4ème de couverture parcourue. C’est l’histoire d’une ado, Luce, qui trouve une lettre de sa mère partie prétextant un voyage en Australie pour son travail. Quatre mois sans nouvelle. La jeune fille découvre l’indépendance et la liberté sur fond musical rock’n’roll métal. Passée l’euphorie des premiers jours de liberté, les questions vont s’enchaîner : pourquoi ? où est-elle vraiment ? que faire ?

Une relation mère-fille compliquée, de la musique, les affres de l’adolescence, un premier amoureux au doux prénom, Esteban, un voyage initiatique en Andalousie, des guitares qui pleurent, du flamenco, le soleil, les rencontres humaines marquantes, une histoire de vie révélée, et une jeune fille qui grandit. Il n’en fallait pas moins pour me convaincre. Je suis partie avec ce roman, je l’ai lu d’une traite. Une fois, deux fois, dans le même weekend.

Je suis tombée en amour pour cette Luce, (ou bien Luz), et j’ai adoré le style, le ton et l’écriture de son auteure. Tout en intensité, tout en authenticité. Un vraie découverte qui marque. Et qui m’a donnée envie d’ouvrir un blog consacré à la littérature jeunesse. Pour partager mes lectures, pour mettre humblement un peu de lumière sur certains livres, pour donner envie à d’autres de les lire. La suite, vous la connaissez sûrement…

Et puis, il y a eu ma rencontre avec Maryvonne Rippert au Salon de Montreuil en 2012. Moment émouvant pour moi. Et une jolie dédicace dans mon exemplaire que je garde précieusement. Depuis j’ai lu d’autres romans de cette auteure, et je vous conseille d’en faire autant.

Enfin, ce roman a nourri en moi le rêve de découvrir l’Andalousie, et plus particulièrement Grenade et l’Alhambra. C’est chose faite depuis avril dernier. Pour l’occasion, j’avais emporté mon livre afin de refaire le voyage avec Luce pour de vrai !

1491696_10152227385589822_8438465706819702763_nMetal Melody a reçu plus d’une dizaine de prix dont celui des Incos en 2012 dans la catégorie 3ème/2nde.

Parfois, on a la chance de lire un livre qui marque plus que d’autres. Et qui déclenche une avalanche de jolies choses. Et pour ça, merci Madame Rippert.

Résultats concours

Et voilà nous y sommes !

Avant de dévoiler les gagnants de notre concours spécial 2 ans,

voici vos créations !

Bagatelle chez Osca Papillune

Bagatelle chez Osca Papillune

 

 

 

 

 

 

 

chez Jane, on est amoureux des arbres !

chez Jane, on est amoureux des arbres !

 

chez Marjorie on crée !

chez Marjorie on crée !

Branche - copie

Photo-marque-page chez Nathalie

Photos-marque-page chez Nathalie

 

chez Marjorie

chez Marjorie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Feuilles - copie

MarquePageMousse - copie

ça pousse chez Za !

ça pousse chez Za !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecorce d'eucalyptus pour Paola

Ecorce d’eucalyptus pour Paola

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les gagnants sont…..

tirage au sort !

tirage au sort !

Marjorie, Jane, Nathalie et Paola ! Envoyez-nous vos adresses postales en précisant votre nom au : carole@3-etoiles.fr

Merci à tous les participants ! Bonne lecture et rdv l’an prochain pour les 3 ans !

BlogDay : le souffle des 2 bougies et un concours !

arbre-en-livre

 

Il était une fois une petite graine, de celle que Jules Renard voyait germer à chacune de nos lectures, qui devint grande. Un arbre. Un grand arbre qui nous accueille sous son ombre. Cet arbre a deux ans aujourd’hui : 11 racines différentes qui l’alimentent jour et nuit, 160 branches-articles dont 8 ramifications-débats, 6 oiseaux-auteurs interviewés, 43 bourgeons-lectures communes, 63 pétioles-sélections thématiques, 7 fruits-lectures d’enfant, 400 cymes-commentaires et près de 1000 feuilles-livres chroniqués !

Pour fêter ce second printemps livresque, nous vous invitons à participer à un concours. Un concours d’imagination et de création autour de l’arbre bien sûr !

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Modalités : du 9 au 25 mai 2014. France Métropolitaine.

Envoyez les photos de vos créations ( montage/collage/recyclage/pliage/dessin ) à :
carole@3-etoiles.fr

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Source : The Zui Blog, 10 novembre 2011
http://blog.zui.com/2011/11/
create-tree-art-with-these-fall-crafts-for-kids/
Peut-être une source d’inspiration pour vos créations…

Toutes les créations seront mises en ligne sur le blog, puis un tirage au sort désignera les gagnants le 26 mai. Ces chanceux recevront…des livres !

Entre autres, seront en jeu les albums suivants : La Fille Verte de Vincent Cuvellier et Camilla Engman chez Gallimard, Souvenirs de Papier de Baptistine Mésange et Jessica Lisse chez Philomèle, un, deux, trois… Pop-up ! de Sophie et David Pelham chez Mango…et d’autres surprises !

fille

papier

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A vous de planter des graines sous notre grand arbre !

 

 

 

Et nous profitons de ce jour joyeux pour vous dire :

merci-arbre-fleurs

 

 

 

 

 

 

 

De la part des 11 racines : Alice, Sophie, Nathan, Céline et son tiroir, Kik, Drawoua, Pépita, Céline et son flacon, Bouma, Solectrice, et Carole

Bons baisers de Gaspard !

carole@3-étoiles

carole@3-étoiles

Quelle joie de recevoir cette carte postale ! Joie doublée en découvrant le nom de l’expéditeur : Gaspard Corbin ! Vous savez cet ado hyper drôle et attachant dont on suit les aventures et les tourments depuis 3 ans déjà… Pour ceux qui seraient passés à côté, séance de rattrapage ici.  Au dos quelques mots énigmatiques  » Ici, la majorité des habitants vouent un culte à la Dynastie des Tongs. Quand on écrit, on écrit toujours à quelqu’un. Mais il ne vous répond jamais.  » Un brin curieuse, j’ai décidé d’avoir un entretien avec son papa, Stéphane Daniel, histoire d’en savoir davantage…

Comment s’inscrit cette trilogie dans votre travail d’auteur ? Pouvez-vous nous raconter la naissance de Gaspard ?

Une forme de « pilote » de Gaspard est paru dans un recueil de chez Rageot intitulé « Parlez-moi d’amour » sous la forme d’une nouvelle, « Piensa en mi ». Lorsqu’on m’a proposé de participer à ce projet, pour la première fois de ma vie, j’ai choisi de lâcher la bride à mon écriture, de me laisser porter par son courant naturel, de ne pas exclusivement la mettre au service d’une histoire mais d’en faire le coeur de mon projet. J’ai adoré la mener à bien, et elle a été plutôt bien reçue. Dans la foulée, j’ai donc créé mon personnage de Gaspard, et avec lui j’ai eu le sentiment de toucher du doigt ce que je peux faire de plus vrai. Les premiers retours ont été ceux de quelques amis auteurs dont l’enthousiasme généreux m’a conforté dans cette idée que ce que je pouvais donner de mieux à l’écriture, et ce qu’elle pouvait le mieux me rendre, tenait dans le filet de ces lignes-là. J’ai donné une suite à ses aventures bourguignonnes pour le plaisir de retrouver cet univers avec lequel je me sens en accord profond. Quant au personnage, je tenais à ce qu’il soit ordinaire, juste pour montrer à quel point chacun est unique. Gaspard est très loin de celui que j’étais à son âge, car il a cette caractéristique qui m’a beaucoup manqué, celle de tout oser, mais je crois partager encore aujourd’hui son mode de communication favori, cette ironie dont j’espère qu’elle apparaît bien dénuée de cruauté.

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L’Amour tient une place essentielle, y compris dans les titres, pour quelle(s) raison(s) ?

L’amour est en effet le motif central de cette suite de romans parce qu’il est à mon sens l’élément central d’une vie d’adolescent. Que le mot « Amour » lui-même soit récurrent dans les titres vise à faire comprendre qu’un lien unit les livres entre eux. Il n’est nulle-part indiqué sur la couverture qu’il s’agit d’une sorte de série, ou de suite, et il est important qu’un élément le fasse comprendre.

Quel est pour vous le lecteur idéal de ces romans ? Réellement des ados ?

La question du lectorat idéal est très délicate. Je dois admettre le fait suivant : mes plus fervents lecteurs sont des adultes. Sans doute faut-il avoir derrière soi quelques heures de lecture pour saisir la totalité des échos que renvoient certaines phrases du personnage. Mais les adolescents sont les premiers invités au banquet. Encore faut-il qu’ils sachent que ces livres existent.23

Dans le tome 3, la musique se fait entendre… Est-ce que « la vie sans musique est une erreur  » ?

Oui, la musique tient une place centrale dans ma vie. Elle en accompagne chaque moment. J’en écoute tout le temps, même en écrivant.

Gaspard pratique l’auto-dérision, l’ironie, il a une sacrée répartie ! L’humour est-il un moyen de communication adéquat pour un anti-héros attachant ?

Ce n’est pas à moi de décréter que l’humour est ou n’est pas le meilleur moyen d’y parvenir. J’en viens naturellement à l’employer pour des tas de raisons. C’est dans la vie la meilleure défense contre la timidité, et c’est dans un livre un des moyens pour éviter l’ennui. Les livres qui font rire ne sont pas légion, en partie parce que l’utilisation du drame semble toujours littérairement plus noble. Ce Gaspard qui rit des autres mais n’a pas peur d’être ridicule me plaît. Et qu’il en devienne attachant me comble de joie. D’autant que l’humour n’exclut pas qu’on utilise le reste de la palette des émotions. Tout se résume à ceci : peut-on reprocher à un Aspro d’être effervescent ?

Quelles sont vos références en littérature jeunesse ?

Je suis depuis longtemps un grand lecteur de Littérature Jeunesse. Nombreux sont ceux que j’admire, et nombreux, parmi ceux que j’admire, sont des amis. Je ne vais pas en dresser la liste. Je retiendrai les 2 qui me bouleversent à chaque fois : Jean-Claude Mourlevat et Louis Sachar. Je pourrais les relire indéfiniment.

Avez-vous des projets en cours ? Un tome 4 ?3

Des projets, j’en ai plus que de temps pour les mener à terme, mais j’ai commencé le tome 4 de Gaspard. Pour l’instant, rien d’autre.

Et enfin, quel serait votre statut facebook à la suite de cet entretien ?

Mon statut final… « Je n’en démordrai pas. Ceux qui ne me connaissent pas ne seront pas invités à mon anniversaire ! »

Un immense MERCI à Stéphane Daniel pour sa disponibilité, son temps et sa plume ! Vous pouvez trouver Gaspard et ses statuts hilarants là.

Quant à vous, que vous soyez sur un transat, sur la plage, en montagne, à la campagne, en ville, dans un hamac, chez vous, en terrasse, ou à l’ombre d’un grand arbre, prenez le temps de vous détendre, de lire, de plonger, de rire et de découvrir Gaspard ! Je vous garantis un réchauffement des zygomatiques immédiat !

Lecture Commune : Silhouette de Jean-Claude Mourlevat

En février dernier, à l’ombre du grand arbre, nous avions organisé notre premier swap ! Ma copinaute Céline m’avait donc offert le recueil de nouvelles de Jean-Claude Mourlevat, Silhouette, paru chez Gallimard, collection Scripto. Quelle découverte, quelle silhouettelecture pour le moins….surprenante ! Ni une, ni deux, ici on aime débattre et partager, et nous voilà embarqués sur une lecture commune avec mes complices !

 

 

 

 

 

CaroleOn commencerait bien par planter le décor sans plomber l’ambiance ! Qui s’y frotte ?

PépitaSilhouette, c’est le titre de la première nouvelle. Il y en a dix en tout et la dixième est la chute des neuf autres. Un univers emprunt de cynisme à chaque fois et qui en dit long sur la nature et la condition humaines. Des chutes auxquelles on ne s’attend pas. Le livre m’est parfois tombé des mains et j’ai dû respirer un bon coup…

Bouma : Le recueil offre un panorama assez éclectique de la nature humaine : hommes, femmes, jeunes, vieux, parents, célibataires, heureux, aigris, volontaires, soumis… Chaque nouvelle est l’occasion de découvrir un nouvel univers, toujours très ancré dans la réalité. Moi qui ai l’habitude des romans fantastiques de Jean-Claude Mourlevat, j’ai été tout aussi surprise que Pépita, mais peut-être pas pour les mêmes raisons…

Céline : Le point commun de ces nouvelles c’est que les héros, des gens ordinaires comme vous et moi, voient leurs petites faiblesses et travers leur revenir en pleine figure comme un boomerang. Et nous, lecteurs, la surprise de la chute cruelle de la première nouvelle passée, on s’interroge avec un plaisir un brin sadique : comment la suivante pourrait-elle se finir encore plus mal ?

Nathan : Vous avez bien planté le décor à ceci près que je ne suis pas du tout d’accord sur ce côté sadique ! Je ne me suis jamais senti sadique mais mal à l’aise. J’en venais même à espérer une fin heureuse à chaque fois, tout en sachant qu’elle ne viendrait pas ! On tombe de haut … et je soulignerai la chute de la dernière nouvelle, dixit Pépita : elle m’a laissé bouche bée, c’est un véritable coup de maître !

Céline : C’est justement là que ça devient intéressant ! Notre côté « lumière » espère à chaque fois une fin heureuse alors que notre côté « sombre » comprend très vite que la nouvelle suivante sera encore plus cruelle que la précédente. Et, curieusement, malgré notre malaise grandissant, on en redemande et on poursuit sa lecture avec une certaine délectation. En psychologie, on appelle ça l’effet catharsis. En plus, les personnages sont très proches de nous donc on se met très facilement à leur place. Ces récits fictionnels qui seraient intolérables s’ils étaient réels nous permettent ainsi de nous libérer de nos angoisses les plus intimes.

CaroleAhAHah ( rire de sadique bien sûr ) ! Et d’ailleurs laquelle de ces nouvelles vous pousse le plus dans vos retranchements sombres ?

Céline : Difficile de répondre à cette question sans trop dévoiler. Sans hésiter, Love, car je n’ai pu m’empêcher de penser « Bien fait » pour les « victimes » et de prendre parti pour les meurtrières alors que, dans la vie, je suis bien plus mesurée et croit en une justice impartiale pour tous, même pour le pire des salauds ! Pourtant, là, j’aurais bien pris la pelle aussi !!!!

Carole : Moi aussi j’ai une tendresse particulière pour le coup de pelle ! Elle est, à mon avis, la plus terrifiante et la plus animale en terme de comportements humains, et en même temps elle s’intitule love , quel cynisme ! J’adore !

Pépita : Complètement d’accord, celle-là, elle vaut son pesant d’or ! Pour un peu, j’aurais bien donné un coup de pelle aussi à ces sales types, enfin, je m’y voyais quoi ! Et puis cette jeune fille si bien comme il faut qui ne tique pas d’un poil quand elle apprend le fin mot de l’histoire…Petit arrangement intérieur quand tu nous tiens… Celle intitulée Pardon aussi, je l’ai trouvée pas mal dans le genre : elle me rappelle une chanson de Francis Cabrel dans son dernier CD (petit clin d’œil à Céline !) quand il dit que : « La vie ne tient qu’à un coup du sort ». Quand le bien devient mal ou vice-versa ! Et la chute de la dernière ! J’avoue l’avoir lue deux fois : la première fois, je me suis du coup demandée ce que j’étais en train de lire…je ne savais plus très bien. Fort ce monsieur Mourlevat !

Nathan : Je suis d’accord avec vous toutes … au final, je pense que celles qui poussent le plus dans nos retranchements sombres (dure question d’ailleurs …) ce sont celles où les victimes sont victimes d’autres humains, et non de la vie. Ce coup de pelle amplement mérité, ce « pardon » car compréhensible, car on a peut-être tous un jour subi des moqueries à l’école, au collège ou plus tard … ce qui rejoint la première nouvelle. Toutes suscitent différents sentiments … une terrible frustration ( Un escroc ), injustice ( Silhouette ) … ou angoisse ( Case Départ ) qui est peut-être une de celles qui m’a le plus touché, ayant été cambriolé l’an dernier … même si les cambrioleurs n’étaient peut-être pas aussi infâmes qu’ici.

Bouma : Personnellement, j’ai une certaine préférence pour L’Accord du Participe, où un maniaque de la conjugaison et de la grammaire décide de kidnapper le Ministre des Finances pour les lui inculquer. Peut-être parce qu’après l’avoir lu, je me suis dis que ça aurait pu m’arriver de me faire kidnapper pour les fautes d’orthographe.  Pour celle-ci j’étais plutôt dans une optique second degré et humour.
Et puis il y a aussi Mon oncle Chris dans la catégorie émotion. Pour moi, elle n’est pas tout à fait comme les autres. Elle dénote plutôt d’une situation très actuelle. Ce petit garçon qui nous raconte son admiration évidente pour son oncle tout en entendant sa famille le décrier car il n’est pas dans la norme, pas capable de se poser dans une situation stable, normale. Cette nouvelle m’a émue, vraiment, elle est douce et amère, puissante.
Enfin, comme vous, Love m’a particulièrement touchée dans la violence de la situation, dans la tendresse de cette amitié féminine, dans la chute, brutale et presque évidente.

Vous le voyez, je suis incapable de donner une réelle préférence à l’une d’entre elles. Je les trouvais disparates au début, mais finalement chacune apporte quelque chose à l’ensemble, construit le livre pour former un tout très cohérent.

Carole : Comme toi Bouma, j’ai beaucoup aimé L’Accord du Participe... mais pour la raison inverse ! J’avoue avoir un gros souci d’intolérance avec ces fautes d’accord ! Du coup, la nouvelle m’a taraudée toute une nuit…au point de me lever pour peser le Bon Usage de Grévisse, et me recoucher sereinement avec la certitude que l’on pouvait effectivement assommer quelqu’un avec ! Comme quoi la littérature permet parfois d’assouvir quelques pulsions, et ainsi la réalité ne dépasse pas la fiction.

Nathan : Oui Mon oncle Chris est très touchante, pour l’émotion et les thèmes qu’elle aborde … Je n’en ai pas parlé puisqu’elle ne répondait pas vraiment à la question de Carole mais elle est vraiment enrichie par tous ces éléments qui la rendent parfaite : personnages bien construits et attachants, sentiments, un tout qui se tient et une chute retentissante …

Pépita : Je vous rejoins totalement. Difficile en effet de donner une préférence. A des degrés divers, ces nouvelles sont toutes très touchantes et en fonction de chaque personne, de son parcours de vie, de son expérience ou tout simplement de sa sensibilité, elles réveillent ou révèlent une part de nous-mêmes.

Céline : C’est là tout le génie de l’auteur qui, à travers ces dix nouvelles, nous rappelle sans ménagement que nous sommes peu de chose… La nouvelle Oncle Chris nous donne cette miette d’espoir dont nous avons toujours besoin !

Carole : Nous avons parlé du fond…( du trou ahahah ), maintenant la forme ! Qu’en pensez-vous ? La nouvelle semble le gabarit parfait, et le nombre ?

Pépita : Tout à fait, Carole. La nouvelle est parfaite pour ces histoires, ni trop long, ni trop court et des chutes à faire frémir. J’avoue qu’à un moment donné, j’aurais souhaité une nouvelle un peu plus légère…car cette lecture est tout de même parfois oppressante. Et puis, paradoxalement, on en redemande ! Quant à la dernière, qui englobe finalement les neuf autres, elle est extrêmement troublante. Du grand art.

Céline : Je partage l’avis de Pépita. Pour ma part, j’ai trouvé cette petite bouffée d’optimisme avec Oncle Chris. Quant au nombre, rien à redire. En clin-d’oeil à son fana des accords qui aux dix commandements de Dieu en ajoute un onzième « Tu accorderas correctement le participe avec être et avoir » , l’auteur aurait pu pousser jusqu’à onze.

Bouma : J’ai déjà lu la plupart des romans de Mourlevat et j’ai eu du mal à entrer directement dans le format de ces nouvelles ainsi que dans leur action ancrée dans la réalité. Le Combat d’hiver ou Le chagrin du roi mort sont des romans superbes que je vous conseille fortement si vous ne les avez pas lus mais ils parlent d’une autre réalité, d’un monde plus onirique, plus fantastique. Il m’a donc bien fallu passer les trois premières nouvelles avant de prendre le rythme, je les ai d’ailleurs relues après coup car j’avais la sensation d’avoir oublié des choses… 10, c’est un compte rond, peut-être plus facile à publier ?

Carole : C’est drôle j’ai fait le même rebond que toi Céline sur la 11 ème potentielle ! En plus je déteste les nombres pairs presque autant que les fautes d’accord ! Je ne connaissais pas l’écriture de Mourlevat, donc comme entrée en matière, ce recueil est parfait. Disons que ce n’est pas mon genre narratif favori, mais là c’est vraiment très bien écrit et ficelé !

Pépita : Pour ma part, je suis fan des nouvelles, j’aime ce genre donc j’étais dans mon élément. Lu d’une traite ce recueil car passé les deux trois premières, comme je disais, on en redemande ! J’ai aussi lu ceux dont parle Bouma, et c’est un univers très différent et je vous les recommande également. Et comme j’ai lu la dernière nouvelle deux fois, rien ne m’a manqué du coup.

Céline : C’est vrai que d’emblée, après avoir lu d’autres romans de l’auteur, on est surpris par ce genre, les nouvelles, ainsi que par la noirceur de ses textes. Mais, comme dit Pépita, une fois cet effet de surprise dépassé, on est à fond dedans… Jean-Claude Mourlevat s’en explique d’ailleurs sur son site : « Cela m’a fait « des vacances » par rapport à cette littérature de « jeunesse » où il convient de ménager les lecteurs, avec ce que cela suppose de concessions. » Maintenant, si nous adultes acceptons le jeu, en sera-t-il de même pour de plus jeunes lecteurs ?

Pépita : C’est vrai que je me suis posée aussi cette question. La collection Scripto s’adresse aux ados mais là, quand même, certains textes sont assez terribles. J’aurai du mal à les conseiller à de trop jeunes lecteurs. Plutôt à de jeunes adultes. T’en penses quoi Nathan ?

Nathan : Quant au nombre de nouvelles moi ça me va ! Le weekend où je l’ai lu (mon anniversaire), j’étais à moitié malade et dans les vapes, et malgré mes cousins qui étaient là, parfois je me posais dans un fauteuil, sous ma couette … et j’avalais une nouvelle. J’ai trouvé ça vraiment agréable et elles sont passées bien vite, ça me laisse un bon souvenir ! Quant à la dernière … waouh ! Ce sont 10 nouvelles indépendantes qui comme vous l’avez dit conviennent aux histoires racontées, mais une fois la dernière nouvelle lue, elles s’imbriquent toutes dans la même boîte, c’est comme je l’ai déjà dit un coup de maître réussi !
Enfin pour l’âge, eh bien cette collection n’est pas pour les tous jeunes … 13 ans je crois c’est l’âge recommandé ! A l’adolescence, on a besoin, je crois, d’avoir ce choc qu’on retrouve dans les collections Exprim’ de Sarbacane ou chez Le Rouergue. Des sujets durs de la vie, et c’est ce que prône Scripto, et beaucoup d’émotions. On ne va pas cacher aux ados la dure réalité (parfois !) de la vie, même s’ils l’apprennent en cours, chez eux, aux infos … On a besoin aussi parfois de sortir de l’onirique des romans jeunesse pour se prendre une claque. Je me rends compte d’ailleurs en lisant des romans pour le prix Ouest France, que certains sont proches de la réalité, presque plats. Je suis sûr que ceux-là sont de qualité littéraire indéniable, mais certains me laissent un peu sur ma faim. Pourquoi ? Par manque d’émotion.

Merci  à tous pour ce moment de rigolade et d’échange.

Je vous joins une vidéo de l’auteur qui s’exprime au sujet de son recueil et je le remercie pour sa dédicace lors du Salon du Livre de Paris.

Retrouvez les chroniques de Céline, de Pépita, de Bouma.

Dis-moi ton âge… je te dirai quoi lire !

A l’ombre de notre arbre, nous lisons… un peu, beaucoup, passionnément… à la folie ? Puis nous échangeons, nous partageons, nous conseillons et parfois nous débattons ! Aujourd’hui, nous avons même réfléchi ! C’est l’effet printemps ! Finie l’hibernation, les neurones sont en bourgeons ! Voici donc une vive discussion sur l’âge des lecteurs : faut-il prescrire, indiquer, cloisonner, ouvrir, sélectionner, accompagner, choisir les livres selon l’âge ? Telle est la question.

Enfant-qui-litCarole : Quand vous achetez un livre pour l’offrir à un enfant, l’âge indiqué est-il un critère de sélection pour vous ?

Za : Pas vraiment.
J’ai offert l’Alice au pays des merveilles illustré par Rebecca  Dautremer à une petite fille de 6 ans, d’abord, je l’avoue, parce qu’elle était le sosie du (sublime) dessin de la couverture et puis je savais que ses parents l’accompagneraient vers ce livre, d’abord par les dessins puis vers le texte lorsqu’elle serait plus grande. J’étais consciente que ce livre n’était pas destinée à une enfant de cet âge. Mais j’aime bien offrir des livres « pour plus tard ». C’est parfois un peu frustrant pour les enfants, mais si on a de la chance, cette frustration se transforme en envie et là, c’est formidable. C’est un pari. On ne gagne pas toujours.

Pépita : Pas vraiment non plus. Contrairement à certaines d’entre vous, je lis souvent la quatrième de couverture mais l’âge indiqué, je passe ! Mais j’avoue que de par mon métier, c’est sans doute plus facile. Je trouve que l’âge doit rester un indicateur mais pas une notion enfermante.

Sophie : Comme Pépita, en travaillant en bibliothèque et en tenant mon blog depuis 4 ans, j’ai un bon aperçu de ce qui existe et ça m’incite à offrir des coups de coeur. En plus, c’est plus facile de voir à quel type de lecteur un livre correspond. En fait, je m’intéresse plus au caractère et aux centres d’intérêt du lecteur. J’aime bien aussi offrir des livres un peu atypiques et originaux qui sont pour petits et grands.

Bouma : Je crois en effet que la notion de « lecteur » est essentielle, pas celle de son âge mais plutôt celui de son niveau de lecture (s’il lit déjà seul) ou de compréhension (pour les plus petits). Dans mon métier de bibliothécaire, quand on me demande un conseil, je commence par questionner : quel est le dernier livre que l’enfant a aimé ? Et si l’adulte ne sait pas je demande sa classe et ses centres d’intérêt. Ce ne sont que quelques renseignements, à titre indicatif, comme pour l’âge mais je les préfère à ce dernier car un âge ne signifie rien. N’en sommes-nous pas la preuve, nous adultes, prescripteurs ou pas qui lisons de la littérature jeunesse et y prenons autant de plaisir que les enfants ?
« Il y a un livre pour chaque lecteur et un lecteur pour chaque livre », il faut juste réussir à les trouver.

Et pour rebondir sur ce que disait Za, ma fille s’est vue offrir la version d’Alice au pays des merveilles illustrée par Rebecca Dautremer comme cadeau de naissance en référence à son prénom. En tant que parent, j’étais très heureuse et j’espère qu’elle le lira avec plaisir plus tard.

Kik : Je jette un œil à la tranche d’âge indiquée par l’éditeur mais assez rapidement. En choisissant le livre je pense plutôt à l’enfant auquel je vais l’offrir, à quel lecteur il est !

Céline : Non ! Pour ma part, le problème se pose davantage pour le choix des livres pour mes élèves. Je me fie alors davantage à ma propre appréciation, au niveau des élèves, à leurs goûts, leurs centres d’intérêt, les genres à la mode… Cette année, j’ai engagé mes élèves d’une classe complémentaire dans la lecture de 4 titres du Prix Farniente 13 + (http://www.prixfarniente.be/). Si l’âge était tout à fait adéquat, pour deux des livres, Terrienne de Mourlevat et Epic de Conor Kostick, la quantité de pages à lire a posé problème… alors que les sujets auraient dû de prime abord les intéresser ! L’indication d’âge n’est donc qu’un critère parmi beaucoup d’autres !

Pépita : Je rencontre le même souci sur le prix de lecture : il y a bien d’autres critères que l’âge qui entrent en ligne de compte dans le choix d’un livre comme l’attractivité de la couverture, l’épaisseur, illustrations ou pas,…c’est une alchimie très complexe !

Dorot : En tant que libraire, je suis confrontée quotidiennement aux questions types: « ils sont où les livres pour les enfants de 8 ans ? ».
Difficile d’expliquer qu’il n’y a pas de barrière et que les enfants ne sont pas égaux face à la lecture… Il y en a, qui a dix ans sont en train de dévorer Tom Tom et Nana et d’autres qui ont fini Harry Potter.
Si on nous donne quelques pistes, on pourra trouver LE livre qui les enchantera. Et quand ce n’est pas le cas, la mention d’âge rassure…

CaroleMais, à votre avis, l’éditeur indique-t-il l’âge comme une indication ou comme une prescription ?

Pépita : Je pense plutôt comme une indication, enfin, j’espère ! C’est vrai qu’on voit de plus en plus « dès tel âge » sur les livres jeunesse, notamment pour les romans… ça fait très figé en fait… enfin, je trouve. Et le « dès » est prescriptif. J’aime bien ce que fait un éditeur (faut que je vérifie lequel : Actes Sud Junior? La joie de lire ?). Sur la quatrième de couverture, en bas à gauche, en italique il y est dit : chaque lecteur est unique…

Za : C’est la Joie de Lire, je crois. L’Atelier du poisson soluble ne propose aucune indication d’âge non plus. J’aime assez cette démarche qui laisse l’acheteur libre de décider si le livre lui est destiné ou non. Mais disant cela, je sais bien que pour la littérature de jeunesse, l’acheteur n’est pas forcément celui à qui le livre est destiné. Et je comprends le désarroi de certains parents devant la multitude de publications pour la jeunesse. Passés les livres pour tout-petits, facilement reconnaissables, c’est un peu la jungle.
Et puis il y a l’emprunteur. Parce que si, lorsqu’il s’agit de sortir des sous, l’adulte est regardant, j’imagine qu’en bibliothèque, les enfants sont plus libres de leurs choix…

Sophie : Il faut quand même être conscient que c’est aussi dans un but commercial que les éditeurs indiquent un âge. Un livre trouvera plus facilement, malheureusement, un acheteur si un âge est indiqué. C’est en lien avec le fait que l’acheteur n’est pas le lecteur.
Pour répondre à la question et en gardant ce que je viens de dire en tête, je pense donc que l’âge indiqué est plus une indication qu’une prescription.

Bouma : Pour ce qui est des bibliothèques (en tout cas dans la mienne), les choses sont sectorisées. Par exemple, les premières lectures, les romans juniors et les romans ados sont séparés. Ces grandes indications sont un repère pour les adultes mais n’empêchent en rien les enfants de choisir dans un secteur qui leur est moins destiné. Nous mettons dans les romans ados, des livres aux sujets souvent plus difficiles, où il faut plus de maturité. Là encore, c’est une indication. Nous n’empêchons rien, nous guidons. Et pour choisir où ranger tel livre, nous nous fions plutôt aux critiques ou à nos lectures plutôt qu’à une indication des éditeurs, justement parce qu’ils y pensent en terme de vente.

Kik : Cela doit être un casse-tête pour les bibliothécaires, mais j’aime bien les livres qui sortent dans une édition pour adultes et une pour la jeunesse.
L’exemple le plus récent qui me vient à l’esprit est Wonder de RJ Palacio.

Bouma : Chez nous on se met d’accord entre section pour savoir qui l’acquiert. Le dernier Harlan Coben A découvert est sorti chez Pocket Jeunesse et chez Fleuve noir, nous avons choisi de le mettre en section ado car son héros était lycéen. Par contre, Carlos Ruiz Zafon est chez les adultes, malgré le fait que ses derniers romans aient été édités chez Pocket Jeunesse et Robert Laffont, pour une question de cohésion du fonds.
Nos budgets ne sont pas extensibles, nous sommes donc obligés de faire des choix quand ils sont édités à la fois en jeunesse et en littérature générale. J’avoue ne pas réellement comprendre l’intérêt de cette double édition, si ce n’est monopoliser encore plus l’attention sur des gros titres au détriment des plus petites maisons d’édition.

Dorot : D’accord avec Bouma, moi non plus, je ne vois pas l’intérêt d’éditer les livres avec deux couvertures différentes…
L’histoire de toucher un public plus large, je pense. En même temps, je pense qu’on s’égare un peu du thème de ce débat…
Les ados, les « Young Adults » et les adultes vont et viennent entre ces deux rayons au gré de leurs envies…
Le vrai souci de toutes ces catégories d’âge sont surtout les enfants à qui on achète les livres et à qui on les impose, parce que c’est « pour ton âge ». Et quand les parents les laissent choisir, j’entends souvent : « mais ce livre n’est pas pour toi, t’es plus un bébé ». Pourquoi les faire choisir dans ce cas ??? Et les repères d’âge sur la couverture (s’il y en a), ils ne les regardent même pas à ce moment là.

Céline : La catégorie d’âge est une indication parmi d’autres. Pour moi, le travail de l’éditeur doit davantage se jouer en amont lorsqu’il choisit de publier tel ou tel titre dans telle ou telle collection. Je pense par exemple à l’École des Loisirs avec ses collections Mouche, Neuf, Médium… Là, on est plus dans des tranches d’âge, c’est moins restrictif et plus intéressant car mûrement réfléchi.

CaroleJ’ai l’impression d’ailleurs que de plus en plus d’éditeurs ne donnent pas d’indication d’âge, vous avez remarqué ? vous en pensez quoi du coup ?

Sophie : En toute logique avec ce que j’ai dit auparavant, j’aime que les éditeurs prennent ce « risque ». Je pense en effet que pour eux ça en est un et c’est tout à leur honneur parce que pour moi c’est une implication de leur part dans la diversification de la lecture. Ça invite à sortir des cases et c’est bien. On peut ainsi partir du lecteur pour lui trouver un livre, et non d’une catégorie de livre pour un type de lecteur.

Pépita : Beau sens de la formule Sophie ! C’est vrai qu’il y a de moins en moins d’indication d’âge de la part des éditeurs, c’est en effet un risque et pour moi, ça enferme dans des cases au contraire. Maintenant, ce sont des collections qui indiquent l’âge et c’est beaucoup plus large comme démarche. Pour les parents, c’est un peu un casse-tête, car ils ne se repèrent pas toujours bien dans l’offre. D’où l’importance des libraires et des bibliothécaires qui ont un rôle de passeurs. Ceci dit, on sait très bien que ce qui vaut pour un enfant ne vaut pas forcément pour un autre. ça veut dire quoi à partir de 3 ans ? 4 ans ? et même à 8 ans ou 10 ans ? Quand on est censé être bien entré dans la lecture ? L’acte de lire est tellement complexe. Je préfère privilégier le plaisir de lire. La notion d’âge est importante pour moi si on aborde des thématiques plus difficiles et là encore, c’est subjectif.

Bouma : Je pense aussi qu’il faut nuancer le terme « éditeurs ». Certains n’indiquent plus l’âge, d’autres donnent une indication avec le titre de la collection (exemple avec le niveau de lecture : Je lis tout seul).
Pourtant les grosses maisons d’édition continuent à indiquer l’âge. Je citerai notamment Milan, Flammarion, Nathan ou encore Bayard pour les premières lectures par exemple. S’il le font encore, c’est pour répondre à des demandes, certainement. Rien ne vaut un médiateur, la problématique des éditeurs étant aussi que ces livres se vendent sans eux.

CaroleNous faisons partie de la chaîne de promotion du livre jeunesse via nos blogs, quels sont vos critères pour classer les livres ? genre ? thème ? classe d’âge ? catégories ?

Kik : Personnellement j’imagine les enfants de différents âges, que je connais, avec le livre. Et je me demande à qui il conviendrait le mieux. À tous peut-être, ou seulement à certains. Puis je note, grâce à des mots-clefs, la ou les catégories d’âge, que je pense être les mieux adaptées à la lecture de ce livre.

Za : J’ai adopté un système de classement par grands genres : albums, romans, nouvelles. Je chronique peu, voire pas de documentaire, quant aux BD, elle vont tout naturellement dans les albums. C’est très simple, voire simpliste, mais tant pis. Les classements par thèmes me gênent un peu, les bons albums se refusant le plus souvent à être réduits à un seul thème et je n’ai pas de système de tags sur mon blog. Le critère de l’âge ne rentre absolument pas en ligne de compte. J’indique parfois « à partir de… » mais c’est rarissime et je me refuse à suggérer un âge limite – parce que, dans ce cas, je ne lirai pas d’albums moi-même…

Pépita : Je vous rejoins totalement : j’indique un âge uniquement si j’estime que cela est nécessaire ou qu’on pourrait me le demander, en fait, surtout pour les ados mais ce n’est pas ce que je chronique le plus. Sinon, j’ai les genres (très larges) et les thèmes (très larges aussi). J’essaie toujours de me poser la question : quel est l’angle de recherche de celles et ceux qui me lisent ? Comme dans mon boulot finalement. Mais une part de subjectivité n’est jamais absente

Sophie : Depuis peu, j’ai supprimé mon classement par âge qui ne me semblait pas pertinent et redondant avec mon classement par genre. En plus des albums, livres-CD, livres-audios, il y a les livres premier âge (vraiment pour les bébés), les premières lectures et les romans que j’ai divisé en enfant/ado. Si à cela on rajoute mon commentaire sur le livre, je considère qu’il y a moyen de situer une tranche d’âge sans enfermer le livre dans une catégorie particulière.
Sinon j’essaie de mettre des mots-clés dans mes articles pour que le thème ressorte via le moteur de recherches.

Bouma : J’ai changé de plate-forme de blog plusieurs fois notamment car celles que j’avais testées étaient trop restrictives. Maintenant je peux mettre des tags pour les thèmes de façon illimitée, de la même manière je peux ranger un même article dans plusieurs catégories. J’ai donc choisi d’indiquer un âge dans certaines : albums 0-4 ans, albums 4-8 ans ou romans jeunes (8-12 ans) mais pas dans d’autres : contes, manga jeunesse, documentaire… En fait quand j’indique un âge je pense plutôt à un niveau de lecture ou à une maturité de l’enfant. Je pense toujours que ceux qui viennent sur mon blog sont des adultes prescripteurs, amateurs ou tout simplement acheteurs.
Moi qui suis aussi bibliothécaire jeunesse, j’hésite souvent sur la place où ranger un livre. Une chronique ou une critique qui indiquera un âge me servira, tout simplement parce qu’elle ne résonne pas en terme de vente (comme un éditeur) mais comme un prescripteur. La place n’est pas la même, la réflexion sur la lecture non plus.

Za : Le problème avec le niveau de lecture des enfants c’est que l’album est souvent lu à haute voix par un tiers. Il conviendrait alors de distinguer les ouvrages pouvant être lus par les enfants d’un certain âge et les ouvrages pouvant être lus pour les enfants de cet âge. C’est indémêlable.

Bouma : Bien d’accord avec toi, c’est pour ça que je disais niveau de lecture OU maturité de l’enfant. Après je pense que tout cela est bien subjectif..

Za : En effet, totalement subjectif, et c’est ce qui est intéressant !

Merci mes copinautes pour ce débat fort intéressant !

Et vous ? Vous en pensez quoi ? Comment choisissez-vous les livres jeunesse ?

adulte qui pense

En mars, on a préféré…

Mars qui lit malgré les averses et le vent…

Prépare en secret le Printemps….  frise

 Les promesses des Poètes,

La saison des romans,

Les illustrations semées au vent….

     frise                                Pour vous, nos rayons de soleil passionnants !

 

 

Pour Melle Kik : Pome ou les petites choses de Johan Troïanowski

pome

Un livre qui faut lire, relire, observer sous toutes les coutures, tourner, remettre à l’endroit, secouer.
Un livre que je vous conseille vivement.

Les aventures de Pome dans des petites cases enchantent, émerveillent, interpellent, intriguent.

 

 

 

Pour Melle Pépita : La boîte de Zig et Zag de Clothilde Delacroix

zig

Une pépite ! Un album aux illustrations minimalistes mais à la conversation entre deux petits loups pleine de réalisme. Curiosité rime avec sourire !

Succès garanti auprès des petits…

 

 

Pour Melle Bouma : Nos étoiles contraires de John Green

Vous le voyez partout en ce moment mais il y a une raison à cela.

John Green nous livre ici un roman puissant, contraires
des personnages attachants, de l’humour, de la tristesse et du bonheur aussi… parce que la vie est souvent cruelle de vérité. A lire si ce n’est déjà fait.

 

 

 

 

 

Pour Melle Alice : C’est l’histoire d’un éléphant d’Agnès de Lestrade et Guillaume Plantevin

Dès la couverture, cet éléphant à la bonne bouille nous promet une histoire pleine

elephantd’humour et de facétie. Une histoire bien rythmée grâce à un jeu maîtrisé de répétitions pour un final en apothéose avec un joli coup de théâtre. Que du plaisir !

 

 

 

 

Pour Monsieur Nathan : Le peintre d’éventail d’Hubert Haddad 

Un roman court et intense, plein de force et de fragilité …

éventail

que les ados fans du Japon adoreront comme les autres !

 

 

 

 

 

 

Pour Melle Za : Le héron et l’escargot de Marie-France Chevron & Mathilde Magnan

héron

 

 

Il faut absolument découvrir le talent de Mathilde Magnan. Ses dessins sont à l’unisson du texte épatant de Marie France Chevron. Un album hors norme, à la fois classique et moderne !

 

 

Pour Melle Céline : Encore heureux qu’il ait fait beau de Florence Thinard

Coup de coeur du mois pour un roman découvert grâce à Pépita -Méli-Mélo de livres !

heureuxEncore heureux qu’il ait fait beau de Florence Thinard vous convie à une croisière extraordinaire à bord… d’une bibliothèque ! Ce titre est une invitation au voyage… celui des mots mais également celui de la vie. Au fil des jours qui passent et ce, malgré les coups durs, nos voyageurs se prennent au jeu. Allant de découverte en découverte, ils s’ouvrent peu à peu à la vie, à l’amour aussi… Et le lecteur n’a qu’une envie, embarquer à bord et prolonger l’aventure avec eux !

 

 

 

Pour Melle Sophie : Wonder de R.J Palacio

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Ce roman de R. J. Palacio raconte le quotidien d’August, jeune garçon victime d’une grave malformation faciale. Dans la rue, au collège, on le dévisage, on a peur, on se moque…
Ce roman est une expérience humaine. On y côtoie le pire comme le meilleur. On est envahi d’émotions variées de la première à la dernière page. C’est un livre qu’il faut lire, personne ne peut y rester indifférent. Pour moi, c’était un coup de cœur et je vais m’en souvenir longtemps.

 

 

Pour Melle Drawoua : La Petite vieille du vendredi de Marie Moinard, illustré par Isaly

vendredi

 

 

De la poésie et de la tendresse, des illustrations d’exception

 

 

 

Pour Melle Dorot : Lika aux cheveux longs de Yôko Kanno, Eiki Matayoshi

lika

Une histoire douce, triste et joyeuse à la fois. Un livre qui sent bon le papier, qui fera un magnifique cadeau . Que du bonheur!!!

 

 

 

 

Pour Melle Carole : Le peintre des drapeaux d’Alice Brière-Haquet et Olivier Phillipponneau

drapeaux

 

Dans un format à l’italienne, les illustrations d’Olivier Philipponneau ( gravures sur bois ) et le texte d’Alice Brière-Haquet forment un ensemble parfait, juste et cohérent. Une évidence.

 

 

Afin de fêter ce nouveau printemps, nous avons la joie d’accueillir sous notre arbre et de vous présenter notre nouvelle fleur Alice … aux pays des merveilles !

Joyeux Printemps Livresque à toutes et tous !               fleurs